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Introduction
-Def de l'entreprise et de la production
L'entreprise est une notion économique et sociale qui peut être définie comme « une unité
organisationnelle de production de biens et de services jouissant d'une certaine autonomie de
décision, notamment pour l'affectation de ses ressources courantes ».
entreprise, sur le Wiktionnaire
Une entreprise est une organisation ou une unité institutionnelle , mue par un projet décliné en
stratégie, en politiques et en plans d'action, dont le but est de produire et de fournir des biens ou des
services à destination d'un ensemble de clients ou d'usagers, en réalisant un équilibre de ses
comptes de charges et de produits.
Pour ce faire, une entreprise fait appel, mobilise et consomme des ressources (matérielles,
humaines, financières, immatérielles et informationnelles) ce qui la conduit à devoir coordonner des
fonctions (fonction d'achat, fonction commerciale, fonction informatique). Elle exerce son activité
dans le cadre d'un contexte précis auquel elle doit s'adapter : un environnement plus ou moins
concurrentiel, une filière technico-économique caractérisée par un état de l'art, un cadre socioculturel et réglementaire spécifique. Elle peut se donner comme objectif de dégager un certain
niveau de rentabilité, plus ou moins élevé.
Aucune entreprise ne peut s'exempter de l'équilibre entre le niveau de ses revenus et de ses charges.
En cas d'écart déficitaire, celui-ci doit être réduit ou comblé par un apport extérieur (par exemple
une subvention d'équilibre) sous peine de non-viabilité et de disparition de l'entreprise à plus ou
moins brève échéance.
À la recherche d'une définition Modifier
L'entreprise selon l'approche juridique Modifier
L'entreprise est un ensemble de moyens (un projet, un lieu de décision et de gestion économique).
D'un point de vue juridique, elle n'a stricto sensu aucune consistance ni réalité.
Pour exister juridiquement, l'entreprise doit opter pour l'une des formes juridiques prévues
(entreprise individuelle, EIRL, EURL, société civile ou commerciale, société coopérative, etc.) qu'elle
doit revêtir nécessairement pour exister et se développer sur le plan légal.
La forme juridique choisie doit faire l'objet d'un enregistrement auprès des autorités compétentes
(registre du commerce et des sociétés ; répertoire des métiers pour les entreprises artisanales ;
URSSAF pour les professions libérales).
Cette forme juridique est associée à une identification distinctive et non ambiguë (en France par
exemple, inscription au répertoire SIREN/SIRET).
Lorsqu'il s'agit d'une société, cet enregistrement lui confère la personnalité morale et un statut
juridique dont la forme dépend de l'objet social de la société, du nombre des apporteurs de capitaux,
du montant des capitaux engagés, ainsi que du cadre législatif et réglementaire en vigueur. L'exercice
de l'activité de l'entreprise peut également faire l'objet d'une autorisation préalable délivrée à titre
permanent ou révisable, là encore dans le cadre des législations en vigueur (exemples des activités
de banque, assurance, pharmacie, travail temporaire, etc.).
Les formes juridiques les plus connues qui portent une entreprise sont :
les sociétés : lorsque l'entreprise est portée par plusieurs associés (société anonyme, société par
actions simplifiée, société à responsabilité limitée, société civile professionnelle) ;
les associations ou coopératives : lorsque l'objet social de l'entreprise présente certaines
caractéristiques (notamment l'absence de but lucratif) ;
les structures individuelles : lorsque l'entreprise est portée par un individu seul (auto-entrepreneur,
profession libérale, artisan, entreprise individuelle, EURL).
L'entreprise selon le point de vue pragmatique de l'entrepreneur
Modifier
Article détaillé : Entrepreneur.
Le concept d'entrepreneur désigne celui qui entreprend, qui se trouve être à l'origine et concrétise
un projet d'entreprise :
Sa démarche peut être innovatrice lorsqu'il anticipe un besoin, ou assemble et organise les outils et
les compétences nécessaires pour satisfaire de manière inédite ce besoin. Ce type d'entrepreneur
fait appel à des notions de création et d'innovation[1], et se distingue donc de celui de chef
d'entreprise. Pourtant, ces deux termes bien que relevant de réalités différentes, caractérisent
souvent les mêmes personnes : un entrepreneur est un chef d'entreprise s'il pilote lui-même son
projet et un chef d'entreprise peut être qualifié d'entrepreneur à raison des objectifs intrinsèques de
sa fonction.
La démarche peut être moins originale et plus conventionnelle lorsque l'entrepreneur considéré
porte un projet qui s'inspire fortement voire reproduit ou utilise des modèles d'activité ou
d'entreprise déjà existants.
Ce faisant, l'entrepreneur prend le risque que le besoin ne se matérialise pas ou que les moyens qu'il
met en place pour le satisfaire se révèlent inadéquats.
Historiquement, l'entrepreneur est un intermédiaire, un courtier en travail : on lui passe des
commandes fermes de biens ou de services, il recherche les ouvriers qui vont produire chacun une
partie de cette commande et il s'assure de la bonne livraison. Ceci dans un contexte où la division du
travail est trop peu marquée, où les ouvriers travaillent à domicile, et disposent de leurs outils et
même de leurs machines (métier à tisser par exemple).
Avant la révolution industrielle, un entrepreneur est surtout un « homme-orchestre » capable
d'optimiser les besoins en capitaux et les ressources humaines pour mener une activité licite et
profitable, les moyens de production et la force de travail n'étant pas encore regroupé au sein
d'entreprise. On retrouve encore au xxie siècle ce type d'organisation, par exemple, dans l'industrie
du transport, les services (ingénierie, etc.) où à côté de grands groupes, des indépendants sont
propriétaires de leur outil de travail (par exemple : camions, péniches ou barges) et trouvent leurs
donneurs d'ordres par l'intermédiaire de courtiers.
Avec la révolution industrielle, les entrepreneurs changent, ils regroupent des machines sur un
même lieu de travail et conservent les mêmes ouvriers longtemps, ce qui donne naissance aux
entreprises au sens traditionnel. On voit alors émerger la figure du chef d'entreprise (un exemple
connu étant celui d'Henry Ford).
La production
1) Définitionproduction
La production est l'activité socialement organisée exercée par une unité institutionnelle qui combine
des facteurs de production (facteur travail et facteur capital) afin de transformer les consommations
intermédiaires en biens ou en services échangés sur le marché ou obtenus à partir de facteurs de
production s'échangeant sur le marché.
En économie
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La production est un élément fondamental de l'économie dans la vie de tous les jours. Elle désigne à
la fois l'action de produire et le résultat de cette action fondamentale.
Le terme de « production » entre dans le langage au Moyen Âge au sujet des œuvres d'art[1]. Ce
n'est qu'avec les débuts de l'ère industrielle qu'il entre dans le discours sur l'économie[2]. On
retrouve cette multiplicité de sens, par exemple, dans l'industrie cinématographique où l'on parle du
« producteur d'une super-production » pour désigner celui qui fabrique cette œuvre du septième art
de manière industrielle et à des fins commerciales.
On étudie la production selon les méthodes, les lieux et les marchés. On compare la production d'un
même produit entre des modèles différents d'organisation. On calcule le volume de production par
pays et par époques. On sépare l'analyse par secteurs économiques. On distingue la production
marchande de la production non marchande.
Henry Charles Carey indique que l'ensemble des producteurs[3] permettent de favoriser la créativité
humaine[4].
Production par secteurs
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La production « industrielle » contribue à hauteur de 20 à 30 % à la production nationale, mesurée
par le PIB (somme des valeurs ajoutées à l'intérieur d'un pays), dans les pays développés. Dans ces
pays c'est en effet surtout la production de services qui s'est développée, au point de devenir
majoritaire, au cours des dernières décennies[réf. nécessaire].
Production marchande Modifier
On distingue la production marchande de la production tout court.
La première peut se subdiviser en deux catégories :
la production marchande simple où le producteur vend son produit sur le marché ou rend un service
marchand à titre individuel ;
la production marchande capitaliste où le produit ou le service créé par des salariés est propriété du
capitaliste. Il est ensuite vendu en tant que marchandise dans le but de réaliser un bénéfice.
La seconde s'étend de la fourniture d'un produit gratuit à celle d'un produit dont le prix couvre moins
de la moitié du coût de production. Elle regroupe la production des administrations publiques et des
associations à but non lucratif et à caractère social.
Organisation de la production Modifier
Différentes organisations permettent de produire un bien ou un service.
Certaines sont des espaces où sont concentrés les moyens de production et les ressources humaines
pour produire à grande échelle, en grande quantité et d'une manière répétitive avec une division des
tâches poussée.
D'autres sont des structures plus éclatées et plus mobiles comme l'entreprise en réseau, mise en
place dans le cadre de l'économie post-industrielle.
Trois grands modes d’organisation de la production peuvent être observés : organisation de type «
série unitaire », les industries de process et la production manufacturière.
La production est une activité socialement organisée qui consiste à produire officiellement des biens
et/ou des services. Un bien étant stockable (un livre) ; un service étant immatériel (projection d’un
film).
Remarque :
Les activités non déclarées soit parce qu’elles accommodaient les personnes soit parce qu’elles
n’avaient pas à l’être ne sont pas considérés comme des productions au sens économiques (travail au
noir, femme de ménage).
I) les différents types de l entreprise
Forme juridique
Le créateur d'entreprise qui souhaite démarrer sa nouvelle entité sous la forme d'une société est
confronté au choix de la structure à créer. En effet, la loi a mis en place différentes formes de
sociétés, dont les règles de fonctionnement diffèrent et qui n'entraînent pas toutes les mêmes
conséquences quant à la responsabilité juridique des associés.
Le choix de la forme de société a par ailleurs des impacts sur les régimes fiscaux et sociaux des
revenus tirés de l'activité.
1 - La société à responsabilité limitée (SARL)
La SARL, type de société le plus couramment utilisé dans le cadre de la création d'entreprise, offre
l'avantage d'une structure simple au sein de laquelle la responsabilité des associés est limitée au
montant de leurs apports.
Son capital, dont la loi ne fixe aucun montant minimal, est réparti entre au moins deux associés. Elle
est dirigée par un ou plusieurs gérants, associés ou non.
2 - L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)
Catégorie particulière de SARL, l'EURL n'a qu'un seul associé.
Ses règles de fonctionnement sont très proches de celles de la SARL. La principale différence
concerne son régime fiscal : ses bénéfices sont imposés de plein droit à l'impôt sur le revenu au nom
de l'associé, une option à l'impôt sur les sociétés étant toutefois possible
3 - La société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL)
La loi a aménagé les règles de fonctionnement des SARL pour les adapter aux besoins des professions
libérales ; ainsi est née la SELARL.
Les règles qui la régissent sont très proches de celles de la SARL, mais elles tiennent compte des
particularités et de la déontologie des professions pour lesquelles elles ont été créées.
4 - La société anonyme (SA)
La SA est constituée par au moins sept actionnaires réunissant au minimum 37 000 €. Elle est dirigée
par un président et un directeur général (qui peuvent n'être qu'une seule et même personne) et par
un conseil d'administration composé d'au moins trois personnes.
Elle est soumise à l'obligation de nommer un commissaire aux comptes.
La société anonyme, du fait de la lourdeur de ses règles de fonctionnement, est à réserver à des
projets d'une certaine ampleur. Elle est également utilisée lorsque des actionnaires qui ne participent
pas à l'activité veulent exercer un pouvoir de contrôle au sein du conseil d'administration.
Les actionnaires y voient leur responsabilité limitée au montant de leurs apports
Ii)L'entreprise agit au sein d' un environnement qui se compose de nombreux acteurs – on qualifie
ces acteurs de "parties prenantes de l'entreprise" (stakeholders en anglais).
La conception traditionnelle selon laquelle l'entreprise n'a de compte à rendre qu'à ses actionnaires
est aujourd'hui totalement dépassée. Entre les parachutes dorés, les stocks options, les truquages de
bilans et la libération excessive des mouvements de capitaux, la nécessité d'une gouvernance de
l'entreprise intégrant toutes les parties prenantes se fait de plus en plus sentir.
En bref, le développement de la responsabilité sociétale de l'entreprise a permis de considérer que
l'entreprise doit aussi écouter et rendre des comptes à tous les acteurs concernés par l'activité de
l'entreprise ( pouvoirs publics, ONG, consommateurs, etc.).
.
I – Qui sont les parties prenantes de l'entreprise ?
On distingue habituellement les parties prenantes internes des parties prenantes externes :
– Parties prenantes internes :
Les dirigeants : Ils peuvent être tentés de privilégier leur intérêt personnel au détriment de l'intérêt
global de l'entreprise.
Les actionnaires : Ils ont tendance, bien entendu à,viser la rentabilité maximale des capitaux investis
– recherche de dividendes ou de plus values à court terme.
Les salariés : Il souhaitent améliorer leurs conditions de travail, harmoniser leurs rémunérations,
etc..
– Parties prenantes externes :
Les clients : enjeux de qualité de produit et de service, d'information sur la composition des produits,
de respect de normes de sécurité, de recherche et développement pour des produits plus
respectueux de l'environnement…
Les fournisseurs et sous-traitants: respect des délais de paiement, mise en place de politiques
d'achat….
Les riverains d'un site : éviter les nuisances sonores, réduire la pollution, assurer l'emploi local…
Les pouvoirs publics : respecter les lois, payer ses impôts…
Les ONG : meilleure transparence et dialogue pour assurer le respect de l'environnement…
Les concurrents : éviter la concurrence déloyale, appliquer les normes environnementales…
III) comment évaluer la richesse créée ?
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Richesse créée et valeur ajoutée
par Paul-Louis Brodier
Texte extrait du livre : La VAD (La Valeur Ajoutée Directe) : une approche de la gestion fondée sur la
distinction entre société et entreprise (Éditions AddiVal) Novembre 2001
SOMMAIRE
1 La richesse créée par la nation
2 La richesse créée par l'entreprise
3 La valeur ajoutée, valeur de la richesse créée par l'entreprise
4 Le PIB, valeur de la richesse créée par la nation
5 Un troisième niveau de valeur ajoutée : La VAD (La Valeur Ajoutée Directe)
1 - La richesse créée par la nation
On a longtemps cru que la richesse d'une nation était constituée par les métaux précieux qu'elle
possédait. Cette croyance a fondé une doctrine qui a pris corps au XVIe et au XVIIe siècle, le
mercantilisme. Celle-ci a orienté à l'époque la politique des États, qui voyaient dans l'or et l'argent à
la fois leur richesse et la source de leur puissance. On doit à Adam Smith d'avoir contesté cette
conception dans « Réflexion sur la nature et les causes de la richesse des nations » où il écrit :
- « Il serait vraiment ridicule de s'attacher à prouver que la richesse ne consiste pas dans l'argent ou
dans la quantité de métaux précieux, mais bien dans les choses qu'achète l'argent et dont il
emprunte toute la valeur, par la faculté qu'il a de les acheter. L'argent, sans contredit, fait toujours
partie du capital national ; mais [...] il n'en fait qu'une petite partie, et toujours la partie de ce capital
qui profite le moins à la société ».
Pour lui, la nature de la richesse des nations consiste en « toutes choses nécessaires, commodes et
agréables à la vie ». Sur ce point il ne sera jamais contesté. En revanche, ses thèses sur les causes de
cette richesse tracent une ligne de fracture entre partisans et adversaires du libéralisme : l'intérêt
personnel, la non intervention de l'État et le libre jeu du marché régi par la « main invisible ».
La richesse créée par la nation s'entend en nature : c'est l'ensemble des biens et services propres à
satisfaire les besoins individuels et collectifs et qui sont produits par l'ensemble des entreprises. On
lui donne le nom de production nationale. Elle a trois destinations :
la consommation finale des ménages,
l'investissement,
l'exportation.
La plupart des biens et services s'échangent sur le marché contre un prix : on les dit marchands. En
revanche, l'enseignement dans un lycée ou le concours apporté par la police pour régler la circulation
sont des services non marchands : le contribuable a payé globalement et aucun prix n'est facturé au
client. Par convention tous les biens sont considérés comme marchands. Seuls les services sont
répartis en marchands et non marchands, ces derniers étant produits par les administrations
publiques.
2 - La richesse créée par l'entreprise
La richesse créée par l'entreprise n'est pas constituée par sa production de biens et de services, mais
par sa contribution à cette production. Pour comprendre en quoi consiste cette contribution, partons
d'un exemple :
Trois entreprises unissent leurs efforts pour obtenir une production de pain :
une exploitation agricole produit du blé à partir de semence ;
une minoterie produit de la farine à partir du blé ;
une boulangerie produit du pain à partir de la farine.
Chacune de ces entreprises réalise une production de biens, mais les productions ne s'ajoutent pas :
à l'issue du processus n'existe plus que le pain. La semence, puis le blé, puis la farine ont été
successivement transformés pour finalement devenir du pain, composante de la consommation
finale des ménages, donc de la richesse créée par la nation.
Richesse créée
Pour réaliser sa production de biens et de services, toute entreprise utilise nécessairement d'autres
biens et services qui constituent ses consommations. Il faut distinguer :
les consommations incorporées dans les biens et services produits, telle la farine dans le pain ;
les consommations détruites par le fonctionnement de l'entreprise, telle l'énergie utilisée par le four
à pain ;
la consommation de capital fixe, c'est à dire la dégradation résultant de l'utilisation de l'équipement
productif, telle l'usure du four.
La consommation de capital fixe (CCF) a une valeur qui ne se détermine pas aisément car elle fait
nécessairement appel à des conventions, notamment sur la durée de vie des équipements. C'est
pourquoi les comptables nationaux ont fait le choix de la traiter différemment des consommations
incorporées et détruites dont l'ensemble est nommé consommation intermédiaire, par opposition à
consommation finale des ménages. (Les notions de CCF et d'amortissement, utilisées respectivement
dans la comptabilité nationale et la comptabilité des sociétés, ne sont pas tout à fait les mêmes).
Richesse créée
Chaque entreprise contribue à la production nationale de richesses en réalisant des biens et des
services à partir d'autres biens et services. La richesse ainsi créée est en quelque sorte une richesse
ajoutée, le terme « ajouté » n'étant évidemment pas à prendre au sens arithmétique puisque, dans
ce contexte, on raisonne en nature.
Trois ressources sont nécessairement mises en oeuvre pour produire la richesse ajoutée de
l'entreprise :
le travail fourni par le dirigeant et le personnel de l'entreprise ;
l'équipement productif, ou capital technique, mis à disposition de l'entreprise par la société ;
les capitaux engagés, ou capital financier, engagés dans l'entreprise par la société.
L'ensemble du capital technique et du capital financier est dénommé usuellement capital. Dans
l'approche des économistes, le travail et le capital sont des facteurs de production qui, ensemble,
constituent la combinaison productive de l'entreprise.
La richesse créée par l'entreprise, qui est ajoutée à la production nationale, s'entend nous l'avons dit
en nature. Nous disposons maintenant des éléments permettant de déterminer la «dimension
économique» correspondante : la valeur ajoutée.
3 - La valeur ajoutée, valeur de la richesse créée par l'entreprise
Chacun des biens et services produits par l'entreprise a une valeur marchande, tout comme chacun
des biens et services consommés. En évaluant respectivement la valeur totale des uns et des autres
aux prix du marché, c'est à dire aux prix facturés, on détermine la production et la consommation
intermédiaire. Par définition, la valeur ajoutée est la différence entre ces deux valeurs.
Valeur ajoutée = Production - Consommation intermédiaire
Quand il s'agit des administrations publiques, la valeur ajoutée est évaluée « aux coûts des facteurs
de production ». Ce n'est que dans ce cas qu'elle est une somme de coûts.
Si l'on établit des correspondances entre le monde physique de l'entreprise et ses dimensions
économiques, il apparaît clairement que la valeur ajoutée est la valeur de la richesse créée par
l'entreprise. Elle constitue le revenu de la combinaison productive, c'est à dire de l'ensemble des
facteurs de production.
Précisons que lorsque l'on parle de valeur ajoutée, ou de VA, sans autre précision, ce qui est
d'ailleurs le cas général, il s'agit d'une valeur ajoutée «brute » ou VAB. Brute signifie que
l'amortissement, qui correspond à la consommation de l'équipement productif, n'a pas été déduit.
Quand il l'est, il s'agit alors d'une valeur ajoutée nette ou VAN.
La valeur ajoutée est une grandeur économique généralement mal comprise dans le monde de
l'entreprise, sans doute parce qu'elle reste absente des préoccupations de gestion. En revanche, elle
est familière en tant qu'assiette d'une taxe : la TVA grevant les produits. Le nom de TVA vient du fait
que tout se passe comme si la taxe était directement calculée sur la valeur ajoutée. Pratiquement ce
n'est pas possible car il existe plusieurs taux de TVA. D'où la méthode choisie qui consiste à calculer
ce que l'entreprise doit verser en opérant la différence entre la TVA sur les ventes (dite collectée) et
celle sur les achats (dite récupérée).
La valeur ajoutée est le revenu de l'entreprise. Après déduction des impôts et taxes liés à
l'exploitation, elle fait l'objet d'un partage entre :
les salaires, revenu qui va au « travail », c'est à dire au personnel et aux organismes sociaux ;
le profit, revenu qui va au « capital », c'est à dire à la société.
formule
Le partage de la valeur ajoutée entre salaires et profit fait périodiquement l'objet de polémiques
entre le « monde du travail » et le «monde du capital ». Il n'est pas inutile de rappeler que profit n'a
aucune définition officielle et peut prendre de multiples sens. Dans notre contexte, il s'agit de
l'excédent brut d'exploitation (EBE). Son montant sert à couvrir l'amortissement du capital
technique, les intérêts des emprunts et l'impôt sur les sociétés. Ce qui reste est un bénéfice, qualifié
souvent de profit, ou une perte. Profit peut aussi signifier dividendes versés aux actionnaires, profit «
pur » (ce qui reste après avoir déduit du résultat net de la société la rémunération normale des
capitaux propres), ou encore accroissement de la valeur des actions.
4 - Le PIB, valeur de la richesse créée par la nation
Chaque entreprise réalise sa production en utilisant celle achetée à ses fournisseurs. Si l'on veut
connaître la valeur de la richesse créée par un ensemble d'entreprises il faut donc opérer la somme
de leurs valeurs ajoutées et non celle de leurs productions.
Reprenons l'exemple des trois entreprises intervenant dans une production de pain
production de pain
On vérifie que la valeur de la production finale de pain est égale à la somme des valeurs ajoutées des
trois entreprises. Si l'on avait additionné la valeur des productions obtenues on aurait compté deux
fois la valeur des productions utilisées (dans cet exemple, la semence a une valeur égale à zéro car
elle n'est pas achetée à un fournisseur).
La valeur de la production nationale de biens et de services est dénommée produit intérieur brut ou
PIB. Puisque chaque entreprise contribue à cette production par la richesse qu'elle crée, et puisque la
valeur ajoutée est la dimension économique de cette richesse, il en découle que le PIB est la somme
des valeurs ajoutées des entreprises.
PIB = Somme des VA
Pour être précis, il s'agit des valeurs ajoutées brutes. Et pour être complet il faut prendre en compte
la TVA collectée par les entreprises, les droits de douane et les subventions à l'importation. La
relation exacte est donc :
PIB = Somme des VAB + TVA + droits de douane – subventions à l'importation
Si l'on déduit du PIB la consommation de capital fixe on obtient le produit intérieur net ou PIN, égal à
la somme des valeurs ajoutées nettes des entreprises. Rappelons que les valeurs nettes sont
rarement utilisées du fait des difficultés d'évaluation de la CCF.
La variation du PIB d'une année sur l'autre est l'indicateur officiel de la croissance. Cet indicateur est
évalué après correction de l'inflation. Si l'évolution du PIB est de 5% et l'inflation de 2%, la croissance
est en conséquence de 3%.
La valeur ajoutée tient une place centrale dans les comptes de la nation En tant que grandeur
agrégeable elle permet notamment de connaître, en tenant compte des importations, la valeur des
trois destinations de la production nationale : la consommation finale des ménages, l'investissement
(dénommé aussi formation brute de capital fixe ou FBCF) et l'exportation :
PIB + importation = consommation + investissement + exportation
Si l'on compare à un fleuve la richesse créée par la nation, les richesses créées par les entreprises en
constituent les sources. Grossi par l'importation, ce fleuve se divise en trois bras, les utilisations
finales de l'activité économique. Les valeurs de la consommation finale des ménages, de
l'investissement et de l'exportation sont souvent présentées comme les trois moteurs de la
croissance.
Certes, elles ont en aval une influence sur le débit du fleuve puisque chacune d'elles reflète, sur les
marchés correspondants, la capacité d'écoulement de la production nationale. Mais le débit de
chacune des sources qui alimentent le fleuve influe tout autant sur son débit.
Fleuve PIB
Ainsi, il est clair que chaque entreprise est, potentiellement, un moteur de la croissance.
5 - Un troisième niveau de valeur ajoutée : La VAD (La Valeur Ajoutée Directe)
La distinction entre société et entreprise a deux conséquences majeures :
l'objectif premier de la société reste le résultat, mais celui de l'entreprise devient la valeur ajoutée ;
la marge par produit n'existe plus, elle est remplacée par la valeur ajoutée dont est porteur chacun
des biens ou services vendus.
Ce changement radical conduit à introduire un autre niveau de valeur ajoutée. En effet, à l'origine, la
valeur ajoutée n'a pas été définie pour répondre aux besoins de la gestion des entreprises mais à
ceux de la comptabilité nationale : déterminer des agrégats, la valeur ajoutée par branche et le PIB,
et les indicateurs de la productivité et de la croissance.
Si la valeur ajoutée de la comptabilité nationale n'est pas exploitable en gestion, c'est parce que dans
la consommation intermédiaire la distinction n'est pas faite entre la consommation incorporée dans
les produits et celle détruite par le fonctionnement de la structure productive. D'où la nécessité, en
plus des valeurs ajoutées « brute » et « nette », d'un troisième niveau : la valeur ajoutée « directe »
ou VAD, différence entre la production et la seule consommation incorporée dans les produits. Le
qualificatif de « directe » a été retenu parce qu'en gestion il signifie directement affectable aux
produits.
Niveaux de valeur ajoutée
Article extrait du livre de Paul-Louis Brodier : La VAD (La Valeur Ajoutée Directe) : une approche de la
gestion fondée sur la distinction entre société et entreprise (Éditions AddiVal) Novembre 2001 (épuisé)
Lire aussi article : un autre modèle économique : la logique de la valeur ajoutée
«...
La contribution des entreprises au PIB
Imaginons une toute petite nation dans laquelle existent seulement quatre entreprises :
une exploitation agricole produit du blé à partir de ses propres semences,
une minoterie produit de la farine à partir du blé,
une boulangerie produit du pain à partir de la farine,
et une raffinerie produit le fioul utilisé par leur tracteur, leur moulin et leur four.
Le schéma ci-après montre comment chacune d’elles contribue au PIB.
Contribution des entreprises au PIB
On remarquera, dans cet exemple, que la boulangerie occupe une place particulière : celle d’être la
plus en aval du processus de production. De ce fait la valeur de sa production de pain est égale à la
somme résultant des valeurs ajoutées des entreprises en amont, de la sienne propre et de
l'importation.
Généralisons. Les entreprises occupant la position la plus en aval - celles, grandes, moyennes, ou
petites, directement fournisseurs des marchés consommation finale des ménages, investissement et
exportation - jouent un rôle déterminant dans la vie économique d’une nation : la somme du PIB et
de l’importation est égale à la somme de leurs productions (pour faire simple, de leurs chiffres
d’affaires) :
PIB + Importation = somme des Productions des entreprises aval
De ce fait, le comportement de chaque entreprise aval peut influencer négativement ou
positivement la croissance du PIB.
Négativement :...
...»
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Conclusion
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