HISTORIQUE du Béton armé
Une histoire qui commence au XIXe siècle. L’invention du béton armé est
généralement attribuée à Joseph Lambot, qui, en 1848, construisit une barque en «
ciment armé », et à Joseph Monier, qui réalisa des bacs à fleurs en 1849 en utilisant
la même méthode. Mis au point pour le génie civil, le béton est employé dès 1850
dans le bâtiment par François Coignet. Son essor véritable date toutefois de la
dernière décennie du XXe siècle avec l’introduction d’armatures métalliques
destinées à lui conférer une meilleure résistance à la traction.
Les réalisations en béton armé vont alors se multiplier en même temps que les
auteurs de systèmes, au premier rang desquels figurent François Hennebique et
Armand Gabriel Considère. Dès 1906, une circulaire ministérielle fixe des «
instructions relatives à l’emploi du béton armé », codifiant ainsi pour la première
fois la conception et le calcul des ponts et des bâtiments avec ce matériau. Après la
guerre – L’emploi du béton armé s’est généralisé, notamment pour l’effort de
reconstruction. Les qualités du béton se sont continuellement améliorées sous la
pression de prescriptions techniques plus précises et plus rigoureuses.
Les progrès techniques ne cessent pas ; par exemple :
• L’incorporation de fibres d’acier au mélange lors de la fabrication constituant une
armature tridimensionnelle permet de lutter efficacement contre la fissuration et la
microfissuration, donnant naissance à un béton de fibres. Ce béton permet de se
passer d’armature constructive dans certaines pièces (dalles) et élimine les
problèmes d’éclatement des bétons par la rouille.
• Apparus dans le milieu des années 1980, les bétons à hautes performances (BHP),
ont ouvert un vaste champ de progrès, compte tenu non seulement de leur résistance
mais surtout de leur microstructure.
Le béton ne cesse d’évoluer à travers le temps.