
dirigés vers les microorganismes qui y vivent par le biais d’un phénomène appelé
exsudation racinaire.
Ces exsudats racinaires ont des compositions organiques variées et sont en
grandes quantités. Ils sont riches en acides organiques et en sucres ainsi qu’en
composés organiques complexes. Ainsi ils sont transformés en biomasse microbienne
ou réoxydés en CO2 (Rawat et Mushtaq, .2015).
Par sa richesse en sucres, en amino-acides, en acides organiques, en
isoflavonoides, en régulateurs de croissances et en enzymes libérées par la plante, la
rhizosphère est considérée parmi les microenvironnements les plus remarquables de
point de vue activité biologique grâce à sa richesse naturelle en vers de terre,
nématodes, protozoaires, champignons, algues et bactéries (Paul et Clark, 1996).
La rhizosphère est l’un des sites écologiques les plus intéressants. Elle inclut une
grande diversité de microorganismes qui sont organisés en communautés
microbiennes variées, vivant en association avec les systèmes racinaires des plantes
supérieures (Khalid et al., 2006 ; El-Lithya et al., 2014). Ces communautés
microbiennes participent à des nombreux processus de décomposition et de recyclage
des nutriments dans la rhizosphère (Germida et al., 1998). Par ailleurs, ces êtres
vivants présentent des avantages par leurs contributions que ce soit à l’amélioration de
la fertilité ou à la stabilisation du sol.
Plusieurs recherches et travaux dans ce contexte ont montré que l’agrégation et la
stabilité d’un sol dépend de sa nature et de sa composition en matière organique
(Elustondo et al., 1990). La matière organique libérée par les racines des plantes agit
par un effet direct sur la stabilisation des agrégats du sol, ainsi que par effet indirect
sur la stimulation des activités microbiennes de la rhizosphère (Angers et Mehuys,
1989). Les populations microbiennes occupant le sol présentent aussi un rôle crucial
dans l’état de santé des plantes. Certaines sont néfastes, d’autres sont bénéfiques et
d’autres encore ne semblent avoir aucun effet. Plusieurs interactions bénéfiques
(symbiose) ou non, nuisibles (pathogénies) sont observées entre plantes, bactéries et
champignons du sol. Des interactions bénéfiques pour la plante peuvent avoir lieu,
dont on peut citer les symbioses fixatrices d’azote, les associations avec bactéries
promotrices de croissance ou de santé (phénomène de suppression des maladies), ou
bien les interactions avec les champignons mycorhizogènes. L’origine des impacts