Guide de la Privatisation Maroc 2018

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Avril 2018
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SOMMAIRE
I– EXECUTIVE SUMMARY .......................................................................................................................................................... 3
A- CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE ........................................................................................................................... 3
B- ORGANES ......................................................................................................................................................................... 5
C- PROCEDURES ET MODALITES ........................................................................................................................................... 6
D- BILAN DE LA PRIVATISATION ........................................................................................................................................... 8
II – MODE OPERATOIRE ............................................................................................................................................................ 9
A- SCHEMA DU PROCESSUS DE TRANSFERT ......................................................................................................................... 9
B- CESSION PAR APPEL D’OFFRES ....................................................................................................................................... 10
C- CESSION PAR LES MECANISMES DU MARCHE FINANCIER .............................................................................................. 11
D- CESSION PAR ATTRIBUTION DIRECTE ............................................................................................................................. 12
E- CESSION AUX SALARIES ET RETRAITES ........................................................................................................................... 13
F- CESSION AUX ACTIONNAIRES DE LA SOCIETE DANS LE CADRE DE L’EXERCICE DU DROIT DE PREEMPTION .................... 14
III – BILAN ET IMPACTS ........................................................................................................................................................... 15
A- OPERATIONS REALISEES ................................................................................................................................................ 15
B- GRANDES OPERATIONS ................................................................................................................................................. 16
C- IMPACTS DE LA PRIVATISATION .................................................................................................................................... 17
1. Impact sur l’Investissement Direct Etranger (IDE) ........................................................................................................ 17
2. Impact sur la dynamique du marché financier ............................................................................................................. 18
3. Impact sur le développement économique et social ..................................................................................................... 18
4. Impact sur les services de conseil ................................................................................................................................ 20
5. Impact sur les procédures et les systèmes de gestion des entreprises ........................................................................... 21
6. Impact sur l’image du Maroc et sur la visibilité des entreprises au plan international ................................................... 22
IV – PERSPECTIVES .................................................................................................................................................................. 23
V- ANNEXES ............................................................................................................................................................................ 25
ANNEXE 1 : TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES ....................................................................................................................... 26
ANNEXE 2 : SOCIETES TRANSFEREES AU 31-12-2017 ...................................................................................................................... 50
ANNEXE 3 : HOTELS TRANSFERES AU 31-12-2017 .......................................................................................................................... 54
ANNEXE 4 : AUTRES RECETTES AU 31-12-2017 ............................................................................................................................. 55
ANNEXE 5 : LISTE DES CONTACTS DEPP ........................................................................................................................................ 56
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I– EXECUTIVE SUMMARY
La privatisation, terme consacré par la Constitution du Royaume de 2011, renvoie au
processus de transfert d’entreprises publiques au secteur privé initié au Maroc dès la fin
des années 80.
Elle est régie par un cadre législatif et réglementaire détaillé, clair et rigoureux ; cadre
doublé d’une organisation institutionnelle assurant professionnalisme, indépendance et
concertation autour de trois acteurs principaux : le Ministre chargé de la mise en œuvre
des transferts, la Commission des Transferts et l’Organisme d’Evaluation.
La privatisation est enfin menée selon des procédures bien précises en mobilisant des
expertises indépendantes.
Le bilan de la privatisation au Maroc en fait un cas d’école eu égard aux impacts
déterminants et fort diversifiés qu’elle a générés.
En termes de perspectives, ce mode de gestion du portefeuille public est appelé à
évoluer dans le cadre d’une gestion active privilégiant les partenariats et les ouvertures
du capital.
A- Le Cadre Législatif et Réglementaire
Un processus tel que celui de la privatisation a besoin d'un cadre juridique rigoureux
et évolutif afin de tenir compte de la diversité sectorielle des entreprises concernées et
de leur taille, mais aussi des exigences du marché international et de l'évolution
des meilleures pratiques mondiales en la matière.
Cette adaptation a néanmoins une constante : la préservation des intérêts stratégiques
du Royaume du Maroc tout en assurant la bonne gouvernance du programme
de privatisation.
La loi n° 39-89 autorisant le transfert d’entreprises publiques au secteur privé datant du
11 décembre 1989, fixe le cadre juridique et procédural de la privatisation et autorise la
cession, au secteur privé, d’entités appartenant directement ou indirectement à l’Etat.
Elle autorise aussi la mise en vente d'établissements hôteliers.
Une liste de 112 entités publiques à transférer au secteur privé avait été annexée à la
loi n° 39-89 susvisée. Cette liste comprenait initialement 75 entreprises
et 37 établissements hôteliers.
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Des amendements de ladite loi n° 39-89 ont été introduits par la loi n° 35-98 du 13 mai
1999, ce qui a permis notamment aux actionnaires des entreprises, objet de transfert
au secteur privé, de bénéficier d’un droit de priorité sur les cessions d’actions desdites
entreprises et de déroger à l’article 253 de la loi n° 17-95 relative aux sociétés
anonymes, portant sur l’agrément de la cession d’actions.
En mai 1999, la loi n° 34-98 modifiant et complétant la loi n° 39-89 précitée
, a supprimé
le principe de la date limite pour la réalisation du programme de privatisation et a rendu
le processus de privatisation continu, en permettant l’adjonction de nouvelles entités à
la liste initiale des entreprises privatisables. C’est ainsi que dix nouvelles sociétés ont été
introduites dans ladite liste depuis lors dont la Régie des Tabacs en 2002.
Par ailleurs, l’introduction en Bourse de Maroc Telecom, en 2004, a été l'occasion
d’adopter des amendements cruciaux relatifs aux modalités juridiques et financières du
transfert au privé par les mécanismes du marché financier.
A cet effet, la loi n° 31-04 datant du 18 novembre 2004,
a eu pour objet d’amender
la loi n° 39-89 en permettant, d’une part, d’opérer le transfert sur un marché boursier
autre que la Bourse de Casablanca, la Bourse de Paris en l’occurrence, et d’autre part,
de permettre que le montant nominal des actions mises en vente puisse être inférieur à
100 dirhams. Ceci permet une meilleure adaptabilité du prix de vente aux capacités du
grand public, lequel manifeste, généralement, un grand engouement pour les
privatisations passant par la bourse.
Les modalités de mise en œuvre de la loi n° 39-89 ont été fixées par les décrets publiés
le 16 octobre 1990 qui précisent, notamment, les règles d’évaluation des entités
à privatiser et les modalités juridiques et financières des transferts.
Le décret n° 2-90-402 promulgué le 16 octobre 1990, a fixé les principes d'évaluation
des entreprises privatisées, les modalités juridiques, financières et fiscales des
transferts, la composition de l'Organisme d'Evaluation ainsi que le pouvoir dont dispose
le Ministre chargé de la mise en œuvre des transferts pour limiter l'accaparement et
favoriser l'actionnariat populaire dans les sociétés privatisées.
D'autres décrets dont les dispositions sont plus spécifiques, ont respectivement fixé les
prérogatives du Ministre chargé de la mise en œuvre des transferts (décret n° 2-90-403
du 16 octobre 1990), les conditions de fonctionnement de la Commission des Transferts
(décret n° 2-90-578 du 16 avril 1990), les conditions de souscription des salariés
(décret n° 2-90-577 du 16 octobre 1990), l'extension de ce privilège aux retraités
(décret n° 2-99-125 complétant le décret n° 2-90-577), la possibilité de cession des
participations publiques sur une Bourse étrangère (loi n° 31-04 modifiant
le décret n° 2-90-403), l'adjonction de la procédure d'offre à prix minimal en cas de
cession par les mécanismes du marché financier et la dérogation à la loi n° 17-95
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relative aux sociétés anonymes pour ce qui est de la valeur nominale minimale des
actions (loi n° 31-04 du 4 novembre 2004).
Par ailleurs, il y a lieu de signaler que :
- La privatisation de certaines sociétés peut être opérée dans le cadre de lois
spécifiques ou sectorielles : Banque Centrale Populaire, Maroc Telecom, SODEP
(MARSA Maroc), … ;
- Depuis 2015, les recettes de la privatisation, hors celles revenant à la CDG, sont
partagées à parts égales entre le Fonds Hassan II pour le Développement
Economique et Social et le Fonds de Développement Industriel et des
Investissements.
B- Les Organes
Les organes intervenant dans le processus de privatisation sont au nombre de trois :
1- Le Ministre chargé de la mise en œuvre des transferts
La loi n° 39-89 précitée place la privatisation sous l’autorité d’un Ministre chargé de la
mise en œuvre des transferts, assisté d’une Commission Interministérielle des
Transferts et d’un Organisme d’Evaluation indépendant.
Depuis l’adoption de la loi n° 39-89, différents départements ministériels ont eu en
charge la conduite des privatisations, à savoir :
- 1989 : Ministère des Affaires Economiques et de la Privatisation ;
- 1991 : Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Privatisation ;
- 1993 : Ministère de la Privatisation, Chargé des Entreprises d’Etat ;
- 1997 : Ministère de l’Incitation de l’Economie et de la Privatisation ;
- 1998 : Ministère du Secteur Public et de la Privatisation ;
- 2000 : Ministère de l'Economie et des Finances.
Les prérogatives du Ministre chargé de la mise en œuvre des transferts sont fixées dans
le décret n° 2-90-403 du 16 octobre 1990 tel qu'il a été modifié et complété. Ainsi, le
Ministre :
- préside et convoque la Commission des Transferts et fixe son ordre du jour ;
- établit le programme des transferts et fixe le calendrier de sa réalisation ;
- requiert des dirigeants des sociétés et établissements transférables,
la communication de tous documents, études ou informations utiles ;
- fait réaliser les opérations d’évaluation, d’étude, de conseil, d’audit,
de communication et de placement par des experts et des prestataires externes ;
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