o l’intervenant doit lui-même être un professionnel formé, qui connaît ses
animaux et construit les séances au préalable.
• Une communicaon ecace : pour ce faire, il est important de dénir des objecfs
clairs et des étapes précises. L’interlocuteur doit comprendre ce qu’on aend de lui.
Cee communicaon peut être verbale (les mots, la parole), non-verbale (langage
corporel, posture, proximité, mouvement des mains, de la tête…), et para-verbale (la
mélodie du discours : volume, ton, qualité, intonaon, débit).
2-Quels sont les principaux bienfaits de la médiaon animale pour les parcipants ? sur
quelle théorie vous basez-vous ?
Interagir avec un animal de compagnie amical et aectueux peut aider à réduire l'impact de
nombreux problèmes physiques et mentaux.
Les bienfaits liés à cee praque ont été observés il y a très longtemps : il y a près de 12000
ans, les chiens, par exemple, accompagnaient les hommes pour la chasse, la cueillee, et se
sont apprivoisés. En vivant l’un près de l’autre, les chiens nissent par dépendre de l’homme
pour la nourriture, ou encore pour les soins. Dorénavant, ils vivent en famille et sont
domesqués. Au fur et à mesure, le chien a appris diérentes acvités selon ses capacités.
Nombreux sont les exemples de coopéraon entre les animaux et les hommes. Au IXème
siècle, en Belgique, à Gheel, dans un établissement pour malades mentaux, des paents
s’occupant d’oiseaux avaient tendance à retrouver moral et conance.
En 1792, William Tuke, docteur anglais, qui a fondé la York Retreat, domaine pour « malades
mentaux », a amené des lapins et volailles dans un asile an d’améliorer les condions de vie
des paents, en leur demandant de s’en occuper. En prenant soins de ces animaux, un
senment d’ulité et de responsabilité est apparu chez les paents.
Dans les années 1850, durant la guerre de Crimée, Florence Nighngale, inrmière
britannique et pionnière des soins inrmiers modernes, souhaite améliorer la prise en charge
des malades. Elle laisse une tortue à l’hôpital dans le but de réconforter les paents et
d’apaiser leur anxiété.
En 1953, le pédopsychiatre américain Boris Levinson a découvert fortuitement que la
présence de son chien lors d’une consultaon avait des eets bénéques auprès d’un jeune
paent auste muque, qui s’exprima pour la première fois en face de son chien Jingle.
Répétant l’expérience, c’est là qu’est née la zoothérapie appelée Pet Facilitated
Psychitherapy. Boris Levinson a publié plusieurs ouvrages sur les bienfaits de la présence
animale auprès des paents dont Pets and Human Development, Charles Thomas en 1972.
Le couple de psychiatres américains, Samuel et Elisabeth Corson, a ensuite développé les
travaux de Boris Levinson.