SYSTEME NEUROSENSORIEL ET PSYCHIATRIE – Maladie de Parkinson. Physiopathologie et bases pharmacologiques
19/12/2014
GUIGUES Sarah L3
CR : Claire MARIE
SNP
Pr AZULAY
12 pages
Maladie de Parkinson. Physiopathologie et bases pharmacologiques
A. Physiopathologie
I. Historique
1817 Parkinson décrit la paralysie agitante
1912 Description des inclusions cytoplasmiques par Lewy
1919 Trétiakoff découvre la lésion responsable située au niveau du locus niger
1960-65 Mise en évidence d'un déficit en dopamine chez les parkinsoniens
1960-70 Identification de la voie dopaminergique nigrostriée
1970 1ère utilisation de la lévodopa
1975 1ère utilisation d'un agoniste dopaminergique (Bromocriptine)
1982 MPTP (développement modèle animaux)
1986 Début de la stimulation cérébrale profonde
II. Epidémiologie
150 000 parkinsoniens en France
Prévalence 2/1000
Incidence 15/100000 soit 8000 nouveaux cas/an
2ème maladie neurodégénérative (après la maladie d'Alzheimer)
Discrète prévalence masculine
Incidence augmente avec l'âge
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Plan
A. Physiopathologie
I. Historique
II. Epidémiologie
III. Les noyaux gris centraux
IV. Le système dopaminergique
V. Subdivision fonctionnelle des ganglions de la base
VI. Mécanisme de mort neuronale
VII. Physiopathologie
VIII.Origine polyfactorielle
B. Bases pharmacologiques
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- 65-75 ans : 0,4%
- 75-85 : 4,7%
- >85 : 2,9%
Ce n'est pas une maladie due au vieillissement comme la maladie d’Alzheimer. Il existe un pic d'incidence
vers les 70 ans. Des sujets jeunes (>60 ans) peuvent être touchés mais la maladie est beaucoup plus rare et
complètement différente que celle qui touche les personnes plus âgées.
Peu d'impact sur l'espérance de vie (18ans) si la maladie débute > 60 ans
III. Les noyaux gris centraux
Les noyaux gris centraux contiennent le noyau caudé, le putamen, le pallidum (interne et externe), noyau
subthalamique (et substansia nigra)
Striatum= noyau caudé + putamen + noyau accumbens + tubercule olfactif
Le noyau caudé et le putamen ont une partie dorsale qui est motrice et une autre partie ventrale qui fait partie
du système limbique. Le reste des noyaux du striatum fait aussi partie du système limbique.
La maladie de Parkinson va retentir sur 3 systèmes différents : sur le système moteur, le système limbique et
sur le système cognitif (principalement du au noyau caudé)
Subdivisions anatomiques des Ganglions de la base
Ces noyaux gris centraux sont placés dans la partie profonde des deux hémisphères rébraux de façon
parfaitement symétrique.
Plus profondément dans le mésencéphale se trouve le locus niger qui est la base des neurones
dopaminergiques.
Le locus niger est divisé en deux parties dont l'une s'appelle la pars compacta. C'est cette structure, qui se
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projette sur le striatum, qui va être à l'origine du début des signes dans la maladie de Parkinson.
IV. Système dopaminergique
La pars compacta du locus niger se projette sur le striatum et est principalement constituée de fibres
motrices.
Il existe deux types de fibres motrices : des fibres directes et des fibres indirectes. Ces fibres vont créer une
voie directe qui ne contient pas beaucoup de relais et la voie indirecte qui contient plus de relais avant d'arriver
au niveau du thalamus qui est l'organe de sortie de ces deux voies.
Le thalamus va se projeter sur le cortex moteur par une voie excitatrice qui va permettre la motricité.
Ces deux voies vont fonctionner comme des balances entre excitation et inhibition au niveau du thalamus et
donc du cortex moteur.
La voie directe
En partant du locus niger, cette voie va être inhibitrice au niveau du pallidum interne. Cependant le pallidum
interne lui, envoie des fibres inhibitrices au thalamus qui freine alors l'action motrice. Donc cette voie va
permettre de lever l'inhibition du pallidum interne sur le thalamus ce qui va permettre au thalamus d'activer le
cortex moteur (en gros ça donne une double négation qui permet donc un résultat positif)
La voie directe est donc une voie activatrice de la motricité
La voie indirecte
Cette voie passe par deux structures qui sont le pallidum externe et le noyau subthalamique en plus du
pallidum interne.
Les fibres partant du locus niger provoque l'inhibition du pallidum externe et ce noyau inhibe le noyau
subthalamique. Ce dernier étant activateur pour le pallidum interne, l'inhibition du pallidum externe va
provoquer la levée d'inhibition sur le noyau subthalamique et cela va alors activer le pallidum interne ce qui
provoque l'inhibition du cortex moteur. (cette voie va diminuer l'inhibition sur le noyau subthalamique qui va
lui permettre d'activer le pallidum interne qui va donc inhiber le thalamus)
On a donc un équilibre entre la voie directe qui active le système thalamo-cortical permettant la
motricité et la voie indirecte qui inhibe cette voie motrice.
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Cet équilibre suit une boucle striato-pallido-thalamo-corticale.
Dans la maladie de Parkinson, on a une perte des neurones de la pars compacta (voie directe ++) ce qui va
provoquer un déséquilibre menant à une réduction de l'activité excitatrice de la voie directe et au contraire une
augmentation importante de l'action inhibitrice de la sortie pallidale.
Cela va créer un déséquilibre complet au profit de la voie indirecte ce qui provoque la dyskinésie.
Toute la symptomatologie des ganglions de la base va reposer sur un déséquilibre entre ces deux voies.
Les deux structures qui seront ciblées en chirurgie, sont le noyau subthalamique et le pallidum interne, car
dans cette maladie ils sont désinhibés (hyperactifs) ce qui provoque une inhibition exagérée de la voie thalamo-
corticale.
Le traitement par stimulation va consister à inhiber ces noyaux hyperactifs.
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V. Subdivision fonctionnelle des ganglions de la base
La boucle striato-pallido-thalamo-corticale est aussi utilisée par l'occulomotricité, par le système associatif
avec le cortex préfrontal et orbitofrontale, et le système limbique avec le cortex associatif.
Les zones atteintes dans la maladie de Parkinson sont le striatum ventral et les différents cortex.
Rôle de cette boucle dans la motricité :
La motricité peut être parfaitement volontaire et consciente (action ciblée par la volonté) ou alors
inconsciente. Cette dernière est la plus utilisée. Ce sont des actions apprises qui deviennent automatiques et se
reproduisent de façon inconsciente (ex : la marche).
Dans les maladies touchant les ganglions de la base, c'est la motricité automatique qui sera touchée et
entrainera une dyskinésie. Si l'on supprime l'automatisation (demander de marcher à grand pas ou d'écrire gros)
la dyskinésie va disparaître.
Le rôle de cette boucle est donc l'automatisation des pensées.
L'utilisation de ces boucles par différents systèmes permet de comprendre l'hétérogénéité des symptômes de
la maladie comme la désinhibition pour une atteinte du système associatif et l'apathie pour une atteinte du
système limbique (centre de la motivation et du ressenti des émotions)
Souvent, les problèmes touchant les ganglions de la base au niveau du cortex associatif ressemble beaucoup
aux atteintes des lobes frontaux.
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