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II Généralités sur les CND
Le contrôle non destructif a vu le jour grâce à plusieurs avancées notables de la physique
moderne au cours du XIXe siècle. En 1831, l'induction électromagnétique a été découverte par
Michael Faraday, aboutissant à des capteurs pouvant utiliser le magnétisme pour détecter des
anomalies internes dans un matériau. Un autre élément clé est celui de David Hughes en 1879,
qui a étudié très attentivement les courants de Foucault dans tous les conducteurs. Son effort
scientifique a rendu possible l'identification des défauts dans un métal, soit à la surface, soit en
profondeur, grâce au courant électrique causé par le champ magnétique fluctuant. Cette
dynamique a encore élargi le domaine des contrôles non destructifs par l'automatisation de la
méthodologie et le traitement des données dans le domaine numérique, augmentant ainsi la
connaissance de ces phénomènes physiques. Cela a permis leur intégration dans des industries
essentielles comme l'aéronautique, le nucléaire et la métallurgie. Avant de discuter du contrôle
par courants de Foucault, il serait bénéfique de présenter quelques méthodes fondamentales
employées dans le domaine du CND industriel. Ces dernières sont une combinaison de
techniques complémentaires, chacune exploitant un phénomène physique spécifique :
Contrôle par ultrasons (UT)
Ultrasons conventionnels
Elle utilise la propagation d'ondes sonores haute fréquence (de 1 kHz à 30 MHz) à travers
différents matériaux pour identifier leurs défauts internes [3]. Le principe repose sur l'analyse
des échos générés par ces discontinuités.
Ultrasons multi-éléments (PAUT)
La méthode PAUT représente une avancée significative permettant un meilleur contrôle
directionnel et morphologique du faisceau ultrasonore. Elle offre ainsi une résolution accrue
tout en s’adaptant aux géométries complexes [1].
Thermographie infrarouge (IRT)
Cette approche examine comment la chaleur se diffuse à travers divers matériaux grâce à
leur émission naturelle ou stimulée d'infrarouges afin d'identifier les anomalies thermiques liées
aux défauts observables via leurs gradients thermiques [2]. Elle inclut deux variantes passive et
active ; cette dernière nécessitant une source thermique externe [1].
Radiographie et tomographie
Radiographie conventionnelle
Cette méthode exploite la variation d'absorption entre les rayonnements ionisants (rayons
X ou γ) par différents matériaux pour révéler leurs discontinuités internes [3].
Tomographie par rayons X (XCT)
Elle reconstruit une image de trois à partir de multi projections radiographiques fournissant
une vue exhaustive sur la structure interne [1,2].