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Nutrition et cavité buccale

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UIR 2019
COURS FONDAMENTAL RÉALISÉ PAR : DR.AIT RAI WIJDANE, ENCADRÉ PAR :
PR. AMEZIAN RACHIDA.
Nutrition et cavité buccale
Plan
INTRODUCTION
I. RAPPELS DES BESOINS NUTRITIONNELS DE L’ORGANISME
1. LES MACRONUTRIMENTS
2. LES MICRONUTRIMENTS
3. EAU
II. EFFETS DE LA NUTRITION SUR LA CAVITE BUCCALE
1. EFFET DE L’ALIMENTATION SUR LA FORMATION DES DENTS.
2. EFFET DE L’ALIMENTATION SUR LES DENTS PRESENTES SUR L’ARCADE
3. EFFET DE L’ALIMENTATION SUR LA COMPOSITION SALIVAIRE
4. EFFET DE LA NUTRITION SUR LE PARODONTE
III. EFFET DE L’ETAT DE CAVITE BUCCALE SUR LA NUTRITION
IV. RECOMMANDATIONS DIETETIQUES
CONCLUSION
Introduction :
• La nutrition est l’ensemble des fonctions organiques de transformation
et d’utilisation des aliments destinés à la croissance, au
développement et à l’activité d’un être vivant.
• Elle fait partie intégrante de la santé buccodentaire.
• Une alimentation déséquilibrée peut entrainer des pathologies buccodentaires
Rappels des besoins nutritionnels de l’organisme
I.
Nutriments = substances chimiques procurées par l’alimentation une fois la digestion faite
-Nutriments majeurs (lipides, glucides et protéines)
-Micronutriments (vitamines, minéraux et oligoéléments)
Aliments
-Substance généralement naturelle dans la composition de laquelle entrent les nutriments.
-Il n’y a pas d’aliment complet mais des aliments complémentaires
-5 groupes principaux
o
Pain, céréales, riz, autres dérivés farineux
o
Fruits
o
Légumes
o
Viandes, volailles, poissons, œufs
o
Laitages, yaourts
1.1.
Les macronutriments
•
Protéines
•
Lipides
•
Glucides
1.1.1. Les protéines
- Ils sont constituées d’acides aminés reliés par des liaisons peptidiques
- Rôles : constituants de base de toute cellules vivante, enzymes, hormones, anticorps …
- Leur apport énergétique : (1g= 4kcal)
-Sources :
Protéines animales
Protéines végétales
Viandes
Céréales (riz, blé, mais)
Poissons
Légumes
Laitages
Œufs
1.1.2. Les lipides
- Ce sont les acides gras saturés, acides gras monoinsaturés, acides gras poly-insaturés, le
cholestérol.
-Constituants des structures des membranes cellulaires et interviennent également dans la
production d'hormones et assurent un rôle de messager intra et extra cellulaire.
-Les lipides nous servent de réserve énergétique sollicitée en cas de carence prolongée.
-Les lipides doivent représenter de 20 % à 35 % des apports énergétiques quotidiens (dont 10
% au maximum de graisses saturées).
-Leur apport énergétique est de (1g = 9kcal)
-Sources
Acides gras saturés
Acides gras
Acides gras poly-
monoinsaturés
insaturés
Crème fraiche, beurre
Olive
Amandes, poisson gras
Fromage, huile de palme
Avocat
Germe de blé
Foie gras
Soja
1.1.3. Les glucides
Il en existe en 3 types
-Sucres simples : monosaccharides (glucose, galactose, fructose)
-Sucres composés : disaccharides (saccharose=glucose + fructose, lactose = glucose +
galactose, maltose =hydrolyse de l’amidon)
-Sucres complexes : ce sont des polysaccharides (amidon, glycogène)
- Rôles : participent à la synthèse de certains acides aminés
- leur apport énergétique (1g = 4 kcal)
- Sources
Glucose
Peu présent dans les aliments
Galactose
Lait
Fructose
Fruits, miel
Saccharose
Betterave, canne à sucre
Lait et dérivés
Lactose
Maltose
Céréales en germination
Amidon
Céréales, fruits secs, légumes
Glycogène
Foie, viande
1.2. Les micronutriments
-Regroupent : les vitamines, les minéraux et les oligoéléments
-Indispensables aux échanges vitaux
1.2.1 Les minéraux
-les minéraux ne sont pas une source d'énergie, mais ils sont incorporés dans les structures
cellulaires
-Ils sont indispensables à l'activité des hormones et surtout des enzymes.
Minéraux
Rôle
Calcium
-Croissance et minéralisation Produits laitiers
de l’os
-Excitabilité
neuromusculaire,
Source
-Coagulations du sang,
-Contrôle du rythme
cardiaque
Potassium
Phosphore
-Contraction musculaire
Café, cacao, fruits secs et
- Construction tissulaire
fruits oléagineux
-Minéralisation de l’os
Présent dans beaucoup
-Réactions enzymatiques
d’aliments
1.2.2. Les oligoéléments
- Présents en très petites quantités dans notre organisme, leur rôle est majeur puisqu'ils
interviennent dans de nombreuses réactions métaboliques
Oligoélément
Rôle
Source
Fer
Intervient dans l’oxydation
Fruits secs, huitres, amandes
Iode
Formation de l’hormone
Poisson coquillage, haricots
thyroïdienne
verts
Rôle contre la carie
Thé, eau de boisson des
Fluor
zones phosphatières
1.2.3. Les vitamines
-Indispensables au bon fonctionnement de l’organisme
-Vitamines liposolubles : vit A, vit D, vit E, vit K
-Vitamines hydrosolubles : vit du groupe B et vit C
1.3
Eau
-Principal constituant de notre organisme : il en contient plus de 60%,
-L'eau est la seule boisson indispensable à l'hydratation des cellules et l'élimination des
Vitamine
Rôles
Sources
Vit A
Vision, protection des
Beurre, fromage, œufs
épithéliums, croissance
Vit B
Métabolisme des protéines,
Viandes, poisson, légumes.
des glucides et des lipides
Vit C
Antioxydant
Fruits rouges, agrumes
déchets au niveau rénal.
-Elle sert à transporter les nutriments vers les cellules, à la régulation de la température du
corps, etc.
2. Effets de la nutrition sur la cavité buccale
-EFFETS DE L’ALIMENTATION SUR LES DENTS
2.1.1. Effets sur les dents en formation
•
Formation des dents débute vers 6éme semaine IU, minéralisation 4mois IU
•
L’alimentation de l’enfant et avant lui, celle de sa mère a une influence sur la
formation des dents
•
Les protéines : la trame organique des dents est d’origine protidique.
Toute Carence en protéines entraine un retard d’éruption et hypoplasie des dents lactéales.
•
Les glucides : tout excès prolongé d’absorption de saccharose provoque des troubles
du métabolisme glucidique
•
Les lipides : indispensables à une croissance crânio-faciale et une odontogenèse
harmonieuse.
•
Carences en vit A provoque des anomalies de morphogenèse et atrophie des
améloblastes
•
Carences en vit D provoque des problèmes de minéralisation et retard de formation
des dents
•
Carences en vit C entraine des anomalies au niveau de la dentine.
•
Tout déséquilibre dans le rapport phospho-calcique affecte plus l’os que les dents.
•
Le magnésium : toute carence entraine une perturbation des améloblastes et odontoblastes
avec une hypoplasie amélaire et dentinaire.
•
Le fer : l’anémie par carence en fer peut provoquer un ralentissement de la croissance,
dysfonctionnement des glandes salivaires
•
L’iode qui est essentiel pour la formation des hormones thyroïdienne dont tout déficit peut
évoquer un retard d’éruption et des malocclusions
•
Le fluor : la carence et l’excès ont des effets néfastes sur la formation des tissus dentaires.
Tableau récapitulatif :
Tableau 1 : Rôle des nutriments dans l’odontogenèse et impacts des carences nutritionnelles sur la formation de
l’organe dentaire.
2.1.2. Effets sur les dents présentes en bouche
Les apports nutritionnels au cours de la vie influencent l’évolution du corps humain. Tout
déséquilibre du régime alimentaire peut avoir de graves conséquences sur le développement et
à moindre échelle sur l’environnement buccal. Ces conséquences pourraient se manifester à
différent niveau de la cavité buccale à savoir les tissus dentaires, le parodonte et le débit
salivaire.
❖ Maladie carieuse
-Les apports nutritionnels peuvent avoir une influence sur la santé buccodentaire comme
décrits précédemment dans certains cas de carences mais, même si cela est plus rare, l’excès
de certains nutriments peut entrainer des manifestations buccales.
Voici celles qui ont pu être décrites :
-Un excès de vitamine D peut entrainer une calcification pulpaire
-Un excès de vitamine A peut se traduire par des lésions des lèvres, des gencives
érythémateuses et une chéilite angulaire.
-Un excès d’acide folique peut entrainer une pâleur des muqueuses
-Un excès de sodium peut se traduire par une sensation de sécheresse buccale
-Un excès d’hydrates de Carbonne constitue une source énergétique très importante pour la
flore bactérienne pathogène. Cette relation est représentée par le schéma suivant :
Figure 1 : Les facteurs de risque de la carie dentaire (Schéma de keyes)
o
Au cours du métabolisme des hydrates de carbone par les bactéries anaérobies, il y a une augmentation
des acides organiques ; les ions hydrogènes sont responsables d’une baisse du pH à l’origine du
processus de déminéralisation et de la formation de lésions carieuses.
o
Le pouvoir cariogène des aliments peut être lié à l’aliment lui-même (glucide) mais aussi à l’individu
(la durée d’exposition d’aliments sucrés en bouche et la fréquence de leur absorption)
❖ Erosion
La consommation excessive de certains aliments ou boissons peut conduire à l’érosion des dents c’està-dire la perte progressive et irréversible de substance dentaire par un processus chimique sans
implication bactérienne. En effet des aliments et boissons avec un pH inférieur à 5,5 sont capables
d’initier un processus de dissolution des cristaux d’hydroxyapatite conduisant à la fragilité de l’émail
et son érosion. Les causes peuvent être :
-
Intrinsèques : (vomissements, reflux gastro-œsophagien) et ont une tendance à atteindre la face
linguale des incisives mandibulaires.
-
Extrinsèques : (acide citrique, acide ascorbique, acide malique, acide tartrique et acide carbonique qui
sont présents dans les jus de fruits, les boissons gazeuses, sodas, thés ..) ont tendance à atteindre le
bord libre
Figure 2 : Usure de l’émail (érosion dentaire) au niveau des faces palatines des incisives centrales supérieures.
❖ Fluorose
Un excès de fluor peut se traduire par une atteinte des dents permanentes lors de leur formation (avant
qu’elles ne fassent leur éruption) et se traduit par des fluoroses dentaires. Les dents présentent des
taches blanches ou brunes, réparties en ilots ou en nappes, grossièrement parallèles au bord incisif. La
sévérité de l’atteinte est liée à la concentration de fluor, dans les cas les plus graves, les dents ont un
aspect crayeux, la dentine est irrégulièrement calcifiée et les dents s’usent très rapidement.
La fluorose a donc longtemps été considérée comme un « effet secondaire » des bénéfices de
prévention et de protection contre la carie apportée par le fluor.
Fluorose légère : est caractérisée par la présence de stries blanchâtres sur la surface de l’émail
Fluorose modérée : toutes les surfaces de l’émail sont affectées mais la forme des dents reste
inchangée
Fluorose sévère : toutes les surfaces d’émail sont affectées. L’hypoplasie est tellement marquée que la
forme de la dent peut être altérée
Fluorose légère
Fluorose modérée
Fluorose sévère
A contrario, il existe des aliments nutritifs permettent de contrer la cariogénicité d’autres aliments. En
effet ils possèdent soit la capacité de diminuer la déminéralisation, soit de favoriser la reminéralisation
ou bien encore d’augmenter le débit.
Par exemple certains sucres alcools ne sont pas cariogènes comme le mannitol et le sorbitol car ils sont
fermentés plus lentement par les bactéries ce qui laisse le temps à la salive de jouer son rôle tampon.
Les protéines ont un effet cariostatique, elles ne provoquent pas de baisse de pH et optimise le pouvoir
tampon de la salive . Quant aux lipides ils créent une couche protectrice à la surface des dents qui
limitent l’adhésion de résidus alimentaires, ils sont absorbés par les membranes des bactéries et
modifient leur perméabilité et leur métabolisme et on tendance à se mettre autour des hydrates de
carbone favorisant la clairance orale des aliments.
Les aliments nécessitant une longue mastication stimulent la sécrétion salivaire (les gommes à mâcher,
fromage à pâte dure ...).
2.1.3. Effet de la nutrition sur la composition salivaire :
-Les aliments permettent la stimulation du système nerveux autonome ce qui entraine la
sécrétion de la salive
- Des aliments secs provoquent une sécrétion visqueuse et lubrifiante
-Des aliments acides stimulent une sécrétion alcaline et profuse
Rôles de salive
-Neutralisation du pH grâce à son pouvoir tampon (bicarbonates, protéines, phosphates)
-Reminéralisation de l’émail grâce au calcium, phosphate, fluor
-Rôle antibactérien grâce aux enzymes, immunoglobulines Igs et aux lysozymes
- Auto-nettoyage des surfaces dentaires
2.1.4. Effet de la nutrition sur la santé parodontale :
La santé parodontale est définie comme l’équilibre entre la virulence de la flore orale et les
défenses immunitaires locales.
La consistance physique du régime alimentaire joue un rôle important dans la croissance
bactérienne et la formation du biofilm.
L’état nutritionnel est un déterminant critique de la réponse immunitaire de l’hôte.
Les carences alimentaires ont une influence négative sur la composition sanguine et sur l’os.
La prévalence des atteintes parodontales est sujette à controverse chez les patients
anorexiques et/ou boulimiques. Lors de vomissements fréquents, les papilles interdentaires
sont souvent hypertrophiées du fait de l’irritation constante par les régurgitations acides. Si
des gingivites ont été mises en évidence chez des patients souffrant de ces troubles, aucune
perte d’attache significative n’a été justifiée. Par ailleurs, il semblerait que l’acidité des
régurgitations gastriques dissolve la plaque dentaire.
Figure 2 : L’évolution de la maladie parodontale allant d’une gencive saine jusqu’à lyse osseuse terminale et
mobilité de la dent.
Chez les patients qui provoquent leurs vomissements, la muqueuse vélaire peut révéler une
lésion ulcéreuse d’origine traumatique, liée aux divers objets utilisés pour induire les
vomissements. Par ailleurs, la déshydratation des tissus buccaux due à l’atrophie des glandes
salivaires, associée à une déficience nutritionnelle et de faibles mesures d’hygiène, pourrait
avoir un impact sur la santé des tissus parodontaux. Un érythème gingival généralisé peut
survenir en conséquence de la xérostomie (engendrée par la déshydratation, les traitements
fréquents à base d'anxiolytiques et/ou d'antidépresseurs, ou encore la déficience des glandes
salivaires) et des carences alimentaires.
Au niveau des muqueuses, les vomissements provoqués peuvent engendrer des lésions telles
que candidoses, glossites, ulcérations et chéilites. Elles sont expliquées par les carences
vitaminiques dues aux régimes alimentaires inappropriés, et par l’irritation locale due au
passage du contenu gastrique acide. D’autres lésions type abrasions muqueuses, lacérations,
hématomes palatins, ou érythèmes du pharynx ont également été observées, elles sont la
conséquence de la rapidité d’ingestion des aliments en grande quantité, de l’irritation
chronique par le contenu gastrique, et de l’utilisation des doigts ou de stylos pour provoquer
les régurgitations.
2.1.4.1 Les éléments favorisants la santé parodontale :
-Une alimentation équilibrée
- Une carence protéino-calorique provoque une modification de l’écologie buccale et donc
rupture de l’équilibre parodontal, diminution de la résistance aux infections, difficultés de
régénération cellulaire et cicatrisation
- Carences vitamine C peut être à l’origine d’une gingivite hémorragique avec nécrose et perte
osseuse, retard de cicatrisation
-Carence en vitamine E entraine une ulcération de la muqueuse
-Carence en vit B entraine une gingivite, stomatite, chéilite, perlèche, inflammation de la
langue et une pâleur des muqueuses.
-Carence en Ca provoque chez l’hôte une susceptibilité au développement et à l’aggravation
de la maladie parodontale.
2.1.4.2. Eléments tenus pour responsables du déséquilibre de la santé
parodontale
Tabac : un des principaux facteurs de risque des pathologies parodontales
Alcool entraine l’aggravation des parodontopathie existantes
Les aliments acides peuvent entrainer des ulcérations de la muqueuse buccale
II.
EFFET DE L’ETAT DE CAVITE BUCCALE SUR LA
NUTRITION
-L’édentement consécutif à la carie ou au parodontopathie
-Les douleurs en rapport avec la carie, les parodontopathies, les lésions de la muqueuse orale
les pathologies de l’ATM ou les prothèses mal adaptées, les fractures et les luxations dentaires
entrainent une diminution de l’efficacité masticatoire (mastication insuffisante) avec
diminution du débit salivaire.
-Le bol alimentaire est insuffisamment broyé provoque à son tour des pathologies digestives
-Le choix d’une alimentation plus facile à mastiquer et donc plus molle s’avère obligatoire ce
qui entraine par la suite un appauvrissement de la qualité et une diminution de la quantité de
l’alimentation donc une malnutrition et carences en vit et en apport protéiques avec perte de
poids.
IV. LES RECOMMANDATIONS DIETETIQUES
-Conseils à l’égard de la population générale :
Les principaux conseils à l’égard de la population adulte afin de limiter le risque carieux sont
les suivants :
o
Eviter le grignotage (respecter le rythme des repas quotidiens)
o
Favoriser une alimentation diversifiée et équilibrée
o
Préférer des médicaments à base d’édulcorants
o
Préférer l’utilisation de sels iodés et fluorés
o
Brosser au minimum 2 fois par jour avec dentifrice fluoré (1500 à 2500 ppm) en
fonction du risque carieux
En cas d’érosion dentaire il est important de faire prendre conscience au patient de ses
mauvaises habitudes, de le prévenir du rôle des aliments et boissons néfastes et de l’inciter à
modifier son régime alimentaire.
-Conseils à l’égard des femmes enceintes :
Les conseils à propos de l’hygiène bucco-dentaire en cas d’érosion pourront aussi s’appliquer
aux femmes enceintes ce sont les suivants :
o
Après les vomissements ou prise d’aliments très acides il faut se rincer la bouche avec
de l’eau ou mieux avec un bain de bouche à base de bicarbonate ou de fluor afin de faire
remonter le pH buccal.
o
Attendre 1h après un vomissement pour se brosser les dents car l’action mécanique de
la brosse à dent fragilise l’émail.
o
Privilégier l’utilisation quotidienne d’un dentifrice abrasif et fortement dosé en
fluorure et éventuellement compléter le brossage avec une solution de rinçage fluorée.
o
Eviter le grignotage
o
Ne pas consommer les boissons alcoolisées
o
Boire de l’eau en quantité suffisante
-Conseils à l’égard du nourrisson à l’adolescence
À l’égard des plus jeunes enfants et de leurs parents, le médecin dentiste a un rôle primordial
dans la prévention des lésions carieuses. Afin que cette dernière soit efficace il faut identifier
le risque carieux chez l’enfant en denture temporaire par la suite en denture mixte et puis en
denture permanente.
Voici les recommandations qui peuvent être données :
o À l’attention de l’enfant lui-même, avec une phase simple, courte et précise, lui
expliquer l’importance du brossage des dents ;
o À l’attention des parents, essayer de transmettre les comportements alimentaires à
instaurer ainsi que les habitudes d’hygiène buccodentaire à suivre :
o Pas de biberon de lait ou de boisson sucrée pour calmer l’enfant au coucher
o Nettoyer les dents de l’enfant dés leur éruption avec une compresse imbibée de
dentifrice fluoré (inférieur ou égal à 500 ppm).
o Jusqu’à l’âge de 3 ans le brossage doit être réalisé par un adulte
o À partir de 3 ans, un dentifrice fluoré à 500 ppm est recommandé
o L’enfant de plus 6 ans doit utiliser un dentifrice fluoré entre 1000 et 1500 ppm
o Respecter les rythmes alimentaires en apprenant très tôt aux enfants à ne pas manger
en-dehors des quatre repas.
o Assurer un bon équilibre nutritionnel
-Conseils à l’égard des personnes âgées :
Le maintien d’une hygiène buccodentaire et prothétique correcte est essentiel pour maintenir
la qualité de vie des personnes âgées et éviter la dégradation de leur santé orale et générale.
La prévention auprès des personnes âgées consiste à instaurer un suivi régulier afin de
pouvoir dépister les foyers infectieux pouvant avoir des répercussions sur l’état de santé
général, de rétablir des fonctions masticatoires pour permettre une alimentation correcte.
Le médecin dentiste doit transmettre les conseils en matière d’hygiène mais il doit aussi
sensibiliser l’entourage du patient car la prévention requiert un suivi quotidien ; le praticien
doit insister sur la vérification de l’absence de débris alimentaire en bouche ou sous la
prothèse, l’absence de blessure ou infection et le nettoyage impératif de la prothèse.
•
Les soins et les conseils qui peuvent être prodigués sont les suivants :
-utilisation de vernis, dentifrices et de bain de bouche fluorés pour réduire l’incidence des
lésions carieuses
-Expliquer clairement et lentement la technique de brossage et surtout réaliser une
démonstration
- le choix d’une brosse électrique peut faciliter le brossage
•
Conseils d’entretien des prothèses dentaires :
-avec une brosse à prothèse, brossez l’extérieure et l’intérieure de la prothèse puis rincez
abondamment en continuant de brosser.
- après chaque repas nettoyez la prothèse, de même qu’après avoir dormi.
-humidifier la prothèse avant de la remettre en bouche.
- Si vous ne la portez pas pour dormir la mettre au sec dans une boite réservée à cet effet.
Conclusion
La santé buccodentaire est essentielle à l’Homme qui n’est nullement prédisposé à perdre ses
dents avec le temps. Pour s’assurer d’une qualité suffisante ce dernier se doit de conserver une
dentition intacte jusqu’à un âge avancé.
La santé générale et la santé buccale sont intimement liées à l’alimentation : les habitudes
alimentaires peuvent ainsi influer sur la qualité de vie.
La nutrition a un impact sur la santé buccodentaire tout au long de la vie lors de la formation
de l’organe dentaire, de son éruption et certaines carences nutritionnelle conduisent à des
dysfonctionnements qui engendrent des affections aigues ou chroniques à l’échelle du corps
entier et de la cavité buccale.
Le médecin- dentiste doit savoir, à son échelle, de par la prévention, le dépistage et la prise en
charge des troubles nutritionnels, évaluer et conseiller son patient, tout en veillant à sa bonne
santé bucco- dentaire.
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