Guide technique sur les latrines et systèmes d’alimentation en eau

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OBSERVATIONS
Où est l’introduction générale du thème ?
I. GENERALITES (la généralité de ce thème ne concerne pas les latrines seulement, elle concerne en
premier lieu et essentiellement les systèmes d’alimentation en eau)
I.1 Latrines
Il s’agit de lieux d’aisance fonctionnant le plus souvent sans eau (toilettes sèches), destinés à
recueillir les excréta humains (urines, fèces) et à éviter la pollution du sol et des nappes
phréatiques ainsi que le développement de maladies graves.
a. Les principaux éléments et caractéristiques d’une latrine
Les latrines doivent être bien adaptées aux souhaits, aux habitudes, aux comportements et
aux possibilités financières de leurs utilisateurs. A défaut, elles seront vite délaissées ou mal
utilisées.
Leur implantation doit donc être procédée de campagnes d’information et de sensibilisation
à l’hygiène et à la santé. Les principaux éléments communs à l’ensemble des latrines sèches
sont les suivants et présentent, aux nuances près précisées dans les fiches spécifiques à
chaque type, les caractéristiques suivantes.
b. la fosse
Elle peut être circulaire, carrés ou rectangulaire. Les moins profondes sont généralement
carrées ou rectangulaires alors que les fosses de plus de 2 mètres de profondeur (les plus
nombreuses et qu’il faut privilégier en les creusant de préférence à au moins 3m) sont
généralement circulaires. Leur diamètre est le plus souvent compris entre 1m et 1.50m pour
en faciliter le terrassement.
Dimensionnement
Son volume V en m3 peut se calculer par la formule :
V=Ta x Cu x N x D : 1000
D’où Ta représente le taux d’accumulation, ou volume normal des boues d’excréments,
lequel est souvent compris sauf indications locales plus précises, entre 40 et 50
litres/usager/an.
Cu, coefficient d’utilisation pour une année est généralement pris égal à 0.4 (par exemple
pour une latrine scolaire) et 1(latrine en habitat)
N, représente le nombre d’usagers et D la durée de vie en années prévue pour la latrine.
Y, ajoute un volume de 30 cm de fosse pour tenir compte que celle-ci ne devrait pas être
remplie à ras bord.
c. La dalle
Elle est assez simple à fabriquer (béton, plastique renforcé moulé, planches ou buches
robustes, ou à défaut autres matériaux tels que bambou recouvert de graviers, vieux
châssis..) et à poser.
La poser de préférence entre 10 et 15 cm au-dessus du niveau du sol pour que les eaux de
surface ne rentrent pas dans la fosse.
d. La superstructure la cabine
Elle est importante car c’est elle qui permet de rendre l’utilisation de la latrine plus discrète,
commode et agréable. Le choix et le cout de son modèle et de ses matériaux (briques,
parpaings, planches, perches et tissus, bambou etc.) dépendent des souhaits, des habitudes
de la région et des revenus des utilisateurs.
e. La ventilation
Pour permettre un minimum de ventilation de la latrine et éviter de trop fortes odeurs, il
convient d’aménager des ouvertures au-dessus de la porte et sur la partie basse d’une paroi,
l’entrée d’air étant plus efficace si elle est située face au vent dominant.
f. La durée de vie
Elle est le plus souvent si elle est bien construite et bien entretenue de 15 à 20 ans, voire
davantage.
S’il s’agit d’une latrine à simple fosse d’une durée inférieure à 10 ans, compte tenu par
exemple de la nature du terrain, il est préférable de construire une latrine à double fosse à
utilisation alternée tous les 2 ans.
2. Les principaux types de latrines
Les latrines à fosse unique, latrine la plus simple et la plus répandue, facile à
construire et à entretenir et peu couteuse.
Les latrines à double fosse, permet l’utilisation en alternance de 2 fosses,
Les latrines VIP ;
Les latrines écologiques à compost ;
Les latrines ECOSAN à compost et séparation d’urine ;
Les latrines ou toilettes à eau et à siphon ;
Les latrines ou blocs sanitaires scolaires ou communautaires.
3. Normes de sécurité et d’emplacement (Préciser les références des normes)
- Distance : minimum 20 à 45m des sources d’eau (puits, forages)
- Séparation : prévoir des latrines distinctes pour hommes et femmes si possible.
- Lavabos : eau et savon obligatoires pour le lavage des mains après usage.
- Sécurité : Eclairée, sécurisée et vérouillable de l’intérieur.
Une latrine mal entretenue peut nécessiter une désinfection à l’eau de javel.
I.2 SYSTEME D’ALIMENTATION EN EAU EN MILIEU PUBLIC
Définitions et objectifs
Un système d’alimentation en eau est un ensemble d’installation destinés à mettre à la
disposition de l’usager une eau saine et en quantité suffisante (débit et pression)
L’importance de ces installations dépend des données suivantes (les préciser toutes dans le
deuxième chapitre) :
Données démographiques (taille et taux de croissance de la population) de la localité
à alimenter ;
Données topographique de l’espace du projet ;
Données hydrologiques et hydrogéologiques (détermination des ressources en
eau) ;
Caractéristiques physico-chimiques et biologiques des eaux des eaux naturelles
(Eau de surface ou eau souterraine) ;
Conditions socio-économiques des populations concernées par les projets ;
Un projet adéquat d’alimentation en eau doit permettre la satisfaction des besoins à tout
moment et de la manière la plus économique tout en respectant des critères et normes
techniques et niveaux de service.
Il doit en outre s’apprêter à toute modification ultérieure (réhabilitation, renforcement,
extension) rendues nécessaires par l’accroissement des besoins, le vieillissement et
obsolescence de certains appareils et ouvrages.
3. Schéma classique d’un système d’alimentation en eau (le schéma ci-dessous n’est pas
lisible et doit être annoter en tant que figure)
Un système d’alimentation en eau comprend un certain nombre d’installations qui vont, en
ce qui concerne l’eau potable des ouvrages de captage aux ouvrages de distribution en
passant par ceux de traitement, de stockage, pompage et d’adduction. La figure ci-dessous
montre ces différentes fonctions et leurs positions relatives dans le système général.
4. Les fonctions d’un système d’approvisionnement en eau (ce n’est pas claire)
Les nombreuses composantes du système travaillent à des rythmes et à des régimes
différents.
Un captage ou une station de traitement fonctionnera, de préférence en régime constant
24/24h.
Une station de pompage fonctionnera de préférence la nuit pour bénéficier de tension
électrique.
5. Types d’installations
On distingue donc les installations suivantes :
Les captages (sources, forages, prises sous-lacustres),
La station de traitement (dégrillage, tamisage, clarification, filtration, désinfection),
La station de pompage,
Les conduites d’adduction (par gravité, par refoulement),
Les réservoirs,
Le réseau de distribution (des réservoirs jusqu’aux consommateurs),
Les systèmes de télémesure et de télécommande.
Le laboratoire contrôle de la qualité.
Viennent s’ajouter les services de gestion administrative, financière et technique
(exploitation et entretien).
Toutes ces installations demandent une certaine connaissance variées en hydrogéologie,
hydraulique, mécanique, l’électricité, chimie, etc.
6. Les niveaux de service
On définit alors les 5 niveaux de service suivants d’un approvisionnement en eau
Quantité : l’usager doit disposer d’une quantité d’eau suffisante pour couvrir ses
besoins, dans un souci permanant de maitrise de la consommation et de lutte contre
le gaspillage.
Qualité : la qualité d’eau ne doit pas nuire à la santé du consommateur. Elle doit être
conforme à la réglementation sanitaire (Norme OMS par exemple).
Pression : la pression, ni trop forte, ni trop faible, ne doit garantir un confort
d’utilisation à l’usager.
Fiabilité : le service de distribution doit être assuré 24/24 h avec le minimum
d’interruption possible.
Accessibilité : disponibilité en tout lieu et moindre cout.
Le système doit être conçu pour garantir les niveaux de service prescrits sans mettre en
péril la ressource en eau et au moindre cout pour l’usager comme pour la collectivité.
Des mesures de sécurité doivent être prévues, en particulier pour garantir
l’approvisionnement en cas de rupture de conduite, panne lors de tous travaux
d’entretien.
Les niveaux de service doivent être adaptés aux normes et aux usagers en vigueur dans
le pays, ils doivent également être acceptables aux points de vue socio-économique et
technique du pays. Pour cette raison, les niveaux de service dans la majorité des pays en
voie de développement ne peuvent encore être les mêmes que ceux adoptés dans les
pays développés.
a. Quantité
Les besoins physiologique en eau de l’être humain sont de 3 à 5l/ jour. Cette valeur varie
fortement en fonction du poids de la personne, de son activité physique et des conditions
climatiques. Ces besoins sont couverts par les boissons et l’eau contenus dans les aliments.
Les recommandations de l’OMS fixent pour les humains une consommation de 35 litres/jour.
b. Qualité
6.1 Normes, recommandations, critères d’appréciation (préciser les références des normes
citées)
L’eau de boisson ou eau potable peut être définie en se référant aux recommandations de
l’OMS : c’est une eau ne renfermant en quantités dangereuses ni substances chimiques, ni
germes nocifs pour la santé. En outre elle doit être aussi agréable à boire que les
circonstances le permettent.
6.2 Caractéristiques organoleptiques.
Le consommateur va juger de la qualité de l’eau sur les caractéristiques organoleptiques :
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