TD Machines à CC ENSET MOHAMMEDIA
Prof : Mr. Mohammed KISSAOUI 1 GECSI 1 & SEER 1
Enoncé TD
Machines à courant continu
Exercice 1: Moteur à courant continu
On considère une machine à courant continu utilisée en moteur. Le bobinage inducteur est alimenté
par la source de tension de 110 V qui alimente également l’induit, à la différence que le courant
inducteur est limité par la résistance Re1. L’installation est représentée sur la figure 1 .
On donne Résistance de l’induit R = 0,5 Ω, Résistance de l’inducteur : Re = 400 Ω
Figure 1. Moteur à excitation en dérivation
1.1) Le moteur fonctionnant à vide consomme le courant I = 1,2 A. Calculer alors la valeur des pertes
mécaniques Pm. Calculer également la valeur de la force électromotrice interne E.
1.2) Toujours à vide, et pour Re1 = 0, le moteur tourne à la vitesse de 1 620 tr/min. Calculer le couple
de pertes mécaniques Cm.
1.3) En déduire le coefficient k tel que C = k · Ie · I. Vérifier que ce coefficient vérifie également la
relation E = k · Ie · Ω.
1.4) On charge à présent le moteur en le faisant entraîner un dispositif mécanique (treuil, roue, ou
autre…) qui représente un couple résistant de 10 Nm s’ajoutant au couple de pertes (supposé
constant). Calculer alors le courant absorbé.
1.5) En déduire la valeur de la force électromotrice E et de la vitesse de rotation du moteur N (tr/min).
1.6) On souhaite que cette charge soit entraînée à 1800 tr/min. Calculer alors la valeur de la résistance
Re1 permettant d’obtenir cette vitesse.
TD Machines à CC ENSET MOHAMMEDIA
Prof : Mr. Mohammed KISSAOUI 2 GECSI 1 & SEER 1
Exercice 2: Génératrice
Une machine à courant continu à aimants permanents est utilisée en génératrice, entraînée par un
ensemble mécanique à la vitesse Nn = 3 000 tr/min. La tension nominale de la génératrice est
Un = 220 V, la puissance nominale Pn = 20 kW et le rendement nominal : η = 0,8
2.1) Représenter un schéma équivalent de la génératrice et de sa charge (utiliser une convention
adaptée).
2.2) Calculer la valeur du courant nominal de la génératrice.
2.3) En déduire la valeur de la résistance d’induit si on néglige les pertes mécaniques de la machine.
2.4) Calculer alors la valeur de la tension à vide et de la tension à demi-charge, c’est à-dire pour une
puissance fournie P= Pn/2 .
2.5) Calculer le rendement de la machine à demi-charge.
Exercice 3: Moteur série
On s’intéresse à l’étude d’un moteur très utilisé en traction électrique : le moteur série.
Il présente la particularité de posséder un bobinage inducteur placé en série avec l’induit
comme le représente la figure 2.
Figure 2. Moteur à excitation série
3.1) À quelle grandeur est proportionnel le flux dans la machine ?
3.2) Quelle relation relie alors le couple et le courant de la machine ? Quel est l’intérêt de cette
relation ?
3.3) Quelle relation relie également la force électromotrice interne E à la vitesse angulaire de la
machine Ω et au courant I ?
3.4) Représenter le schéma électrique équivalent de la machine en rotation, on notera R la
résistance d’induit et Re la résistance d’inducteur.
3.5) Déterminer la relation existant entre Ω, I et les grandeurs constantes du système. Idem entre
Ω et la couple C.
TD Machines à CC ENSET MOHAMMEDIA
Prof : Mr. Mohammed KISSAOUI 3 GECSI 1 & SEER 1
3.6) Représenter alors l’allure de l’évolution de la vitesse Ω en fonction du courant. Représenter
également l’évolution de Ω en fonction du couple.
Exercice 4: MCC en régime transitoire
On considère un moteur à courant continu à aimants permanents dont les caractéristiques sont les
suivantes : tension d’induit : Un = 110 V, résistance d’induit : R = 0,5 Ω, inductance d’induit :
L = 75 mH, moment d’inertie de l’ensemble mécanique en rotation : J = 1 kg · m2, couple de pertes
mécaniques : Cp = 0,7 Nm
4.1) La machine tournant à vide on mesure le courant absorbé par la machine : Io = 1,8 A. En
déduire le coefficient K vérifiant la relation C = K · I
4.2) En déduire également la vitesse de rotation à vide de la machine.
4.3) La machine tournant à vide depuis longtemps, on accouple brutalement (au temps
conventionnel t = 0) la charge mécanique représentant un couple résistant : Cr = 13 Nm. Écrire
l’équation différentielle reliant les différents couples à la vitesse de rotation Ω (rad/s) de la
machine.
4.4) Écrire également la loi de maille électrique de la machine en régime transitoire ainsi que les
relations reliant les grandeurs électriques et mécaniques.
4.5) Former alors une équation globale reliant la vitesse Ω (rad/s), sa dérivée et la dérivée du
courant.
4.6) Qu’est-il possible de faire comme hypothèse permettant de simplifier cette équation ?
(On considèrera que les évolutions des grandeurs électriques sont rapides devant celles des
évolutions mécaniques.) Utiliser la nouvelle équation trouvée pour résoudre l’équation de la
question 4.3 portant sur la vitesse. Représenter l’évolution transitoire de la vitesse de la machine.
4.7) Quel est approximativement la durée du régime transitoire de la vitesse de la machine lors
d’un changement de charge ?
4.8) Calculer et représenter également l’évolution du courant d’induit i(t).
4.9) La machine étant revenue à vide depuis longtemps on couple (à t = 0) une charge trop
importante qui bloque le rotor. Calculer alors rapidement la valeur maximale du courant lors du
blocage et le temps nécessaire au courant pour atteindre cette valeur. À quelle valeur de courant
doit-on approximativement fixer les seuils des protections électriques ?
TD Machines à CC ENSET MOHAMMEDIA
Prof : Mr. Mohammed KISSAOUI 4 GECSI 1 & SEER 1
Exercice 5: MCC alimenté par un hacheur abaisseur
On considère le circuit de la figure 3. dans lequel la machine à courant continu est alimentée par
l’intermédiaire d’un hacheur abaisseur.
Figure 3. Moteur à courant continu alimenté par un hacheur abaisseur
Les caractéristiques de la machine sont : résistance de l’induit R= 0,5 Ω, inductance d’induit
L =13,7mH, courant d’induit nominal : In = 17 A, tension nominale : Un = 100 V
Les caractéristiques du hacheur sont : Interrupteur commandé et diodes considérés comme
parfaits, fréquence de découpage Fd = 1 kHz, rapport cyclique (interrupteur fermé sur
l’intervalle [0, T ] et ouvert sur [ T, T], T étant la période de découpage ).
5.1) Représenter l’allure de la tension u en fonction du temps.
5.2) Exprimer la relation reliant la valeur moyenne Umoy de cette tension à la tension V.
5.3) Exprimer l’équation de maille qui relie les grandeurs de l’induit de la machine.
5.4) Comparer la constante de temps électrique de l’induit à la période de découpage. Conclure
sur les évolutions du courant i(t).
5.5) En supposant la machine en régime permanent sur une charge absorbant le courant
nominal, calculer l’expression de la valeur moyenne du courant Imoy en fonction de U, E la force
électromotrice interne et R. représenter sur un même graphe la tension u(t) et le courant i(t).
5.6) Exprimer alors la valeur maximale de l’ondulation de courant Δi = Imax – Imin pris pour
= 0,5. Exprimer cette ondulation en valeur relative par rapport au courant moyen I.
5.7) Quel élément faut-il rajouter afin d’imposer une ondulation maximale de 5 %. Préciser alors
la valeur de cet élément.
TD Machines à CC ENSET MOHAMMEDIA
Prof : Mr. Mohammed KISSAOUI 5 GECSI 1 & SEER 1
Problème : Choix et caractérisation d’une machine à courant continu
pour une utilisation embarquée
Énoncé
On s’intéresse dans ce problème au choix d’une machine à courant continu pour la motorisation
d’un engin de forage embarqué sur un véhicule de chantier. Deux types de contraintes
apparaissent sur cette installation : les contraintes mécaniques sur la tête de forage, que
représentent l’effort de coupe et la vitesse de rotation, et les contraintes électriques comme
l’utilisation de batteries, leur temps d’autonomie et la valeur du courant consommé. La figure 4
représente un schéma de l’installation sur lequel figurent les caractéristiques imposées. On
remarquera également que l’alimentation électrique est réalisée par la mise en série d’un
nombre inconnu N de batteries d’accumulateur.
Figure 4. Motorisation d’un engin de forage embarqué
Dans un premier temps on s’oriente vers l’utilisation d’une machine continue à aimant
permanent permettant d’éviter l’alimentation d’un bobinage d’excitation.
Partie 1 : Choix d’une MCC à aimants permanents
1.1) Pour réaliser un forage correct, l’effort nominal sur la tête de forage représente 860 N sur
chacune des dix dents, et ce à la vitesse nominale : Nfn = 75 tr/min. Calculer alors la puissance
nominale sur l’outil de coupe : Pfn .
1.2) Le moto-réducteur utilisé présente un rapport de réduction de 1/40. Calculer alors la
vitesse de rotation nominale, Nrn, que le moteur devra présenter.
1.3) Connaissant le rendement du moto-réducteur, r = 0,9, calculer la puissance nominale du
moteur à choisir : Prn.
1.4) Calculer alors le couple nominal de la machine : Crn.
1 / 8 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!