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Aminata Diagne Résumé 1

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ÉCOLE DE GESTION
FEC 810
Professeur : Franck Coggins
Résumé 1
Article : THÉORIE FINANCIÈRE ET STRATÉGIE FINANCIÈRE
(Histoire de la finance)
Auteur : Gérard Charreaux
(Professeur en Sciences de Gestion, Doyen de la Faculté de Sciences Économiques et de Gestion
IAE DIJON - Faculté de Science Économique et de Gestion)
Fait par : Aminata Diagne
Résumé : La théorie financière et la stratégie financière
Dans ce résumé nous allons traiter de l’évolution des approches théoriques de la finance et de ce que cette théorie
de la finance a ou pourrait apporter à la stratégie financière autant sur le volet académique que décisionnel.
1. La finance théorique
La finance théorique est paradigme axée sur des recherches en matière financière. Ces recherches étaient basée
sur des principes théoriques essentielles pour les prises de décisions financières à savoir la VAN, le modèle
d’équilibre des actifs financiers, l’efficience des marchés, le principe d’additivité des valeurs et la théorie des
options. Cependant, la finance théorique est incapable d’expliquer de façon complète et précise les principales
décisions et résultats obtenus par la finance moderne pour ce qui est de la finance des entreprises tout simplement
parce que les entreprises nécessitent une stratégie financière organisationnelle. C’est donc pour cette raison que la
question quant à l’utilité de la théorie financière pour la mise en œuvre d’une stratégie financière se pose. De plus
des études empiriques faites plus tard ont tendance à remettre en cause certaines des théories à savoir le MEDAF.
Il faut cependant noter que la théorie financière répond de manière incontestable à toutes les questions de la
finance de marché.
2. Les grandes lignes de l’évolution de la finance stratégique
a. La finance avant 1958
Selon Van Horne, la finance avant 1958 était une discipline séparée de l’économie et regroupait les instruments,
les institutions et les procédures utilisés sur les marchés financiers. Son champ de couverture s’élargira vers les
méthodes de financements externes ainsi que sur les aspects financiers de la survie. Ensuite entre les années 40 et
50 la finance académique s’est intéressée, par une approche traditionnelle, au point de vue des partenaires
externes et aux méthodes de choix d’investissements. Cette époque est aussi marquée entre autres par l’apparition
des modèles d’évaluation de Gordon et de Shapiro.
La finance académique à cette époque est principalement normative…
b. La finance après 1958
La transition est marquée une première révolution faite par Modigliani et Miller dans la pensée financière à
savoir le principe d’arbitrage et la liaison avec les marchés financiers et par l’apparition de leur article : The cost
of capital, corporation finance and the theory of investment, publié en juin 1958, qui traitait de la théorie de
l’investissement. Modigliani et Miller démontrent plusieurs hypothèses parmi lesquels la neutralité de la structure
de financement dans un monde sans impôt. Les conclusions de Modilgliani et Miller ont cependant des limites
quant à l’intégration du taux d’actualisation ou de l’évaluation des flux équivalents certains.
Les réponses à ces limites est apportée par le MEDAF construit par Sharpe et Lintner dans les années 60 qui
permet d’évaluer le montant des primes de risque en tenant compte uniquement du risque non diversifiable.
Cependant des difficultés se font sentir quand il a été question de transposer le MEDAF d’un cadre uni à multi
périodes.
En 1973, Black et Scholes développent le caractère optionnel des investissements et des financements. Ici, la
théorie des options est appliquée à la finance de l’entreprise, elle a ainsi permis de renouveler l’analyse d’autres
aspects de la stratégie financière. Le modèle de Black Scholes a aussi ses limites car dans le cas d’une entreprise,
les actionnaires peuvent agir sur la valeur et le risque des actifs en fonction de la politique d’investissement ou de
dividendes.
En 1976, Jensen et Meckling développe la Théorie positive de l’agence dans laquelle ils remettent en cause le
référentiel de Modigliani et Miller à propos de l’analyse de la politique financière. Jensen et Meckling fondent
leur approche sur le fait que l’entreprise est constituée d’un ensemble d’individus aux objectifs divergents et qui
évoluent dans un environnement oui règne une asymétrie d’information. Ils assument que ces divergences et
conflits peuvent être solutionnés par la politique financière et ont axé leurs recherches autour de cela.
En 1984, Myers et Majluf utilisent la théorie des jeux pour orienter leurs recherches vers les problèmes posés par
l’asymétrie d’information. Ils développent une modélisation financière sur un « jeu » entre les dirigeants et les
apporteurs de capitaux. Ils en déduisent donc qu’il y a des interactions entre les décisions d’investissement et
financement et assument donc qu’il y a un ordre de priorité quant aux choix de financements (Pecking order
theory). Selon eux, il serait préférable d’utiliser l’autofinancement comme première source de financement
ensuite la dette et en dernier lieu l’augmentation de capital.
Depuis 1984, d’autres chercheurs se sont penchés sur la théorie d’agence, ce qui a eu pour effet un élargissement
et un approfondissement de la théorie. Les recherches initiales n’étaient basées que sur trois catégories de
d’agents à savoir les dirigeants, les actionnaires et les créanciers. Les recherches plus récentes ont élargi ces
catégories en y intégrant d’autres parties prenantes de l’entreprises, d’où la conception du bilan de Cornell et
Shapiro. De plus les chercheurs ont établit une distinction entre les actionnaires majoritaires et minoritaires.
Cependant, la contribution de ces chercheurs reste inférieure à celles de leurs précurseurs.
Il faut cependant noter que les recherches menées sur les couts de transaction appliqués à la finance d’entreprises
contribuent largement à la théorie d’agence. Williamson analyse la politique de financement et en déduit une non
séparabilité des décisions d’investissement et de financement, il estime que la notion de structure de financement
optimale disparait et que les choix de financement sont faits prioritairement selon leurs couts de transactions au
lieu du critère de l’asymétrie d’information.
Barton et Gordon s’inspirent des résultats de la recherche financière et étudient la théorie stratégique de la
structure de de financement. Ils établissent un lien entre la stratégie organisationnelle et la structure de
financement.
3. Les apports de la théorie financière à la stratégie financière
Grâce aux apports de la finance théorique, les préoccupations de la finance académique appliquée à la stratégie
financière sont passées de descriptives et normatives à explicatives. Ces apports sont d’ordre académique et
opérationnel.
Pour ce qui est du volet académique, l’apport est positif car des modèles permettant de comprendre certains
phénomènes ont été développés (par exemple, pour justifier la politique de dividende), même si certaines
questions restent encore sans réponse. De plus l’analyse de certaines questions a entièrement été refaite comme
par exemple celle sur l’existence ou non d’une structure de financement optimale. La finance théorique a
également permis un sensible rapprochement de la démarche théorique aux raisonnements effectivement
observés. Le principe de non séparabilité est introduit dans d’autres facteurs afin de comprendre certaines
décisions financières. Nous avons par exemple : politique de dividendes/politique de rémunération. Enfin, la prise
en compte de toutes les parties prenantes de l’organisation n’est que bénéfique pour la compréhension du
fonctionnement de celle-ci (l’organisation).
Concernant le volet opérationnel, les retombées de la théorie de la finance a des conséquences difficilement
opérationnelles dans l’immédiat.
La théorie de la finance malgré ses apports positifs à la stratégie financière a des points négatifs. En effet, il
n’existe pas une véritable théorie intégratrice, comprendre certaines stratégies financières requiert une recherche
plus poussée de la théorie déjà établie ou la mise en pratique de plusieurs modèles. De plus certains modèles
soulèvent des difficultés quand il s’agit de les adapter à un autre contexte. On note ici une défaillance au niveau
de la testabilité de ces modèles. Nous avons aussi le fait que certains modèles ne tiennent pas compte des
comportements irrationnels des individus, ils fondent leurs arguments sur des hypothèses comportementales
posées.
4. Les apports de la théorie de la finance pour la décision
Comme indiqué plus haut, les apports de la théorie financière pour les décideurs ont difficilement des retombées
immédiatement opérationnelles, ils constituent cependant des principes devant encadrer les prises de décisions
financières.
Toutes les parties prenantes de la firme (dirigeants, actionnaires, créanciers, pouvoirs publics) tirent profits des
apports de la théorie de la finance et leurs choix, décisions intervention… sont éclairés par la théorie financière.
Conclusion
La théorie de la finance qu’elle soit traditionaliste ou moderne ont permis une meilleure compréhension
de la politique financière même si certaines questions sont encore inexpliquées ou expliquées à moitié. En ce qui
concerne la prise de décision, l’apport n’est que par des principes généraux. La finance de marché, elle, tire tout
un profit de la théorie de la finance car toutes ses questions trouvent des réponses précises et complètes.
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