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Une absence de croissance a des conséquences négatives sur les finances publiques : les
recettes fiscales n’augmentent pas, l’État a donc plus de difficultés à réduire son déficit public et
à rembourser sa dette publique, sauf à réduire drastiquement les dépenses publiques.
De même, cela a des conséquences négatives sur le chômage, sur la capacité des emprunteurs
à rembourser leurs crédits, etc.
Certaines voix s’élèvent contre cette recherche effrénée de croissance soulignant les
dangers écologiques, démographiques et sociaux de cet unique objectif. Certains économistes
préconisent même la « décroissance » (c’est-à-dire une baisse du PIB) pour améliorer le sort
des hommes et de la planète.
En effet, une hausse de la production entraîne une hausse de la consommation de
matières premières, de l’émission de gaz à effet de serre et la génération de déchets. De plus,
comme les énergies fossiles sont disponibles en quantité limitée, la croissance serait, dans tous
les cas destinés à s’arrêter à plus ou moins brève échéance.
Ces critiques envers la recherche d’une croissance toujours plus élevée ne sont pas
infondées. Cependant, de nombreux économistes indiquent que l’évolution technologique
permet de produire plus tout en limitant l’impact environnemental. On peut aussi constater que,
au cours de l’histoire, le progrès technologique a permis d’évoluer du bois au charbon puis du
charbon au pétrole et, peut-être demain, à une autre source d’énergie.
Enfin, l’économie se tertiarise, et ce dans pratiquement tous les pays. Cela signifie que
la production se déplace de l’agriculture et l’industrie vers les services. Aujourd’hui, environ la
moitié du PIB est représenté par les services, dont la plupart ne sont pas ou peu polluants
(éducation, santé, aide à la personne, culture, sécurité, conseil…).
Si la production et la consommation de service augmentent, alors le PIB augmente aussi
(ce qui signifie de la croissance économique), sans qu’il n’y ait pour autant d’impact écologique
significatif.
LES FACTEURS DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE
La croissance économique dépend de l’utilisation des facteurs de production. Ces
facteurs de production sont le capital, le travail et la productivité globale des facteurs.
- Le facteur travail renvoie à la quantité de travail utilisé, il est donc lié à la population
active, ainsi qu’à la durée du travail, mais aussi à la qualité du travail, au savoir-faire
accumulé par le travailleur, ce qu’on appelle le capital humain.
- Le facteur capital renvoie à l’investissement, c’est-à-dire à l’augmentation du stock
de capital.
- Enfin, la productivité globale des facteurs (PGF) renvoie à tout ce qui n’est pas
expliqué par les deux facteurs de production classiques :
c’est l’innovation organisationnelle (taylorisme par exemple) ou encore
l’innovation technologique.
1/ Le travail et le capital sont les deux principaux facteurs de production
qui vont permettre la croissance économique.