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Cours d'Helminthologie Médicale - Parasitologie

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COURS D’HELMINTHOLOGIE MEDICALE
Prof. Dr. Junior MATANGILA RIKA
MD, MSc, PhD
PARASITOLOGIE MEDICALE
Protozoologie: concerne les protozoaires
Helminthologie: s’intéresse aux helminthes
Entomologie: étudie les arthropodes,
parasites ou vecteurs et les métazoaires
nuisibles( serpents venimeux et
Introduction
Symbiose: vie en association étroite de 2 ou plusieurs
organismes ecto- ou endosymbiose
Commensalisme: relation dans laquelle un
organisme (le commensal) est avantagé alors que
l'autre n'est ni lésé, ni aidé
Mutualisme: tous les membres sont avantagés
Parasitisme: un des symbiotes porte atteinte ou
vit aux dépens d'un autre organisme (corps de
l'animal= hôte
DEFINITION
Les Helminthes constituent un ancien
embranchement regroupant tous les vers, cà-d les animaux à symétrie bilatérale,
dépourvus d’appendices articulés et au corps
mou, plus ou moins allongé.
Le terme recouvre à l’heure actuelle huit
embranchements : Plathelminthes,
Acanthocéphales, Némertiens,
Némathelminthes, Annelidés, Priapuliens,
Sipunculiens et Echiuriens.
PHYLOGENESE
Les Helminthes sont apparus sur Terre
il y a plus de 600 millions d’années.
Leurs descendants actuels les plus
primitifs sont les vers plats, ou
Plathelminthes, dont quelques uns ont
adopté une forme de vie parasitaire et
n’ont qu’un système alimentaire
atrophique.
PHYLOGENESE
Viennent ensuite les Némertiens, les
plus anciens animaux dotés d’un canal
alimentaire unidirectionnel, parmi
lesquels on trouve les vers ronds, ou
Nématodes.
V. Cycle évolutif
Tout ê vivant passe au cours de leur évolution par ± stades
successifs: oeufs, larves et adultes bien distincts sur le plan
morpho, biologiques, écologiques, pathologiques…
D’après la complexité du cycle, parasites divisés en 2
groupes:
1. Parasites monoxènes (cycle direct): exigent un seul hôte P.e;
Ascaris
2. Parasites héteroxènes (cycle indirect): exigent 2 ou ± hôtes.
•
Schistosomas: dihétéroxènes
Fasciola hepatica:
3. polyhétéroxènes
Chez les parasites à cycle indirect, on trouve des HD et HI
•
HD: chez qui les parasites atteint sa maturité sexuée
ou le stade final ou adulte
P.e: Tenia saginata chez l’homme
HI: qui habite stade juvénile du parasite P.e: bœuf
pour T saginata.
Vecteurs: hôte invertébré capable de transmettre
parasite à distance.
Dans le cycle parasitaire, 3 paramètres sont importants
pour le médecin
Stade diagnostic :
Spécimens biologiques: selles, urines, sang, expectorations,
derme…
Stade diagn:
Oeuf parfois larve / l’adulte
Exception: le stade diag n’est pas accessible et on parle d’un
parasitisme fermé.
T. solium, Trichinella spiralis
Stade infectant :
Susceptible d’infecter l’homme
Stade infectant = stade diagnostic : Entamoeba histolytica
Période de prépatence:
période entre infection et ponte (œuf ou embryon)
Reproduction
Hermaphrodisme=juxtaposition organes reproducteurs
de 2 sexes chez même individu.
Ex: vers plats
Parthénogénèse= reproduction à partir d’un ovule non
fécondé
Strongyloïdes stercoralis
II. Nomenclature
Nomenclature de Linné
EX: Ascaris lumbricoides
Espèce
Classification:
Deux embranchements:
Némathelminthes(vers ronds)
Plathelminthes(vers plats).
Némathelminthes:
Nématodes: vers intestinaux et filaires
N. Ovipares: Œufs
N. vivipares: Embryon ou larve (Trichinella spiralis & fIlaires)
Plathelminthes:
Trématodes : Schistosomes, Douves.
Cestodes: Ténias
Généralités sur les nématodes
Vers cylindriques non segmentés à extrémités effilées
recouverts d’une cuticule résistante et souple ==>
croissance par mues
Il n’existe ni appareil circulatoire ni appareil respiratoire
Le tube digestif est complet
phasmides: organes sensoriels en position caudale leur
présence est utilisée dans la classification
Appareil reproducteur : tubulaire

sexes séparés (vers gonochoriques); la femelle est
généralement plus grosse que le mâle.
 chez le mâle: testicule pelotonné ;appareil copulateur :
spicules rigides chitinoïdes et bourse caudale éventuelle,
extrémité postérieure typiquement courbée vers la face
ventrale.
 chez la femelle: deux ovaires, fécondation interne,
oviparité ou ovo-viviparité, extrémité postérieure droite
et obtuse,
Rappel sur les aspects généraux
LES NEMATODES
Enterobius vermicularis
Trichuris trichiura
Ascaris lumbricoides
Strongyloides stercoralis
Ankylostoma sp
Trichinella spiralis
Filaires
ENTEROBIUS VERMICULARIS
TAXONOMIE
Embranchement des Némathelminthes,
 Classe des Nématodes,
 Phasmidien
 Ordre des Oxiuridés:
 Super famille des Oxyuroidea
 Enterobius vermicularis, (seconde espèce:
Enterobius gregorii)

MORPHOLOGIE
Adulte :
Petit ver blanc très mobile avec renflement
céphalique
 Bouche munie de 3 lèvres coupantes
 En coupe transversale: 2 crêtes latérales
longitudinales
 Mâle: 3-5 mm, extrémité postérieure enroulée, 1
spicule (permet de différencier les 2 espèces)
 Femelle: 9-12 mm, extrémité postérieure effilée
translucide, vulve ventrale au tiers antérieur,
durée de vie: 2 à 3 mois

ENTEROBIUS VERMICULARIS
Œuf :
Ovoïde, asymétrique,
une face presque
plane;
 Coque lisse incolore
et fine
 Embryonné à la
ponte
 Dimensions: 55 x 30
µm

ENTEROBIUS VERMICULARIS
HD = homme, vers adultes situés dans
la dernière partie du grêle, le caecum et
le côlon ascendant, ils se nourrissent de
débris alimentaires.
ENTEROBIUS VERMICULARIS
Après fécondation, les mâles meurent,
les femelles restent dans le côlon puis
migrent vers l'anus qu'elles traversent
la nuit pour pondre à la marge anale
(environ 10 000 oeufs/femelle pondus
en 20 à 60 minutes).
ENTEROBIUS VERMICULARIS
Ensuite, elles remontent dans l'intestin
et meurent (durée de vie: 2 à 3 mois).
les oeufs pondus sur la marge anale
sont embryonnés (larve L1 dite
gyriniforme), en quelques heures à la
température du corps ==> L2
(vermiforme) puis L3 infectieuse.
ENTEROBIUS VERMICULARIS
Contamination par ingestion ou
inhalation des oeufs infectieux
Eclosion et obtention des L3 dans
l'intestin grêle
EPIDÉMIOLOGIE
Réservoir de parasites = homme
Cosmopolite
Favorisée par promiscuité et vie en
communauté; communautés d'enfants
d'âge scolaire: 30 à 70 %;
communautés de personnes âgées: 5 à
10 %, jusque 20 % dans les hôpitaux
psychiatriques ).
EPIDÉMIOLOGIE
Endémie plus forte en région tempérée
qu'en région chaude (enfants moins
couverts, stérilisation par le soleil)
Contamination en milieu scolaire et
familial, mains souillées d'oeufs mises à
la bouche, survie des oeufs dans la
poussière : 3 semaines
EPIDÉMIOLOGIE
Surinfestations : par auto-infestation,
par hétéro-infestation (oeufs infectieux
dans les poussières de maison)
par rétro-infestation (hypothèse non
prouvée d'éclosion des oeufs et
remontée des larves infectieuses dans
le colon).
Remarque : il ne s'agit pas d'une
maladie liée au péril fécal
CLINIQUE
Phase d'invasion :

silencieuse, légère hyperéosinophilie
phase d'état :
porteurs sains le plus souvent, prurit anal
nocturne pendant la ponte (mordillements par les
femelles),
 en cas d'infestation massive : troubles intestinaux:
coliques, nausées, anorexie, selles molles,
 troubles nerveux : insomnies, irritabilité,
inattention (onychophagie et énurésie fréquentes
mais sans relation prouvée avec l'oxyurose)

CLINIQUE
Complications :

appendicite, migration vaginale des
femelles après la ponte ==> vulvite et
infections urinaires récidivantes, salpingite,
péritonite
DIAGNOSTIC
Diagnostic direct
Extériorisation des
femelles visibles à la
marge anale ou sur
les grandes lèvres
chez les fillettes
impubères
DIAGNOSTIC
Test à la cellophane
adhésive ou Test de
Graham (scotch test) :
oeuf asymétrique, 60 x
40 µm, embryonné à
l'émission, test à réaliser
avant la toilette
matinale.
TRAITEMENT
Chimiothérapie antiparasitaire :
Pyrantel Combantrin®,
 Benzimidazolés : Flubendazole
Fluvermal®, Albendazole Zentel®,
Mébendazole Vermox®.
 Levamisole, Solaskil®
 Pyrvinium Povanyl® provoque urines et
selles rouges

PROPHYLAXIE
Pour les personnes atteintes : couper et
brosser les ongles, porter des sousvêtements de nuit fermés.
TRICHURIS TRICHIURA
TAXONOMIE
Embranchement des Némathelminthes,
 Classe des Nématodes,
 Aphasmidien
 Super famille des Trichuroidea



Trichuris trichiura
Trichocéphale (de Thrix = cheveu et
céphale = tête)
MORPHOLOGIE
Adulte : ver blanc rosé à
rougeâtre, 2/3 antérieurs
fins (diamètre 1 mm) et
1/3 postérieur épais
contenant les organes
génitaux (diamètre 3
mm)
le mâle mesure 3 cm,
extrémité postérieure en
crosse
la femelle mesure 5 cm,
extrémité postérieure
obtuse
MORPHOLOGIE
Œuf : forme de citron,
un bouchon muqueux
proéminent à chaque
pôle, double coque :
externe lisse et brune,
interne jaune
Dimensions : 50-60
µm x 25-30 µm
CYCLE EVOLUTIF
CYCLE EVOLUTIF
HD = homme, les vers adultes sont
situés au niveau du colon et du caecum,
leur extrémité antérieure est enfoncée
dans les glandes, leur extrémité
postérieure flotte dans la lumière ; en
cas de forte infestation, ils peuvent
atteindre le rectum.
CYCLE
Les vers sont hématophages (5 µl de
sang /ver/jour) ; élimination fécale des
oeufs,
Maturation et embryonnement sur le sol
(3 semaines ou plus suivant les
conditions), la larve L1 reste dans l'œuf
CYCLE
Contamination orale par les oeufs
embryonnés (larve L1) avec eau de
boisson, crudités, mains sales.
Evolution larvaire et mues au niveau de
la muqueuse de l'intestin grêle en 2 à 3
semaines (stades L2, L3 puis L4), puis
descente et installation des adultes
dans le côlon.
CYCLE
Durée de vie : 5 à 10 ans
Une femelle pond environ 30 000 oeufs
par jour
EPIDEMIOLOGIE
R de P = homme, primates non humains
Cosmopolite, surtout pays chauds et humides
Embryonnement des œufs sur le sol et survie
prolongée ==> donc réservoir tellurique,
Œufs éliminés avec les déjections humaines,
==> donc affection liée au péril fécal
humain,
EPIDEMIOLOGIE
Contamination par eau de boisson, mains
et crudités souillées par des œufs
embryonnés (maladie des mains sales)
465 millions des personnes sont infectées
dans le monde
A Kinshasa, on estime que 23 % d’écoliers
sont infectés avec des charges parasitaires
généralement élevée.
EPIDEMIOLOGIE
Résistance des oeufs dans le milieu
extérieur : comparable à celle de
l'Ascaris: de 2 à 5 ans.
Oeufs tués par la chaleur,
l'ensoleillement direct et la dessiccation.
PATHOGENIE
La pathogénie de
l’effet de masse. On
estime qu’en dessous
de 400 vers,
généralement le sujet
est asymptomatique.
CLINIQUE
Existence de nombreux porteurs sains, la
pathologie dépend de la charge parasitaire
Phase d'invasion :

généralement silencieuse
Phase d'état :
Localisation colique des vers après 6 semaines
environ
 Charge de 1 à 10 vers

 Cas peu fréquent en région tropicale, asymptomatique,
CLINIQUE
Charge de plusieurs dizaines de vers
Cas des jeunes enfants et adultes réceptifs en
région chaude
 Troubles digestifs : douleurs coliques, diarrhée ou
constipation, nausées, vomissements, anorexie,
 Entraîne amaigrissement
 Troubles nerveux : irritabilité et géophagie

Très forte infestation
Enfant < 18 mois : charge supérieure à 400 vers
 Enfant < 7-8 ans : plus de 1000 vers

CLINIQUE
Envahissement complet du côlon
 Grande quantité de selles (400 à 1000 gr par jour)
 Diarrhée profuse ==> déshydratation
 Douleur abdominale, ténesmes
 Puis hémorragies rectales
 Possibilité de prolapsus rectal

CLINIQUE
Complications :
Appendicite indépendante de la charge
parasitaire
 Anémie hypochrome survient tardivement
par carence martiale si la charge
parasitaire est très élevée et l'apport
alimentaire en fer insuffisant

DIAGNOSTIC
Coproscopie :

Oeuf 50 x 25 µm, pas embryonné à l'
émission
Réaliser une numération :

20 vers ==>1 000 oeufs/gr de selles = 1
oeuf par champ microscopique
TRAITEMENT
Flubendazole (Fluvermal®), cure de 3 jours
Mébendazole (Vermox®), cure de 3 jours
Albendazole (Zentel ®) , traitement de 1 jour
Ivermectine (Mectizan®), dose unique
Dans tous les cas : refaire un nouveau
traitement après 3 semaines car les
médicaments sont inactifs sur les larves
Suivi thérapeutique : vérification de l'absence
de ponte après 1 mois
PROPHYLAXIE
Prophylaxie générale :

Lutte contre le péril fécal, mesures
sanitaires, interdiction de l'épandage des
engrais humains, hygiène de l'eau
Prophylaxie individuelle :

Hygiène manuelle, hygiène de l' eau
(ébullition), lavage des crudités
PROPHYLAXIE
Le traitement annuel ou semestriel par
l'albendazole ou l'ivermectine est
bénéfique pour la croissance des
enfants polyparasités dans les régions
tropicales.
ASCARIS LUMBRICOIDES
TAXONOMIE

Embranchement des
Némathelminthes,

Classe des Nématodes,

Ordre des Ascaridés.

Super famille des
Ascaroidea
EPIDEMIOLOGIE
R de P = homme,
Cosmopolite, endémique dans les pays chauds et
humides du tiers monde (cause de mortalité infantile
), 10 % de la population du monde en développement
est infectée
60 000 décès par an, principalement chez les enfants.
Prévalence mondiale : 819 millions
Prévalence à Kinshasa : 58 %
MORPHOLOGIE
Adulte: Ver blanc rosé, élastique
Bouche avec 3 lèvres coupantes
Organisation interne du type
polymaire à grandes cellules
musculaires
Mâle 15-25 cm, diamètre 0.3 cm,
extrémité postérieure en crosse, 2
spicules brunâtres,
Femelle 20-41 cm, diamètre 0.5 cm,
extrémité postérieure rectiligne,
vulve ventrale au 1/3 antérieur
MORPHOLOGE
Œuf : ovoïde, double
coque, l'externe est brune
et mamelonnée, l'interne
est lisse et jaunâtre
non embryonné à la
ponte
dimensions: 50-70 µm x
45-50 µm
CYCLE EVOLUTIF
HD = homme, porcs
Vers adultes dans l'intestin grêle, se nourrissent du chyle intestinal
Elimination fécale des œufs, environ 200 000 /femelle/jour
Maturation des œufs dans le milieu extérieur en 2 à 6 semaines
selon les conditions : larves L1 puis L2 qui reste dans l'oeuf
CYCLE EVOLUTIF
Contamination orale par
ingestion d'oeufs contenant les
L2
Libération des L2 dans l'intestin
et migration (10-14j) larvaire
transviscérale : traversée de la
muqueuse intestinale, =>
système porte et passage par le
foie (atteint en 3-4 jours)
CYCLE EVOLUTIF
==> coeur droit ==> poumon
et traversée de la paroi des
alvéoles pulmonaires atteintes
en 8 jours, mue ==> stade L3
==> remontée de l'arbre
respiratoire ==> pharynx ==>
déglutition et tube digestif;
il s'agit d'une migration entéropulmonaire (rappel d'un HI
ancestral)
CYCLE EVOLUTIF
Les larves L3 (infectieuses) peuvent poursuivre leur vie dans l'intestin
Installation facilitée par :

Ascaris carboxypeptidase A inhibitor: protège le parasite d'une attaque
protéolytique par la carboxypeptidase A, qui est sécrétée dans la lumière intestinale
par le pancréas

Phosphorylcholine: interférence avec les pcples voies de signalisation de
prolifération des cellules B et T, le dvpt des cellules dendritiques et les
macrophages et la dégranulation des mastocytes.
Stade adulte obtenu en 2-3 mois
Durée de vie : 12 -18 mois;
PATHOGENIE
La pathologie causée par :

la toxine secrétée par le parasite (effet de masse)

La spoliation protéique (effet de masse)

L’action mécanique due à la migration des vers, exacerbée par
le déséquilibre du rapport mâle/femelle.

L’allergie (syndrome de Löffler)
PATHOGENIE
Phase d'invasion :

Correspond au passage pulmonaire de J+2 à J+8

Pathogénie par action toxique, allergique, mécanique, traumatique et
bactériologique

Syndrome de LÖFFLER ou pneumonie eosinophilique : rx
d’hypersensibilité du type 1: fièvre, toux sèche, dyspnée, crachats,
manifestations allergiques, opacité radiologique transitoire (infiltrat pulm)

Hyperéosinophilie (3 000 /mm3 = 3 G/L) maximale vers J+21,
hyperleucocytose (10 à 20 000/mm3 = 10 à 20 G/L)
PATHOGENIE
Phase d'état :

présence des adultes dans le tube digestif ;

Les signes cliniques dépendent du nombre de vers
et des traumatismes causés

Troubles gastro-intestinaux : transit accéléré,
vomissements,

Troubles nerveux : irritabilité, insomnie, sialorrhée
nocturne,
PATHOGENIE

Manifestations allergiques : prurit, œdème de
Quincke

La spoliation (4 gr/ver/jour) peut entraîner un
retard pondéral en cas de forte infestation

Des complications peuvent se produire quel que soit
le nombre de vers : migration aberrante, occlusion
(volvulus, invagination, masse de vers), péritonite,
abcès hépatique, pancréatite hémorragique.
PRINCIPAUX ACCIDENTS DE L’ASCARIDIASE
NECROSE INTESTINALE
APPENDICITE ASCARIDIENNE
ASCARIS DANS LE VESICULE
ABCES HEPATIQUE ASCARIDIEN
Diagnostic
DIAGNOSTIC
Diagnostic indirect:
éosinophilie (courbe
deLavier) pas de sé
rologie fiable
DIAGNOSTIC
Pendant la phase d'invasion :

Diagnostic d'orientation :
 Opacité radiologique, hyperéosinophilie et
hyperleucocytose

Diagnostic direct : impossible

Diagnostic indirect :
 Possibilité de recherche des anticorps sériques
DIAGNOSTIC
Pendant la phase d'état :

Détection fortuite par examen du grêle après baryte
Diagnostic direct :

Coprologie, oeuf 60 x45 µm, non embryonné à
l'émission, fréquence d'oeufs anormaux

Possibilité d'extériorisation de vers adultes dans les
selles et les vomissements
Diagnostic indirect : inutilisable, pourquoi?
TRAITEMENT
Molécules ascaricides et nématocides :

Levamisole Solaskil®,

Pyrantel Combantrin®, utilisable chez la femme enceinte

Oxantel: en cours d’évaluation

Benzimidazolés: Flubendazole Fluvermal®,Albendazole
Zentel®, Mébendazole Vermox®.

Ivermectine Mectizan® distribution spéciale,
Stromectol®

Différentes combinaisons thérapeutiques
TRAITEMENT
Autre thérapeutique :

Chirurgie, en cas de complications
Suivi thérapeutique : coprologie après 1
mois
PROPHYLAXIE
PROPHYLAXIE
Prophylaxie générale : water, sanitation, and hygiene
(WASH).

Lutte contre le péril fécal, mesures sanitaires, interdiction de
l'épandage des engrais humains, hygiène de l'eau

Traitement de masse envisagé
Prophylaxie individuelle : water, sanitation, and hygiene
(WASH).

Hygiène manuelle, hygiène de l' eau (ébullition), lavage des
crudités
STRONGYLOIDES STERCORALIS
TAXONOMIE

Embranchement des Némathelminthes,

Classe des Nématodes,

Ordre des Rhabditidés:

Super famille des Rhabdiatoidea :

Strongyloides stercoralis, S. fuelleborni
MORPHOLOGIE
Adulte génération parasite :

Femelles parthénogénétiques très fines, oesophage strongyloïde (à
un seul renflement oesophagien), non hématophages, se nourrissent
des tissus,

Longueur : 2,5 mm, diamètre : 0,04 mm
Œuf : proche de ceux des ancylostomidés, coque mince, claire,
transparente, 50 x 30 µm, contiennent la larve L1 lors de
l'émission des selles
MORPHOLOGIE
Stades larvaires :
L1 : rhabditoïde ; (250 µm,
double renflement
oesophagien) ; L2 :
strongyloïde (500 µm, un
renflement oesophagien) ;
 L3 : strongyloïde
infectieuse (600 µm, un
renflement oesophagien,
oesophage égal à 1/2 du
corps, extrémité
postérieure discrètement
bifide)

Strongyloide larva
CYCLE EVOLUTIF
CYCLE EVOLUTIF
Fécondation, ponte ==> L1 ==> L2 ==> L3
infectieuses à J + 7, survie pendant 15 jours
Contamination : pénétration active transcutanée des
larves strongyloïdes L3, migration larvaire par les
poumons, (cycle entéro-pulmonaire), obtention des
femelles parthénogénétiques
Premières pontes au bout de 15 jours
Durée de vie des femelles : 3 mois
CYCLE EVOLUTIF
Possibilité d'un cycle endogène (auto-infestation) ; transit des L1
dans le tube digestif, mues dans le tube digestif ==> L3
infectieuses dans le colon ou à la marge anale,
Pénétration directe de ces larves surtout dans la zone péri-anale
(larva currens)
EPIDEMIOLOGIE
R. de P. = homme principalement pour S.
strongyloïdes; homme et singe pour S. fuelleborni
Pays chauds et humides :

Infestation possible toute l'année (tropiques) Antilles, Afrique
centrale équatoriale
Pays tempérés :

Contamination possible l'été : sud des Etats Unis, Europe du
Sud
EPIDEMIOLOGIE
Parasitose liée au péril fécal humain,
Contamination transcutanée (baignade, marche dans la boue)
Estimation à 370 mios de sujets infectés
Parasite opportuniste des états d’immunodéficience (Sida,
traitement immunosuppressif, immunodéficience congénitale).
PATHOGENIE
Immunopathologie
(allergie)
CLINIQUE
Phase d'incubation :

Passage transcutané

En 24 à 48 heures: prurit, érythème papuleux, dure 2 à 3
jours
Phase d'invasion :

Migration larvaire au niveau des poumons

Toux afébrile, pharyngite, voix rauque, se produit 4 à 6 jours
après l'inoculation et dure 2 à 3 jours
CLINIQUE
Phase d'état :

Installation des vers dans le duodénum, 20 à 30 jours après la
contamination

Signes digestifs : troubles du transit (diarrhées intermittentes
ou chroniques, vomissements et nausées plus rarement),

Troubles de la nutrition et amaigrissement (retard de
croissance chez les enfants)
CLINIQUE
Troubles cutanés par vagues ( larva currens) correspondant aux
réinfestations endogènes (prurit, réactions urticariennes durant
quelques jours) ,
Se manifestent avec une périodicité irrégulière de plusieurs mois
CLINIQUE
En l'absence de réinfestation, la maladie peut durer plusieurs
dizaines d'années
Hyperéosinophilie importante jusque 30 G/L au début de la
maladie, puis décroissance et récidives en fonction des
réinfestations endogènes (courbe en clocher)
DIAGNOSTIC
Diagnostic d'orientation

Pendant la phase d'invasion : hyperéosinophilie (10 000 à 30
000/µl, 10 à 30 G/L), puis courbe en clocher ou en dents de
scie
DIAGNOSTIC
Diagnostic direct :

Possible à la phase d'état:
Coproscopie : larves L1 rhabditoïdes, 250 µm, mais pontes
faibles et irrégulières (20 à 50 oeufs pondus /jour/femelle),
(technique de Baerman), nécessité de multiplier les examens
DIAGNOSTIC
Coproculture parasitaire, en 7 jours à 28 °C : larves L3
strongyloïdes, 600 µm, extrémité postérieure bifide (diagnostic
différentiel avec ankylostomes) ; adultes stercoraux (longueur
environ 1 mm), oeufs
Diagnostic différentiel avec Ancylostomidés posé sur la
morphologie des L3 et la présence des adultes libres
DIAGNOSTIC
Diagnostic indirect :

Recherche facultative des anticorps sériques, mais
interprétation délicate en raison des réactions croisées avec
d'autres nématodes et trématodes
TRAITEMENT
Chez le sujet immunocompétent :

Benzimidazolé : Thiabendazole Mintezol® (le plus efficace) 2
cures de 2-3 jours espacées de 21 jours,

Albendazole Zentel®, efficacité variable, cures de 3 jours

Ivermectine (Mectizan® à distribution spéciale remplacé par
Stromectol®) 1 dose, efficacité probable de 90 %, ne pas
utiliser chez la femme enceinte et l'enfant < 5 ans
TRAITEMENT
Chez le sujet immunodéprimé :

Prolonger les cures de Mintezol® pendant 6-7 jours et les
répéter tous les mois pendant 6 mois ou alterner avec des
cures d'ivermectine

Suivi thérapeutique
Faire des examens parasitologiques des selles à 1
mois, 6 mois et 1 an ; vérifier la chute du taux
d'éosinophiles (remontée signifie rechute)
PORPHYLAXIE
Prophylaxie générale : WASH

Lutte contre le péril fécal, mesures d'hygiène, dépistage et
traitement des porteurs (ivermectine en traitement de masse
?)
Prophylaxie individuelle : WASH

Port de chaussures, éviter contact de la peau nue avec eau et
terre
Strunz et al (2014), PLoS Med.;11(3):e1001620. doi: 10.1371/journal.pmed.1001620. eCollection
2014.
PROPHYLAXIE
Prophylaxie pour les immunodéprimés

Chez les sujets ayant séjourné en pays d'endémie : faire la
recherche d'anguillule avant tout traitement
immunosuppresseur ou si risque de SIDA

Même en cas de négativité, faire une cure de Mintezol® de 3
jours chaque mois à titre prophylactique
ANKYLOSTOMA SP
TAXONOMIE

Embranchement des Némathelminthes,

Classe des Nématodes,

Ordre des Strongylidés :

Super famille des Ancylostomatoidea :
 Ancylostoma duodenale et Ancylostoma sp ( de agkylo =
crochu et stome = bouche)
 Necator americanus (Necator: killer)
EPIDEMIOLOGIE
R. de P. = homme,
Maladie liée au péril fécal humain
Evolution larvaire dépendante de la température (Ancylostoma T°
> 22 °C, Necator : T° > 25 °C) donc pays chauds et humides,
tropiques
Prévalence : 1/4 de la population mondiale est touché
La perte sanguine journalière globale est estimée à 10 millions de
litres.
EPIDEMIOLOGIE
Contamination transcutanée par pénétration des larves
strongyloïdes L3 lors de contact de la peau nue avec le
sol humide (marche pieds nus)
A Kinshasa, 1 % des écoliers est touché en 2004 (100
%, 40 ans auparavant).
Conditions de survie des larves L3 : plusieurs mois sur
le sol humide, à l'obscurité et à 20°C.
MORPHOLOGIE
Capsule buccale inclinée sur la
face dorsale, hématophages
Mâle : 8-10 mm, bourse caudale
et 2 spicules permettant le
diagnostic d'espèce
Femelle : 10 -15 mm, extrémité
postérieure obtuse, vulve au
tiers postérieur ==> forme de Y
in copula.
MORPHOLOGIE
Ancylostoma : bouche : 2
paires de crochets; bourse
caudale : côte courte tridigitée
Necator : bouche : 1 paire de
lames coupantes ventrales et 1
paire de dents dorsales ;
bourse caudale : côte longue
bidigitée
MORPHOLOGIE
Œuf : ovoïde, coque mince, transparente, incolore

>10,000 Oeufs/J (N.m)

Contient 4-8 blastomères
CYCLE
CYCLE
HD = homme
Vers adultes localisés dans le
duodénum, fixés à la muqueuse
Elimination fécale des oeufs,
Maturation des oeufs (25 - 30 °C),
oxygène et humidité ; cinétique
J0 : oeuf pondu, selles sur le sol
J + 1 : éclosion de l'oeuf, larve L1 libre
J + 3 : première mue, larve L2 libre
J + 7 : seconde mue, la larve L3, survie
1 à 2 mois (ou plus).
CYCLE
La larve L3 présente un histotropisme + (attirée par la peau), un
thermotropisme + (attirée par la chaleur).
Pénétration active transcutanée des larves strongyloïdes L3
(réalisée en 5 minutes), accessoirement possibilité d'ingestion
(pour Ancylostoma uniquement).
CYCLE
Migration larvaire par voie
sanguine vers les poumons,
traversée des alvéoles,
remontée de l'arbre trachéobronchique et déglutition
(cycle entéro-pulmonaire
comparable à celui de
l'Ascaris)
Le fœtus peut être atteint in
utero, et le nouveau-né par
la lactation maternelle
CYCLE
Puis arrivée dans le tube digestif où ont lieu les dernières mues et
le passage au stade adulte
Durée de la phase prépatente : 6 semaines (Ancylostoma) à 8
semaines (Necator)
Durée de vie : maximum : 5 ans
PATHOGENIE
Les ankylostomes sont
hématophages
Au moyen de deux paires de
dents ventrales recourbées en
crochets, les vers adultes
lésent la muqueuse
duodénale à laquelle ils sont
fixés.
PATHOGENIE
La plaie causée par la morsure
continue de saigner sous l’effet d’un
produit anticoagulant sécrété par les
vers.
Spoliation sanguine journalière est
estimée à 200 µl-300µl de sang pour
A. duodenale comparativement à
Necator americanus 30 à 50 µl de
sang.
A D gaspille 5-10 fois plus de sang que
NA (anémie peut apparaître à partir de
500-1000 vers
Physiopath & CLINIQUE
Phase d'incubation :

Passage transcutané

En 24 à 48 heures : prurit, érythème papuleux, lésions de
grattage (érythème des baigneurs) dure 6 à 8 jours
Phase d'invasion :

Migration larvaire au niveau des poumons

Toux afébrile, pharyngite, voix rauque (catarrhe des
gourmes), dure 1 à 2 semaines
PHYSIOPATH & CLINIQUE
Phase d'état :

Installation des vers dans le duodénum, 6 à 8 semaines après
la contamination

1e mois : duodénite avec douleurs duodénales, nausées,
vomissements, diarrhée, anorexie ou boulimie, perversion du
goût, amaigrissement ; normalisation après 2 mois
PHYSIOPATH & CLINIQUE
Phase d'état (suite) :

Chronicité : douleurs épigastriques, tendance diarrhéique,

Après quelques années si l'infestation est importante et
l'apport alimentaire insuffisant : anémie de type hypochrome
microcytaire ferriprive généralement bien supportée
PHYSIOPATH & CLINIQUE
La spoliation sanguine due aux vers n'est pas compensée si n >
500 vers
Chez la femme et l'enfant, les réserves en fer sont moindres,
l'anémie peut se manifester si n > 50 vers
Troubles généraux : asthénie, arrêt de croissance, troubles nerveux
En l'absence de réinfestation, guérison en 5 à 10 ans et
restauration spontanée de l'anémie.
DIAGNOSTIC
Diagnostic d'orientation

Séjour en région d'endémie,

Pendant la phase d'invasion : hyperleucocytose (12 à 20
000/µl = 12 à 20 G/L) et hyperéosinophilie (1 500 à 10 000/µl
= 1,5 à 10 G/L)
DIAGNOSTIC
Diagnostic direct :

Possible à la phase d'état :

Coprologie différée possible pendant 24 heures : oeufs 70 x
35 µm, embryonné à l' émission ; numération (10 000 oeufs/g
de selles peuvent expliquer l'anémie)

Après 24 heures : larves L1 rhabditoïdes , 250 µm
DIAGNOSTIC
Coproculture parasitaire, en 7
jours à 28 °C : larve L3
strongyloïde engainée, 600
µm,
Diagnostic différentiel avec S.
strongyloïdes, Trichostrongulys
sp posé sur la morphologie des
L3
TRAITEMENT
Chimiothérapie antiparasitaire :

Levamisole Solaskil®,

Pyrantel Combantrin®,

Benzimidazolés: Flubendazole Fluvermal®,

Albendazole Zentel®

Mébendazole Vermox®
Autre thérapeutique :

Fer, vitamine B12, si anémie très forte
Suivi thérapeutique :
Contrôle parasitologique après 3 semaines, refaire après 9 à 12 mois
en raison de l'hypobiose larvaire possible pour A. duodenale.
PROPHYLAXIE
Prophylaxie générale :

Lutte contre le péril fécal, éducation sanitaire, dépistage et
traitement des porteurs (traitement de masse annuel en
région d'endémie).
Prophylaxie individuelle :

Port des chaussures, éviter contact de la peau nue avec la
terre
TRICHINELLA SPIRALIS
Parasite cosmopolite pouvant contaminer accidentellement
l’homme par le biais de la consommation de la viande de porc
insuffisamment cuite.
Aucun cas signalé en R.D. Congo.
135 cas déclarés aux USA en 1979.
CYCLE VITAL
La trichinellose est contractée par
l’ingestion de la viande contenant des
larves enkystées vivantes de Trichinella
spiralis).
Après exposition au suc gastrique et à la
pepsine, les larves libérées envahissent
la paroi muqueuse de l’intestin grêle où
elles vont se développer et y atteindront
leur état adulte (femelle : 2,2 mm de
long et mâles : 1,2 mm)
CYCLE VITAL
La durée de vie dans la paroi
intestinale est de 4 semaines.
Après 1 semaine, les femelles
fécondées produisent des larves ,
ponte de larves L1 (1500 larves /
femelle pondues entre 5 jours et 2
mois après la contamination)
Migration L1 vers les muscles striés
où elles vont s’enkyster.
Trichinella pseudospiralis, ne produit
pas de kyste.
CYCLE VITAL
L’enkystement est complet en 4 à 5 semaines et les larves enkystées
restent viables plusieurs années.
L’ingestion des larves enkystées vivantes perpétue le cycle. Les rongeurs
sont les premiers responsables du maintien de l’endémicité.
Les carnivores ainsi que les omnivores contractent également l’infection
en dévorant les rongeurs ou en consommant la viande infectée
provenant des autres animaux.
L’homme apparaît ainsi comme un hôte accidentel chez le parasite est en
impasse
PATHOGENIE
Le processus d’enkystement des
larves dans les tissus entraîne des
réactions inflammatoires qui sont
à la base des manifestations
pathologiques observées.
L’intensité de ces manifestations
dépend du nombre de larves
(effet de masse).
Neurotrichinose
PHYSIOPATH & CLINIQUE
Une infection légère reste habituellement asymptomatique.
L’invasion intestinale peut être accompagnée des tx
gastrointestinaux (diarrhée, douleur abdominales, vomissements).
J + 2 à J + 15 ou J + 30
PHYSIOPATH & CLINIQUE
La migration larvaire dans les
muscles une semaine après
l’infection) peut causer un œdème
périorbital et facial, une
conjonctivite, de la fièvre, des
myalgies, des hémorragies
diffuses, des rashs, et une
éosinophilie.
Quelquefois, la survie du malade
peut être menacée par des
atteintes du myocarde, du système
nerveux central et pulmonaire.
DIAGNOSTIC
Recherche des larves par
biopsie musculaire :
 Coupe histologique
 Trichinoscopie
 Digestion des tissus dans
du suc gastrique artificielle
Sérologie (IFI, ELISA,
latex)
CT-scan ou IRM
TRAITEMENT
Thiabendazole : Cure de 5 à 7 jours
Albendazole
Mébendazole : 3 fois 500 mg/jour pendant 10 jours
Les Corticoïdes doivent être associés au traitement
FILAIRES
Comportent les espèces suivantes :

Onchocerca volvulus

Wuchereria bancrofti

Brugia malayi

Brugia timori

Loa loa

Mansonnella perstans

Mansonnella streptocerca

Dracunculus medinensis
ONCHOCERCA VOLVULUS
Taxonomie:

Règne : Protostoma

Embranchement: Nematoda

Classe : Secernentea

Ordre: Spirurida

Superfamille: Filarioidea

Famille : Onchocercidae / Filariidae

Genre : Onchocerca
HD: Homme, chimpanzé & singe Mangabey
Onchocerca volvulus (cont)
Morphologie:
Ver ad: blanchâtre
Longévité:

Femelle: 8-15 ans

Male : ≤5cm

Fécondité: 9-11 ans

Femelle: 60-70cm

Productivité: 13-14 ans

Habitat: 80% vivent dans
(100 000 à 1 mios de
les nodules (1à2
microfilaires, 1600/j)
males/2à3 femelles)
MORPHOLOGIE
Microfilaires:
 Pas de gaine


Dimension : 250-330
µm de long sur 5-8
µm de diamètre.
Longévité moyenne: 35 ans
Distribution géographique
L'onchocercose sévit principalement dans les zones tropicales.
>99% des personnes infectées vivent dans 31 pays d'Afrique
subsaharienne
La maladie existe aussi au Yémen.
4 pays d'Amérique latine sont concernés : Brésil, Guatemala,
Mexique et Venezuela
O.V (cont)
Cycle évolutif:
 Nodule héberge les femelles
ad
 Libération des microfilaires
 Migrations dans les vx lymp
de la capsule de nodule
puis dans le derme
superficiel
 Ingestion de
microfilaires(microhématome avec microfi
issus de vx lymph)
 Formation de la membrane
péritrophique
 Passage dans l’hémocele
 L1=> L2 ds mxl thor => L3
(650µm)
 Repas sang, pénétration L3
à travers la plaie
Onchocerca volvulus (cont)
Physiopathologie & aspects cliniques
Lésions lymphatiques: présence des microfilaires dans les ggl. Pas
de relation de cause à effet?
Manifestations cutanées: liée à la présence des microfilaires (o.v)
→ prurit parfois sévère → lésions de grattage étendues et
surinfectées

Onchodernatite papulaire aiguë:

Onchodernatite papulaire chronique:

Onchodernatite papulaire lichénifiée:

Atrophie cutanée

Dépigmentation
O.v (cont)
Manifestations oculaires: ov et wolbachia
1. Lésions cornéennes
Lyse des microfilaires rx infl(réponse locale & générale)infiltrat
lymphocytaire et éosino+oedème Kératite ponctuée
Forte charge parasitairelyse massiverx infl importante et
prolongéeprocessus cicatriciel par néovascularisation (Kératite sclérosante)
2. Lésions chororétiniennes
Rx infl locale initiée par la mort des microfilaires à la suite d’un TTT au DEC,
éosino présents en abondance dans la rétine et choroïde libération des
médiateurs infl toxiquesaltération de l’épithelium pigmentaire.
Phénomène d’autoimmunité Ag OV39 et constituant de la rétine (hr 55)
O.V (cont)
Autres manifestations:

Epilepsie:

Trouble staturo-pondéral:
 Nanisme harmonieux
 Infantilisme sexuel épilepsie
 Retard mental
O.V (cont) Diagnostic
Sérologie: Recherche d’Ac
Ov-16 card test : détection d’Ac en prépatence
 Antigen detection dipstick:
 ELISA

Parasitologie: Microscopie
Biopsie cutanée exsangue
 Scarification
 Test de Mazzotti

Détection d’ADN:
PCR sur biopsie cutanée
 PCR-ELISA

Traitement/Prophylaxie
L’Ivermerctine (MECTIZAN ®):
150µg/kg, en une seule
administration orale, que l’on
renouvelle tous les 6 ou 12 mois
Suramine: toxicité+++
Moxidectine
Doxycycline:(100 mg/j/6sem), suivi
de 150µg/kg d’ivermectin
Filaires lymphatiques
Taxonomie:

Règne: Animalia

Embranchement: Nematoda

Classe: Secernentea

Ordre: Spirurida

Superfamille: Spirurina

Famille: Onchocercidae

Genre: Wuchereria, Brugia
Filaires lymphatiques: Morphologie
Espèces
Tête
Corps(µm)
Gaine
Coloration Giemsa
Queue
Wb
EC court
244-296
Colorée en Mauve
Dernier
subterminal
Bm
EC long
177-230
Colorée en Rose
brillant
1 noy terminal et
1 noy subterminal
Bt
EC long
265-323
Non colorée
1 noy terminal et
1 noy subterminal
EC: Espace céphalique
Adultes: Vaisseaux lymphatiques, durée de vie : 6-8 ans
•Wb:
•Bm:
•Bt:
Filaires lymphatiques: Périodicité & vecteurs:
Wb: espèce humaine. Sauf W. kalimantani (singe-homme). 3 souches à
périodicité et vecteurs# (Nocturne, subpériodique nocturne & subpériodique
diurne):

Nocturne:
 Culex quinquefasciatus au niveau urbain
 Anopheles : en milieu rural d’Afrique subsaharienne
 Mansonia: Af. de l’Ouest

Subpériodique nocturne: pic à minuit
 Ochlerotatus niveus

Subpériodique diurne:
 Aedes polynesiensis
Filaires lymphatiques: périodicité & vecteurs
Brugia malayi : 2 souches (anthropophile & zoophile)
Anthropophile: exclusivement humain

Vecteurs: anophèles

Périodicité: nocturne
Zoophile:

Vecteurs: mansonia

Subpériodicité nocturne

Réservoir: Animal domestique de l’asie du sud-est, Inde, Sri Lanka
Brugia timori:

périodicité : nocturne

Vecteur: anophelinae (A. barbirostris)
Wb (cont): Epidémiologie
Distribution géographique
•1,23 milliard de pers
(58pays) à risque.
•25 mios atteints de maladies
génitales
•15 mios avec lymphœdème
•~80% vivent dans les 10
pays suivants: Bangladesh,
Côte d'Ivoire, Inde, Indonésie,
Myanmar, Nigéria, Népal,
Philippines, RDC et Tanzanie..
Wb (cont)
Vecteurs
Filaires lymphatiques (cont): Physiopathologie &
clinique
Invasion : non spécifique, due
à la migration des mf

fièvre, arthralgies,
manifestations respiratoires
asthmatiformes.
Etat : manifestations cliniques dues
aux FA (manifestations aiguës dues
à l'inflammation et manifestations
chroniques dues au blocage des
vaisseaux lymphatiques).
Filaires lymphatiques (cont): Physiopathologie &
clinique
Inflammation: Manifestations aiguës

lymphangites aiguës des membres, funiculite aiguë,
lymphangite du cordon spermatique, orchi-
épididymite, lymphangite du sein chez la femme
Note: Ces manifestations aiguës sont d’évolution
capricieuse avec guérison spontanée mais récidives
Filaires lymphatiques (cont): Physiopathologie &
clinique
Chroniques ou tardives:

Dix à 15 ans après la première crise: hydrocèle,
lymphoedème, varicocèle lymphatique, lymphangiome
pédiculé, adénite chronique, adénolymphocèle, éléphantiasis,
lymphangectasies avec ruptures externes ou internes: :
ascite, chylothorax, chylolymphurie
Filaires lymphatiques (cont) Diagnostic:
Clinique: Manifestations cliniques varient selon

Espèces/ souches entre les mêmes espèces et région géographique

Eléphantiasis (MI, Scrotum, Chyliurie, etc..)
Sérologie: détection d’Ac (réaction croisée entre les 3 espèces lymphatiques et avec les autres filaires)
basée sur l’Ag recombinant Brugia malayi.

BrugiaRapid test: détecte AntiIg4 Ac des 3 filaires avec une faible sensibilité chez Wb

ELISA: incapable de différencier les 3 espèces

Détection d’Ag basé sur Ac monoclonal

Og4C3 ELISA test (the cattle parasite Onchocerca gibsoni) (TropBio, Townsville,
Australia) & test rapide Binax Now Filariasis ICT Test (dog heartworm Dirofilaria immitis)
(Alere, Portland, ME, USA) (Weil and Ramzy, 2007)
Filaires lymphatiques (cont): Diagnostic
TDR & Parasitologie: microscopie
Filaires Lymph(cont) Traitement
Microfilaricides:

Diéthylcarbamazine (DEC) : NOTEZINE® : comprimés à 100 mg: 6 mg/kg/j en
prise unique, 4 cures trimestrielles

Ivermectine : SROMECTOL®: 200 à 400 µ g/kg en 1 prise, tous les 6 mois

Albendazole : ZENTEL®: 400 mg x 2 fois par jour pendant 21 jours.

Associations: albendazole + ivermectine, albendazole + DEC pour réduire la
microfilarémie. Il faut traiter même en l’absence de mf.
Filaires Lymph(cont) Traitement
Macrofilaricide

Doxycycline :200 mg/j pdt 8 sem. TTT en individuel. Ce
traitement entraîne une éradication de la microfilarémie, une
division par deux de l’antigènémie et une disparition des vers
adultes à l’échographie.
En cas de co - endémicité avec la loase, le traitement
comporte albendazole seul + doxycycline.
Filaires lymphatiques (Lutte)
Chimiothérapie préventive:

Albendazole (400 mg), en association avec de l’ivermectine (150-200
µg/kg) ou du citrate de déthylcarbamazine (DEC) (à raison de 6 mg/kg)
pdt 4-6 ans
Prise en charge de la morbidité:

Chirurgie plastique

Physiothérapie

Hygiène individuelle
Lutte antivectorielle:

Utilisation de MII

Pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à l’intérieur des habitations
Loa loa
Taxonomie:

Embranchement des
Némathelminthes,

Classe des Nématodes,

Phasmidien

Ordre des Spirurina:

Super famille des Filarioidea:

Loa loa
Vecteurs:
Chrysops silicea
 Chrysops dimidiata

Distribution géographique
Limitée à l' Af. Centrale, ds
pays bordant le golfe Guinée
: Gabon, Angola, Cameroun,
Nigeria, Congo, RDC...
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MORPHOLOGIE
adulte: ver blanc à tégument
lisse parsemé de bosselures

mâle: 3 cm x 0,3 mm, extrémité
postérieure enroulée

femelle: 5-6 cm x 0,5 mm,
ovovivipares
Longévité peut > 15 ans.
Microfilaires:

250 à 300 µm x 6 µm, présence
d'une gaine souvent mal colorée
au Giemsa
Cycle évolutif
Ad circulent librement ds tissu cellulaire s/c.
femelles pondent des mf qui passent ds
syst circulatoire (ponte pdt 10 ans)
Périodicité diurne liée à l’activité du vecteur
Lors de la piqûre, ingestion microfilaires
qui, après ± mues, atteignent stade L3 en
10 à 12 jours. (T>25°C)
nouvelle piqûre et pénètrent activement à
travers la plaie par éclatement de labium
Ad ds le tissu s/c au bout de 10 à 12
semaines.
Physiopathologie & clinique
Principaux signes clx apparaissent après 3 mois d'incubation:
a – Migration du ver ad ss la peau:
fourmillement désagréable avec prurit localisé.
Ver apparaît s/f d'un cordon palpable mobile, se déplaçant
d‘1cm/minute.
Prurits intenses
lésions de grattage donnant l’aspect de peau de
léopard.
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PHYSIOPATHOLOGIE & CLINIQUE
•
Passage de la filaire adulte sous
la conjonctive responsable
d’une conjonctivite.
•
Œdème de Calabar : œdème
fugace et migrateur d'origine
allergique, il siège souvent au
n° du dos des mains
PHYSIOPATHOLOGIE &
CLINIQUE
Complications:
Si microfilarémie>8000/ml → micro-thromboses et/ou
à des phénomènes allergiques.
Neurologiques : méningite, encéphalite, hémiplégie
Rénales : glomérulonéphrites
Cardiaques : endocardite pariétale fibroblastique de
Syndrome de Löeffler.
DIAGNOSTIC
Présomption :
Signes cliniques évocateurs:

Œdème de Calabar, tx oculaires, prurits intenses
Signes biologiques:

Hyperéosinophilie à la phase d’état

Sérologie filarienne positive : IFI, immunoélectrophorèse (Ag
utilisés peuvent ê des filaires animales ou filaires humaines).
DIAGNOSTIC
Certitude
Examen parasitologique: mise en
évidence de mf
Observation de la filaire adulte ss la
peau ou la conjonctive
Numération des microfilaires est
indispensable, car risque d'accidents
toxi-allergiques graves si >30 000
mf /ml (OMS)
Test de Mazzotti est négatif.
TRAITEMENT
DEC: destruction rapide des microfilaires, risque de réactions
allergiques importantes si > 30 000 mf/ml
Précautions: installation progressive du traitement, corticoïdes,
anti histaminiques
Ivermectine Mectizan® : distribution spéciale, 1 dose
CONTROLE
Mesure générale:

lutte anti-tabanidé, utilisation d'insecticides, mais HI peu
accessibles

Traitement de masse n’existe pas
Mesure individuelle:

protections contre piqûres de Chrysops, port de vêtements
Filaires non pathogènes
Ces filaires ne st pas reconnues pathogènes et ne nécessitent pas de ttt,
Leur présence peut expliquer une hyperéosinophilie sanguine.
Doivent ê connues en raison du risque de confusion de leurs microfilaires avec
celles des filaires pathogènes.
Mansonella perstans (Af. et Am. tropic) et M. ozzardi (Am. tropic uniquement),
avec Ad vivent ds séreuses, st retrouvées ds sang;
Mansonella streptocerca (Af. tropicale) avec Ad vivent ds derme, st retrouvées ds
le derme.
Mansonella rodhaini, décrites récemment chez l’hoe au Gabon et en RDC
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Diagnostic différentiel
M. perstans et M. ozzardi mesurent : 200 µm, pas de gaine ce qui
permet de les différencier avec les mf lymphatiques et Loa loa.
M. rodhaini et M. streptocerca circulent ds la peau: dd avec O. v en Af.
pcq n’ont pas de gaines et de petite taille (200 µm).
Symptômes : prurit, céphalées, arthralgies etc…
TTT: certains auteurs ont eu à utiliser Thiabendazole et Mebendazole
ou Albendanzole avec succès.
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LES TREMATODES
Schistosoma sp
Schistosoma mansoni
 Schistosoma hematobium
 Schistosoma intercalatum
 Schistosoma japonicum
 Schistosoma mekongi

LES TREMATODES
Leur morphologie est comparable à celle des
Turbellariés, les modifications qu'ils ont subies les ont
adaptés au parasitisme.
Il existe chez eux des dispositifs d'accrochage et
d'adhérence par ventouses et crochets.
LES SCHISTOSOMES
La schistosomiase est causée par des
trématodes digénétiques sanguicoles. Au
total 5 espèces
Trois espèces majeures infectent l’homme :
Schistosoma haematobium, S. japonicum, et
S. mansoni, S. mekongi etS. intercalatum.
MORPHOLOGIE
Longévité : 3–10ans et peut
atteindre 40 ans
Pas d’anus, déchets
régurgité dans le TD
NE: veinules périvésicales
et mésentériques
MORPHOLOGIE
Mâle se présente enroulé en
gouttière longitudinale, couleur
blanchâtre
Mâle : plat, 10 à 15mm/1mm.
Bords du corps se replient pour
former une gouttière (canal
génicophore) où vient se loger
la femelle
Femelle : filiforme, 15 à
25mm/0,1 à 0,2mm
EPIDEMIOLOGIE
280 000 décès annuellement et 700 mios d’individus sont
exposés dans 74 pays à travers le monde .
207 millions d’individus sont infectés dont 90 % des cas
en Afrique sub-saharienne(Nigéria, Tanzanie, RDC et Ghana)
Elle est la 3e grande parasitose après le paludisme et
l’ascaridiose.
EPIDEMIOLOGIE
S. haematobium et S. mansoni sévissent en Af. et au Moyen
orient
S. mansoni est présent en Amérique
S. japonicum sévit en Asie, pcplement aux Philippines et en Chine
S. mekongi sévit dans le bassin de la rivière Mekong, et S.
guineensis et S. intercalatum en AF de l’Ouest et Centrale
La R.D. Congo compte 3 espèces de schistosomes.
Epidémiologie
HI: S.m: Biomphalaria; S.h:
Bulinus; S.j : Oncomelania; S.me:
Neotricula
S j et S mekongi sont des
zoonoses qui infectent d’autres
animaux : Chien, Porc et Boeuf
S.m peut infecter les rongeurs et
les primates non humains mais
l’homme est son hôte préférentiel
EPIDEMIOLOGIE
L’infection commence à 2ans.
Les fortes prévalences et
intensité sont trouvées chez le
jeune ado.
Prévalence baisse chez les
adultes mais peut rester en
cas d’entretien de l’infection
CYCLE VITAL
Ad: consomme les GR

Energie provient du
métabolisme du glucose.

Oeuf dépend de l’oxydation
des AG
Miracidium possède: 4
couches épidermiques
recouvertes par de
nombreux cils
il est infectieux pendant 8
à 12 heures
Cycle évolutif
Grâce aux enzymes présentes
dans ses glandes apicales et
latérales, le miracidium lyse
les cell épidermiques du
mollusque puis s’attaque aux
tissus sous-épidermiques
pour rejoindre l’hémolymphe
Cycle évolutif
sporocystes secondaires migrent vers l’hépato-pancréas et les gonades du
mollusque soit de manière passive dans le système circulatoire, soit de
manière active à travers les tissus cognitifs lâches
A proximité de ces organes, un nouveau cycle de division des
cellules germinales des sporocystes secondaires suivi d’une différenciation
aboutit à la formation de cercaires
3 à 8 semaines après l’infestation d’un mollusque, un miracidium peut
donner naissance à plusieurs milliers de cercaires.
Les cercaires sont constituées d’un corps cercarien prolongé par une queue
avec une extrémité en forme de fourche lui permettant de se déplacer dans
un milieu aqueux
CYCLE EVOLUTIF
Après une 1ere phase de contact avec la
peau, les cercaires pénètrent la barrière
épidermique de leur HD grâce à une
attaque protéolytique de la peau,
associée à des contractions violentes de
leur queue
La phase de pénétration des cercaires
au travers de la peau s’accompagne
d’une perte de leur queue et d’un
changement de leur tégument
CYCLE EVOLUTIF
Cette transformation va aboutir à un
nouveau stade larvaire :schistosomule.
Après 2 à 4 jours dans la peau, les
schistosomules traversent l’épiderme
de leur hôte pour rejoindre la
circulation sanguine qui va les
transporter jusque dans les
capillaires pulmonaires
CYCLE EVOLUTIF
schistosomules retournent dans la
circulation systémique pour atteindre
le système porte hépatique environ 15
jours après l’infestation.
Au niveau du foie, les schistosomules
vont entrer dans une 2e phase de
maturation où ils vont subir une
croissance intense aboutissant à la
formation de vers adultes,
sexuellement matures après 30 jours
d’infestation.
PATHOGENIE
La schistosomiase est essentiellement
une immunopathologie, dont les effets
pathogènes sont causées principalement
par les œufs, et dans une moindre
mesure, par les larves (cercaires et
schistosomules) et les adultes.
PATHOGENIE
Les œufs induisent la formation d’un granulome bilharzien en
réponse à l’immunité de l’hôte caractérisée pcpalement par les
lymphocytes (T-helper-2 cytokines: IL- 4, 5,13), éosinophiles, et
alternativement active les macrophages
Ce granulome contient des enzymes protéolytiques d'œufs qui
évitent la nécrose des tissus
Le processus de la formation de granulomes induit une
inflammation chronique qui conduit aux manifestations de la
schistosomiase.
PATHOGENIE
L’embryon ou miracidium secrète et excrète des
enzymes protéolytiques diffusant à travers la paroi
ovulaire. Ces antigènes ovulaires entraînent la
formation d’un granulome bilharzien, lésion
élémentaire spécifique de la bilharziose maladie, à
l’origine des symptômes.
PATHOGENIE
La formation du granulome traduit une réponse
défensive de l’hôte face à l’agression induite par les
œufs. A terme, les œufs sont détruits, des cellules
géantes apparaissent, entourent la coque et les débris
ovulaires, précédant l’évolution vers la fibrose
caractéristique de la bilharziose.
PATHOGENIE
En cas d’immunodéficience, la formation des
granulome est compromise, ainsi que l’élimination des
œufs par l’hôte.
PATHOGENIE
Puis, survient, le plus souvent, la phase cicatricielle du
granulome, avec destruction de la coque ovulaire et du
miracidium, et calcification définitive du granulome.
Celui-ci s’organise en trois zones concentriques.
PATHOGENIE
Au stade larvaire ou adulte, le parasite induit des
réactions de défense de l’hôte qui aboutissent à la
destruction du parasite. La quantité d’œufs éliminés
chute rapidement après 25 ans.
Physiopathologie & Clinique
Phase initiale de contamination ou d’infection
cercarienne (primoinfection) : cutanée avec prurit,
réaction urticarienne localisée ; se voit lors de la
première contamination, le plus souvent inapparente
(S. haematobium) ou fugace (1 à 2 jours : S.
mansoni).
Physiopath (cont)
Les réactions cutanées sont plus intenses lorsqu’elles
sont causées par des cercaires de schistosomes
d’animaux, en impasse parasitaire chez l’homme.
Physiopath (cont)
Phase d’invasion (ou de dissémination larvaire). Après une
période muette de 2 à 10 semaines suivant la contamination,
surviennent les manifestations immuno-allergiques : fièvre (>
38° C), signes cutanés (prurit, urticaire, œdème), douleurs
(myalgies, arthralgies), toux, parfois dyspnée asthmatiforme,
douleurs abdominales, diarrhée, céphalées.
Phase d’état ou de focalisation viscérale. Plusieurs mois après
le bain infectant, se développent les signes cliniques en
rapport avec le schistosome en cause.
FORMES UROGENITALES
Hématurie d’origine vésicale : terminale, capricieuse,
spontanée, répétée, indolore.
Dysurie
Infection urinaire
Crises de colique néphrétique
Atteinte de la sphère génitale : hémospermie, épididymite,
hydrocèle chez l’homme et métrorragies, ulcération cervicovaginale chez la femme.
FORMES UROGENITALES
COMPLICATIONS : cancer de la vessie : épithélioma
épidermoïde spino-cellulaire, grossesses ectopiques,
stérilités secondaires, avortements.
DIAGNOSTIC DES FORMES UROGENITALES
Bandelettes urinaires : hématurie (détection d’une
hématurie utilisée dans plusieurs programmes de
lutte), protéinurie, leucocyturie
Dosage de la créatininémie
Recherche d’œufs dans les urines (filtration), dans les
selles ou dans les biopsies de muqueuse rectale.
DIAGNOSTIC DES FORMES UROGENITALES
Abdomen sans préparation : calcifications de la vessie
(aspect en coquille d’œuf, vessie porcelaine), calcifications
de l’uretère
Echographie : (Cystoscopie & Urographie intraveineuse)

Vésicale : irrégularité pariétale, hypertrophies localisées (aspect
polypoïde), résidu post-mictionnel

urétérale : dilatations souvent bilatérales, associées aux lésions
vésicales

rénale : dilatations pyélocalicielles, lithiases
FORMES INTESTINALES
Douleurs abdominales et syndrome diarrhéique ou
dysentérique (avec parfois rectorragies).
DIAGNOSTIC DES FORMES
INTESTINALES
Recherche d’œufs dans
les selles et dans les
biopsies de la muqueuse
rectale.
Rectosigmoïdoscopie :
granulations : images
de pastille ou en taches
de bougies, polypes
(biopsies).
FORMES HEPATIQUES
Communes à toutes les bilharzies, surtout observées
avec S. mansoni, dues à la migration des œufs qui
atteignent le foie et constituent par réaction fibreuse
un bloc pré-sinusoïdal à l’origine d’une hypertension
portale (sclérose en tuyau de pipe).
HYPERTENSION PORTALE DES CIRRHOSES ET DES BILHARZIOSES
FIBROSE EN TUYAU DE PIPE
DIAGNOSTIC DES FORMES HEPATIQUES
Echographie : technique la plus simple pour faire le
diagnostic de l’HTP. Lésions caractéristiques : graduation en
4 stades (stades 0, I, II, III) selon la classification
échographique Cairo/ OMS 1991 (S. mansoni), incluant les
signes d’HTP : épaisseur des parois des vaisseaux portes,
splénomégalie, hépatomégalie gauche, atrophie du foie
droit, augmentation du diamètre du tronc porte, présence
de circulations collatérales.
DIAGNOSTIC DES FORMES HEPATIQUES
Plusieurs classifications évaluent l’HTP au cours des
bilharzioses. La plus récente est la méthodologie
« OMS-Niamey » 2000 : l’aspect de la fibrose périportale est l’élément principal.
Endoscopie oeso-gastroduodénale: varices
œsophagiennes.
DIAGNOSTIC DES FORMES HEPATIQUES
Ponction biopsie du foie : granulome centré par un
œuf, fibrose périvasculaire, absence de nodules de
régénération et absence de pathologie associée.
FORMES ARTERIO-VEINEUSES
Ces formes sont dues à Sch. japonicum et Sch.
mekongi.
La période d’état est dominée par l’atteinte
hépatosplénique d’apparition précoce et d’évolution
rapidement grave avec ictère, HTP, hypersplénisme,
ascite et œdème (Syndrome de Katayama).
AUTRES LOCALISATIONS
Cardio-pulmonaires : présence d’œufs au niveau des
vaisseaux pulmonaires migrants par la VCI (S.
haematobium) ou les anastomoses porto-caves (S.
mansoni) cause d’une hypertension artérielle
pulmonaire [rarement clinique (2 à 3 %) plus souvent
hémodynamique (20 à 30%)] et de Cœur Pulmonaire
Chronique.
AUTRES LOCALISATIONS
Cutanées : prurigo en éclaboussures ou bouquets
(thorax). Diagnostic : biopsie cutanée
Neurologiques : migration des œufs par les veines
vertébrales (anastomose de Batson), atteinte
médullaire (myélite transverse, myéloradiculonévrite).
TRAITEMENT
Le Praziquantel est le médicament de choix contre
toutes les espèces de Schistosoma.
L’Oxamniquine est indiqué contre S. mansoni dans les
zones où le Praziquantel est moins efficace.
LE PRONOSTIC
Le pronostic dépend des complications de l’HTP :
hémorragies digestives, syndrome oedémato-ascitique,
hypersplénisme : pancytopénie.
LA CLASSE DES CESTODES
Ils sont tous parasites hétéroxènes, le
plus souvent de l'intestin ou du foie des
vertébrés.
Ils sont très différents des Trématodes
dont le corps est aplati : les Cestodes
sont rubanés.
LA CLASSE DES CESTODES
Les proglottis sont bourgeonnés par une zone de
prolifération ou Cou, située immédiatement en arrière
de la partie antérieure nommée Scolex et qui porte
les organes de fixation.
Chez Taenia les ventouses sont appelées Inermes.
Elles peuvent se différencier en Bothridies chez les
bothriocéphales.
LA CLASSE DES CESTODES
FECONDATION
Les proglottis plus âgés
deviennent des sacs
bourrés d'oeufs alors
nommés Cucurbitains. Ils
se détachent puis sont
évacués avec les
excréments de l'hôte. Il y
a en moyenne expulsion
de cinq cucurbitains
contenant chacun 5 000
œufs et par jour.
DEVELOPPEMENT DES CESTODES
La segmentation de l'oeuf
commence dans l'utérus
du cucurbitain. Quand
celui-ci se détache, l'oeuf
renferme déjà sous sa
coque une larve portant
trois paires de crochets et
appelée Embryon
hexacanthe.
Espèces importantes
SCOLEX DE TAENIA
CORPS DE TAENIA
1.000-2.000 Proglottis pour T. saginata; 1.000 pour T. solium
PROGLOTTIS
T. saginata
T. solium
T. saginata/inerme
Taxonomie
Embranchement des Plathelminthes,
 Classe des Cestodes,
 Ordre des Cyclophyllidés
 Famille des Taeniidae


Taenia saginata
MORPHOLOGIE
Le système reproducteur est constitué de 2 lobes ovariens, d’un amas de
300 à 1200 glandes testiculaires et d’un utérus très développé, ramifié
(plus de 15 ramifications dichotomiques de chaque côté de l'axe central)
et rempli d'œufs. Ils sont émis par les selles isolement ou en chaine
Appareil excréteur constitué de cellules à flamme, évacuation par des
canaux excréteurs latéraux et postérieurs dans chaque segment,
Pas de tube digestif: digestion externe et pénétration des nutriments par
osmose
Pas de système circulatoire ni respiratoire
Morphologie
Ad:

Scolex piriforme, déprimée au
sommet, 1,5 à 2 mm de diamètre
avec 4 ventouses elliptiques de 0,7 à
0,8 mm de diamètre, mais ni rostre,
ni crochet (ténia inerme)

Proglottis rectangulaires, plus longs
que larges (16 à 20 mm x 5 à 7
mm). D’un proglottis à l’autre, les
pores génitaux sont irrégulièrement
alternés. Segment mûr contient >50
000 œufs dont ½ sont mûrs .

Son rythme de croissance est
d’environ 16 anneaux par jour.
MORPHOLOGIE
Œuf: possède 2 coques

externe ou membrane vitelline, fragile,
épaisse, translucide contenant des granules
réfringents, délimitant l'oeuf proprement dit
d’une taille moyenne de 60 x 40 µm,
souvent détruite ;

interne brun sombre, radiée, résistante, de
4 à 5 µm d’épaisseur, délimitant un
embryophore de 30 à 40 µm x 20 à 30 µm
contenant un embryon muni de 3 paires de
crochets ou hexacanthe
(oncosphère)
CYCLE EVOLUTIF
HD = Homme
HI = bovidé, l'oeuf ingéré libère l'embryon
dans le tube digestif, l'embryon traverse la
paroi du tube digestif grâce à ses crochets
et aux enzymes qu'il secrète; il migre par
voie sanguine ou lymphatique.
Après passage par le foie, le coeur et les
poumons puis retour au coeur (passage
dans la grande circulation),
l'embryon s'arrête dans un muscle et s'y
transforme en quelques mois en une larve
vésiculeuse appelée cysticerque (Cysticercus
bovis)
CYCLE EVOLUTIF
Dans le TD de l'homme, le
cysticerque vivant, sous
l'influence des enzymes
digestives , laisse le protoscolex
se dévagine, des segments sont
immédiatement élaborés au
niveau du cou
le ver sera adulte en 2 mois
environ (émission des premiers
segments )
sa survie est >15 ans
CLINIQUE
Pathologie causée: Taeniasis à T. saginata
Phase d'incubation: silencieuse, hyperéosinophilie pendant 1 mois
Phase d'invasion: asthénie, troubles neuro-végétatifs, diarrhées, douleur,
anorexie, boulimie etc.. parfois silencieuse
Phase d'état: souvent asymptomatique, avec prurit anal au moment de la
sortie des segments, formes symptomatiques variées: Nervosisme: 3,5 %,
diarrhée: 6 %, vertiges: 8 %, constipation: 10 %, céphalées: 15 %, boulimie:
17 %, amaigrissement: 21 %, asthénie: 25 %, nausées: 34 %, douleurs
abdominales: 35 %. Parfois troubles allergiques: crises asthmatiformes;
parfois: anémie ...
Complications: rares
durée > 15 ans sans traitement
DIAGNOSTIC
Examen de selles: souvent négatif sauf pour la
recherche des coproantigènes

Test à la cellophane adhésive l'examen des selles
Dg indirect: peu d’intérêt
TRAITEMENT
Le taeniasis se traite facilement au moyen:
Praziquantel (5-10 mg/kg, en une prise unique) ou
Niclosamide (adultes et enfants de plus de 6 ans 2 g, prise
unique après un petit déjeuner léger, suivie deux heures plus
tard d’un laxatif; enfants âgés de 2 à 6 ans: 1 g; enfants de
moins de 2 ans: 500 mg).
aucun médicament n'est ovocide; après la mort et l'élimination
du ver, les oeufs restent vivants et infectieux
PROPHYLAXIE
Mesure générale:

Surveillance sanitaire de la viande bovine dans les abattoirs et saisie
pour congélation des carcasses ladres (cysticerques cardiaques);

Education sanitaire sur l’hygiène fécale pour les éleveurs
Mesure individuelle:

Education sanitaire: viande bovine cuite à coeur ou congelée,
hygiène manuelle après manipulation de viande

Après traitement: destruction des segments ( médicaments non
ovicides). Contrôle après 3 mois.
Tenia solium/T.armé
Taxonomie:

Embranchement des
Plathelminthes,

Classe des Cestodes,

Ordre des Cyclophyllidés

Famille des Taeniidae

Taenia solium
Morphologie
Adulte: plus petit (2 à 8 m)

Scolex est sphérique, 1 mm
de diamètre, avec 4
ventouses arrondies et un
rostre court muni d'une
double couronne de crochets
(22 à 32) avec alternance de
gros crochets (160 à 180
µm) et de petits crochets
(110 à 140 µm) d’où le nom
de ténia armé
Morphologie
Proglottis semblable au T.sag
mais différent par une
alternance régulière des pores
génitaux, leur immobilité, et
surtout par l’aspect des
ramifications utérines qui sont
moins nombreuses (7 à 13 de
chaque côté de l'axe central du
proglottis) et dendritiques.
Morphologie
Œufs:

possèdent 2 coques comme
ceux de T. sag.

Embryophore: arrondie (40
à 50 µm x 30 µm) avec
stries radiaires de la coque
interne plus fines et plus
nombreuses
CYCLE VITAL
HD = homme (possibilité
d'héberger +++ vers ad. en
même temps), sortie anale
passive des segments mûrs avec
les matières fécales (de 5 à 30
par jour)
HI = porc; larve cysticerque =
Cysticercus cellulosae
PATHOGENIE
NEUROCYSTICERCOSE: une fois dans le snc, les
cysticerques(vésicule et scolex) peuvent rester viables pendant
des années ou peut involuer vers la calcification.
Involution vers la calcification se fait en 3 stades:

Stade colloïdale: fluidité de la vésicule change en turbidité. Le parasite reste
viable mais le scolex montre des signes de dégénérescence hyaline

Stade granulaire: membrane kystique et le scolex se transforme en granules
minéralisés. Le parasite n’est plus viable.

Stade de calcification: la transformation aboutit en un nodule minéralisé;
PATHOGENIE
Encéphalite cysticercotique: HTIC

résulte d’une massive infection de cysticerques dans
le parenchyme cérébral induisant une sévère
réaction immunitaire de l’hôte.

Clinique: tx de conscience, convulsions, diminution
d’acuité visuelle, céphalées, vomissements et
œdème papillaire.
CLINIQUE
Taeniasis: comparable à celui causé par T. saginata;
Cysticercose: signes de tumeur en fonction de la localisation

localisations cérébrale dans environ 40 % des cas: troubles neurologiques, crises
épileptiformes, hyperéosinophilie et modification du LCR, accentuation des signes
lors de la mort des cysticerques

localisation oculaire dans environ 40 % des cas: exsudat inflammatoire, douleur
intra-orbitaire, diminution du champ de vision, hyperéosinophilie faible,
accentuation des signes lors de la mort des cysticerques

les localisations musculaires et sous-cutanées semblent plus souvent
asymptomatiques: crampes, fatigue, tachycardie et syncopes si localisation dans le
muscle cardiaque
Diagnostic
Détection d’Ac

Enzyme-linked immunoelectrotransfer blot (EITB) : FN 50% des patients si un
kyste ou présence de calcifications . FP chez les patients en contact avec les ad
mais n’ayant développé la cysticercose
Détection de vers adultes et proglottis:

Microscopie des selles : >15 pores utérines dans les proglotti sont caractéristiques
de T.sag ≠< 12à15 pores utérines sont typiques de T. solium
Kystes:

Biopsie
Détéction d’ADN: loop-mediated isothermal amplification, PCR, ITS

Selles, biopsies cérébrales et musculaires
TDM: Neurocysticercose, se référer au critère de Del Brutto et al, 2012
TRAITEMENT
Praziquantel : 50 mg/kg/j (chaque 8 h.) pdt 15 J.
Albendazole : 15 mg/kg/J pdt 1 mois mais peut être
raccourci à 1 sem avec la même efficacité
PROPHYLAXIE
Les mesures de prévention passent par:

Inspections vétérinaires strictes de la viande,

Hygiène solide

Amélioration des pratiques d’élevage porcin.
Individuelle:

Cuisson à cœur du porc

Education sanitaire,

Elimination de la défécation à l’air libre
PATHOGENIE
Taenia saginata provoque occasionnellement des
coliques abdominales modérées. L’événement majeur
est causé par la migration active ou passive des
proglottis qui peuvent occasionnellement provoquer un
syndrome d’appendicite ou de cholangite.
PATHOGENIE
La téniase à Taenia solium est moins fréquemment
symptomatique que celle à Taenia saginata. Le
symptôme majeur est souvent le passage passif des
proglottis qui peut par anti-péristaltisme remonter à
l’estomac où il peut être digéré et libérer des œufs qui
vont développer la cysticercose.
FORMES CLINIQUES
Neurocysticercose
Atteintes oculaires
Atteintes musculaires
NEUROCYSTICERCOSE
Formes épileptiques
Hydrocéphalies avec HTIC
Méningo-encéphalite
Formes spinales pures
DIAGNOSTIC
Téniase: recherche des œufs ou des proglottis dans les
selles
En cas de cysticercose: la sérologie permet d’orienter
le diagnostic qui sera précisé par l’imagerie médicale
(échographie, tomodensitométrie, IRM) voir Critères
de diagnostic de Del Brutto. Le diagnostic de certitude
est donné par la sérologie et l’anatomie pathologique.
DIAGNOSTIC
Le diagnostic de la cysticercose se réfère sur
les critères de Del Brutto (voir article publié)
DIAGNOSTIC
La tomodensitométrie (TDM) et
l’imagerie par résonance magnétique
(IRM) sont les examens de choix..
DIAGNOSTIC
Elles permettent de distinguer les diverses localisations
(intra et extra-parchymateuses) et d’étudier l’évolution
parasitologique de la cysticercose dans le SNC, en
particulier dans le parenchyme.
FORMES OCULAIRES
Les atteintes du globe oculaire sont les plus
fréquentes. Les localisations sont intra-vitréennes et
sous-rétiniennes. Au niveau du vitré, la vésicule cernée
d’un contour irisé, est animée de mouvements
péristaltiques déclenchés par la lumière.
FORMES OCULAIRES
Complications: décollement de rétine,
hypertonie et cataracte secondaire
FORMES OCULAIRES
Le diagnostic des localisations oculaires est facile si le
cysticerque est visible à l’intérieur du globe.
L’échographie est l’examen de choix.
FORMES MUSCULAIRES
L’atteinte musculaire est le plus souvent
asymptomatique. Parfois existent des myalgies ou un
tableau de myosite avec douleurs et œdème
musculaire.
L’atteinte sous-cutanée est caractérisée par
l’existence de multiples tuméfactions indolores,
siégeant préférentiellement sur le thorax et le dos.
TRAITEMENT
Antiparasitaires
Anti-inflammatoires
TRAITEMENT
Cestocides + Corticotherapie
Le praziquantel (BILTRICIDE®), 50 mg/kg/j, en cures de 15
jours,

L’albendazole (ZENTEL®): 15 mg/kg/j en cures de 15 jours.
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