Chapitre 1 15-09

Telechargé par Héléna Bonnin
Psychologie Sociale 15/09
Introduction:
La psychologie sociale c’est quoi ?
Psychologie → «psykhê» = esprit
→ «logos» = l’étude, la science et le discours
le discours doit passer l’épreuve de l’étude / la science (c’est parce qu’il y a des faits
qu’on peut entreprendre un discours )
sociale: en relation avec d’autres individu
Psychologie sociale: «traite de la dépendance et de l’interdépendance comportementales
entre les individus» de Zajonc en 1966 (→ comment les individus s’influencent les uns les
autres. Nos comportements dépendent de la présence et des actions des autres, et en même
temps nous influençons aussi leur comportement. )
Chapitre 1: Attribution causale et effets des biais cognitifs
Le cerveau quand il essaye de comprendre quelque chose, il va rajouter des informations pour
donner du sens à ce qu’il observe
(La vidéos sur les formes géométriques → certains les ont comparé à des humains
qui se faisaient persécuté, et pourtant ce ne sont que des triangles et un rond qui se
déplace dans l’écran)
Pourquoi ?
Parce que nous avons tendance à générer des informations supplémentaires pour expliquer la
situation et attribuer des causes aux évènements ou comportements que nous observons
A. L’attribution
1) origines
Heider (1896 – 1988):
Il a posé la question: «comment expliquons nous les situations que nous sommes amené à
observer?»
il va découvrir qu’on se contente pas de l’information qu’on observe, on a tendance à
chercher des informations supplémentaires pour expliquer et mettre du sens dans les
situations qu’on vit ou qu’on observe
(une personne qui cours dans la rue → on se demande pourquoi elle court)
Attribution: faire une hypothèse qui vise à expliquer pourquoi un évènement a eu lieu
(pourquoi il est arrivé en retard? → c’est un flemmard ou il a pas eu accès à l’info
que le cours commence à 17h)
→ Ces hypothèses peuvent avoir un impact sur la relation entre les deux individus
Causale: la réponse au pourquoi devient la cause perçue (ça devient l’origine du comportement de
l’autre)
Moscovici(1925 – 2014) : L’attribution = un processus qui consiste à émettre un jugement, une
intuition, une qualité, un sentiment, à faire une hypothèse sur son état ou sur celui de quelqu’un
d’autre à partir d’un geste, d’un objet, d’une disposition spatiale, d’une humeur…
2) Fonctionnement
Objectifs de ce comportement :
1. comprendre le monde en l’expliquant, en lui donnant du sens, une logique
2. prédire les évènements par imagination ou spéculation
( si je dis quelque chose de méchant à quelqu’un et qu’il pleure, je peux supposer
que la prochaine fois que je redis quelque chose de méchant il re-pleure)
3. adapter ses propres comportements en inférant la réaction des autres
(faire attention à ce qu’on peut dire à l’autre et l’empêcher de le blesser)
Mécanisme: on explique ce que l’on observe à partir de nos expériences passées
Étape Définition Exemple “voir quelqu’un courir”
Sensation
Ce que mes sens captent
(image brute, sons, odeurs,
etc.)
Je vois une personne qui court.
Traitement Mon cerveau organise et
cherche du sens.
Mon cerveau se demande : “Pourquoi il
court ?”
Influence de mes
connaissances /
expériences
Ce que je sais déjà, mes
souvenirs, mes émotions,
influencent mon
interprétation.
- Si j’ai déjà vu quelqu’un courir pour attraper
un bus → je pense qu’il court pour ça.- Si j’ai
vécu une expérience avec un voleur qui fuyait
→ je pense qu’il s’enfuit après un vol.
Perception Résultat final : sensation +
interprétation personnelle.
Je perçois que cette personne court pour une
raison précise (bus, fuite, sport…), mais cette
perception dépend de moi.
B. Types d’attribution et locus of control
1) attribution causale interne et externe
Type d’attribution Définition
Exemple
scolaire
(Roger)
Exemple social Conséquence
Interne
(dispositionnelle)
Cause liée à
l’individu :
personnalité, effort,
capacités.
Roger n’a pas
la moyenne →
il n’a pas
assez
travaillé, c’est
de sa faute.
Une personne
échoue dans ses
études → elle n’a
pas fait assez
d’efforts.
Responsabilité mise
sur l’individu →
risque de juger les
autres comme
“paresseux” ou
“incapables”.
Externe
(situationnelle)
Cause liée au
contexte :
environnement,
hasard, autres
personnes.
Roger n’a pas
la moyenne →
le sujet était
trop difficile,
le prof ne
l’aime pas.
Une personne
échoue dans ses
études → elle
vient d’un milieu
défavorisé, elle
n’a pas eu les
mêmes chances.
Responsabilité mise
sur le contexte → plus
de compréhension des
inégalités.
2) Locus of control
Définition: La façon dont les individu expliquent ce qui leur arrive de bien (succès) ou de mal
(échec) dans la vie (influencé par notre place sociale et/ou économique)
Différences entre l’attribution et le locus of control (LOC) :
Concept Définition Exemple
Attribution
causale
Explication d’un événement
précis (succès ou échec).
Roger a raté son examen
parce qu’il n’a pas assez travaillé (interne)
parce que le sujet était trop difficile
(externe).
c’est toujours pour un évènement précis
Locus of
control (LOC)
Tendance générale d’une
personne à expliquer ce qui lui
arrive par des causes internes
ou externes.
Un étudiant qui pense toujours :
“Si je réussis, c’est grâce à moi ; si
j’échoue, c’est ma faute” → LOC interne.
Un autre qui pense toujours :
“C’est la chance, les profs, le contexte” →
LOC externe.
c’est en généralité, pas pour quelque chose de
précis
1) La distinctivité
On veut répondre à: Pourquoi Andy va sur ce site de complot ?
Trois possibilités :
Andy lui-même (c’est sa personnalité ou ses goûts)
Le site (c’est ce site qui “provoque” le comportement)
Les circonstances (moment, situation, événement particulier)
On regarde trois indices pour décider :
A) Ce qui provoque le comportement (Distinctivité)
Question : est-ce que ce comportement vient uniquement de ce site ou d’autres choses
aussi ?
Andy ne regarde que ce site → le site est important.
Andy regarde plein de sites → ce n’est pas le site qui explique tout.
B) Ce que font les autres (Consensus)
Question : est-ce que d’autres personnes font pareil ?
Beaucoup de gens consultent ce site → le site est important, c’est normal.
Peu de gens consultent → c’est surtout Andy qui agit comme ça.
C) Moment / situation (Consistance)
Question : Andy agit-il toujours de cette façon dans ce contexte ?
Exemple : Andy consulte le site depuis longtemps et régulièrement → c’est stable.
Andy consulte rarement ou seulement parfois → ça dépend des circonstances.
Comment on devine la cause?
Si le comportement dépend surtout du site (haute distinctivité + haut consensus) → c’est le
site qui cause le comportement.
Si le comportement dépend surtout d’Andy (basse consensus + haute consistance) → c’est
Andy lui-même.
Si le comportement varie selon le moment / la situation (basse consistance) → ce sont les
circonstances.
Attribution externe = ce site est peut être de qualité
D. Heuristiques et schémas causaux (Kelley, 1967 – 2nd modèle)
1) Critique du 1er modèle
Démarche complexe: demande trop de temps et d’énergie aux individu
notre cerveau fonctionne beaucoup plus instinctivement on ne se demande pas
tout ça
Il faut aussi différencier corrélation de causalité:
Terme Définition simple Exemple
Corrélation
Deux choses varient ensemble (elles
arrivent en même temps), mais
l’une n’explique pas forcément
l’autre.
Quand il fait chaud, on vend plus de glaces et il
y a plus de noyades. Ce n’est pas la glace qui
cause les noyades, mais la chaleur qui explique
les deux.
Causalité Une chose est directement la cause
de l’autre.
Si tu ne révises pas → tu rates ton contrôle. Ici,
il y a un vrai lien de cause à effet.
Même si on observe une coïncidence ( Roger triche toujours quand le prof le surveille), ça ne
prouve pas que le prof est la cause.
Le modèle ne dit pas vraiment quelle est l’origine du comportement, il fait juste des
hypothèses:
Ce que fait le modèle de Kelley
Avec le consensus, la consistance et la
distinctivité, on peut décider si le comportement
est dû :
à l’individu (origine interne → sa
personnalité, ses choix, ses habitudes),
au contexte / stimulus (origine externe →
la situation, l’environnement),
à une circonstance ponctuelle.
Donc oui, le modèle donne une piste d’origine.
La limite
Mais le modèle ne dit pas avec certitude la vraie
cause profonde.
Roger triche → le modèle peut conclure :
"c’est interne (Roger lui-même)". Mais
est-ce que c’est parce qu’il est paresseux ?
Parce qu’il est stressé ? Parce qu’il a peur
de décevoir ses parents ?
Le modèle ne peut pas départager ces causes
précises → il simplifie seulement en « interne »
ou « externe ».
avec le consensus/consistance/distinctivité, on trouve une origine générale (interne, externe,
circonstancielle) mais on n’a pas l’origine exacte (la vraie raison psychologique ou sociale derrière
le comportement)
2) Le schème de causalité nécessaires multiples
Il faut plusieurs conditions en même temps pour que l’effet social apparaisse.
participation à une manifestation:
A : La personne est en colère contre une réforme.
B : Elle sait qu’il y a une manifestation organisée.
C : Elle a du temps libre pour y aller.
Si une condition manque (ex. elle est en colère mais ne sait pas qu’il y a une manif), l’effet
(participer à la manifestation) n’aura pas lieu.
3) Le schème de causalités suffisantes multiples
Plusieurs causes différentes peuvent, chacune à elle seule, déclencher l’effet.
Pourquoi une personne aide un inconnu dans la rue ?
A : Elle est empathique par nature.
B : Elle se sent observée par d’autres passants (pression sociale).
C : Elle espère une récompense (ex. reconnaissance, argent).
Chacune de ces causes peut suffire seule à produire l’effet (aider).
Mais on ne peut pas dire laquelle explique vraiment pourquoi la personne a aidé dans ce cas précis.
E. Les biais cognitifs
1) L’erreur fondamentale d’attribution ou biais d’internalité
Leterme"WEIRD"enpsychologiedésigneunepopulationquiestoccidentale,éduquée,
industrialisée,richeetdémocratique.CeconceptaétéintroduitparHenrichen2010poursouligner
quelamajoritédesétudesenpsychologieutilisentdeséchantillonssouventissusdepays
occidentaux,cequipeutnuireàlagénéralisationdesrésultats.
LespopulationsWEIRD,commelesÉtats-Unis,représententseulement12%delapopulation
mondiale,mais68%desparticipantsdansdesétudespsychologiques.Celaaconduitàunecritique
delavaliditédesconclusionstiréesdecesétudes,suggérantqu'ellesnereflètentpasnécessairement
ladiversitéhumaine.
→ En 1977, Lee Ross à travailler sur le concept des biais d’attribution fondamentale
on a tendance avec notre cerveau à sous évalué les causes externes et sur évaluer les causes
personnelles
le problème c’est que la faute est rejeté sur l’individu alors que parfois il subit sans
forcement avoir des possibilité d’action
si on doit expliquer un retard on va plus facilement dire que la personne n’est pas
sérieux plutôt que de dire que c’était un problème de transport
2) Le biais acteurs / observateurs
En 1971, Jones et Nisbette travaillent sur le biais acteur VS observateur
Il y a une asymétrie entre la perception de celui qui subit l’action (acteur) et celle d’autrui,
celui qui observe l’action se dérouler (observateur)
L’observateur contrairement à l’acteur va manquer de certaines informations basant donc
son opinion uniquement sur ce qu’il a vu
Cela va conduire l’observateur à expliquer le succès des autres par des causes externes et
leur échec par des causes internes on veut pas que les autres réussissent
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