Telechargé par Abderrahim Elmakhloufi

ECONOMIE DE DEVELOPPEMENTRapport de note

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ECONOMIE DE
DEVELOPPEMENTRapport de notes
Réalisé par Mhimden Wissal
Séance 1, le 22/02/2016
Apres une introduction globale de l’économie ainsi que l’économie de
développement, on a passé à une différenciation de plusieurs organisation
financière mondiale qui vise comme objectif principale le developpement a
l’échelle économique, ainsi qu’au niveau humanitaire comme la banque
Mondiale, l’OCDE, le FMI…
Une présentation de la carte de l’IDH a permis une analyse concernant les
différents niveaux de cet indicateur entre plusieurs pays.
Passant par la suite à la détermination des objectifs de cours ;
Objectifs du cours :
1) Prendre conscience de la difficulté de la mise en œuvre des stratégies
de développement.
2) Débattre de quelques expériences (échec et réussite) du développement
à travers le monde.
3) Mettre l’accent sur les contrats entre les pays (entre le nord et le sud)
et entre continents mais également entre les différentes régions du
même pays.
4) Discussion sur les nouvelles approches de développement dans le
cadre de la mondialisation et de la libéralisation des économies.
Séance 2, le 29/02/2016
Chapitre 1: la croissance et développement
Qu’est ce que la croissance économique ?
La croissance économique est un processus quantitatif qui se traduit par
l’augmentation, au cours d’une longue période, d’un indicateur représentatif
de la production de richesse d’un pays, le plus souvent le produit intérieur
brut en volume (PIB), mais il s’agit ici d’une définition quantitative et
restrictive.
Pour François Perroux, la croissance est l’accroissement durable de la
dimension d’une unité économique, simple ou complexe, réalisée dans des
changements de structures et éventuellement de système, et accompagné de
progrès économiques variables.
 Elle n’est apparue selon lui qu’après la première révolution
industrielle en Angleterre.
Cette définition intègre le processus de croissance dans le cadre de
modifications plus profondes qui touchent l’ensemble de la société.
Pendant que le développement est un processus d’évolution dans le temps
d’une situation inférieure à une situation supérieure.
Dans ce sens, il faut agir sur les ressources et avoir une valeur ajoutée :
d’abord, il faut commencer par produire, ensuite répartir équitablement les
ressources.
Les systèmes économiques ont pour but de gérer un état ou une nation
dans ses différentes composantes.
Pour le MAROC, les rapports sociaux sont les plus importants, et il opte
pour une appropriation collective du capital. Les capitalistes, quant à eux,
optent pour une appropriation privée du capital.
L’économie de développement donc s’intéresse aux pays en voie de
développement, dits les pays du sud. Pour cela, il existe plusieurs indicateurs
de développement comme : le revenu national par tête, l’indice du bien être,
l’INDH…
La croissance intensive et croissance extensive :
 Croissance extensive : résultante de l’augmentation proportionnelle de
la quantité de facteurs de production nécessaire pour l’obtenir.
 Croissance intensive : elle est générée par l’amélioration de
l’efficience des facteurs de production utilisés, mesurés par des gains
de productivité.
Au Maroc, la croissance économique durant ces cinq dernières années, n’est
plus attachée à l’agriculture. L‘économie a commencé à se diversifier (tourisme,
bâtiments, travaux publics)
Séance 3, le 07/03/2016
Les phases de la croissance économique :
Depuis le 15eme siècle, la richesse par habitant a été multiplié par 33 dans
les pays développés (moyen age : guerre, famine , pas de découverte de
l’Amérique).
Avant le 18eme siècle, le rythme de croissance annuel moyen n’a pas
dépassé 0,1% à 0,2%par an, pourtant la croissance démographique dépassait les
10%.
A partir du 18eme siècle, l’ère industriel commence, passant de la
manufacture a la production dans des usines , par des machines (machine a
vapeur, moteur a explosion..).
Il y a une grande différence entre pays riche et pays industrialisé, l’un
dispose de beaucoup d’argent, il a que du patrimoine mais pas d’activite
économique ni de production, l’autre investit son argent pour créer de la valeur ,
ainsi faire tourner les machines .
Qu’est-ce que l’économie de développement ?
On ne peut pas parler de développement économique sans qu’il y est de la
croissance économique, mais on pourra trouver des pays avec des taux de
croissance très élevés, pourtant la population souffre de pauvreté et de famine…
On constate que récemment, les écarts de développement ne cessent
d’accroitre entre les pays, ceci se manifeste par les différences du PIB par tete ,
mais aussi par les autres indicateurs de développement.
Il y a une diversité entre les pays du Tiers Monde , on ne peut pas donc
comparer ces pays.
Séance 4, le 14/03/2016
Les nouvelles théories de la croissance :
Le débat sur « la convergence » se situe autour de la « réussite » de
certains pays du Tiers Monde et du constat du creusement des écarts de revenu
entre les pays riches et les pays pauvres. Ces études économétriques sont
issues de constats empiriques et ont été fortement critiquées.
Surtout, il s’avère que les pays qui adoptent de bonnes politiques
économiques qui connaîtront la croissance alors que les autres s’enfermeront
dans le « piège de la pauvreté ».
La croissance endogène :
Les modèles néoclassiques sont insatisfaisants pour deux raisons :
 Sur le plan théorique, ils n’envisagent la croissance que dans un
contexte de rendements constants (et de productivité marginale
décroissante
des
facteurs),
compatible
avec
la
condition
de
concurrence parfaite des marchés.
 Sur le plan empirique, le modèle ne permet pas de rendre compte des
écarts persistants de niveau de développement et il a un faible pouvoir
explicatif (le progrès technique exogène devient le déterminant
essentiel de la croissance par tête).
La croissance en volume et en valeur :
On en parle parce qu’on a besoin d’apprécier la valeur réelle des choses. (Par
exemple : étudier le phénomène de l’inflation.)
Dans toute analyse de l’économie d’un pays, le plus important c’est d’avoir
une évolution et d’étudier les tendances lourdes à long terme. On ne peut pas
considérer une évolution sur une année, mais il faut considérer des périodes
assez longues qui permettent de bien apprécier la situation.
Par ailleurs, le secteur informel peut apporter un plus à l’économie, mais il
peut aussi lui apporter un moins. L’exemple de la contre bande illustre bien ceci.
En effet, la contre bande permet de créer plus d’emploi, de créer plus de
richesses, et enfin de stabiliser le climat social.
La mesure de la croissance économique ?
Taux de croissance économique= augmentation d’une année a l’autre, en
pourcentage, du PIB en volume = production annuelle d’un pays.
Comment le calculer ?
L’approche « emploi final » :
Le PIB peut se déterminer a partir de l’équilibre ressources-emplois de
l’économie : PIB + Importations = consommation finale effective (des ménages
et des administrations) + investissements (formation brute de capital fixe –
FBCF) + exportations + variations de stocks.
PIB + importations : ensemble des ressources de l’économie en biens et
services (produits ou importés).
Consommation finale effective+investissement+exportations+variations de
stocks= ensemble des emplois de l’économie, c'est-à-dire les utilisations
possibles des biens et services disponibles.
L’approche par les produits :
Le PIB est égal a la somme des valeurs ajoutées brutes des unités résidentes,
augmentées des impôts (moins les subventions) sur les produits et des droites de
douane reçues.
Avec la valeur ajoutée = différence entre la valeur de la production et les
consommations intermédiaires utilisées.
L’approche par les revenus :
Le PIB = somme des rémunérations des salariés versées par les unités
résidentes, des excédents bruts d’exploitation et revenus mixtes de ces unités et
des impôts liés a la production et a l’importation (nets des subventions
d’exploitation reçues).
Le PIB représente l’ensemble des richesses nouvelles crées en une année.
Remarque : La croissance en volume (en DH constants) et en valeur (en DH
courants)
Si l’on considère la croissance du PIB d’une année à l’autre, le résultat
obtenu peut être du a deux séries de facteurs :
 La croissance réelle :
Elle est généralement liée à une progression des volumes effectivement
produits ou à l’augmentation des prix. De nos jours, la hausse des prix est
extrêment réduite mais dans les années 1970 et 1980 l’inflation pouvait être
supérieure à 10%. Il est donc nécessaire, pour avoir une idée précise de la
progression des richesses crées, de retirer les effets de l’inflation. C'est-à-dire de
« déflater » la croissance en valeur.
 La progression « brute » :
Que l’on appelle « progression en valeur » ou « a prix courants », elle est
généralement plus forte que la progression en volume (à prix constants).
Séance 5, le 021/03/2016
Les modèles de croissance
Il y a deux grands modèles de croissance : le modèle d’inspiration
kéynesienne de Harrod-Domar et le modèle de Solow qui est néoclassique.
Les deux modèles n’arrivent pas à expliquer ce qui s’est passé dans les pays
en voie de développement.
Les théoriciens de la croissance endogène vont expliquer la croissance
économique par les facteurs endogènes, développement du capital humain,
savoir faire, progrès technique.
Kaldor en 1962 a élaboré un modèle qui fait appel à une fonction de progrès
technique qui dépend de l’investissement mais ce modèle n’admet pas
l’existence de rendements croissants.
Arrow affine ce modèle en faisant dépendre la fonction du progrès de la
quantité de connaissances déjà accumulée (appelée capital humain ) ce qui
permet d’avoir une économie à rendements d’échelle croissant.
En 1986, Romer a introduit des rendements croissants en partant d’une
fonction de production admettant un nombre variable de paramètres,
correspondant aux différentes catégories de biens d’équipement et en montrant
l’importance de la recherche et du développement.
La théorie de la croissance endogène met l’accent sur quatre facteurs qui
influencent sur le taux de la croissance économique :
1) Les rendements sont croissants grâce aux gains d’échelle.
2) L’intervention judicieuse de l’Etat à travers l’investissement dans les
infrastructures.
3) La recherche-développement ou innovation, activité à rendement
croissant avec un cout d’appropriation minimal.
4) La croissance au capital humain qui s’accumule.
Les phases de la croissance économique
Quand notre situation est dominée par ceux qui sont plus forts, on est un
pays sous développé. On parle aussi de pays en voie de sous développement.
Avant la révolution industrielle, avant le capitalisme, on ne parlait pas des pays
développés, on parlait des pays riches, prospères.
Le féodalisme : c’est le système féodal, c'est-à-dire le système politique,
économique et social du moyen âge qui était fondé sur la féodalité. Le pouvoir
politique, religieux, judiciaire et militaire était exercé par une aristocratie
foncière qui opprimait un peuple constitué en majorité de paysans.
La féodalité est une forme d’organisation de la société qui, en Europe, atteint
son apogée au Moyen âge.
Les conflits qui ont traversé le monde ont toujours eu des raisons
économiques. Les pays producteurs de mines, de richesses, de pétrole ont
toujours subi des attaques, donc le système a besoin du contrôle.
Les deux derniers siècles (19 et 20) sont ceux de l’enrichissement de la
population en Europe et en Occident.
 Les travaux d’Angus Maddison « l’économie mondiale, 1820-1992,
OCDE, 2001) permettent de mettre en évidence cinq phases
mondiales de croissance depuis le début de l’industrialisation. ils
confirment que le 20 eme siècle est sans conteste, malgré des périodes
inégales et des divergences au niveau des pays, celui de la croissance.
 1820-1870 : émergence progressive des économies industrielles.
 1870-1913 : dans le monde occidental, période d’instabilité, premières
crises
du capitalisme industriel. Mais la croissance économique
s’accélère, et progression sensible du PIB par tète.
 1913-1950 : croissance contrariée par deux guerres mondiales et une
crise économique majeure(1929).
 1950-1973 : intensité et régularité exceptionnelle dans la plupart des
régions du monde (30 glorieuses).
 1973-1992 : ralentissement du processus d’essor économique mais les
taux de croissance restent supérieurs a la moyenne sur les deux
siècles. Si l’Europe rejoint la moyenne historique, certains pays du
tiers monde et le Japon tirent la croissance mondiale.
Séance 6, le 04/04/2016
Le développement économique
Pour une analyse valable du concept de développement, il faut faire appel à
la coopération de toutes les sciences sociales : économie, sociologie,
démographie, anthropologie, géographie, psychologie…..
Comment définir le développement ?
Le développement se distingue de la croissance car il désigne un processus
qualitatif de transformation des structures économiques, sociales et mentales qui
accompagne et favorise la croissance économique.
Le sous-développement, quant a lui, correspond a la situation qui caractérise des
pays qui ne peuvent faire croitre durablement le PIB en raison d’un certain
nombre de blocages (internes ou externes).
Les expressions « pays sous-développées », « pays en voie de développement
(PVD) », « pays en développement (PED) » sont, a quelques nuances prés,
utilisés comme synonymes.
Le terme « Tiers monde » a été utilisé pour la 1ere fois en 1952 par Alfred
Sauvy. Aux considérations purement économiques permettant de caractériser
ces pays, l’expression « tiers monde » ajoute une dimension politique. Par
analogie au « tiers état » de l’ancien régime français, les pays du TM sont ceux
qui, a coté des pays capitalistes et des pays socialistes, sont marginalisés sur la
scène internationale.
 Exemple du Maroc : on remarque qu’on a un problème de structure, c’est
pour cette raison qu’on parle actuellement des réformes structurelles, ce
qui montre bien que le problème est dans le système à la base. Plus
précisément, on parle de structure mentale qui englobe tout ce qui est
travail, rôle de la femme…
Dans certains pays où la femme n’a pas de place, on perd la moitié des
capacités, donc il faut agir dans ce sens : avoir une ouverture d’esprit pour
pouvoir mettre en œuvre la machine économique et le processus politique.
La richesse contribue au développement. Dans ce sens, quand on a des
taux de croissance faibles, donc nécessairement, on a une mauvaise répartition
des richesses.
 Quand on parle de blocage interne, on prend des mesures à l’intérieur. Par
exemple, quand on parle d’une réforme de la fiscalité : impôts sur les
revenus ou impôts sur les sociétés. Ainsi, quand on augmente les impôts,
on assiste au phénomène de la grippe de l’économie qui est illustré par
une réduction de l’investissement intérieur et par suite une fuite des
capitaux. Donc, on doit agir d’une façon pragmatique pour ne pas
déséquilibrer la société.
On remarque la dépendance du Maroc à l’Europe surtout au niveau des
importations.
Aujourd’hui, on parle de l’interdépendance entre les pays, mondialisation
de l’économie. On a par exemple, l’Europe qui reste le premier marché mondial,
les pays Arabes qui s’intéressent plus aux pays d’Asie, les pays subsahariens qui
n’ont pas les mêmes besoins…
Séance 7 , le 25/04/2016
Présentation de l’Expose nº1 : Corée de sud .
Historique du concept de développement
Deux tendances émergent dans la façon d’appréhender la genèse du
développement.
 La première fait référence a l’idée de progrès,
a l’évolutionnisme
historique, elle considère le développement comme un phénomène aussi
vieux que l’histoire des sociétés, affirmant qu’il y’a toujours eu des pays
avancés et des pays arriérés, des pays prospères et des pays marqués par la
misère. La genèse du développement remonterait à la révolution
néolithique. Le développement aurait toujours existé sauf qu’il manquait
le mot pour le dire.
 La deuxième tendance donne une interprétation rigoureuse de l’historique
du phénomène à partir de l’émergence du concept de développement. Elle
fait référence a cette vision duale qui considère le développement comme
une nécessité qui s’est imposée suite a la prise de conscience du
phénomène de sous développement.
Les dimensions du concept de développement
 La dimension économique du concept de développement :
 Apres la deuxième guerre mondiale = prise de conscience du retard
économique dans lequel vivait
la grande majorité de l’humanité et
naissance de l’économie du développement et des premières théories
développementalistes.
 Le développement, était conçu à l’époque comme étant synonyme de la
croissance économique, perçue comme un problème de formation du
capital. Le concept de développement était complètement assujetti à sa
composante économique.
 Dans ce contexte ou croissance et développement étaient considérés
comme deux concepts quasi interchangeables, le développement ne
signifiait pas plus qu’enregistrer une suite de taux de croissance
économique positifs : se développer, c’était avoir 3.7 % de croissance
économique une année, puis 4.8 % l’année suivante, et ainsi de suite,
indéfiniment.
 Cette perspective est très souvent illustrée par la contribution de
W.W.Rostow chez qui la croissance était devenu le maitre-mot servant a
définir une théorie générale de développement, « les étapes de la
croissance économique ».
 Son schéma se veut un model universel de croissance linéaire. Il propose
une stratégie de rattrapage formulée comme une succession d’étapes qui
passent par la transition, le décollage et la maturité pour atteindre un but
considéré comme universel : la société de consommation de masse.
 Le développement, dans les années 1960, était donc complètement
assimilé a la croissance du revenu réel par habitant dans les pays sousdéveloppés, donc confiné et réduit dans le cadre de sa stricte dimension
économique.
 Cette hégémonie de l’économie dans le contenu sémantique du concept de
développement va être mis en cause a partir du moment où les
économistes
eux-mêmes
commencèrent
à
définir
différemment
« croissance » et « développement ».
 Le développement, au-delà du concept de croissance qui est d’ordre
quantitatif et mesurable, postule aussi des idées de qualité qui, d’ailleurs,
échappent a toute mesure et débordent le champ de l’analyse économique.
Il implique une hausse du bien-être social, des changements dans les
structures (la qualification de la main d’œuvre s’accroit, l’organisation de
la production se complexifie) et finalement une mutation de la société
toute entière.
Séance 8 , le 02/05/2016
La dimension socioculturelle du concept de développement
La prise de conscience des imperfections des modèles de développement axés
sur l’économisme, le productivisme et le technicisme au détriment des véritables
besoins humains et sociaux et des aspirations des populations a imposé une reconceptualisation des approches développementalistes et subséquemment, une
redéfinition du concept de développement.
Dans les années 1970, il y’a une inflation des recettes du développement
humaniste.
Au développement exclusivement économique, on associera désormais la notion
de self-reliance, d’autonomie ou développement autocentré puis les concepts de
développement endogène, développement solidaire, communautaire, intégré,
authentique, autonome et populaire, durable, humain, harmonisé, participatif,
global, l’écodéveloppement….
L’analphabétisme et la pauvreté dans les pays de la périphérie fit émerger une
nouvelle conceptualisation de la notion de développement : la satisfaction des
besoins essentiels des populations ‘ besoins fondamentaux’.
Cette approche fit sa première apparition lors du discours annuel de Robert
Mcnamara devant le conseil de la Banque Mondiale en 1972.Elle consiste
essentiellement a exhorter les gouvernements des pays de la périphérie a se
préoccuper davantage des besoins humains essentiels, c a d a améliorer la
nutrition, le logement, la santé, l’éducation et l’emploi de leurs populations.
Enfin, selon Marx, l’évolution de toute société est un processus éminemment
culturel, « la culture doit être coextensive au développement car elle est cet
élément dynamique fondamental qui donne aux groupes et aux sociétés la force
de freiner ou au contraire de provoquer le changement social. La culture d’un
peuple est la résultante dynamique de l’interaction souvent dialectique entre
l’homme est le milieu environnant dans lequel il vit et évolue. C’est le génie
d’un peuple et son art dans la recherche du progrès et du bonheur ; donc un lieu
de globalité ou toute initiative de développement doit nécessairement se
référer ».
Y’a-t-il une définition du concept de développement ?
Serge Latouche (1989) nous dit que « le développement, c’est l’aspiration au
modèle de consommation occidentale, à la puissance magique des Blancs, au
salut lié à ce mode de vie ».
« Il signifie en clair, pour les masses affamées du Tiers Monde, une
consommation comparable a celle des Américains moyens et pour les
gouvernements des pays humiliés, l’entrée dans le club des grandes
puissances ».
Le développement durable
L’expression « sustainable
development »
traduite
de
l’anglais
par
« développement durable », apparaît pour la première fois en 1980 dans
la Stratégie mondiale de la conservation, une publication de l’Union
internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Quelques années plus tard, elle se répandra dans la foulée de la publication, en
1987, du rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le
développement, Notre avenir à tous (aussi appelé rapport Brundtland, du nom de
la présidente de la commission, Mme Gro Harlem Brundtland). C’est de ce
rapport qu’est extraite la définition reconnue aujourd’hui : « Un développement
qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures de répondre aux leurs. »
Parmi les objectifs ultimes du développement :
 Repenser les rapports qu’entretiennent les êtres humains entre eux et avec
la nature est une aspiration que partage un nombre grandissant de femmes
et d’hommes. Ils posent un regard critique sur un mode de développement
qui, trop souvent, porte atteinte à l’environnement et relègue la majorité
de l’humanité dans la pauvreté. Le développement durable est issu de
cette idée que tout ne peut pas continuer comme avant, qu’il faut remédier
aux insuffisances d’un modèle de développement axé sur la seule
croissance économique en reconsidérant nos façons de faire compte tenu
de nouvelles priorités. Il faut donc :
 Maintenir l'intégrité de l'environnement pour assurer la santé et la sécurité
des communautés humaines et préserver les écosystèmes qui entretiennent
la vie;
 Assurer l'équité sociale pour permettre le plein épanouissement de toutes
les femmes et de tous les hommes, l’essor des communautés et le respect
de la diversité;
 Viser l'efficience économique pour créer une économie innovante et
prospère, écologiquement et socialement responsable.
Séance , le 02/05/2016
Etude de cas : La Corée de Sud
Forme de l'État
République
Revendiqué par
République populaire démocratique de Corée
Présidente de la
République
Park Geun-hye
Premier ministre
Jung Hong-won
Langues officielles Coréen
Capitale : Séoul
Taux de change au 19/06/2014 :
1 KRW = 0.0010 USD, 1 USD = 1,023.6 KRW
1 KRW = 0.0007 EUR, 1 EUR = 1,388.1 KRW
Prévision de croissance du PIB :3,7% en 2014
PIB nominal(2010) $1 356 milliards
PIB (PPA) (2008)
$1 342 milliards
IDH (2011)
Monnaie
0,897 (très élevé)
Won (KRW)
Stocks d'IDE : 147 230 millions USD en 2012
Liberté économique :
Note : 71.2/100
Classement : Quasiment libre
Rang mondial : 31/178
Rang régional : 8/25
La conjoncture économique
Quinzième puissance économique mondiale, la Corée du Sud a connu une
croissance spectaculaire au cours des trente dernières années. Cependant, du fait
de sa forte insertion dans les échanges commerciaux et financiers
internationaux, le pays fut l'un des pays d'Asie les plus touchés par la crise
financière internationale. En 2013, la croissance a été limitée à 2,7% du fait de
la lente reprise de la demande mondiale, notamment en Chine et aux Etats-Unis,
et de la faiblesse de la devise japonaise. On s'attend à une accélération de la
croissance en 2014 (3,7%) dans un contexte international plus favorable.
La Corée du Sud subit depuis 2012 le ralentissement économique en Chine et
aux Etats-Unis, principaux partenaires commerciaux du pays. La Présidente
Park Geun-hye élue fin 2012 a commencé son quinquennat en annonçant
davantage de démocratie économique, c'est à dire un rééquilibrage entre les
chaebols et les PME, et la promotion d'une économie créative, basée sur les
services et l'innovation. Le gouvernement poursuit une politique favorable aux
affaires et à la croissance économique, en mêlant incitations fiscales et politique
monétaire accommodante. L'Etat tout comme les ménages font face à un
endettement croissant source de préoccupations. Le budget 2014, en hausse de
2% par rapport à celui de 2013, donne la priorité aux dépenses sociales, à la
santé et l'emploi, ainsi qu'au secteur de la défense. Le gouvernement table sur un
déficit public inchangé (1,8% du PIB) et sur une dette publique s'élevant à
36,4% du PIB. La Banque centrale cherche à maintenir la stabilité des prix tout
en stimulant l'économie. Le pays devra également traiter les problèmes
structurels que constituent le sous-développement du marché financier, le
vieillissement de la population, et l'érosion de la compétitivité du pays à mesure
de la montée en gamme de l'économie chinoise.
Le revenu par habitant de la Corée du Sud est passé de 100 USD en 1963 à près
de 20.000 USD aujourd'hui. Le taux de chômage est en baisse, atteignant sont
plus bas niveau depuis 2002, mais le nombre de travailleurs irréguliers est
important, les inégalités se creusent et les liens sociaux se dégradent.
Le secteur primaire est faible en Corée, ne comptant que pour une part
négligeable dans le PNB du pays. Le riz est la principale culture, mais l'orge, le
blé, le maïs, le soja et le sorgho sont aussi cultivés de façon extensive. L'élevage
de bétail se fait aussi à grande échelle. Les ressources minérales de la Corée du
Sud sont limitées à l'or et à l'argent.
Les principaux secteurs d'activité du pays sont le textile, l'industrie de l'acier, la
fabrication automobile, la construction navale et l'électronique. La Corée du Sud
est le plus grand producteur de semi-conducteurs au monde. Le secteur
secondaire représente environ 40% du PIB, alors que le secteur tertiaire compte
lui pour près de 60%.
Le commerce extérieur
La Corée du sud est la 15ème nation commerciale du monde, le commerce
représentant près de 110% du PIB (moyenne 2010-2012). C'est le septième
exportateur mondial de marchandises et le 9ème importateur.
La balance commerciale du pays est largement excédentaire et devrait le rester
ces prochaines années. En 2013, l'excédent commercial a atteint un niveau
record de plus de 44 milliards USD, sous l'effet d'une augmentation des
exportations et d'une diminution des importations. On s'attend à une réduction
de cet excédent en 2014 avec la reprise des importations et une croissance
moindre des exportations. Les principaux partenaires commerciaux du pays sont
la Chine, Le Japon, l'Union européenne et les Etats-Unis.
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