
Les défenses sommitales en pierre sont les mâchicoulis, portés soit par des arcs, soit
par des consoles.
Comme les hourds, les mâchicoulis sont en principe linéaires et se développent sur
l’ensemble du sommet d’une tour ou d’une courtine. Lorsqu’ils sont limités à un espace
restreint, on parle de bretèche, généralement placée au-dessus d’une porte ou d’une
fenêtre, afin de protéger un point faible.
On trouve aussi les échauguettes, petites tours défensives comportant des ouvertures
de tir, souvent associées à l’usage des armes à poudre, dont l’intégration dans la
fortification commence au XVe siècle.
5. La porte, point faible du château
La porte est le point faible d’un château, car elle constitue par définition une ouverture
dans l’enceinte. Si la porte tombe, la fortification est perdue.
La forme la plus classique est le châtelet, une porte flanquée de deux tours, parfois
complétée par des fortifications avancées.
Les éléments associés à la porte sont :
la herse, généralement en bois ;
le pont-levis, assez tardif (pas d’exemples avant le XIIIe siècle), avec deux types
principaux :
o le pont-levis à flèche (contrepoids à l’arrière) ;
o le pont-levis à bascule (fosse arrière que le pont vient combler) ;
l’assommoir, ouverture quadrangulaire servant à jeter des projectiles sur
l’ennemi. On le distingue de la herse par la largeur du trou et l’absence de
rainures ;
la porte elle-même, avec ses vantaux, parfois seul système de fermeture.
On trouve également la poterne, porte secondaire, qui peut avoir :
une fonction pratique (accès au fossé pour l’entretien) ;
une fonction stratégique (fuite ou attaque par surprise).
6. Défenses passives et actives
Les défenses passives assurent la protection par leur seule présence (courtine,
vantaux, herse).
Les défenses actives nécessitent l’intervention de défenseurs (hourds,
mâchicoulis, archères).
7. Les archères
Les archères présentent une grande diversité morphologique.
En plan, on distingue trois grands types :