Dimensionnement Chaussées Port Sendou

Telechargé par alcali-lab
Dimensionnement des chaussées mixtes pour
structure portuaire à Sendou : Dimensionnement
comparatif entre la méthode standard et la méthode
par calcul d’endommagement
Deuxième parte : Programme expérimental
Chapitre III : Présentation du projet et investigations géotechniques
Introduction
Le port minéralier et vraquier de Sendou, est un projet majeur initié par l’état du Sénégal pour
prendre en charge les importants volumes d’importation et d’exportation de produits miniers,
céréaliers et pétroliers. La démarche expérimentale développée ici s'articule autour
d'investigations géotechniques approfondies et d'une modélisation des performances
structurelles, permettant de formuler des recommandations techniques pour la réalisation
d'infrastructures routières adaptées aux besoins du complexe portuaire de Sendou. Ce chapitre
présentera le projet du port minéralier de Sendou, la zone d’étude, ainsi que les résultats des
études de sol.
1 : Présentation du projet port de Sendou
Il s’agit de construire un port en eau profonde, de 18 m de tirant d’eau, qui aura une capacité
initiale de 20 millions de tonnes et traitera 15 millions de tonnes de marchandises au cours de
sa première année d’activité. Le port couvre une superficie de 484 Ha et une zone de sécurité
de 200 Ha qui ceinture le port.
1.1 : Le maitre d’ouvrage
SENEGAL MINERGY PORT (SMP) est une société de droit sénégalais mise en place pour
entreprendre le projet de développement du port de Sendou. La totalité du capital est détenue
par des investisseurs Sénégalais, Américains et Indiens. La société a signé un contrat de
concession avec le gouvernement du Sénégal pour la conception, la construction et la gestion
du plus grand port vraquier de l’Afrique de l’Ouest.
1.2 : Contexte et justification du projet
En effet, le Sénégal compte exploiter son potentiel minier et assurer l’émergence d’industries
structurées autour de ces ressources.
Les actions retenues portent principalement sur :
- La relance de l’exploitation du fer de la Falémé avec le développement du port
minéralier de Sendou et d’un chemin de fer ;
- Le développement de la filière phosphates-fertilisants ;
- L’accélération de l’exploitation des gisements de zircon et des mines aurifères etc.
Il s’agit d’un port multi produits destiné à la manutention, l’importation et l’exportation de
divers produits en vrac. Ces activités se faisaient jusque-là via le Port Autonome de Dakar
(PAD).
Les avantages attendus de ce projet concourent à sa justification. Il s’agit principalement :
- Du développement du secteur minier par la réduction des coûts de transport et la fluidité
des opérations ;
- De la réduction du trafic vers le port de Dakar (désengorgement de la capitale), du temps
de chargement et de déchargement, des coûts de transport terrestre et des surestaries ;
- De la libération de surfaces de stockage et d’exploitation au niveau du port de Dakar ;
- De la mise en place de zones de stockage à forte capacité ;
- De la possibilité d’amarrage de plus gros navires.
Les impacts socioéconomiques majeurs attendus sont :
- La contribution d’une façon directe comme indirect à participer à la réduction de la
pauvreté au Sénégal ;
- La création de 740 emplois en première phase et 2600 emplois en phase exploitation ;
- La réalisation des économies sur le transport terrestre des produits, les coûts de fret, les
coûts d’entreposage et de stockage des produits.
Le gouvernement du Sénégal a l’intention de déplacer tous les produits en vrac expédiés par le
Port Autonome de Dakar vers le nouveau port Sénégal Minergy (SMP). Cependant, certaines
de ces entreprises ont des concessions existantes pour opérer au Port de Dakar et cela prendra
peut-être du temps pour qu’elles regagnent SMP (THIOUNE, 2021).
Le port sera axe dans plusieurs secteurs stratégiques :
Secteur minier : une large gamme de minerais incluant le phosphate, le charbon, les
attapulgites, le clinker, les engrais, le gypse, l'ilménite, la potasse, le potassium, le
minerai de fer, le sulfate d'ammonium, le soufre, l'urée et le zircon.
Secteur énergétique : les hydrocarbures, notamment le pétrole, et le gaz.
Secteur agricole : À travers les céréales telles que le riz, le maïs, le blé, le sésame et le
soja.
Matériaux de construction : comme le fer à béton et le bois.
2 : Présentation de la zone d’étude
2.1 : Cadre géographique
La zone d'étude est située à environ 32 km au Sud-Est de Dakar, plus précisément dans le
département de Rufisque, commune de Sendou, entre les coordonnées UTM suivantes
(Projection WGS 1984 UTM Zone 28N) comprise entre 254 000 - 256 000 m Est et 1 624 000
- 1 626 000 m Nord. Répartie sur une superficie de plus de 730 hectares, la zone s’étend dans
les communes de Bargny, Diamniadio et une vaste partie dans la commune de Sendou, Cette
dernière fut érigée en commune depuis 2011 par scission de celle de Bargny, elle est localisée
dans le domaine soudano sahélien. Cette région est caractérisée par la succession de deux
saisons bien contrastées : une saison sèche et une saison pluvieuse.
Figure 2-1 : Localisation de la zone d’étude
2.1.1 : La température
L’analyse de la variation de mensuelles des températures de Dakar entre 1991 et 2020 montre
que, la température varie entre 24,7 et 22,7°C de décembre à avril et de 23,6 à 27,2 ° C de mai
à novembre (figure 2). Néanmoins, pendant une bonne période de l’année, la région est
caractérisée par un microclimat marqué par l’influence de l’alizé maritime issu de l’anticyclone
des Açores, d’où l’existence d’une fraîcheur et d’une humidité quasi permanente et
relativement forte de l’ordre de 25% (ANSD, 2023). La température moyenne relevée à Dakar
pour une période de 29 ans (1991 - 2020) est de 25,4°C (INFOCLIMAT, 2025).
Figure 2-2 : Variations de la température à Dakar de 1991 à 2020 (INFOCLIMAT, 2025)
2.1.2 : La Pluviométrie
La zone est caractérisée par une seule saison des pluies (hivernage) qui dure de juin à octobre
et une longue saison sèche allant de novembre à mai. L’analyse de la variation des
précipitations mensuelles à Dakar entre 1991 et 2020 montre une répartition inégale des pluies
tout au long de l’année. Les précipitations sont plus accentuées entre Juin et Octobre.
Cependant, les mois d’Août et de Septembre totalisent à eux seuls plus de 80% des
précipitations annuelles (figure 3). Ainsi, la pluviométrie moyenne relevée à Dakar pour une
période de 29 ans (1991 - 2020) est de 503,3 mm (INFOCLIMAT, 2025).
Figure 2-3 : Variations de la pluviométrie de 1991 à 2020 durant la période hivernale
(INFOCLIMAT, 2025)
2.1.3 : Le Vent
A Dakar, les vitesses maximales sont observées entre novembre et avril, période pendant
laquelle la gion est sous l’influence de l’alizé maritime. La vitesse la plus importante est
notée au mois d’avril avec une moyenne de 5,87 m/s et la vitesse minimale au mois de
septembre avec 3,51 m/s (NDOUR, 2015). Sa direction principale varie du Nord-Nord-Ouest
au Nord-Nord-Est. Toutefois, harmattan qui est un alizé continental saharien, se fait sentir
faiblement en saison sèche et au fur et à mesure que l’on s’éloigne des côtes (ANSD, 2023).
Figure 2-4 : Moyennes mensuelles de la vitesse du vent de 1951 à 2009 à Dakar (NDOUR,
2015)
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