
2.1. La crise environnementale et la responsabilité humaine
2.1.1. La crise environnementale
La nature est aujourd’hui en proie à une énorme crise caractérisée par de
tragiques catastrophes naturelles, notamment des érosions récurrentes, des
inondations dévastatrices, des tsunamis de grande fureur, des canicules
asphyxiantes, des sécheresses très austères, des séismes sinistres, des éruptions
volcaniques, des ouragans effrayants, des crues marines inquiétantes, des pluies
torrentielles, des soleils accablants, des effondrements impromptus des bâtis, des
changements climatiques , etc., et l’érosion de la biodiversité au travers de
l’éclipse de certaines espèces animales et végétales. Cette crise étrangle
l’humanité et endeuille des familles, des peuples, des nations et des continents.
Il s’agit d’une véritable tragédie du temps présent, qui infernalise l’ici-bas.
La question environnementale devient de plus en plus préoccupante, suscitant
ainsi un engagement collectif à l’échelle planétaire. C’est tout le sens de
l’organisation de plusieurs messes autour de la question de la préservation et de
la conservation de la nature. Les annales de l’histoire en retiennent une série
d’accords à l’issue des Conférences de parties : Cop 1, Cop 2, cop 3, Cop 27,
etc. Ces initiatives au destin relatif sont aujourd’hui mises à rude épreuve par
l’ampleur de la question et la relativité de la nature humaine. Elles semblent se
mettre à l’oeuvre de la thérapie d’un mal sans en chercher d’emblée la cause, ou
plutôt sans insister assez sur la nature de l’agent pathogène. Ainsi, cette
réflexion se propose de partir de ce pied de la responsabilité pour en proposer
une pharmacopée éthique. L’on ne peut avoir un effet sans cause. D’où vient la
crise environnementale ? Qui en est le responsable ? Pour répondre à cette
question, il convient de faire une phénoménologie des hypothèses et une histoire
de la prise de conscience.
2.1.2. La responsabilité humaine
Il se trouve que l’homme justifie son existence sur terre et le cours des
événements qui structurent le destin de l’humanité par une chaine de causalités