LA RETINOPATHIE DREPANOCYTAIRE Objectifs : 1. Définir la rétinopathie drépanocytaire ; 2. Décrire 4 signes ophtalmoscopiques de la rétinopathie drépanocytaire ; 3. Discuter 3 diagnostics différentiels de la rétinopathie drépanocytaire ; 4. Enoncer les principes du traitement de la rétinopathie drépanocytaire proliférante ; INTRODUCTION : Définition : La rétinopathie drépanocytaire est la localisation rétinienne de la drépanocytose. Intérêt de la leçon : Epidémiologique : la rétinopathie drépanocytaire peut conduire à la cécité en l’absence de prise en charge adéquate. Clinique : le diagnostic est réalisé à l'examen du fond d'œil ; Thérapeutique : le traitement ophtalmologique de la rétinopathie drépanocytaire repose surtout sur la photocoagulation rétinienne au laser. 1 GENERALITES 1.1. Epidémiologie : Selon l’OMS, près de 120 millions de personnes dans le monde seraient porteuses d’une mutation drépanocytaire. La drépanocytose est localisée essentiellement mais non exclusivement chez les Noirs. La classique ceinture sicklémique, située entre le 15è parallèle nord et le 20è parallèle sud, est actuellement remise en cause du fait des flux migratoire et d’une meilleure prise en charge de la maladie. La drépanocytose est également rencontrée en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Elle est la plus fréquente des maladies génétiques en France avec 6000 à 7000 cas de syndromes drépanocytaires. Les principaux facteurs de risque associés à la rétinopathie drépanocytaire sont : le génotype SC, l'âge entre 15 et 24 ans, certaines lésions associées comme la nécrose de hanche. 1.1. Rappel anatomique La vascularisation est de type terminal. Le calibre des vaisseaux est de 3,5 à 6μm. Le débit sanguin y est très faible (5% du flux sanguin oculaire). Enfin, les capillaires rétiniens sont le siège d’une barrière physiologique (barrière hémato-rétinienne interne) complétée par l'épithélium pigmentaire (barrière hémato-rétinienne externe). 1.2. Rappel hématologique : La molécule d'hémoglobine normale est constituée de deux paires de chaînes polypeptidiques (deux chaînes alpha (α) et deux chaînes (ββ) dont la structure est codée par des gènes. Une erreur génétique peut entraîner des altérations de la production et/ou de la structure des chaînes de globine. Les syndromes drépanocytaires résultent d’une erreur génétique dans la synthèse de la chaîne béta. Il en résulte la substitution, en position 6, de l’acide glutamique par un autre acide aminé, aboutissant à la formation d’hémoglobines anormales : hémoglobine S (HbS) quand l’acide glutamique est remplacé par la valine et hémoglobine C (HbC) quand la lysine prend la place de l’acide glutamique. Ces modifications biochimiques sont à l’origine de syndromes drépanocytaires : la drépanocytose homozyote classique (SS) ou maladie drépanocytaire survient lorsque chacun des deux parents, porteurs du trait drépanocytaire AS, transmet à sa descendance sa seule chaîne anormale S. En 1 revanche si l’un des parents transmet l’hémoglobine S et l’autre l’hémoglobine C, une forme double hétérozygote est créée, dénommée drépanocytose SC (Beuler, 1995). 1.3. Physiopathologie : Les substitutions d’acides aminés entraînent des changements de la solubilité et de la mobilité électrophorétique des hémoglobines S et C. Ces altérations moléculaires sont responsables de falciformation des globules rouges et les rendent moins pliables et plus capables d’entraîner des occlusions dans les petits vaisseaux sanguins. Un cercle vicieux d’ischémie, de falciformation des hématies, d’hypoxie tissulaire et de nécrose se crée. Certains facteurs influencent le parcours de la drépanocytose et peuvent précipiter les crises : infections, fièvre, déshydratation, exposition à une pression diminuée d’oxygène. Les occlusions vasculaires ont lieu plutôt volontiers dans la circulation périphérique où les vaisseaux sont de plus petit calibre, la température plus basse, la pression partielle d'oxygène réduite et la vitesse circulatoire plus faible. La drépanocytose SS entraîne les manifestations systémiques les plus sévères, mais ce sont les formes hétérozygotes SC et S-thal qui présentent les manifestations oculaires les plus graves. La rétine par sa situation périphérique et de par la particularité de sa vascularisation est un organe particulièrement exposé à ces manifestations vasoocclusives. 2. MANIFESTATIONS OCULAIRES 2.1.- Manifestations orbito-palpébrales Elles ont été rarement décrites au décours de crises drépanocytaires. Ce sont: - les hématomes palpébraux; - les œdèmes périorbitaires 2.2- Manifestations conjonctivales Leur fréquence est diversement appréciée. Elles sont en rapport soit avec l'anémie, soit avec la falciformation localisée. Ce sont: - la pâleur conjonctivale; - le subictère conjonctival. - les dilatations vasculaires. 2.3- Manifestations uvéales Elles surviennent plus souvent dans l'hémoglobinopathie SC mais sont beaucoup plus rarement rencontrées par rapport aux manifestations conjonctivales. On peut rencontrer: - une atrophie segmentaire isolée de l'iris; - une nécrose irienne; - une rubéose irienne en rapport avec une vasculopathie irienne et/ou une rétinopathie proliférante sévère; - plus rarement une atteinte uvéale postérieure en relation avec une occlusion des artères ciliaires postérieures. 2.4- Manifestations rétiniennes La rétinopathie drépanocytaire résulte d'une occlusion des capillaires périphériques due à la falciformation des hématies qui est le primum movens, et consiste en une capillaropathie ischémique périphérique. Les lésions débutent le plus souvent en périphérie, surtout temporale supérieure. Elles ont un double caractère: 2 - leur siège n'est pas fixe; - elles ont tendance à s'étendre de façon circonférentielle et en arrière de l'équateur. L'évolution de cette rétinopathie se fait en deux stades: des modifications non prolifératives et des modifications prolifératives (responsables à la longue d'une altération de la fonction visuelle). Leur diagnostic repose sur l'examen biomicroscopique du fond d'œil, l'angiographie panrétinienne révélant le syndrome d'ischémie rétinienne par l'occlusion capillaire, et l'échographie oculaire en cas de complications ne permettant pas les deux examens précédents. 2-4-1 La rétinopathie non proliférante a- La pâleur rétinienne périphérique Elle est beaucoup plus fréquente chez le drépanocytaire homozygote. Elle semble résulter d'un oedème intracellulaire avec ischémie rétinienne. Elle est parfois retrouvée même chez les sujets à hémoglobine normale. Condon et Serjeant la classent en quatre stades selon son étendue * stade 1: 60° * stade 2: entre 60 et 120° * stade 3: entre 120 et 180° * stade 4: 120° b- Les hémorragies saumonées, les tâches irisées et les cavités schisiques Ce sont des hémorragies rétiniennes de couleur saumonée mais qui changent de couleur après la phase aiguë pouvant devenir orangées, puis jaunes, parfois blanches. Elles peuvent disparaître et laisser: - soit un foyer atrophique et mince rétinien; - soit des tâches irisées d'aspect granuleux, jaunes cuivrées; - soit des cavités schisiques apparaissant comme des séquelles de ces hémorragies. Ces hémorragies sont dues à une occlusion artériolaire brutale, dont la paroi nécrosée se rompt sous l'effet de la pression hydrostatique du flux sanguin. c- Les tâches noires solaires (black sunburst sign) Ce sont des cicatrices noires, en forme de disque avec une pigmentation étoilée ou spiculée siégeant à la périphérie du fond d'oeil, notamment au niveau de l'équateur, associées à des vaisseaux nourriciers. Elles proviennent de la prolifération et de la migration pigmentaire induites par l'hémorragie intrarétinienne siégeant entre le neuro-épithélium et l'épithélium pigmenté. d- Les mottes pigmentées brunes Ce sont des lésions circulaires ou ovales de 1 à 3 diamètres pupillaires, bien démarquées, entourées par un halo de rétine plus pâle et souvent associées à des tâches cuivrées, irisées au centre, sans anomalie des vaisseaux rétiniens ou du vitré. L'angiographie rétinienne est normale. Elles correspondent à un stade intermédiaire entre l'hémorragie sous-rétinienne et la tâche noire solaire. e- Les anomalies vasculaires périphériques comprenant: - les tortuosités veineuses; - les micro-anévrismes; - les télangiectasies; - les engainements périvasculaires, très fréquemment décrits chez les enfants en bas âge. 2-4-2 La rétinopathie proliférante +++ 3 L'évolution vers cette rétinopathie proliférante est progressive et d'autant plus rapide que le sujet est âgé. Une surveillance régulière clinique et angiographique est nécessaire pour le diagnostic de la capillaropathie ischémique périphérique avec prolifération néovasculaire. Cette rétinopathie proliférante est classée en cinq stades évolutifs selon Goldberg qui sont: - stade I: occlusion vasculaire périphérique Elle est due à une obstruction de la lumière vasculaire par des hématies falciformées. L'évolution se fait soit vers la réouverture de l'artériole sous l'effet de la pression hydrostatique en quelques heures ou en quelques mois, soit vers la persistance du squelette vasculaire prenant un aspect blanc-jaunâtre ou vers une extension centripète et circonférentielle des zones d'occlusion artériolaire. L'angiographie panrétinienne montre un arrêt du remplissage des artérioles, une hypofluorescence rétinienne en avant de l'obstruction artériolaire. - stade II: les anastomoses artérioveineuses ou artérioveinulaires Elles surviennent à la jonction de la rétine post-équatoriale (vascularisée) et de la rétine prééquatoriale (ischémiée). L'anastomose est caractérisée par un allongement vasculaire tortueux et modérément dilaté dont les branches terminales sont occluses, correspondant à une connexion entre artériole et veinule terminale. Il n'y a pas diffusion de la fluorescéine à l'angiographie. - stade III: les néovaisseaux Ils poussent en direction de la rétine ischémiée prééquatoriale et siègent en bordure de ces territoires, en général sur l'équateur, parfois à partir des anastomoses artériolo-veinulaires. Au début, ils siègent le plus souvent en temporal supérieur. Ils peuvent prendre l'aspect d'un éventail de mer ou sea fan des anglo-saxons, ou bien l'aspect d'un réseau très fin de néovaisseaux disposés en poils de brosse. L'angiographie panrétinienne met en évidence une diffusion précoce de la fluorescéine dans le vitré au niveau des néovaisseaux, qui augmente avec le temps et noie les détails du fond d'œil sur les clichés tardifs de l'angiographie. Cette prolifération néovasculaire est plus sévère chez le SC où elle peut atteindre l'ensemble du fond d'œil. Le passage du stade II au stade III peut se faire en deux mois à trois ans. Leur évolution se fait soit vers une régression spontanée par auto-infarcissement, soit vers les deux stades suivants. - stade IV: les hémorragies du vitré Elles peuvent être soit localisées en périphérie rétrohyaloïdienne en regard d'une zone de néovaisseaux, fréquemment asymptomatiques, soit massives masquant le pôle postérieur et responsables d'une baisse de l'acuité visuelle (BAV). Elles sont volontiers récidivantes avec organisation fibrino-hématique du vitré, ne s'éclaircissant plus, pouvant donner à la longue une hémosidérose rétinienne. Elles sont dues à la rupture de néovaisseaux, le plus souvent du fait de la rétraction fibrogliale vitréenne ou lors du décollement postérieur du vitré (DPV), et parfois à l'extension intravitréenne d'une hémorragie sous-rétinienne, intra-rétinienne ou pré-rétinienne du stade prolifératif. - stade V: le décollement de rétine (DR) Il est dû à trois phénomènes isolés, parfois associés: - la rétraction du tissu fibro-glial des néovaisseaux, ou de l'organisation fibro-hématique du vitré avec contraction du vitré après des épisodes hémorragiques intravitréens récidivants, exerçant des tractions sur la rétine responsables d'un DR par traction, auquel peut s'ajouter un élément rhegmatogène (déchirure rétinienne secondaire); - une dégénérescence du vitré avec DPV et collapsus, induite par le transsudat plasmatique issu des néovaisseaux, entraînant une déchirure rétinienne par traction vitréenne sur une rétine fragilisée, amincie du fait d'une ischémie chronique et responsable d'un DR rhegmatogène; - plus rarement une exsudation importante sous le neuro-épithélium à partir des néovaisseaux agglomérés en une masse pseudo-angiomateuse. 4 2-4-3 L'atteinte maculaire Elle peut être aiguë avec chute brutale de l'AV, ou latente sans retentissement sur l'AV. - L'infarctus maculaire correspond à une occlusion brutale des artérioles maculaires. En biomicroscopie, la macula présente le plus fréquemment des exsudats cotonneux uniques ou multiples. Plus rarement, la rétine prend un aspect épaissi avec disparition du reflet fovéolaire. Ces signes surviennent soit isolément, soit dans un contexte d'occlusion de l'artère centrale de la rétine (ACR). - Dans la forme latente, la macula et la zone périmaculaire présentent des microanévrismes punctiformes, des segments artériolaires terminaux ou des boucles veineuses en épingles à cheveux. La zone avasculaire est anormalement élargie à l'angiographie. La fonction visuelle reste paradoxalement normale. Des trous maculaires ont été rarement décrits. 2.5- Autres manifestations - Manifestations nerveuses et vasculaires : microanévrismes papillaires, OACR, OVCR, atrophie optique, etc. - Les stries angioïdes : aspects de lignes rouges sombres radiaires à distance de la papille, fines, associées ou non à des zones d'atrophie pâles de l'épithélium pigmenté. 3- FORMES CLINIQUES 3.1 Selon le génotype : a) La forme homozygote SS : Le potentiel vaso-occlusif est sévère, avec prédominance des signes généraux : graves manifestations anémiques avec infarcissements et surinfections multiples. Les anomalies conjonctivales seraient plus fréquentes b) Les formes double hétérozygotes SC et S-thal Le potentiel vaso-occlusif est modéré, moins invalidant sur le plan général. Mais une ischémie rétinienne chronique s’installe, source de la néovascularisation. 3.2 Formes associées D'autres atteintes générales peuvent être associées telles que la nécrose de la tête fémorale. D’où l’intérêt d’un bilan complet (hématologique et général). 3.3 Formes selon le terrain : chez l’enfant Les lésions rétiniennes sont plus rares ; intérêt de la surveillance 4 DIAGNOSTIC 4.1 Positif : Il repose sur : - Les signes généraux : d’anémie hémolytique plus ou moins sévère, crises vaso-occlusives - L’examen : blanc sans pression, BSS, hémorragies, sea fan, occlusion artériolaires. - L’angiographie en fluorescence : territoires de non perfusion, occlusion vasculaires, sea-fan - La mise en évidence de l’hémoglobine anormale à 'électrophorèse de l'hémoglobine 4.2 DIFFERENTIEL : 4.2.1 Autres rétinopathies proliférantes : a) Rétinopathie hypertensive : 5 - Le FO et l’AGF montrent aussi : hémorragies, occlusion artériolaires, - Mais les signes généraux de l’HTA et la normalité de l’Hb permettent le diagnostic b) diabétique - Le FO peut présenter les mêmes atteintes vasculaires, mais les lésions siègent dans la rétine équatoriale - La glycémie, l’électrophorèse de l’Hb permettent le diagnostic c) Occlusions vasculaires : se rencontrent sur le même terrain vasculaire. 4.2.2 Rétinites Les BSS ne doivent pas être confondues avec des choriorétinites cicatrisées. 4.2.3 Autres hémoglobinopathies Dans les thalassémies les manifestations ophtalmologiques y sont moins sévères 5 TRAITEMENT 5.1 But : Eviter l’évolution vers les complications cécitantes (hémorragie du vitré, décollement de rétine, glaucome néovasculaire). 5.2 Moyens et méthodes : a) Médicaux : Prise en charge générale par l’hématologue, l’interniste ou le généraliste b) Moyens physiques : le laser - au laser à Argon : c’est la technique de choix depuis les années 1980-90, il consiste à détruire les zones de rétine ischémique à l’aide de la chaleur du laser. Le faisceau laser, dirigé sur la rétine à travers la cornée transparente, est focalisé sur les zones à traiter à l’aide d’un verre spécial - la technique actuelle consiste en une photocoagulation jointive de toutes les zones ischémiques visibles sur les clichés angiographiques : c’est la photocoagulation confluente de la rétine périphérique (PCRP). - Elle permet de faire régresser les néovaisseaux déjà présents mais également de prévenir leur apparition au niveau d’autres secteurs c) Chirurgicaux : - La cryoapplication : est une alternative à la photocoagulation transcornéenne quand les milieux oculaires ne sont pas transparents. Elle nécessite néanmoins un contrôle visuel pour éviter les surdosages qui peuvent entraîner la rétraction du vitré et le décollement de la rétine. - La vitrectomie : dite à trois voies : elle est réalisée à travers trois orifices pratiqués dans le globe oculaire permettant d’introduire une infusion séparée, une source lumineuse, et les appareils e vitrectomie. Elle permet d’évacuer les hémorragies intravitréennes abondantes qui ne régressent pas ou qui sont associées à un décollement de rétine, de sectionner des brides tractionnelles dans certains cas, d’injecter des fluides de tamponnement interne et même de réaliser le laser endoculaire. - La chirurgie de décollement de rétine peut se faire selon les techniques conventionnelles : indentation circulaire ou tamponnement interne. - Les injections intravitréennes d’anti-VEGF (Vascular Endothelium Growth Factor) : les anti-VEGF sont des molécules qui s’opposent à la prolifération néovasculaire. 6 d) Mesures hygiéno-diététiques et traitements adjuvants : - Hygiène de vie : éviter les situations d’hypoxie (séjours en altitude, en atmosphère confinée) ; précautions particulières au cas d’anesthésie générale, de grossesse, d’affections des voies respiratoires. - Précautions indispensables pour réduire le risque d’ischémie du segment antérieur Préférer l’anesthésie locorégionale chaque fois que possible Eviter les sympathomimétiques pour la dilatation Eviter l’hypertonie oculaire en per et post opératoire L’acétazolamide, source d’acidose métabolique est contre-indiqué La cryoapplication et l’indentation doivent être minimalistes Les quatre muscles droits et leur vascularisation sont à respecter: 5.3 Indications : La rétinopathie drépanocytaire est la localisation oculaire d’une maladie générale : le traitement ophtalmologique n’est qu’un élément de la prise en charge globale du malade drépanocytaire. a) Rétinopathie drépanocytaire non compliquée : - Traitement médical - Respect des mesures hygiéno-diététiques, traitements adjuvants et surveillance b) Rétinopathie drépanocytaire proliférante : les traitements ophtalmologiques sont : - En cas de néovaisseaux : photocoagulation confluente de la rétine périphérique (PCRP), parfois injection intravitréenne d’anti-VEGF. - Hémorragie du vitré non résolutive après six mois : vitrectomie, parfois injection intravitréenne d’anti-VEGF. - Décollement de rétine : chirurgie conventionnelle du décollement de rétine. 5.4 Résultats : Paramètres de surveillance : AV, transparence des milieux, AGF. Rétinopathie drépanocytaire proliférante : la photocoagulation permet d'obtenir 57% de bons résultats d'emblée. Les retraitements sont possibles après contrôle angiographique. En cas de décollement de rétine, le pronostic est réservé : les risques de complications néovasculaires et hémorragiques augmentent avec l'âge. Sur le plan général, il s'agit de sujets très fragiles. 5.5 Prévention : a) application des mesures hygiéno-diététiques pour prévenir l'hypoxie b) Information des patients sur la maladie et les possibilités du traitement par le laser: c) Conseils génétique : information sur les risques liés aux mariages entre drépanocytaires CONCLUSION La drépanocytose est une maladie héréditaire dont les complications oculaires sont cécitantes en l’absence de traitement. Un suivi régulier permet le dépistage et le traitement préventif par laser des lésions pouvant conduire à la cécité. 7