
Le cœur du roman en une phrase : Une jeune métisse rentre en Côte
d'Ivoire où son père vient de mourir. Alors qu'elle prend en main
l'organisation des obsèques, une inconnue vient lui réclamer l'héritage de
son fils révélant ainsi la vie secrète de ce père tant aimé.
1. Vie et œuvres de l’auteure
Vie de l'auteur
Véronique Tadjo naît à Paris en 1955. Son père est ivoirien, sa mère française.
C’est le premier métissage, le premier "loin". Elle grandit pourtant Oà Abidjan et y
fait presque toute sa scolarité. Donc elle n’est pas une "Africaine de France" : elle
est une Ivoirienne qui a un regard d’ailleurs.
Sa formation : Elle fait un doctorat en Civilisation Noire Américaine à la
Sorbonne Paris IV. Ce n’est pas anodin. Elle étudie la diaspora noire, les
Amériques, le jazz, l’esclavage. Ça lui donne une conscience panafricaine
très forte. Elle ne regarde pas que la Côte d’Ivoire, elle regarde toute la
condition noire.
Son métier : Elle est prof. D’abord prof d’anglais au Lycée moderne de
Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Puis assistante à l’Université
nationale de Côte d’Ivoire. Puis elle part : Nigeria, Amérique latine, Kenya,
Grande-Bretagne. Elle est de ces intellectuels africains qui circulent.
Le tournant sud-africain : En 2001, elle s’installe à Johannesburg. De 2002
à 2014, elle dirige le département de français de l’Université du
Witwatersrand. Pourquoi c’est important ? Parce que l’Afrique du Sud sort
de l’apartheid. Vivre là, c’est vivre la réconciliation, la mémoire, la violence.
Ça nourrit _L’Ombre d’Imana_ et _Nelson Mandela : non à l’apartheid_. Elle
vit la grande Histoire africaine.
Aujourd’hui : Elle partage son temps entre Londres, Abidjan, Bamako,
Toulouse. Elle est devenue Commandeur des Arts et des Lettres en 2021.
Elle préside le Prix Orange du Livre en Afrique. C’est une passeuse.