compte rendu pédagogique gmt s4

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Gérard et Marie semaine 4
COMPTE-RENDU PEDAGOGIQUE S4.
Lundi 26 Janvier 2015
Le matin deux absents et douze présents. L’après- midi, trois absents dont un bien faible.
Nous reprenons les sept chansons apprises depuis le début du mois, certaines en canon.
Lecture d’images : les étudiants décrivent les portraits photographiques symboliques de leurs
professeurs et de leurs camarades en réemployant un maximum de verbes, noms et adjectifs étudiés
précédemment. Qui ? Quoi ? Qu’est-ce que ? Toi aussi ? Un peu, beaucoup, pas du tout. On a parfois
l’impression que le week-end efface les acquis de la semaine et qu’il faut tout reprendre à zéro…
Description de photos d’Apsaras : reprise du vocabulaire du corps.
Révision des verbes être et avoir. Un exercice à trous individuel en dix phrases permet à chacun de
prendre conscience de ses faiblesses en conjugaison. Nous repérons ceux qui ont besoin d’aide
personnalisée. Il faut sans cesse remettre cela sur le métier. Grâce aux bons élèves, la classe peut
faire illusion. « Sopheak et Srey Pov ….une moto et ils ne…pas en retard. Vous….à Angkor et
vous….contents. Nous ….cambodgiens et nous….du riz. Etc…
Ecrire une carte postale : on reprend et on travaille la rédaction du message. On met au propre sur
une vraie fausse carte postale. Les verbes sont conjugués au présent.
Au revers de la carte nous dessinons trois joyeux vacanciers qui bougent sur la plage. Le cours d’arts
plastiques insiste sur le rôle dynamique des lignes obliques. On illustre le vocabulaire connu : maillot
une pièce, deux pièces, unis, à pois, à rayures, mer, ballon, soleil, etc. ils jouent, dansent et sautent
(verbes du 1er groupe) ils sont contents et nous aussi.
En jouant au pouêt-pouêt, dimanche soir, Sregh est tombé sur une énigme : Quelle est la capitale de
la France ? Il sait qu’il s’agit d’une question et déchiffre le mot ca-pi-ta-le, il produit le son
« capitale » mais le mot n’a pas de sens. Ici, pas moyen de lui dessiner une capitale. J’ajoute un
indice : Phnom Penh est la capitale du Cambodge. La machine se met en marche, Sregh est sur la
piste. Quand j’ajoute que Bangkok est la capitale de la Thaïlande, son visage s’éclaire d’un grand
sourire, il répond calmement « Paris ». On vérifie là que lire c’est faire des hypothèses. Si un
traducteur lui avait soufflé le mot en khmer, Sregh aurait été une simple éponge, pas un lecteur.
Mardi 27 Janvier 2015.
Un de nos meilleurs étudiants était absent hier. Dimanche il est allé à la pêche. Fatigué, il n’a pas pu
venir lundi à l’école : il avait besoin de dormir. Un autre a dû conduire son frère ou aller chercher sa
sœur au village, beaucoup ont « mal à la tête » ou doivent garder la maison ou faire leurs devoirs en
Khmer ou leur vélo a crevé…Aujourd’hui aucun absent.
Nous réécoutons les plages audio 19 et 23 de « Réussir le DILF » : Allo, je voudrais le numéro de
téléphone de la mairie, s’il vous plaît….
Révision des verbes être et avoir. Nouvel exercice à trous : Les étudiants de Saek Thmey…..à l’école
tous les jours. Ils ….un cahier de français. Ils ….très gentils (le contraire de méchants). Quelques
étudiants ….une moto. Et vous, vous …. une moto ? Moi, j’….un vélo, mon amie aussi. Nous
…..contents de visiter Angkor.
Reprise des verbes liés aux vacances à la mer : on se remémore voyager, sauter, plonger, nager,
jouer, se reposer, photographier….On puise dans la banque de mots pour remplir les trous des
phrases : « Je …..les apsaras parce qu’elles sont belles. Je…..dans le monde entier parce que j’aime
connaître les pays. Je …..dans les vagues. La mer est chaude, j’adore…. Je ….au ballon avec mon petit
frère. (Certaines phrases acceptent plusieurs verbes). Chacun fait ensuite une phrase en utilisant
deux verbes de son choix et les compléments d’objet et de lieu convenables.
Nous écoutons « la Mer » de Charles Trenet et apprenons en un clin d’œil la première strophe. Les
seuls mots nouveaux sont « reflet » et « argent ».
La mer qu’on voit danser
Le long des golfes clairs
A des reflets d’argent, la mer
Des reflets changeants
Sous la pluie.
Analyse du tableau de Picasso « Deux femmes courant sur la plage », gouache de 1922. Les étudiants
décrivent l’œuvre : Qui, Où ? Quand ? Quoi ?etc…Ils nous parlent de « femmes grosses », nous
nuançons en proposant « femmes fortes ». Elles sont joyeuses, rapides et dynamiques.
Analyse d’une sculpture de Niki de Saint Phalle : « Les Trois Grâces » de 1994. L’artiste fait danser
trois femmes plantureuses en maillot de bain qu’elle nomme des Nanas. Couleurs vives, lignes
obliques et courbes. Mouvement, joie de vivre, danse. Chacun écrit sa description puis la propose
aux autres. Certains emploient les mots « obèse » et « chauve ». En cumulant toutes les analyses, on
arrive à une description fine de l’œuvre.
Nous observons la projection d’une planche de vignettes sans paroles tirée d’un livre « Récit en
images » édité par la Croix Rouge. Un papa désire photographier ses enfants dans un jardin public. Il
recule, recule et tombe dans les fleurs. Sa fille prend l’appareil et photographie son père. Chaque
vignette a été tirée sur papier, permettant à chaque table de décrire les personnages, les lieux et les
actions. L’usage du futur proche s’impose dans cet exercice, nous commençons donc à l’utiliser.
Après le cours du matin, deux étudiants écrivent une histoire à partir d’autres images.
L’après-midi, Choen continue méthodiquement à alphabétiser Sregh, Vorn et Vicheay. Chaque jour
apporte son petit progrès mais on est encore très loin du but.
Mercredi 28 Janvier 2015
Le matin, un seul absent. L’après-midi trois absents. Plusieurs sont en retard. Les étudiants de
l’après-midi sont moins ponctuels et moins constants que leurs camarades du matin.
Nous reprenons plusieurs chansons connues, le chœur chante avec cœur.
Projection de photos de Paris : la Tour Eiffel, le bateau sur la Seine, le Grand Palais, l’Arc de
Triomphe, le Sacré Cœur, Notre Dame, les Champs Elysée, les Grands Magasins, l’Opéra, Beaubourg,
la Pyramide du Louvre, la Grande Arche, le métro, Versailles.
On dresse une banque de verbes : faire les magasins, manger, visiter, photographier, regarder,
admirer, marcher. Chacun utilise un de ces verbes dans une phrase personnelle à propos de Paris.
Etude d’un extrait de « Sous le Pont Mirabeau » de Guillaume Apollinaire.
Sous le pont Mirabeau
Vienne la nuit
Coule la seine
Sonne l’heure
Et nos amours
Les jours s’en vont
Faut-il qu’il m’en souvienne
Et je demeure.
La joie venait toujours après la peine.
On situe le Pont Mirabeau sur le plan de Paris et on repère les tournures poétiques et les mots qui
posent problème.
Une nouvelle banque de mots propose des moyens de visiter Paris en insistant sur les prépositions : à
pied, à vélo, à moto, en voiture, en autobus, en métro, en hélicoptère, en avion, en taxi, en tuk-tuk,
en bateau, en taxi, en rollers.
On joue ensuite à un jeu de construction de phrases complexes tiré du livre « Amis et compagnie »
niveau A1 aux éditions CLE International, page 47. On lance le dé pour choisir une des six
propositions et on intègre un jour, une heure, un moyen de transport, un lieu célèbre de Paris, une
activité sportive et un lieu de détente. Chacun emporte la photocopie de l’exercice.
Etude du futur proche : le verbe aller + un verbe à l’infinitif. Chacun écrit un brouillon de mail à un
ami pour lui expliquer son projet de voyage : « Bonjour Kiki, je vais voyager en avion, je vais visiter
Paris en Février, le soir je vais photographier la Tour Eiffel, je vais manger au restaurant et boire du
Champagne, etc… »
Les étudiants travaillent ensuite sur Internet. Ils doivent chercher une chambre double à Paris, dans
le 8eme arrondissement, du 15 au 20 février et nous donner le résultat de leurs recherches : le nom
et l’adresse de l’hôtel, la classification par étoiles, le prix en euros. Ils n’ont aucune limite de budget
mais on peut comparer plusieurs propositions et vérifier si le petit déjeuner est compris. Les plus
modestes ont retenu une chambre à l’hôtel Elysée, rue Cambacérès à 194 € la nuit, d’autres
descendent au Bristol à 771 € la nuit…pour cinq nuits ils débourseront 3858 € sans sourciller.
Jeudi 29 Janvier 2015
Le matin, deux absents. L’après-midi certains arrivent en retard mais tous sont présents.
Reprise de « La mer qu’on voit danser… » « La pendule fait tic-tac… » « Le bruit doux de la pluie » et
relecture du début de « Sous le pont Mirabeau… » Deux émoticônes traduisent la joie et la peine.
Reprise du futur proche et des prépositions. Exercice à trous individuel : « Dimanche, je……(verbe
aller) ……..tuk-tuk….Angkor. » « Bientôt nous….(verbe voyager)…..France….avion. » « Samedi
vous…..(verbe faire) les courses ….marché. » « … Paris vous…(verbe photographier) la Tour Eiffel ».
Rappel des comparatifs. Par le jeu des questions/réponses, les étudiants concluent leur recherche
d’hôtel à Paris. « Les hôtels sont chers dans le 8éme arrondissement. » « Le Marquis est plus cher
que l’Elysée. »Ils comparent aussi des prix de restaurants, de billets d’avion, de maillots de bain….
Nous arrivons logiquement au superlatif : « Le Bristol est le plus cher. » « Marie est la plus grande. »
« Pisal est le plus fort. » Chacun doit écrire deux phrases avec « plus que » et « le plus ou la plus. »
Chaque table étudie sur photocopie le dialogue entre le réceptionniste et un couple de touristes.
LES VALISES. Dialogue à finir et à jouer…
R- Bonjour Madame, bonjour Monsieur, soyez les bienvenus à l’hôtel Napoléon. Qu’est-ce que je
peux faire pour vous ?
T- Nous avons réservé une chambre pour deux par Internet.
R- Votre nom, s’il vous plaît ?
T- Nous sommes M. et Mme Pisal, de Siem Reap.
R- Une seconde, je regarde sur mon ordinateur. C’est vrai. Vous avez une chambre double avec vue
sur la piscine, petit déjeuner inclus, pour quatre jours. Vous êtes au premier étage.
T- Nous avons retenu pour quatre jours mais pouvons-nous rester deux jours de plus ?
R- Aucun problème, vous pouvez rester six jours. Vous payez en espèces ou par carte de crédit ?
T- Nous payons par carte de crédit.
R- Très bien. Donnez-moi vos valises, je vais les porter à votre chambre.
T- Les voilà.
R- Oh ! Mais qu’elles sont lourdes ! Je n’ai jamais vu de valises aussi lourdes !
T- C’est normal, nous transportons….
Le texte est analysé avec les questions Qui ? Où ? Combien de temps ? Qu’y a- t-il de si lourd dans les
valises ? Les élèves ne manquent pas d’imagination : Mr et Mme Pisal transportent une apsara, une
tête de dragon, un interprète, cent kilos de bijoux, cent ordinateurs et des skis, des millions de
dollars, une moto, des statues d’éléphant, un professeur en morceaux ou « beaucoup de Kiki » ( ?).
Vendredi 30 Janvier 2015.
Pas d’absents le matin mais trois l’après-midi. Personne n’est à l’heure.
Nous reprenons plusieurs chansons que nous aimons ainsi que le poème « Sous le pont Mirabeau… »
Nous jouons de nouveau le sketch de la lourde valise. Nous revoyons le vocabulaire de la réservation
de chambre d’hôtel puis celui du voyage. Utilisation multiple du verbe « faire » utile pour les loisirs :
faire du vélo, de la moto, de la musique, du piano, du sport, du vélo, du tennis, la cuisine.
On en vient à faire un pique-nique. Explication du mot pique-nique par le mime, par comparaison
avec un repas pris à table dans une assiette. Nous projetons le tableau de Claude Monet de 1865,
« Le déjeuner sur l’herbe », les étudiants écrivent les noms des objets constituant la scène de piquenique : du pain, une bouteille de vin blanc, du vin rouge, des verres, un poulet froid, un gâteau, une
assiette, des fruits, la nappe, du soleil, la nature, des arbres.
Nos élèves nous proposent d’organiser un pique-nique à la campagne, tous ensemble, au retour de
nos trois semaines de vacances.
Nous écoutons le vidéo-clip de Nino Ferrer « Les cornichons ». Plusieurs auditions du début de la
chanson permettent de repérer les mots associés aux images. On distribue une liste de mots
comportant des intrus, sur une photocopie à cocher.
Chacun dispose d’une copie des paroles de la chanson, ce qui permet de chanter avec Nino Ferrer.
A l’heure du goûter, nous offrons aux étudiants du pain, du beurre, des confitures, de la bière. On se
passera de la moutarde et des cornichons…
Enfin on dresse la liste des ingrédients du pique-nique cambodgien : du riz, du poulet, du porc, de la
bière, du Coca, des gâteaux, des oranges, des bonbons, des fruits, de l’eau, etc…
Pour finir, les étudiants écrivent une parodie des « Cornichons » où ils racontent leur goûter avec
Marie dans la cuisine. On essaie de conserver le rythme des alexandrins approximatifs d’origine. On
trouve même des rimes…
Socheat nous propose : On est partis vendredi, avec tous mes amis, Faire tous ensemble un p’tit
pique-nique à la cuisine en emportant du pain du beurre et l’appareil photo. Du pain du beurre, et de
la bière, et des verres, des assiettes et des couteaux et l’appareil photo.
Bun Hen préfère nous le faire en rap : Aujourd’hui, vendredi on est partis, un bon pique-nique avec
Marie, après-midi, gâteau Lili, n’a pas Kiki, et les amis, on a bon riz.
Conclusion
Au terme de ce premier mois d’école, le groupe du matin semble stabilisé à 14 étudiants. Celui de
l’après midi qui en compte 11 est moins constant.
La grande diversité de niveau des élèves apporte une difficulté supplémentaire. Trois élèves ne
sachant ni parler, ni écrire, ni lire le français suivent un cours d’alphabétisation l’après-midi avec
Choen. Quelques-s ont fait des études secondaires, parlent anglais et se débrouillent en français,
d’autres sont allés à l’université et sont relativement à l’aise.
On constate que certains jeunes sont fatigués par l’accumulation des tâches et des emplois. Ils vont à
l’école khmère, à l’école anglaise, prennent des cours particuliers et/ou ont un emploi de serveur,
cuisinier, danseuse, coiffeuse, etc…
L’ambiance de travail est cependant très agréable. Les étudiants ne sont pas pressés de partir à la fin
du cours, ils aiment rire, plaisanter, se taquiner uniquement en français. Il est admis par tous que le
khmer et l’anglais ne sont autorisés qu’en cas d’urgence. Plusieurs élèves sont des éléments moteurs,
ils ont bon esprit et aident généreusement leurs camarades, ils désirent approfondir.
Certains progresseraient s’ils révisaient les leçons consignées sur le cahier.
Pour les trois semaines qui viennent, nous laissons la classe à d’autres bénévoles. Nous reprendrons
nos cours le lundi 23 Février 2015.
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