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Terminale L
Histoire
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Amérique du Nord, 2016, voie S
Après avoir identi é le document, vous présenterez et expliquerez le point de vue de l'auteur sur les liens entre la
mondialisation et la gouvernance mondiale.
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
Kartable.fr
1/30
Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
À quelle institution l'Organisation mondiale du commerce (OMC) succède-t-elle ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
L'Organisation internationale des échanges
Le Bureau international du commerce
Le GATT (General agreement on tariffs and trade)
Le Cartel mondial des entrepreneurs
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
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Quel est le point positif de la mondialisation selon Pascal Lamy ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
La mondialisation a accouché d'une "société globale".
La mondialisation a permis le recul de la grande pauvreté.
La mondialisation a paci é le monde.
La mondialisation a permis l'émergence d'une gouvernance globale.
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
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Qu'est-ce que le G7 ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
Le groupe des 7 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU
Le groupe des 7 pays détenteurs de la bombe atomique
Le groupe des 7 pays les plus industrialisés
Le groupe des 7 pays dont la monnaie est considérée comme internationale.
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Parmi les acteurs de mondialisation, lesquels pensent et agissent "global" selon Pascal Lamy ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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Histoire
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
Les États
Les Firmes multinationales (FMN)
Les Organisation non gouvernementales (ONG)
Les partis politiques
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Quelles sont les deux institutions internationales en charge de la gouvernance économique mondiale ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
Le Fonds monétaire international (FMI)
La Banque mondiale (BM)
La Federal Reserve (FED)
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Qui est Pascal Lamy au moment où il prononce son discours ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
Il est le tout nouveau directeur de l'OMC.
Il vient de cesser ses fonctions de directeur de l'OMC.
Il vient d'être nommé ministre de l'Économie par François Hollande.
Il vient de créer une ONG altermondialiste.
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Après avoir identi é le document, vous présenterez et expliquerez le point de vue de l'auteur sur les liens entre la
mondialisation et la gouvernance mondiale.
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
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L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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À quelle institution l'Organisation mondiale du commerce (OMC) succède-t-elle ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
L'Organisation internationale des échanges
Le Bureau international du commerce
Le GATT (General agreement on tariffs and trade)
Le Cartel mondial des entrepreneurs
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18/30
Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
Quel est le point positif de la mondialisation selon Pascal Lamy ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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19/30
Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
La mondialisation a accouché d'une "société globale".
La mondialisation a permis le recul de la grande pauvreté.
La mondialisation a paci é le monde.
La mondialisation a permis l'émergence d'une gouvernance globale.
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du XXIe siècle
Terminale L
Histoire
Qu'est-ce que le G7 ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
Le groupe des 7 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU
Le groupe des 7 pays détenteurs de la bombe atomique
Le groupe des 7 pays les plus industrialisés
Le groupe des 7 pays dont la monnaie est considérée comme internationale.
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Parmi les acteurs de mondialisation, lesquels pensent et agissent "global" selon Pascal Lamy ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
Les États
Les Firmes multinationales (FMN)
Les Organisation non gouvernementales (ONG)
Les partis politiques
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
Quelles sont les deux institutions internationales en charge de la gouvernance économique mondiale ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
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entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
Le Fonds monétaire international (FMI)
La Banque mondiale (BM)
La Federal Reserve (FED)
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Qui est Pascal Lamy au moment où il prononce son discours ?
Extraits de l'intervention de Pascal Lamy,
ancien président de l'OMC, prononcée le 28
octobre 2013.
source
La mondialisation est indéniablement la
grande transformation à l'œuvre dans le
monde actuel. […] Nous n'avons jamais, au
cours des dernières décennies, assisté à des
changements si radicaux et, peut-être plus
important, si rapides. Il en résulte un niveau
d'interconnexion et d'interdépendance dont
nombre d'implications nous sont encore
inconnues. […] Les faits et les chiffres indiquent
que la mondialisation s'est traduite à la fois par
un recul immense de la pauvreté et un
creusement marqué des inégalités. La
volatilité1 est plus forte, la contagion2 plus
fréquente et la nature est endommagée.
Or, ces questions ne sont plus locales mais
mondiales, comme l'a montré la crise
nancière, puis économique et sociale apparue
ici, aux États-Unis, en 2007 avant de se
propager à de nombreuses régions du monde.
La réduction des émissions de carbone et la
lutte contre l'épuisement des ressources
halieutiques, la volatilité des monnaies, le
protectionnisme, la cybercriminalité, l'évasion
scale ou les migrations contraintes ne sont
pas d'abord des affaires locales. Elles ne
peuvent pas être conduites dans le seul cadre
national ; une forme de gouvernance mondiale
s'impose.
Disposons-nous d'un système de gouvernance
mondial adéquat pour résoudre ces problèmes
? À mon sens, non. Un coup d'œil aux récentes
publications sur le sujet, dont Gridlock de
David Held, Divided Nations de Ian Goldin, The
Great Convergence de Kishore Mahbubani ou
Le Grand Basculement de Jean-Michel
Severino, conduit à une conclusion
préoccupante : nous souffrons d'un dé cit de
gouvernance globale. Ce n'est pas faute
d'avoir un système international. Nous en
avons bien un mais son édi cation, très
dif cile, a sérieusement ralenti depuis une
dizaine d'années. […] Le système actuel reste
plus international que mondial, ce qui implique
qu'il appartient toujours aux États de décider
de prendre ou non des engagements
contraignants. C'est un phénomène surprenant
à l'heure où certaines organisations,
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Chapitre 10 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944
Terminale L
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
entreprises multinationales ou ONG
mondiales, sont plus puissantes et in uentes
que nombre des deux cents États-nations du
monde. Elles ont surfé sur la vague de la
mondialisation pour devenir des acteurs
mondiaux et se faire reconnaître comme tels.
1
La volatilité désigne ici l'instabilité nancière.
2
L'auteur évoque la diffusion des crises économiques.
Il est le tout nouveau directeur de l'OMC.
Il vient de cesser ses fonctions de directeur de l'OMC.
Il vient d'être nommé ministre de l'Économie par François Hollande.
Il vient de créer une ONG altermondialiste.
INTRODUCTION
En juillet 2017, Pascal Lamy, lors de son discours d'adieu au Conseil général de l'OMC, déclare que cette
organisation est devenue "plus grande et plus forte" et qu'elle est désormais un "pilier majeur de la gouvernance
mondiale" avant d'ajouter que les efforts à faire pour une meilleure gouvernance économique mondiale restent
nombreux.
Pascal Lamy a été, en tant que directeur de l'OMC, au cœur de la mondialisation à une période de troubles et
d'instabilité importante : il a vécu, de fait, la crise économique et nancière née de la crise des subprimes de 2007
− 2008 et a pu être aux premières loges pour analyser les failles de la gouvernance mondiale. Dans l'extrait qui
nous est proposé, datant d'octobre 2013, il présente ainsi sa vision de la mondialisation et des enjeux qu'elle
soulève, notamment en termes de gouvernance. En effet, la mondialisation, dont on peut rappeler ici qu'elle est le
processus de mise en connexion et en interdépendance des territoires et des économies mondiales, ne répond par
dé nition à aucune logique souveraine ; elle n'est régie par aucun État et semble fonctionner en lévitation alors
même qu'elle in ue sur le devenir de milliards de personnes. Et Pascal Lamy de pointer la faiblesse − voire
l'inexistence − de la gouvernance mondiale qu'on ne saurait confondre évidemment avec un gouvernement
mondial dans la mesure où elle s'incarne dans des organisations et des plates-formes de dialogue visant à trouver
un modus vivendi acceptable et à donner un cap.
Après avoir envisagé la vision de la mondialisation que présente Pascal Lamy, nous envisagerons donc la question
de la gouvernance mondiale.
Une "mondialisation heureuse" ?
Bien que théoriquement chantre de la mondialisation en tant qu'ancien directeur de l'OMC, Pascal Lamy, dans cet extrait du
moins, livre une vision sans concession de la mondialisation telle qu'elle s'est faite jusqu'à aujourd'hui.
En effet, s'il rappelle à juste titre que "les faits et les chiffres indiquent que la mondialisation s'est traduite […] par un recul
immense de la pauvreté", il présente ensuite une vision pour le moins peu glorieuse de cette mondialisation en évoquant le
"creusement marqué des inégalités [socio-économiques]". Il est en effet peu de dire que les inégalités ont rarement été
aussi fortes : dans les pays émergents, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a certes diminué mais les
écarts de revenus entre les plus riches et les plus pauvres ont explosé comme en témoigne l'indice de Gini créé
spéci quement pour mesurer ces écarts. Dans les pays du Nord riches et développés, les inégalités, si elles sont moins
prégnantes, n'en sont pas moins en voie d'accentuation marquée. Une in me minorité d'individus détient l'essentiel des
richesses mondiales. Il y a clairement des gagnants et des perdants de la mondialisation.
Après ce constat peu atteur, Pascal Lamy rappelle sobrement que la mondialisation a eu des effets pour le moins néfastes
sur l'environnement : "la nature est endommagée" nous rappelle-t-il ainsi sobrement avant de compléter son propos
quelques lignes plus loin en évoquant la nécessaire "réduction des émissions de carbone et la lutte contre l'épuisement des
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La gouvernance économique mondiale au début
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ressources halieutiques". L'entrée dans l'ère de la consommation de masse de millions d'individus et l'aspiration − légitime −
à l'aisance matérielle ont en effet conduit l'industrie à produire comme jamais sans souci des nuisances écologiques :
l'humanité a surexploité les ressources de la Terre et émis sans précautions des gaz à effet de serre dont les conséquences
se font aujourd'hui sentir.
En Chine, l'atmosphère des régions industrielles côtières est ainsi saturée de dioxyde de carbone ; le smog en est une
manifestation évidente. Les émissions des usines en sont bien sûr la cause principale mais l'accroissement de la circulation
automobile − conséquence de l'émergence − y contribue aussi. Pour mémoire, rappelons que la Chine, en devenant "l'atelier
du monde", est devenue le premier émetteur de CO2 de la planète, devant les États-Unis ; c'est à ce prix qu'elle a payé son
émergence. Les eaux sont par ailleurs polluées en raison des rejets de substances néfastes par les industries ; les mers sont
de vastes poubelles à ciel ouvert : le continent de plastique en fait foi… On pourrait continuer ainsi la liste des dégradations
environnementales en évoquant la surconsommation d'énergie et de matières premières qui se traduit par une dette
écologique considérable : dès le mois d'août, l'humanité vit ainsi à crédit. En n, on peut évidemment évoquer le changement
global qui affecte notre environnement et qui se traduit par un réchauffement accéléré de notre planète avec tout son
cortège de conséquences dramatiques à moyen et long termes.
En n, Pascal Lamy évoque une "volatilité […] plus forte, [une] contagion plus fréquente". Il est certain en effet que les
marchés nanciers réagissent vite aux événements politiques, économiques ou sociaux qui affectent telle ou telle zone et
contribue par leur réaction à les ampli er. La prévisibilité s'avère de plus en plus complexe à mesure que les liens se nouent
entre les territoires et les économies. Personne ne semble véritablement maîtriser les choses qui semblent vouées à
s'emballer à la première embardée. Ce qui accroît le risque de contagion des crises économiques et nancières. Pascal Lamy
est bien placé pour le savoir, lui qui a vécu aux premières loges les ravages de la crise des subprimes déclenchée aux ÉtatsUnis en 2007 − 2008. Provoquée par l'éclatement d'une bulle spéculative liée à l'immobilier américain, la crise s'est
répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier, et ce d'autant que le gouvernement américain a laissé
sombrer la banque d'affaires Lehman Brothers. L'Europe puis les émergents ont été déstabilisés par la crise américaine et la
crise s'est mondialisée en quelques mois et, d'une certaine manière, le monde en paie encore les conséquences près de dix
ans après.
TRANSITION
Il est certain que ces questions de contagion ou d'atteinte à l'environnement sont en grande partie le produit de la
mondialisation libérale telle qu'elle a été mise en place au cours du XXe siècle ; ces questions nécessiteraient une
réponse "globale", une réponse à la hauteur du dé qu'elle lance à l'humanité tout entière. Ce qui supposerait donc
une gouvernance mondiale.
Pascal Lamy à la recherche de la gouvernance perdue ?
Dans son intervention, Pascal Lamy fait le lien entre mondialisation et gouvernance. À le lire, on comprend que, pour lui, la
mondialisation, en accroissant sensiblement le "niveau d'interconnexion et d'interdépendance", a rendu caduques les
modalités de gouvernance traditionnelles centrées sur l'action des États ; il faut dépasser l'horizon national car les dé s
auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée nécessitent des réponses mondiales et non plus locales pour reprendre les
propos de Pascal Lamy. Il semble en effet impossible qu'un État, aussi puissant et volontariste soit-il, puisse régler à lui seul
la question du changement climatique ; au contraire, c'est une action coordonnée à l'échelle mondiale qui permettra de
trouver des solutions à ce problème qui concerne l'ensemble de la planète. Il en va de même pour la question des migrations
qui continuera d'occuper l'agenda des gouvernements tant que les inégalités socio-économiques seront aussi importantes,
que l'instabilité politique régnera dans certaines régions du monde ; et c'est sans compter les effets du changement
climatique qui risquent de pousser des millions de personnes hors de chez elles. Il faudra une réponse globale.
Or, l'ex-directeur de l'OMC déplore l'absence d'un "système de gouvernance mondial adéquat" et digne de ce nom ; selon lui
"nous souffrons [en effet] d'un dé cit de gouvernance globale". Cette position peut surprendre de la part de celui qui a été à
la tête de l'une des organisations qui régissent la mondialisation. L'Organisation des Nations unies (ONU), le Fonds
monétaire international (FMI), les G7, G8 et autres G20 ne sont-ils pas des instances de la gouvernance mondiale ? Pour
Pascal Lamy, il semble que leurs logiques de fonctionnement relèvent plutôt de la tradition internationale que de la
gouvernance globale : "le système actuel reste plus international que mondial". En d'autres termes, "il appartient toujours
aux États de décider de prendre ou non des engagements contraignants". Il n'y a pas d'instance supranationale en mesure
d'avoir une vision globale des choses ; les contingences politiques et nationales s'imposent toujours in ne au monde. D'une
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La gouvernance économique mondiale au début
du XXIe siècle
certaine manière, la promesse de Donald Trump de sortir des accords de Paris sur l'environnement vient conforter cet
argument : les États ont toujours le dernier mot et restent au cœur du système de gouvernance. En ce sens, le monde souffre
de la pusillanimité des États qui se refusent à lâcher certaines de leurs prérogatives quitte à voir l'ef cacité de leurs mesures
réduite. Pour conforter les propos de Pascal Lamy, on peut rappeler la dif culté avec laquelle les "parties" ont réussi à
s'entendre à Paris en décembre 2015 après des années de tergiversations marquées notamment par l'échec de la
Conférence de Copenhague en 2009. La Chine et les États-Unis ont longtemps bloqué tout accord pour sauvegarder le
dynamisme de leurs économies respectives… On pourrait aussi évoquer la "crise des migrants" que connaît l'Europe depuis
2015 : elle a révélé l'acuité de la question des migrations forcées et l'absence de réponse concertée et coordonnée.
Parallèlement, Pascal Lamy souligne que d'autres acteurs de la mondialisation se sont, eux, constitués en acteurs globaux
capables d'agir et d'in uer sur la mondialisation : "certaines organisations, entreprises multinationales ou ONG mondiales
[…] ont surfé sur la vague de la mondialisation pour devenir des acteurs mondiaux et se faire reconnaître comme tels" nous
dit Pascal Lamy. On peut appuyer son propos pour rappeler la puissance de certains groupes ma eux qui empruntent à leur
plus grand pro t les chemins de la mondialisation et "pensent global". Il en va de même d'Organisations non
gouvernementales (ONG) comme Greenpeace, le WWF ou Amnesty International dont le rayon d'action est mondial. Il y a
donc un déséquilibre porteur d'instabilité et de désordre à l'échelle mondiale : les représentants of ciels et légitimes du
"bien public" que sont les États sont incapables de sortir d'une logique nationale mâtinée de protectionnisme nationaliste et
offrent de fait des armes aux organisations qui poursuivent des buts peu avouables. La menace globale, quelle qu'elle soit,
doit se voir opposer une réponse globale…
CONCLUSION
Dans cet extrait, Pascal Lamy dresse le portrait d'une mondialisation qui semble fonctionner "en roue libre" ; à tout
le moins, les acteurs publics ont jusqu'à aujourd'hui été incapables de saisir les enjeux de cette "grande
transformation à l'œuvre" qu'est la mondialisation et d'apporter une réponse cohérente et globale aux
"changements […] radicaux" et fulgurants qu'elle a entraînés.
En pointant les errements de la mondialisation et les failles de la gouvernance mondiale, l'ex-directeur de l'OMC
semble donc appeler à un sursaut a n que la mondialisation soit vraiment la "mondialisation heureuse" promise
par les économistes libéraux.
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