Cours SIMR : Surveillance Intégrée et Riposte en Guinée

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REPUBLIQUE DE GUINEE
Travail-Justice-Solidarité
COURS DE
S.I.M.R
2è Année IDE, PP, SF, SP et TDL
Faustin HABA
Octobre 2025
COURS DE SIMR 1/622 72 24 99/[email protected]
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PLAN DU COURS
CHAPITRE I : INTRODUCTION
1. Définition des termes
2. Types courants de surveillances utilisées
3. Comparaison SBI et SBE
4. Fonctions essentielles de la SIMR
5. Différents niveaux d’activités de la SIMR
6. Approche une seule santé dans le cadre de la SIMR
7. La SIMR et la GRC
8. Présentation de la E-SIMR
9. Source d’information de la SBC
10. Formulaire de notification d’alerte communautaire
11. Exercices pratiques de fin de chapitre
CHAPITRE II : IDENTIFIER ET ENREGISTRER LES CAS DE MALADIES,
D’AFFECTIONS ET D’ÉVÉNEMENTS PRIORITAIRES
1. Définition des termes
2. Importance de la définition des cas standards
3. Rôle de la communauté dans la détection des cas
4. Fonctions de la surveillance à tous les niveaux
5. Rôle du laboratoire dans la détection des maladies, affections et cas prioritaires
6. Exercices pratiques de fin de chapitre
CHAPITRE III : NOTIFIER LES MALADIES, AFFECTIONS ET ÉVÉNEMENTS
PRIORITAIRES
1. Importance de la notification des maladies, affections et événements prioritaires à
l’échelon supérieur
2. Notification immédiate des maladies, affections ou événements graves susceptibles de
déclencher une épidémie
3. Procédure de notification d’une urgence de santé publique de portée internationale
conformément au RSI
4. Utilisation de seuils de riposte
5. Transmission d’informations de synthèse sur les maladies, affections et événements
prioritaires
6. Exercices pratiques de fin de chapitre
CHAPITRE IV : ANALYSER ET INTERPRETER LES DONNEES
1. Importance de l’analyse des données
2. Établissement d’un plan d’analyse
3. Recevoir les données des sites de notification
4. Examiner la qualité des données fournies par les sites de notification
5. Calcul des statistiques récapitulatives de base
6. Principes généraux de l’analyse des données
7. Utilisation de seuils pour décider des actions de santé publique
8. Tirer des conclusions à partir des résultats et produire des comptes rendus
9. Conclusion
10. Exercices pratiques de fin de chapitre
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CHAPITRE I : INTRODUCTION
1. DEFINITION DES TERMES
1.1. La surveillance de la santé publique est l’identification, la collecte, la
compilation, l’analyse et l’interprétation systématique et continue des données sur la
survenue de maladies et d’événements de santé publique afin de prendre, en temps
opportun, des mesures efficaces, telles que la diffusion aux personnes concernées des
informations pertinentes, en vue d’une action efficace et appropriée.
Les approches de surveillance de la santé publique utilisées dans les programmes de
lutte contre les maladies comprennent :
1-1-1. La surveillance passive : système par lequel une formation sanitaire reçoit les
rapports systématiques soumis par les formations sanitaires (hôpitaux, cliniques,
unités de santé publique, ou sources communautaires ou autres). Dans ce cas de
figure, il n’y a pas de recherche active de cas;
1-1-2. La surveillance active : elle implique une recherche continue de cas dans la
communauté ou dans les formations sanitaires. Il peut s’agir de contacts réguliers
avec les principales sources de notification, comme les appels téléphoniques aux
agents de santé d’une formation sanitaire ou d’un laboratoire ou le déplacement
physique vers la source. Par exemple, la recherche active des cas de rougeole et
de poliomyélite, ainsi que pendant les flambées épidémiques, où il faut mettre en
place des mécanismes permettant de détecter activement d’autres cas ;
1-1-3. La surveillance intégrée des maladies : c’est une approche qui vise à recueillir
des données sur la santé pour plusieurs maladies à l’aide d’outils normalisés.
1.2. QU’EST-CE QUE LA SIMR ?
La stratégie de surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR) a été adoptée par
les États Membres de la Région africaine de l’OMS en septembre 1998 comme approche
pour améliorer la surveillance de la santé publique et la riposte aux maladies, affections
et événements prioritaires aux niveaux des communautés, des formations sanitaires, des
zones sanitaires et des pays.
La SIMR est une stratégie de coordination et d’intégration des activités de surveillance
consistant à mettre l’accent sur les fonctions de préparation et de riposte du système de
surveillance des maladies à tous les niveaux.
2. TYPES COURANTS DE SURVEILLANCE UTILISEES
2.1. Surveillance basée sur des indicateurs : s’entend de l’identification, de la
collecte, du suivi, de l’analyse et de l’interprétation systématiques (régulières) de
données structurées, Ex : les indicateurs produits par un certain nombre de sources
formelles bien identifiées, principalement axées sur la santé, à partir de sources formelles.
a) Surveillance des formations sanitaires : toutes les unités faisant des
notifications (par exemple, les formations sanitaires) sont tenues de présenter un
rapport hebdomadaire, mensuel, trimestriel ou annuel au niveau suivant en
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fonction des catégories de maladies, d’affections et d’événements. De plus, elles
sont également tenues de notifier immédiatement toute maladie à potentiel
épidémique au niveau suivant ;
b) Surveillance sentinelle : un nombre donné de formations sanitaires ou de sites
de notification désignés comme sites sentinelles pour l’alerte précoce et la
notification d’événements prioritaires tels que les pandémies ou les flambées et
d’autres événements importants pour la santé publique.
c) Surveillance (verticale) spécifique à une maladie : c’est une surveillance qui
implique des activités visant à obtenir des données ciblées sur la santé pour une
maladie spécifique à des fins de surveillance verticale.
d) Surveillance des cas : pour les maladies dont l’élimination ou l’éradication sont
visées ou pendant les flambées confirmées, chaque cas individuel identifié est
notifié immédiatement au niveau suivant, à l’aide d’un formulaire basé sur les cas
;
e) Surveillance syndromique : un système actif ou passif qui utilise des définitions
de cas standardisées basées entièrement sur des caractéristiques cliniques sans
aucun diagnostic de laboratoire ;
f) Surveillance à base communautaire (SBC) : elle se définit comme étant le
système de surveillance qui recueille des informations sur la santé dans la
communauté, et l’ensemble de la population de la communauté est sous
surveillance, et non exclusivement une partie de celle-ci. La SBC utilise des
méthodes de surveillance fondées à la fois sur des indicateurs et sur des
événements.
C’est aussi la détection et la notification systématiques par les membres de la
communauté d’événements d’importance pour la santé publique au sein d’une
communauté, ainsi que la riposte à de tels événements.
X-3- Cas au niveau de la communau :
Une définition de cas au niveau de communauté est un ensemble de critères
consistant en des signaux/symptômes simples utilisés au niveau communautaire pour
déterminer si une personne est atteinte d’une maladie/affection qui fait l’objet de
surveillance.
X-4- Un événement :
Un événement tel que défini par le Règlement sanitaire international (RSI) est « une
manifestation pathologique ou un fait susceptible d’être à l’origine d’une maladie ». Il
peut s’agir d’événements d’origine infectieuse, d’origine zoonotique, liés à la sécurité
sanitaire des aliments, d’origine chimique, radiologique ou nucléaire, qu’ils soient
transmis par des personnes, des vecteurs, des animaux, des marchandises/des
aliments, ou par l’environnement.
X-5- Un signal :
a) Les signaux sont des tableaux cliniques ou d’autres informations représentant un
risque potentiel aigu pour la santé humaine, comme une flambée ;
b) Tous les signaux peuvent ne pas devenir des événements et doivent donc être triés
et vérifiés avant que la riposte ne soit déclenchée ;
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g) Les signaux peuvent consister en des notifications de cas ou de décès (individuels
ou globaux), une exposition potentielle de l’homme à des risques biologiques,
chimiques ou radiologiques et nucléaires, ou en la survenue de catastrophes
naturelles ou d’origine humaine.
2.2. Surveillance basée sur des événements (SBE) est la saisie d’informations sur
des événements qui présentent un risque potentiel pour la santé publique. Il peut
s’agir de rumeurs ou de canaux formels (c’est-à-dire des systèmes de rapports
systématiques établis) et informels (c’est-à-dire les médias, les écoles, les
pharmacies, les médias sociaux et les rapports d’organisations non
gouvernementales), notamment :
Les événements liés à l’apparition d’une maladie chez l’homme, tels que les cas
groupés de maladies ou de syndromes, les tableaux cliniques inhabituels ;
Les événements liés à l’exposition potentielle de l’homme, tels que les
événements liés aux morts d’animaux, aux produits alimentaires ou à l’eau
contaminés;
La surveillance basée sur des événements implique également la surveillance
des médias pour détecter les événements préoccupants pour la santé publique,
ce qui implique l’examen régulier des journaux, des sites Internet et des
systèmes d’alerte des médias, par exemple le Programme de surveillance des
maladies émergentes (PROMED), les blogs, les médias sociaux, les radios et la
télévision ;
Remarque : Quel que soit le type de surveillance, n’oubliez pas que la surveillance
est une donnée qui sert à l’action !
3. COMPARAISON SBI ET SBE
Convergences SBE et SBI
Divergences SBE et SBI
Sont des composantes d’alerte précoce
et de riposte et d’information sur les
épidémies intégrées dans la stratégie
de SIMR ;
La SBE est plus susceptible de capter
les signaux pour détecter rapidement
les petites flambées,
Elles sont complémentaires, chacune
ayant un rôle distinct à jouer et un
objectif différent à atteindre ;
La SBI est plus efficace pour la
surveillance des tendances
diachroniques des maladies et est utile
pour notifier le début des flambées
saisonnières régulières de maladies
endémiques en ayant recours aux
seuils d’alerte et de flambée.
La SBI peut ne pas être utile pour les
petits événements parce que la
moyenne des signaux est soit calculée
dans de grands ensembles de données,
soit perdue dans de plus petits
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