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mementnombreux àNontron, et dans le Nontronnais(1), aussi
est-il bien difficile de savoir si tous ceux qui portaient ce nom
étaient parents, et àquel degré ils pouvaient l'être. Ce qui
ajoute encore àla confusion, c'est que parmi des frères et des
soeurs, il n'est pas rare d'en rencontrer deux, trois et même
quatreayantle même prénom,prénom unique.Pourévitertoute
erreur, je me suis borné àdonner la descendance directe qui
aboutit àla branche de Grenoble (2), ne faisant qu'indiquerles
collatéraux que j'ai pu connaître avec certitude.
Lesrenseignementsnécessairesont été puisésdanslesanciens
registres de la paroisse Notre-Dame àNontron, autrefois du
diocèse de Limoges, aujourd'hui de celui de Périgueux. Mais
ces registres, qui remontent à1595, avec quelques fragments
antérieurs, sont, pour leur première partie, dans un état de
conservation déplorable. Trop longtemps relégués dans les.
combles de l'Hôtel de Ville de Nontron, ils yont beaucoup
souffert, tellement que plusieurs cahiers non reliés tombent en
lambeaux; d'autres ont disparu, de là de nombreuses lacunes
pour le XVIIe siècle.
Je ne voudrais pas terminer ces lignes préliminaires sans
remercier ici l'archiviste de la Dordogne, M. Lucien Delpech,
(1)Toutes ces famillessont éteintes aujourd'hui.Le nom n'est plus porté que par Madame
Emile Lapouraille, àValence (Drome). Par les femmes,les Lapouraillesont représentées,
àNontron, par MadameGaultier du Vignaudet ses enfants, M. Raoul Gaultierdu Vignaud
et MadameJaudon; enfin, par M. EdgardDanède, ancien colonel d'artillerie, par son frère,.
M. Adrien Danède, ancien commandant d'artillerie, et par leur soeur, Madame Prévost.
(2) Elle s'y est implantée avec Geoffroy, ou plutôt Godefroy Lapouraille.
Godefroi, ou Godefroyde Lapouraille,né à Nontron le 20 avril 1768 et décédé àGre-
noble le 9novembre 1862, s'engagea (octobre 1792) dans le 4e bataillonde volontairesde
la Dordogne, se trouva àParis du 1er décembre même année au 20 février suivant,assista
à la mort de Louis XVI (21 janvier 1793), alla àl'armée de Sambre-et-Meusesous Dumou—
riez ou il retrouva son camarade le futur maréchal Jourdan, fut envoyé àl'armée d'Italie,
fut àGênes sous Masséna, et, après la campagne de 1800, quitta le service militaire et vint
àGrenoble (1802), où il se fixa par suite de son mariage avec Eulalie-Mélanie Penet (1804).