Fasci exos histoire 2020

Telechargé par Michel Mamadouno
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LYCEE DJIGNABO BASSENE /ZIGUINCHOR
CELLULE HG
FASCICULE D’EXECICES HISTOIRE TERMINALE
EDITION 2020-2021
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I METHODES ET TECHNIQUES DE LA DISSERTATION
Une dissertation est une réflexion écrite qui consiste à organiser avec méthode des connaissances pour
traiter une question posée par un sujet. C’est donc un raisonnement et une démonstration rigoureusement
construite dont la problématique constitue le fil directeur.
La dissertation nécessite un apprentissage intelligent du cours et une « culture historique » forgée par des
lectures et recherches personnelles. C’est aussi un exercice exigeant une bonne expression écrite, le respect de
l’orthographe, ainsi qu’une maîtrise des règles de grammaire et de conjugaison. Disserter implique d’appliquer une
méthodologie précise et rigoureuse selon les étapes présentées ci-dessous.
Première étape : lecture et compréhension du sujet
Avant toute chose, il s’agit de comprendre parfaitement le libellé et le sens du sujet posé afin de bien
délimiter le cadre spatio-temporel dans lequel il s’inscrit.
Délimitation du champ chronologique :
quand le sujet porte sur une période quil délimite par deux dates, le choix de ces repères temporels
n’est jamais anodin. Il conviendra, en dissertant, d’expliquer les raisons de ce choix ;
lorsquil sagit dun sujet à une date, il faudra bien cerner les évènements dont le déroulement autour de
cette date ;
en cas dabsence dindications chronologiques dans lintitulé du sujet, il convient de définir soi-même
des dates butoirs en fonction du sens du sujet et d’expliciter ce choix dès l’introduction.
Délimitation du champ géographique :
Il est également indispensable de cerner le cadre géographique du sujet, c’est-à-dire l’espace dans lequel se
déroulent les faits évoqués, tout en précisant le statut du territoire étudié suivant la période historique considérée.
Deuxième étape : mobilisation et classement des idées sous forme de plan détaillé
À partir de l’examen des termes du libellé, il convient de se poser une série de questions. En vous inspirant
de vos cours et de vos lectures, notez sur une feuille de brouillon et telles qu’elles viennent à l’esprit toutes les
idées en rapport avec le sujet, y compris les questions évoquées de manière implicite dans l’intitulé du sujet.
Dans un second temps, faire le tri des informations notées en vrac puis les classer et les ordonner par
centres d’intérêts. Et c’est à partir de ces derniers que l’on peut constituer les différentes parties du
développement.
Veillez à ce que ce plan soit équilibré avec deux ou trois parties principales elles-mêmes subdivisées en
deux ou trois sections.
Troisième étape : élaboration de la problématique
La problématique est l’élément le plus important d’une dissertation : elle est le fil directeur de l’analyse
et de l’argumentation. En outre, la problématique révèle la qualité de la réflexion ; elle n’est pas une simple
reformulation du sujet sous la forme interrogative mais découle d’une analyse et d’une bonne appréhension du
sujet.
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La problématique est constituée d’un questionnement unique ou d’une idée principale. Elle peut être
formulée de façon interrogative ou affirmative. Pour ce faire, il faudra reprendre les idées phares ou « centres
d’intérêt » répertoriés, sélectionnés et classés à l’étape précédente. L’emploi de connecteurs (tels que « donc »,
« de ce fait », « ainsi », « par conséquent », « autrement dit ») permet de montrer la suite logique qui doit lier les
idées ou questions entre elles.
Quatrième étape : rédaction (au propre) de l’introduction
Grâce aux étapes préparatoires présentées précédemment, l’introduction est pour ainsi dire déjà faite. Il
reste à la rédiger en respectant la démarche suivante :
amorcer ou énoncer le sujet, en le définissant et en le situant à partir d’un rappel très bref, d’un
constat, d’une définition, d’une image ou d’une comparaison pour fixer les contours du sujet. Il est
parfois utile de le replacer dans son contexte historique sans entrer dans les détails. Une bonne
approche du sujet doit être une « entrée en matière » permettant d’aborder avec pertinence la
problématique ;
dégager la problématique en formulant les questions et interrogations implicites soulevées par le
sujet ;
annoncer le plan avec les deux ou trois idées principales autour desquelles s’articule le
développement
Les trois sous-parties doivent être liées entre elles selon un enchaînement logique. Il faut éviter par
conséquent les césures malencontreuses entre l’approche du sujet et l’énoncé de la problématique ou entre cette
dernière et l’exposé du plan.
Cinquième étape : rédaction (au propre) du développement
Le développement est organisé en deux ou trois parties aérées (avec une marge pour les annotations du
correcteur et un alinéa marquant le début de chaque paragraphe), séparées (avec saut de deux lignes entre
l’introduction et le développement saut d’une seule ligne entre deux parties du développement saut de deux
lignes marquant la séparation entre le développement et la conclusion) et équilibrées :
où le début de chaque partie expose l’idée principale ;
où chaque partie se compose de deux ou trois sections correspondant aux idées secondaires et rédigées
distinctement sous forme de paragraphes ;
chaque partie, sauf la dernière, se termine par une transition qui résume ce qui vient d’être montré
et qui annonce la partie suivante. Le lien avec la problématique doit être ainsi mis en évidence.
Outre un plan bien structuré, un bon développement nécessite des connaissances historiques précises
(évènements datés et localisés) pour pouvoir interpréter le sujet et le discuter avec pertinence mais aussi pour
fournir des exemples, des preuves ou des arguments qui viennent illustrer, développer ou soutenir chacune de vos
idées. Cet exercice intellectuel implique aussi un esprit de synthèse et un sens critique.
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Il ne s’agit donc pas de reproduire des passages du cours, mais bien de construire une réponse personnelle
et argumentée à la problématique posée en focalisant la réflexion sur les idées essentielles énumérées dans le
plan.
Sixième étape : rédaction (au brouillon puis au propre) de la conclusion
La conclusion est l’aboutissement du raisonnement ; elle comporte deux parties :
le bilan : il consiste à résumer, en évitant toute redite, les résultats de la réflexion conduite dans le
développement. On répond alors avec clarté aux questions posées par la problématique dans l’introduction en
ciblant des réponses sur ce que l’on considère comme essentiel ;
l’élargissement ou l’ouverture du sujet : il s’agit d’ouvrir une perspective en évoquant un problème à
court ou moyen terme soulevé par le sujet que l’on vient de traiter (éviter par conséquent d’ouvrir une perspective
sur un avenir lointain et sans rapport direct avec le sujet). L’on peut aussi achever la conclusion en posant une
question pertinente incitant à « relancer le débat » ou à poursuivre la réflexion.
ANNEXE
On distingue différents types de plans correspondant chacun à des types de sujet mais
aussi et surtout à une problématique spécifique :
- le plan chronologique et analytique pour traiter des sujets de type évolutif comme ceux
traitant d’un évènement, d’une mutation ou de la biographie d’une figure historique : par
exemple pour disserter à partir d’un récit d’évènement, il faut se poser les questions
suivantes correspondant au plan chronologique et analytique :
Dans quelles circonstances cet évènement sest-il produit ?
De quelle manière sest-il déroulé et quelles sont ses caractéristiques ?
Quelles sont ses conséquences ou répercussions ?
- le plan à la fois chronologique et thématique pour les « sujets tableau ou bilan » : un
tableau est l’analyse d’une réalité historique crite à une période donnée et en un
lieu donné. Il s’agit pour le traiter de décrire les évènements correspondant à cette
réalité, puis dégager les questions posées à la date choisie ;
- le plan comparatif pour traiter un « sujet comparaison » : la comparaison doit se faire
tout au long de la dissertation, terme à terme, thème à thème, secteur par secteur ou
encore pays par pays afin de mettre en évidence les similitudes ou bien les différences
à partir de critères précis. Autrement dit il faut faire une étude alternée et non pas
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juxtaposée, c’est-à-dire éviter de comparer séparément chacun des éléments.
- le plan dialectique lorsque un « sujet débat » incite à la discussion :
si lon doit répondre à une question telle que « Peut-on considérer que… ? », le
plan du développement se composera d’une « thèse » et d’une « antithèse », la
« synthèse » pouvant faire l’objet d’une troisième partie ou bien être faîte dans la
conclusion ;
si la question est « Dans quelle mesure… ? » la démonstration doit être plus
nuancée avec un plan répondant « Oui… » puis « Mais… ».
NB : cette catégorisation des différents types de sujets et de plans est forcément réductrice car
structurer un raisonnement et démontrer des idées sont avant tout une question de logique
intellectuelle et de réflexion personnelle.
COMMENTAIRE HISTORIQUE.
Le commentaire historique est un exercice qui vise à contrôler les connaissances, à tester une réflexion, à
apprécier l’expression écrite ou orale. Au-delà, il est surtout un exercice de critique historique. A cet effet, pour
réussir à cette épreuve, il faut respecter un certain nombre d’exigences. Il s’agit d’expliquer, de critiquer et
d’exposer. L’explication consiste à éclairer, à apporter des éléments d’explication nécessaires à une meilleure
compréhension du document. Pour la critique, il s’agit de trier les informations contenues dans le texte pour n’en
retenir que celles qui sont utiles. Quant à l’exposer, il s’agit de présenter les résultats, de les transmettre au lecteur
et cela requiert une bonne expression dans un français simple et clair tout en évitant le style familier. En outre, il
faut une bonne argumentation pour convaincre le lecteur. Ainsi, pour réussir au commentaire, il faut
impérativement respecter trois étapes essentielles.
A- La première étape
Elle consiste à s’interroger sur la nature du document ou du sujet afin de rassembler des informations qui
vous aident à analyser et à comprendre le sujet. Il revient alors à l’élève de se poser une série de questions: - sur
quel type de document porte le commentaire (un discours, un article de journal, une loi, une légende, un récit, une
correspondance, une pétition…) - sur l’origine du document et de l’auteur - sur l’engagement de l’auteur et son
intention - sur les circonstances, c’est-à-dire ce qui l’a influencé à écrire ou à publier ce document.
B- La deuxième étape
Elle est relative à une bonne lecture du texte dans le but d’élaborer un plan détaillé. Une bonne lecture du
texte revient à le faire trois fois au moins. Une première lecture pour découvrir le texte. Une deuxième lecture
avec stylo à la main pour repérer et souligner les mots difficiles, les noms des personnages, les principales
articulations du texte et les citations à retenir. Une troisième lecture ou lecture critique pour détecter les erreurs,
les allusions, les exagérations, les partis pris de l’auteur… Après cela classer l’information ou élaborer un plan
détaillé. La classification de l’information permet au candidat de dégager les principaux thèmes du texte. Pour ce
faire, résumer le texte pour déterminer les grands axes. Les thèmes dégagés constitueront les principales parties du
commentaire. Ce dernier doit comporter trois au maximum quatre parties. Il n’existe pas de plan type pour le
commentaire à cause de la diversité des documents historiques.
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