Royaumes Abomey & Porto-Novo: Histoire & Société

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La société des royaumes d’Abomey et de Porto-Novo d’alors, comprend les grands
dignitaires, les princes, qui participent à la direction du royaume, les citoyens hommes tu
telibres que personne ne peut vendre, et enfin des esclaves d’origines étrangères.
Par Bénin Monde Société
La civilisation est l’ensemble des caractères politiques, sociaux, économiques, religieux et
culturels propres à une société. La société des royaumes d’Abomey et de Porto-Novo d’alors,
comprend les grands dignitaires, les princes, qui participent à la direction du royaume, les
citoyens hommes libres que personne ne peut vendre, et enfin des esclaves d’origines
étrangères. Le roi est en même temps un homme et un dieu. Une étiquette religieuse règle tous
ses actes. Il porte des titres qui indiquent sa puissance.
Le pouvoir se transmet de père en fils. Le roi est entouré d’une Cour nombreuse dans son palais
qui contient des tombeaux des ancêtres. Le roi a un très grand pouvoir mais n’est pas dictateur.
Sa recarde est respectée comme lui-même. Il est aidé dans sa fonction de :
Migan : 1er ministre, bourreau en chef
Méhou : ministre de la justice
Adjaho : ministre de la police et administrateur du palais
Tokpo : ministre de l’agriculture et du commerce
Le Dahou : chef de l’état-major et de l’ar
Akplogan : ministre de la culture, garde des tombeaux royaux
Le Yovogan : chef des blancs (réside à Ouidah).
L’organisation du royaume d’Abomey ne fut soumise à aucune influence
externe. La société d’Abomey était rigoureusement hiérarchisée avec une
structure politique fortement centralisée et composée de roturiers soumis à
l’autorité royale. Pour administrer son royaume le roi s’entoura d’un Migan
siégeant à sa droite et d’un Mehou siégeant à sa gauche tout deux remplissant les
fonctions de premier ministre. En dessous du Migan et du Mehou on retrouve des
ministres aux compétences bien définies comme le ministre des cultes (Aplogan),
le ministre des finances, le chef de la police, le ministre chargé des problèmes
fonciers (Tokpon) et par la suite un ministre des «blancs» (Yévognan).
Les femmes jouèrent un rôle important dans l’histoire de ce royaume. Au sein de
la structure politique, des femmes étaient nommées par le roi afin qu’elles exercent
un contrôle sur les activités des principaux dirigeants. Elles furent aussi à l’origine
de nombreuses victoires militaires car c’est au royaume d’Abomey que fut créée la
légendaire armée des amazones composée uniquement de femmes, la plupart
vierges ou astreintes au célibat. Elles étaient lancées dans la bataille pendant les
moments difficiles pour faire fléchir les dieux du combat. Les troupes poppo
qu’elles vainquirent se souviennent encore de leur bravoure et de leur
puissance… Fort de cette organisation rigoureuse et efficace le royaume
d’Abomey va connaître une croissance sous l’impulsion des successeurs
d’Houegbadja qui ne cesseront de faire croître ses frontières. En
1724 Abomey annexa le royaume d’ALLADA et en 1727 OUIDAH, suite à ces
annexions le royaume prit alors le nom de Dahomey.
Une puissance régionale basée sur le commerce des esclaves (1740-
1880)Modifier
Carte du Dahomey et de ses environs, par R. Norris (1793).
Le royaume du Dahomey fonde sa prospérité du XVIIe à la première moitié du
XIXe siècle sur le commerce des esclaves. Vers 1750, le roi Tegbessou vend ainsi
chaque année plus de 9 000 esclaves aux négriers. On estime que ses revenus sont
quatre à cinq fois plus élevés que ceux des plus riches propriétaires terriens
d'Angleterre[9].
Le royaume devient une puissance majeure dans la traite des esclaves, ceux-ci étant
fournis grâce à des raids dans les régions voisines. Le royaume d'Oyo fait parfois
pression sur le Dahomey pour mettre un frein à son trafic d'esclaves, essentiellement
pour protéger le sien ; le commerce esclavagiste du Dahomey marque à ces moments
une pause avant de reprendre à nouveau[10].
Incapable de maintenir un apport régulier d'esclaves, le roi Adandozan (1797-1818)
est renversé par son frère Ghézo (1818-1858) et le marchand d'esclaves
brésilien Francisco Félix de Sousa[11]. Sous Ghézo, l'empire atteint son apogée ; Ghézo
bat l'empire d'Oyo en 1823, mettant fin à son statut de tributaire et développant
fortement le commerce d'esclaves[4].
ArtsModifier
Représentation zoomorphe de Behanzin comme requin.
Les artistes produisent des œuvres représentant des scènes de la vie sous forme de
statuettes, tapisseries, peintures[15].
Les arts du Dahomey sont uniques et distincts des traditions artistiques africaines. Ils
sont substantiellement soutenus par le roi et sa famille, suivent des traditions non-
religieuses, sont assemblés en différents matériaux et empruntent fortement aux autres
peuples de la région. Les formes artistiques incluent la gravure d'ivoire et de bois, le
travail des métaux (dont l'argent, le fer et le cuivre), les vêtements appliqués et
les reliefs d'argile[16].
Le roi est central dans les arts et plusieurs d'entre eux fournissent des sommes
importantes aux artistes, provoquant le développement unique, pour la région, d'une
tradition artistique non-religieuse dans le royaume[17]. Le léopard est aussi considéré
comme animal royal. Les artistes ne forment pas une classe spécifique[16].
Les rois sont souvent décrits selon de grandes formes zoomorphes, chacun ressemblant
à un animal particulier[18].
L'historienne Suzanne Blier (en) identifie deux aspects spécifiques de l'art du
Dahomey : l'assemblage de différents composants et l'emprunt à d'autres cultures.
L'assemblage, impliquant plusieurs parties (souvent de différents matériaux) combinées
en une unique œuvre, est courant, résultat des différents rois promouvant des produits
finis plutôt qu'un style particulier[16]. Cet assemblage peut également résulter des
emprunts des styles et techniques d'autres cultures. Les vêtements et l'architecture
ressemblent aux autres représentations artistiques de la région[19].
La plupart des œuvres tournent autour de la royauté. Chaque palais du musée historique
d'Abomey contient des bas-reliefs d'argile élaborés (noundidė en fon) enregistrant les
réalisations du roi[18], souvent représentés pendant des batailles contre les tribus Oyo
et Mahi du nord du Dahomey, leurs opposants décrits négativement. Les thèmes
historiques dominent et les personnages sont dessinés sommairement, souvent
assemblés les uns sur les autres ou à proximité les uns des autres, créant un effet
d'ensemble[17]. Les membres de la famille royale sont représentés dans des sculptures
appelées bocio, incorporant des matériaux divers (métal, bois, perles, vêtements,
fourrure, plumes, os) sur une base formant un personnage debout. Les bocio ont un
aspect religieux et incluent différentes forces[19]. En outre, les appliqués du Dahomey les
décrivent dans des représentations zoomorphes similaires[17].
Une tradition distincte concerne la fonte de petites figurines de cuivre représentant des
animaux ou des êtres humains, portées comme bijoux ou exposées dans les habitations
des personnes aisées.
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