
Les émotions jouent un rôle essentiel dans notre adaptation et notre survie, cependant, au
moment où les émotions négatives et leur gestion ont été au cœur de la recherche en
psychologie, la joie, la fierté, l’intérêt ou la gratitude ont longtemps été ignorés (3)
Paul Ekman définit des émotions qu’il appelle : « de base en raison de leur universalité »
comme suit
La peur : permet la fuite et/ou la protection ; ceci permet d’éviter les dangers et de se mettre
en sécurité
La colère : permet d’attaquer ; ceci pousse à surmonter les obstacles et à mettre une limite
Le dégoût : permet le rejet ; autrement dit : mettre à distance ce qui est mauvais pour soi
La tristesse : permet le retrait c’est-à-dire l’intégration de la perte affective
La surprise : permet l’attention ; intégrer plus d’éléments du milieu
La joie : permet la plénitude ; ressentir la satisfaction de réaliser un désir
3- Relation entre les émotions et le système immunitaire
Lorsque les émotions négatives comme la tristesse ou l’anxiété, ne sont pas correctement
régulées, des risques de morbidité voir de mortalité sont augmentés, en effet les niveaux
d’inflammation sont augmentés (2) il a été rapporté qu’adopter une stratégie adaptative de
régulation émotionnelle entrainait une baisse de la c-réactive protéine (CRP), cette dernière
est sécrétée par le foie en réponse à de l’inflammation ( Appleton et al., 2013)
Dans une étude en laboratoire, des sujets sains étaient amenés à se distraire d’émotions
négatives, il y a eu alors augmentation du taux de cytokines salivaires (Newton et al.,2017)
Des études récentes montrent que les émotions positives sont elles aussi indispensables à
notre bien-être et notre survie (Fredrickson, 1998, 2001l)
Une étude(1) a été réalisée et a donné ce qui suit :
PRESENTATION