
Cette réflexion m’a amenée à m’intéresser davantage à la notion de participation. L’inclusion
ne repose pas seulement sur des dispositifs ou des aménagements. Elle implique aussi la
reconnaissance de la place du jeune, la prise en compte de sa parole et son pouvoir d’agir
dans les décisions qui le concernent.
Un autre élément important de ma recherche concerne la distinction entre insertion et
inclusion. L’insertion consiste à permettre à la personne de s’adapter à un environnement
existant. L’inclusion implique également que l’environnement s’adapte afin de permettre la
participation de chacun.
Cette distinction a nourri ma réflexion professionnelle, notamment sur le rôle de l’assistant de
service social.
En effet, en tant que future assistante de service social scolaire, nous sommes à la croisée de
plusieurs enjeux : l’accompagnement du jeune, le soutien aux familles, la coopération avec
les partenaires et la prise en compte des besoins du collectif.
C’est dans ce cadre qu’est apparu un questionnement éthique important. Comment favoriser
l’inclusion d’un jeune présentant des troubles du comportement tout en garantissant un cadre
sécurisant pour les autres élèves ? Comment prendre en compte ses difficultés sans le réduire
à celles-ci ? Comment soutenir sa participation sans ignorer les besoins du collectif ?
Au fil de mon travail, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’opposer inclusion et protection
mais de rechercher un équilibre entre ces différentes dimensions.
Cette recherche m’a également permis de mettre en évidence l’importance du partenariat. Les
parcours inclusifs reposent sur une coopération constante entre l’ITEP, l’Éducation nationale,
les familles et les différents professionnels intervenant autour du jeune.
À partir de ma situation de départ, plusieurs hypothèses d’action ont émergé.
La première concerne le recueil de la parole du jeune. Dans la situation observée, je me suis
rendu compte que les professionnels parlaient beaucoup des comportements du jeune, mais
que sa propre perception de la situation était peu connue. En tant que future assistante de
service social scolaire, il aurait été pertinent de créer un espace d’écoute afin de comprendre
comment il vivait sa scolarisation, ses relations avec les autres élèves et sa place dans
l’établissement. Cette démarche aurait permis de partir de son vécu plutôt que de ses seules
difficultés.
La deuxième hypothèse concerne le travail autour des relations sociales, du consentement et
des limites relationnelles. Les comportements observés avaient des conséquences sur les
autres élèves et interrogeaient le cadre scolaire. Une action éducative adaptée, menée avec les
partenaires compétents, aurait pu permettre au jeune de mieux identifier les règles
relationnelles attendues dans le milieu scolaire tout en évitant une approche uniquement
centrée sur la sanction.