
scientifiques de l’Antiquité, débarrassées de
l’interprétation de l’Église, une pensée libre qui place
au centre de l’Univers, l’homme et non plus Dieu. Cette
soif de connaissances fait avancer les sciences et
les techniques. Elle a bien sûr des répercussions sur
l’éducation et sur les relations gouvernants-gouvernés.
On verra qu’elle va transformer aussi les sensibilités
religieuses. On peut aborder cette leçon avec Érasme
(documents 3 et 4), exemple même de l’humanisme
et gure majeure de la période. Les autres documents
mettent en évidence l’avancée des techniques et des
sciences, mues par cet esprit nouveau.
COMMENTAIRES DES DOCUMENTS
Doc. 1 : Les parfaites proportions
du corps humain
Léonard de Vinci (1452-1519) mène parallèlement
recherche scientique, peinture, architecture, sculpture
(question 9). Il a trouvé des mécènes à Florence,
Milan, Rome et Amboise, à la cour de François Ier. Ce
dessin est appelé également « L’homme de Vitruve »
du nom de l’architecte romain, auteur de « De
architectura », un traité abordant notamment le système
des proportions, très utilisé par les architectes de la
Renaissance. Le dessin témoigne d’une recherche qui
allie science et art, c’est une analyse scientique de la
morphologie humaine. Étude des proportions, réexion
sur l’essence de la beauté, il s’agit aussi de travailler
sur la représentation correcte du corps dans un espace
plan grâce aux mathématiques (question 2). En
comparant ce dessin à une représentation du corps
humain du Moyen Âge, on comprend la distance entre
les deux types de représentations et le cheminement
intellectuel accompli par les artistes de la Renaissance :
proportions, perspective, traits du visage, réalité d’une
musculature (question 1).
Doc. 2 : Des connaissances variées
au service d’un prince
Léonard de Vinci écrit ici au duc de Milan pour lui
proposer ses services. Ludovic Sforza est un prince
de la Renaissance, homme de guerre mais aussi
gouvernant éclairé qui s’entoure d’humanistes et
d’artistes. Léonard de Vinci, lui, est à la recherche
d’un mécène qui lui apporte les moyens financiers
pour mettre en œuvre ses projets. Il se présente ici
comme indispensable en temps de guerre comme de
paix (machines de guerre mais aussi édices publics et
privés, adduction d’eau, etc.) (question 3). Léonard est
engagé au service du duc comme ingénieur. Il travaille
à Milan de 1482 à 1499.
Doc. 3 : Les voyages d’Érasme à travers
l’Europe
Doc. 4 : Un humaniste,
Érasme (1469-1536)
Cet humaniste hollandais a profondément marqué son
époque. Ses contemporains le considèrent comme
« le prince de l’humanisme ». Il nous a laissé une
œuvre monumentale en tant qu’éditeur, traducteur,
commentateur, poète. Il voyage dans toute l’Europe
et séjourne dans les plus grands foyers de culture de
l’époque où il se lie avec les plus grands humanistes
du temps (questions 4 et 5). Au centre de sa
réexion : sa foi en l’homme - il écrit : « Il y a une raison
dans tout homme et dans toute raison, un effort vers le
bien » -, qui se traduit dans sa conception du pouvoir
(le bien commun) et de la religion (le libre arbitre).
Doc. 5 : La méthode scientique
Avec la redécouverte des savants grecs et romains
(Ptolémée, Pline, Archimède, Hippocrate…),
on s’aperçoit que l’observation raisonnée des
phénomènes de la nature permet de faire de
nouvelles découvertes : c’est la naissance de l’esprit
scientique moderne, des sciences expérimentales.
Cette nouvelle démarche intellectuelle permet des
avancées importantes en astronomie et en anatomie
(question 7), en médecine et en mathématiques qui
remettent en cause les dogmes de l’Église.
RÉPONSES AUX QUESTIONS
RÉDIGER
10. Expliquezenquelques phrases ce qu’estun
humaniste:décrivezsescentresd’intérêts,ses
méthodesdetravail,sesvoyages.
Développer les thèmes suivants : des centres
d’intérêt très divers, la recherche, l’observation,
des séjours dans les différents foyers culturels qui
permettent d’échanger des idées.
Chapitre 1 - Humanisme et Renaissance - 4