c. Mandat d'ONU Femmes
1. Introduction
a. Contexte
La Côte d’Ivoire est un pays de l’Afrique subsaharienne peuplé de 22 671 331 habitants avec 11.708.244 d’hommes
soit 51,6% et 10.963.087 de femmes soit 48,4%, selon le recensement de général de la population et de l’habitat
(RGPH2014). Ce pays cosmopolite partage des frontières avec 5 pays de la sous-région ainsi que des cultures qui
s’apparentent parfois. En côte d’Ivoire comme tous les pays de la sous-région, les femmes se trouvent dans une
situation d’extrême vulnérabilité qui les exposent aux différentes formes de violences. Parmi celle-ci, nous avons les
mutilations génitales féminines (MGF). Selon l’enquête par grappe à indicateurs multiples (MICS 2016), 36,7% des
femmes âgées de 15 à 49 ans et 10,9% de filles âgées de 0 à 14 ans ont été excisées. L’analyse de ces données montre
une accentuation de la pratique des MGF dans les régions du Nord et de l’ouest de la Côte d’Ivoire avec une prévalence
largement au-dessous du taux national. Ainsi l’on estime 75,2% à l’ouest et 73% dans le nord parmi les femmes de 15
à 49 ans contre 18% dans la zone centre, 23% dans la zone centre-est. Sur le plan géographique l’on note également
que ces régions susvisées sont frontalières aux pays à forte prévalence (le Burkina Faso, le Liberia, la Guinée et le Mali)
favorisant ainsi la pratique transfrontalière des mutilations génitales féminine. Ces pays occupent les premières places
en Afrique et dans le monde avec une prévalence de mutilations génitales féminines se situant entre 45 à 97 %
(Rapport UNFPA 2018). Face à cette situation, plusieurs actions en été entreprises sur le plan juridique, stratégique et
politique. Au niveau juridique on a l’adoption de la loi n° 98-756 et 98-757 du 23 décembre 1998 qui réprime les
violences faites aux femmes y compris les Mutilations Génitales Féminines. Au niveau stratégique et politique, l’Etat a
initié également des actions par la création du comité national de lutte contre les violences faites aux femmes et aux
enfants (CNLVFE), la mise en place du programme « HE FOR SHE », la Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences
Basées sur le Genre (SNLVBG) et l’élaboration du plan stratégique national de lutte contre les MGF. Malgré ces efforts
déployés, les mutilations génitales continuent d’être pratiquées par les populations et celle-ci utilisent aujourd’hui des
stratégies clandestines pour échapper parfois aux contrôles des autorités ainsi que les acteurs de lutte. Au regard de
ces données, il importe de mettre en place des stratégies innovatrices et efficaces pour lutter contre les mutilations
génitales féminines.
ONU FEMMES comptant sur le rôle précieux que peut jouer la société civile dans l’atteinte de cet objectif, dans le
cadre de la mise en œuvre de sa Note Stratégique 2021-2025, procède à la sélection d’une organisation de la société
civile ayant les capacités pour la réalisation de projets d’une durée de trois mois dans le nord-ouest, le centre nord et
le nord du pays.
b. Aperçu général des services requis/résultats
Les interventions attendues du partenaire d’exécution s’inscrivent dans la priorité stratégique « Lutte contre les violences
faites aux femmes et aux filles » du plan de travail d’ONU Femmes. Les interventions attendues du / des partenaires
d’exécution viseront à participer à la chaîne d’objectifs suivants :
Objectif stratégique 1 : Renforcer la performance et la résilience des systèmes de santé, y compris le niveau communautaire,
à travers l’innovation, pour assurer une offre et un accès équitable à des services de santé de qualité et respectueux pour la
CSU, en faveur des femmes, des nouveau-nés, des enfants, des adolescents et des jeunes.
Objectif stratégique 2 : Renforcer la demande de services et l’autonomisation socio-économique et juridique des femmes et
des adolescentes, pour réduire les violences et discriminations à leur égard et promouvoir des attitudes et comportements
sociaux favorables à la SRMNIA-NUT.
2. Description des services/résultats requis [Veuillez préciser]
Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet, MUSKOKA, ONU FEMMES recherche un partenaire
d’exécution pour la mise en œuvre des activités ci-après (en lien avec les objectifs ci-dessus) :
Activité 1 : Appui à la mise en place et au fonctionnement de 36 Groupes d'Action Communautaire (GAC) / Espaces Amis
des Femmes (EAF) et organisation de 6 dialogues communautaires.
Cette activité vise à mettre en place et renforcer le fonctionnement de 36 GAC/EAF dans les 6 districts sanitaires de la région
du Gbêkê (soit 2 GAC par ESPC (3) et par district). Ces espaces serviront de cadres sûrs et participatifs pour promouvoir la
transformation des normes sociales néfastes et favoriser l’autonomisation des femmes et des filles. L’activité inclut