2) Le schème de causalité nécessaires multiples
Il faut plusieurs conditions en même temps pour que l’effet social apparaisse.
▪participation à une manifestation:
A : La personne est en colère contre une réforme.
B : Elle sait qu’il y a une manifestation organisée.
C : Elle a du temps libre pour y aller.
Si une condition manque⇒ (ex. elle est en colère mais ne sait pas qu’il y a une manif), l’effet
(participer à la manifestation) n’aura pas lieu.
3) Le schème de causalités suffisantes multiples
Plusieurs causes différentes peuvent, chacune à elle seule, déclencher l’effet.
▪Pourquoi une personne aide un inconnu dans la rue ?
A : Elle est empathique par nature.
B : Elle se sent observée par d’autres passants (pression sociale).
C : Elle espère une récompense (ex. reconnaissance, argent).
Chacune de ces causes peut suffire seule à produire l’effet (aider).
Mais on ne peut pas dire laquelle explique vraiment pourquoi la personne a aidé dans ce cas précis.
E. Les biais cognitifs
1) L’erreur fondamentale d’attribution ou biais d’internalité
Leterme"WEIRD"enpsychologiedésigneunepopulationquiestoccidentale,éduquée,
industrialisée,richeetdémocratique.CeconceptaétéintroduitparHenrichen2010poursouligner
quelamajoritédesétudesenpsychologieutilisentdeséchantillonssouventissusdepays
occidentaux,cequipeutnuireàlagénéralisationdesrésultats.
LespopulationsWEIRD,commelesÉtats-Unis,représententseulement12%delapopulation
mondiale,mais68%desparticipantsdansdesétudespsychologiques.Celaaconduitàunecritique
delavaliditédesconclusionstiréesdecesétudes,suggérantqu'ellesnereflètentpasnécessairement
ladiversitéhumaine.
→ En 1977, Lee Ross à travailler sur le concept des biais d’attribution fondamentale
•on a tendance avec notre cerveau à sous évalué les causes externes et sur évaluer les causes
personnelles
le problème c’est que la faute est rejeté sur l’individu alors que parfois il subit sans ⇒
forcement avoir des possibilité d’action
▪si on doit expliquer un retard on va plus facilement dire que la personne n’est pas
sérieux plutôt que de dire que c’était un problème de transport
2) Le biais acteurs / observateurs
En 1971, Jones et Nisbette travaillent sur le biais acteur VS observateur
•Il y a une asymétrie entre la perception de celui qui subit l’action (acteur) et celle d’autrui,
celui qui observe l’action se dérouler (observateur)
L’observateur contrairement à l’acteur va manquer de certaines informations basant donc
son opinion uniquement sur ce qu’il a vu
Cela va conduire l’observateur à expliquer le succès des autres par des causes externes et
leur échec par des causes internes on veut pas que les autres réussissent ⇒