Humanisme et Renaissance : Introduction au chapitre

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CHAPITRE
Humanisme
et Renaissance
Manuel, pp. 4 à 23
Introduction
Aux XVe et XVIe siècles, l’Occident connaît de profonds
changements culturels : ces siècles constituent une
rupture majeure de l’histoire européenne, le passage du
Moyen Âge aux Temps Modernes. C’est cette rupture,
ce nouveau système de valeurs qui prend naissance
dans les grandes villes italiennes, que ce chapitre
permet d’aborder avec les élèves. Les contemporains
ont été clairement conscients de la spécicité de leur
époque. Dès 1550, l’historien de l’art Vasari parle de
« renaissance » dans le domaine de l’art. Aujourd’hui,
l’ampleur du renouveau, son extension dans le domaine
de la pensée et de la religion nous permet de parler
d’une « civilisation de la Renaissance ». Humanisme,
Renaissance et Réformes (chapitre 2) sont liés : la
redécouverte de l’Antiquité et le recul du contrôle que
l’Église exerçait sur les façons de penser permettent
une nouvelle vision de l’homme et de sa place dans
le monde. Cette révolution intellectuelle, qui se traduit
dans l’art, a bien sûr de profondes répercussions dans
le domaine religieux. La redécouverte de l’Antiquité
est le ferment intellectuel de la Renaissance (Dossier
« L’Antiquité retrouvée »). Les humanistes sont
passionnés par la connaissance et vont à sa rencontre.
Les grandes figures humanistes présentées dans
ce chapitre sont des hommes curieux, ouverts, qui
voyagent, qui échangent : Érasme, Alde Manuce,
Rabelais… L’Europe humaniste est une Europe de
communication (Leçon 1, Dossier sur l’imprimerie,
Patrimoine sur Rabelais). Les artistes suivent les
mêmes parcours, se retrouvent dans les mêmes foyers
culturels. C’est le moment de la naissance de l’artiste tel
qu’on l’entend aujourd’hui : au Moyen Âge, les peintres
sont anonymes, ce sont de simples artisans ; à partir
de la Renaissance, ils sont reconnus comme créateurs
uniques, ils sont engagés par des personnages ofciels
ou par de simples bourgeois attachés à pérenniser
leur réussite à travers une œuvre d’art (Leçons 2 et 3 ;
Patrimoine sur Chambord).
À consulter
Pour les enseignants :
B. Bennassar et J. Jacquart, Le XVIe siècle, A. Colin,
coll. « U », 1994.
M. Chatenet, Chambord, Éditions du Patrimoine,
2001.
Y. Cloulas, La Renaissance ou l’avènement de
l’homme moderne, Documentation photographique,
n° 6089, 1987.
J. Delumeau, La Civilisation de la Renaissance,
Arthaud, coll. « Les grandes civilisations », 1967.
Encyclopaedia Universalis, Dictionnaire de la
Renaissance, Albin Michel, 1998.
M. Péronnet, Le XVIe siècle : des grandes
découvertes à la Contre-Réforme, « Hachette
Université », 1981.
Histoire du Pays de Neuchâtel, tome 2, ouvrage
collectif, Éditions Gilles Attinger, Hauterive, 1991.
Pour les élèves :
J.-C. Noguès, L’Été de Silvio, Hachette jeunesse,
2000.
S. Heuck, Le Secret de maître Joachim, Gallimard
Jeunesse, 1996.
sites internet :
Sur la Renaissance et l’Humanisme,
(de nombreux dossiers) :
http://www.renaissance.com
Sur Rabelais :
http://perso.wanadoo.fr/cascade.sarl/rabelais/
pages/rabelais.html
Chapitre 1 - Humanisme et Renaissance - 1
Ouverture du chapitre
Manuel, pp. 4-5
COMMENTAIRES GÉNÉRAUX
Les documents de cette double page peuvent être
étudiés à différents moments du chapitre. Ils peuvent
servir d’amorce à la réexion, en permettant de poser
la problématique choisie. On peut aussi les étudier au
l du chapitre en fonction des notions mises en place
progressivement.
COMMENTAIRES DES DOCUMENTS
Doc. 1 : Sandro Botticelli, La Naissance
de Vénus, vers 1485.
Allessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro
Botticelli, est né à Florence en 1445. Il y meurt en 1510
après y avoir fait toute sa carrière à l’exception d’un
séjour à Rome pendant lequel il peint trois fresques
de la chapelle Sixtine. À Florence, le peintre fait partie
des protégés des Médicis qui lui commandent de
nombreux tableaux. Il fréquente les humanistes Marsile
Ficin et Pic de le Mirandole, dont on peut constater
l’inuence en étudiant certaines œuvres aux thèmes
mythologiques et néoplatoniciens. La Naissance de
Vénus en fait partie. C’est Lorenzo di Pierfrancesco,
petit neveu de Cosme de Médicis et élève de Marsile
Ficin, qui la commande à Botticelli. Le mécène dirige
l’artiste pendant toute la réalisation de l’œuvre. Ce
tableau illustre un des hymnes homériques et reprend
le thème de Vénus Anadyomène jadis peinte par Apelle
et décrite par Pline. Chez les humanistes, Vénus n’est
plus la déesse de l’amour charnel, elle personnie l’«
Humanitas », l’ensemble des qualités et des vertus que
prône l’humanisme. Avec les élèves, on se contentera
d’évoquer le thème mythologique puisé dans l’Antiquité
et une nouvelle manière de peindre : le mouvement, les
drapés, la vie donnée aux personnages permettent de
mettre en évidence une nouvelle sensibilité esthétique.
En cela, ce tableau peut servir d’amorce au chapitre :
une première approche qui va pouvoir introduire, avec
le dossier sur l’Antiquité, les caractères de l’humanisme
et de la Renaissance.
Doc. 2 : Les foyers de la Renaissance en
Italie et en Europe.
La carte apporte plusieurs éléments fondamentaux :
une vision chronologique et spatiale de la diffusion de
la Renaissance mais aussi une mise en perspective de
ces foyers de la Renaissance avec les grands centres
humanistes et les centres d’imprimerie. Ces différents
éléments sont liés dans la révolution intellectuelle qui
caractérise ces siècles. Pour l’utiliser au mieux, on peut
y revenir à plusieurs reprises au cours de l’étude du
chapitre pour localiser et présenter la dynamique de la
Renaissance et de l’humanisme.
Fiche dactivités
→ 1.1. Humanisme et Renaissance en Europe
Dossier
L’Antiquité retrouvée
Manuel, pp. 6-7
COMMENTAIRES GÉNÉRAUX
Il s’agit ici de faire comprendre aux élèves que la
redécouverte de l’Antiquité est la source vive de
l’humanisme et de la Renaissance, et que les moyens
mis en œuvre pour retrouver les sources antiques
reflètent une curiosité nouvelle, une démarche
intellectuelle, qui va révolutionner les manières de
penser et l’expression artistique. Si le Moyen Âge n’a
pas ignoré les œuvres et la pensée antiques, il n’en
avait qu’une vision tronquée et déformée. Une grande
partie de la littérature grecque était inconnue ou connue
uniquement à partir de références latines. L’héritage
latin est lui-même très incomplet. Les versions des
œuvres disponibles au Moyen Âge sont pleines de
fautes et d’interpolations, de commentaires postérieurs.
Dès le XIVe siècle, Pétrarque, Boccace se lancent dans
la recherche des manuscrits antiques et posent les
premières règles de la philologie classique. Au cours
du XVe siècle, les auteurs grecs et latins sont relus et
la connaissance du grec se développe : des textes
littéraires, philosophiques et scientifiques modifient
profondément les façons de penser. L’art connaît ce
même retour à l’Antiquité, vécu comme une renaissance :
on s’intéresse aux ruines des monuments romains,
on ouvre des chantiers de fouilles. Les premières
collections d’antiques sont rassemblées, les premiers
musées apparaissent.
Doc. 1 : Étudier les monuments antiques
Ce document nous fait rencontrer deux artistes
majeurs de la Renaissance italienne, tous deux
florentins : l’architecte Brunelleschi (1377-1446)
et le sculpteur Donatello (1386-1466). Ils sont ici
à Rome, dans les années 1404-1415, étudiant les
Chapitre 1 - Humanisme et Renaissance - 2
vestiges antiques dont ils vont s’inspirer. C’est en
effet le lieu idéal d’une redécouverte de l’Antiquité à
travers les ruines des monuments de l’Empire romain
(question 1). L’archéologie est née à cette époque
(question 2). Brunelleschi réemploie à Florence
les colonnes antiques, les frontons, les coupoles
antiques (exemple : la coupole de la cathédrale de
Florence, la chapelle des Pazzi). Donatello représente
le corps humain avec exactitude, puissance et grâce
(exemple : David).
Doc. 2 : Rechercher les textes antiques
Il s’agit d’une lettre du libraire orentin Vespasiano
(début du XVIe siècle). Proche des Médicis qu’il
aide à constituer une bibliothèque imposante, il a
aussi été l’auxiliaire du duc Federico de Montefeltre
(1422-1482), duc d’Urbino (nord de l’Italie), dans la
recherche de manuscrits de l’Antiquité. Le duc d’Urbino
fait partie des grands mécènes de la Renaissance.
S’il a été condottiere au service de divers princes,
son pouvoir à Urbino est aussi l’image même du
« bon gouvernement », juste et humain, selon les
humanistes dont il a su s’entourer. Sa bibliothèque
est la plus riche d’Occident. Les ouvrages recherchés
sont grecs, latins, hébreux. Il ne s’agit pas seulement
de textes littéraires mais aussi d’ouvrages scientiques
(question 3).
Doc. 3 : Redécouvrir la sculpture antique
Les sculptures médiévales présentent des corps rigides,
cachés, peu réalistes, loin de la tradition grecque
ou romaine. La Renaissance retrouve l’esthétique
antique et s’en inspire : le corps est dénudé, les
muscles dessinés. La comparaison de la statue
de Phidias (Ve siècle avant J.-C.) avec le David de
Michel-Ange met en évidence le lien renoué avec la
sensibilité antique (question 4) ainsi que l’expression
d’un art nouveau qui met en évidence l’humanité des
sujets traités.
Doc. 4 : La Villa Rotonda (XVIe siècle)
Doc. 5 : Le Panthéon romain (IIe siècle)
La Villa est l’œuvre de l’architecte Andrea Palladio
(1508-1580). Passionné par les ruines antiques,
éditeur de Vitruve, il fréquente les humanistes et
devient le praticien et le théoricien de l’architecture
du Cinquecento. Architecte par excellence de la
République de Venise, sa carrière se partage entre
l’architecture publique et l’architecture privée comme
on le voit ici, avec cette villa « à l’antique » construite
sur la terre ferme pour un noble vénitien.
RÉPONSES AUX QUESTIONS
METTRE EN RELATION LES DOCUMENTS
Docs 4 et 5
5. Quels éléments de l’architecture antique trouve-
t-on sur la villa Rotonda ?
Fronton, Entablement, Chapiteau, Colonnes,
Statuaire, ...
Docs 1 et 2
6. À quelle période se rapportent les livres et les
vestiges recherchés ?
À l’Antiquité.
 Justiezvotreréponse.
Livres, sculptures et monuments antiques sont
la source des intellectuels et des artistes de la
Renaissance.
Docs 3, 4 et 5
7. ComparezlesoeuvresduXVIe siècle avec les
créations antiques. Pourquoi a-t-on pu parler
d’une«renaissance»auXVIe siècle ?
Parce que la Renaissance est vécue comme un
retour (une renaissance) aux sources antiques
oubliées pendant le Moyen Âge.
COMPLÉTER UN TABLEAU
8. Recopiezetcomplétezletableauci-dessous.
Témoignages
de
l’anTiquiTé
CommenT
les
redéCouvre-T-on ?
CommenT
sonT-ils
uTilisés ?
monumenTs,
sTaTues
Une nouvelle curiosité,
la naissance
de l’archéologie
Source d’inspiration,
imitation et création
livres,
manusCriTs
Recherche
à travers l’Europe,
traductions nouvelles
Source de réexion
et d’études des
textes originaux
Leçon 1.
Les humanistes,
des hommes nouveaux
Manuel, pp. 8-9
COMMENTAIRES GÉNÉRAUX
Les documents de cette double page nous permettent
de découvrir qui sont les humanistes, d’en étudier
les différentes facettes. Hommes curieux de tout,
ils retrouvent à travers les œuvres littéraires ou
Chapitre 1 - Humanisme et Renaissance - 3
scientifiques de l’Antiquité, débarrassées de
l’interprétation de l’Église, une pensée libre qui place
au centre de l’Univers, l’homme et non plus Dieu. Cette
soif de connaissances fait avancer les sciences et
les techniques. Elle a bien sûr des répercussions sur
l’éducation et sur les relations gouvernants-gouvernés.
On verra qu’elle va transformer aussi les sensibilités
religieuses. On peut aborder cette leçon avec Érasme
(documents 3 et 4), exemple même de l’humanisme
et gure majeure de la période. Les autres documents
mettent en évidence l’avancée des techniques et des
sciences, mues par cet esprit nouveau.
COMMENTAIRES DES DOCUMENTS
Doc. 1 : Les parfaites proportions
du corps humain
Léonard de Vinci (1452-1519) mène parallèlement
recherche scientique, peinture, architecture, sculpture
(question 9). Il a trouvé des mécènes à Florence,
Milan, Rome et Amboise, à la cour de François Ier. Ce
dessin est appelé également « L’homme de Vitruve »
du nom de l’architecte romain, auteur de « De
architectura », un traité abordant notamment le système
des proportions, très utilisé par les architectes de la
Renaissance. Le dessin témoigne d’une recherche qui
allie science et art, c’est une analyse scientique de la
morphologie humaine. Étude des proportions, réexion
sur l’essence de la beauté, il s’agit aussi de travailler
sur la représentation correcte du corps dans un espace
plan grâce aux mathématiques (question 2). En
comparant ce dessin à une représentation du corps
humain du Moyen Âge, on comprend la distance entre
les deux types de représentations et le cheminement
intellectuel accompli par les artistes de la Renaissance :
proportions, perspective, traits du visage, réalité d’une
musculature (question 1).
Doc. 2 : Des connaissances variées
au service d’un prince
Léonard de Vinci écrit ici au duc de Milan pour lui
proposer ses services. Ludovic Sforza est un prince
de la Renaissance, homme de guerre mais aussi
gouvernant éclairé qui s’entoure d’humanistes et
d’artistes. Léonard de Vinci, lui, est à la recherche
d’un mécène qui lui apporte les moyens financiers
pour mettre en œuvre ses projets. Il se présente ici
comme indispensable en temps de guerre comme de
paix (machines de guerre mais aussi édices publics et
privés, adduction d’eau, etc.) (question 3). Léonard est
engagé au service du duc comme ingénieur. Il travaille
à Milan de 1482 à 1499.
Doc. 3 : Les voyages d’Érasme à travers
l’Europe
Doc. 4 : Un humaniste,
Érasme (1469-1536)
Cet humaniste hollandais a profondément marqué son
époque. Ses contemporains le considèrent comme
« le prince de l’humanisme ». Il nous a laissé une
œuvre monumentale en tant qu’éditeur, traducteur,
commentateur, poète. Il voyage dans toute l’Europe
et séjourne dans les plus grands foyers de culture de
l’époque il se lie avec les plus grands humanistes
du temps (questions 4 et 5). Au centre de sa
réexion : sa foi en l’homme - il écrit : « Il y a une raison
dans tout homme et dans toute raison, un effort vers le
bien » -, qui se traduit dans sa conception du pouvoir
(le bien commun) et de la religion (le libre arbitre).
Doc. 5 : La méthode scientique
Avec la recouverte des savants grecs et romains
(Ptolémée, Pline, Archimède, Hippocrate…),
on s’aperçoit que l’observation raisonnée des
phénomènes de la nature permet de faire de
nouvelles découvertes : c’est la naissance de l’esprit
scientique moderne, des sciences expérimentales.
Cette nouvelle démarche intellectuelle permet des
avancées importantes en astronomie et en anatomie
(question 7), en médecine et en mathématiques qui
remettent en cause les dogmes de l’Église.
RÉPONSES AUX QUESTIONS
RÉDIGER
10. Expliquezenquelques phrases ce qu’estun
humaniste:décrivezsescentresd’intérêts,ses
méthodesdetravail,sesvoyages.
Développer les thèmes suivants : des centres
d’intérêt très divers, la recherche, l’observation,
des séjours dans les différents foyers culturels qui
permettent d’échanger des idées.
Chapitre 1 - Humanisme et Renaissance - 4
Dossier
Imprimerie et imprimeurs,
le moyen de diffuser des
idées nouvelles
Manuel, pp. 10-11
COMMENTAIRES GÉNÉRAUX
Sans l’imprimerie et les imprimeurs, l’humanisme se
serait réduit à quelques cercles de penseurs sans
influence. La révolution technique de l’imprimerie
permet la diffusion de la révolution des façons de
penser et les imprimeurs en sont les vecteurs éclairés.
À la n du XVe siècle, une concordance d’inventions et
d’innovations donne naissance au livre tel que l’on peut
l’envisager aujourd’hui : diffusion du papier (technique
venue de Chine utilisant des végétaux, de vieux chiffons
de lin ou de chanvre) qui remplace le parchemin (peaux
d’animaux traitées), caractères mobiles d’imprimerie,
caractères italiques remplaçant les caractères
gothiques, de plus petit format, plus économique et
plus maniable. Ce dossier nous permet d’étudier cette
révolution technique et de prendre la mesure du rôle
des imprimeurs.
COMMENTAIRES DES DOCUMENTS
Doc. 1 : L’atelier d’un imprimeur au début
du XVIe siècle
Les premiers ateliers d’imprimerie se développent
d’abord en Allemagne (une dizaine à la mort de
Gutenberg), puis se multiplient en Italie, en France et en
Espagne dans les dernières décennies du XVe siècle.
Ces ateliers sont de véritables entreprises où travaillent
des ouvriers qualiés. Cette illustration permet aux
élèves de comprendre les différentes étapes de la
fabrication d’un livre.
Numéros à placer dans l’ordre proposé par le tableau :
4, 3, 2, 1 (question 1).
Doc. 2 : Les avantages de l’imprimerie
Ce document est riche de renseignements : sur
la diffusion de l’imprimerie, sur l’importance de la
collaboration entre humanistes et imprimeurs, sur la
qualité des ouvrages imprimés. Au Moyen Âge, les
ouvrages étaient recopiés à la main par des moines ne
possédant pas nécessairement une grande érudition
et cela entraînait bien sûr la rareté des livres et de
nombreuses fautes de copie (question 2).
Doc. 3 : Une plaque d’imprimerie avec
caractères mobiles
Doc. 5 : La production de livres en Europe
Au XVe siècle on sait reproduire des images et
des textes à partir d’une plaque gravée et encrée.
L’invention des caractères mobiles, indépendants
les uns des autres et rassemblés pour composer des
mots permet leur utilisation d’un ouvrage à un autre
(question 3). On peut ainsi reproduire un livre en
de nombreux exemplaires à moindre coût. On fera
remarquer la disposition inversée des lettres sur la
matrice métallique. Au XVIe siècle, le livre est devenu
un objet courant dans les milieux l’on sait lire
(question 5).
Doc. 4 : Alde Manuce,
imprimeur et humaniste
Les ateliers des imprimeurs sont souvent des lieux de
rencontre pour les humanistes. Les imprimeurs eux-
mêmes sont passionnés par les langues anciennes,
l’édition des textes antiques et la diffusion des idées
humanistes : Froben et Amersbach à Bâle, Josse Bade
à Lyon, Alde Manuce à Venise. Le document 4 nous
présente quelques éléments biographiques concernant
ce grand imprimeur. Il connaît les langues anciennes,
fréquente de nombreux humanistes et publie des
œuvres antiques et philologiques (question 4). C’est
grâce à cette érudition qu’il peut imprimer des ouvrages
de qualité et conformes à l’original (question 6).
RÉPONSES AUX QUESTIONS
RÉDIGER
7. Enquelquesphrases,expliquezcequipermet
l’amélioration de la quali et la quanti des
livreséditésenEuropeauXVIe siècle.
Amélioration de la qualité :
travail critique des éditeurs, redécouverte des
textes antiques traduits avec soin, reproduction
contrôlée par des lettrés.
Amélioration de la quantité :
le papier, les caractères mobiles d’imprimerie,
baisse des coûts de production.
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