
La majorité des membres des Premières Nations du Québec (les Indiens inscrits)
résident sur des réserves indiennes, des établissements et des terres
conventionnées de catégorie I. Une proportion considérable habite toutefois à
l’extérieur de ces communautés, en milieu urbain ou rural. Pour leur part, plus de
10 000 Inuit vivent majoritairement dans les villages nordiques situés le long de
la baie d’Ungava ainsi que du détroit et de la baie d’Hudson.
Les réserves indiennes sont des terres de compétence fédérale réservées à
l’usage et au bénéfice exclusif des Premières Nations. Un conseil de bande peut
y adopter des résolutions pour en contrôler l’usage. Les établissements sont des
parcelles de terre sans statut, sur lesquelles sont installées des communautés
autochtones. Mais un conseil de bande ne peut adopter de résolutions en vue
d’en réglementer l’usage, car ces terres ne leur ont jamais été officiellement
réservées. Le gouvernement fédéral administre les terres des réserves indiennes
et offre des services aux communautés qui y résident ou qui vivent dans les
établissements. Chez les Inuit, le régime est plutôt de type municipal et relève
entièrement du Québec.
Les conventions du Nord accordent aux Cris, aux Inuit et aux Naskapis des
droits particuliers sur de vastes territoires, classés par catégories afin d’en
faciliter l’administration. Les terres de catégorie I sont à l’usage exclusif de ces
nations; celles des catégories II et III sont publiques, mais ces nations détiennent
certains droits à leur égard.
Au Québec, les terres réservées aux Autochtones totalisaient 14 786,5 km2 en
1998. Les terres conventionnées de catégorie I représentent 95 % de cette
superficie. Les réserves et les établissements n’occupent que 5 % de l’ensemble
du territoire, bien qu’ils regroupent 70 % de la population autochtone.
Consultez la carte interactive pour accéder à des informations concernant les
différentes nations et communautés autochtones du territoire québécois.