Métamorphoses autour de la gare 2004

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méta
morphoses
autour de la gare
18
sept.
2004
>>> déc.
2005
Exposition réalisée par le service Animation
du Patrimoine avec le concours de la Ville
de Saint-Omer et de la Direction Régionale
des Affaires Culturelles Nord Pas-de-Calais.
lundi > > > vendredi
09h 00
14h 00
> 12h 00
> 17h 00
Sources documentaires
Agence d’Urbanisme et de Développement
de la Région de Saint-Omer ;
Archives nationales;
Archives départementales du Pas-de-Calais ;
Archives municipales de Saint-Omer ;
Archives de la SNCF Le Mans ;
Archives du Monde du travail de Roubaix ;
Service Historique de l’Armée de Terre de Vincennes ;
Bibliothèque de l’Agglomération de Saint-Omer ;
Société des Antiquaires de la Morinie ;
Collection privée M. et Mme Bogaert.
gratuit.
un quartier entre ville et marais
Renseignements
Animation du patrimoine
03 21 88 89 23
www.ville-saint-omer.fr
Office de tourisme de la région
de Saint-Omer
03 21 98 08 51
www.vpah.culture.fr
d’une
mutation
à
faubourg
du Haut-Pont
l’autre
faubourg
de Lyzel
enclos
Saint-Bertin
1
état initial, avec le rempart ;
L’évolution du quartier de la gare a connu différentes phases, qui ont marqué l’histoire de la
ville. Au Moyen-Âge, l’abbaye Saint-Bertin et le
port fluvial, alors situé au bas de la rue de Dunkerque, en sont les entités principales. Le rempart constitue une véritable frontière qui sépare
la ville des faubourgs et du marais. Les accès
vers Lyzel et le Haut-Pont ne se font que par
1.
deux portes d’eau et une porte terrestre l
Le quartier naît avec les transformations de l’espace urbain qui s’opèrent à partir de la fin du
XVIIIe siècle. L’enclos Saint-Bertin est peu à peu
morcelé. Certaines parcelles sont utilisées pour la
construction d’un arsenal en 1782, d’autres pour
2 . Un abattoir est égaune usine à gaz en 1839 l
lement édifié aux pieds des ruines de l’abbaye.
faubourg
du Haut-Pont
faubourg
de Lyzel
3
implantation de la
première gare en 1848 ;
creusement du canal
en 1756 (le tracé suit
le dessin des remparts) ;
usine
à gaz
VILLE
enclos
Saint-Bertin
2
implantation de l’arsenal
dans l’enclos Saint-Bertin
en 1782 et de l’usine à gaz
dans l’enclos en 1839 ;
MARAIS
faubourg
du Haut-Pont
faubourg
de Lyzel
4
implantation
d’une nouvelle gare,
du pont fixe et
du square (des bâtiments
de la caserne sont détruits) ;
démantèlement des
qua
fortifications : destruction
i du
c omme rce
des murs, redressement
du canal, création
du quai du commerce
et d’une voirie;
VILLE
usine
à gaz
enclos
Saint-Bertin
extension de la caserne
et création du quai à
proximité 1912 ;
De nombreuses manufactures comme des
brasseries ou des tanneries sont installées au
niveau du quai des salines. Afin de satisfaire
les besoins de ces commerces, la ville se dote
de nouveaux quais : le premier est aménagé en
1832, près de la porte d’eau de Lyzel. L’arrivée
du chemin de fer se traduit par l’installation
3.
d’une gare à l’extérieur du rempart en 1848 l
Cette construction s’accompagne d’une
importante conquête de terres sur le marais.
Grâce à ce nouveau moyen de transport, l’activité maraîchère connaît un essor remarquable.
C’est à la suite du démantèlement des fortifications à la fin du XIXe siècle que le quartier
acquiert son visage actuel. Une nouvelle gare
monumentale est érigée en remplacement de
l’ancienne, devenue trop petite. Un pont fixe et un
square sont créés de façon à la mettre en valeur,
provoquant quelques transformations au niveau
de la caserne d’Esquerdes. Le quai du commerce
est construit en prolongement du quai de Lyzel.
Une voie latérale relie le boulevard de Strasbourg
et la place du 11 novembre. La rue Dalemagne
4.
est percée dans l’enclos Saint-Bertin l
Au cours du XXe siècle, le quartier a subi une
période de déclin : les activités artisanales ont
peu à peu disparu, le chemin de fer s’est
modernisé rendant ainsi obsolètes les installations liées à la vapeur, les péniches ne naviguent plus sur le canal depuis la dérivation à
grand gabarit établie en 1958. En revanche, l’intensification du trafic routier a fait du quartier un
nœud de circulation important. Aujourd’hui, en
lien avec les projets de développement de la
ville, le quartier fait l’objet de réflexions. Les
objectifs sont de revaloriser cet espace urbain
et de le transformer en une véritable porte entre
la ville et son marais.
le marais
De nos jours, le visiteur n’a pas toujours conscience de la place que tient le marais dans
l’histoire de Saint-Omer. À l’origine, le territoire
de Saint-Omer est un vaste marécage. C’est au
Moyen-Âge, sur l’initiative des moines de l’Abbaye
Saint-Bertin, qu’ont lieu les premiers travaux d’aménagement de l’Aa. Au fil des siècles, les habitants vont
chercher à gagner des terres sur l’eau. La canalisation
de l’Aa en 1165 va faire de Saint-Omer un port fluvial
important, véritable lieu d’échanges qui rayonne sur toute la
région. Progressivement, les habitants aménagent le marais :
rehaussement des terres, creusement des fossés, drainage, défrichement... D’abord anarchique, l’organisation du marais est plus structurée à partir du XVe
siècle, grâce à l’utilisation des techniques de poldérisation et à la mise en place des “watergangs” (chemins
d’eau). Au XIXe, la totalité du marais est mise en culture. Les
habitants développent ainsi l’agriculture, la pêche mais surtout le maraîchage et l’extraction de la tourbe. Ces activités
font la prospérité des faubourgs et des brouckaillers (habitants du marais).
Depuis les années 1970, des réflexions ont été menées pour envisager
l’avenir du marais. On a pris conscience de ses richesses patrimoniales :
faune, flore, paysages naturels, particularités de l’habitat. Le contrat de
ville moyenne, élaboré dès 1974, a permis la création du Parc Naturel
Régional de l’Audomarois. Ce dernier a fusionné avec celui du Boulonnais
pour devenir le Parc Naturel Régional des Caps
et Marais d’Opale en 1999. L’enjeu essentiel
est de réaliser des actions de conservation et
de préservation du site, tout en favorisant le
tourisme lié au marais.
copyrights : photograpie > C. Carlet, musée des plans-reliefs _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
MARAIS
10
L’ancienne gare d’Arras
aurait servi de modèle
pour l’élaboration
des plans de la gare
de Saint-Omer.
9
La gare : intérieur.
À l’origine, la gare
possédait un riche
mobilier de style
Art Déco.
5
6
5
Le bâtiment voyageurs
détruit par les
bombardements
et la rotonde en
reconstruction.
... et le commerce, enfin,
la croix à double traverse
entourée ici de cornes
d’abondance (ensemble
situé au-dessus de
l’horloge) correspond
au blason de la ville.
l’une des plus belles gare de la région...
La gare est inaugurée en 1904, en
présence de Gaston Doumergue, alors
Ministre des Colonies.
Pendant la Première guerre mondiale, la
ville de Saint-Omer abrite le quartier
général de l’Armée britannique.
La gare devient un point stratégique. Le
quartier est l’objet d’un important trafic
pour les ravitaillements en hommes, en
armes ou encore en munitions. Au cours
de la Seconde guerre mondiale, les installations ferroviaires subissent des domma5.
ges lors des bombardements l
C’est probablement à la suite des dégâts,
que le lanternon, les crêtes en fer forgé et
les épis de faîtage sont supprimés.
L’important patrimoine de la gare
est reconnu lors de son inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments
La gare, porte de la Ville
et porte du Voyage. Ces 2
Historiques par l’arrêté du
aspects sont symbolisés
28 décembre 1984.
par plusieurs éléments sur la
façade du bâtiment Voyageur :
des caducées (situés
en haut des pilastres)
pour le transport...
7
La gare de Saint-Omer est remarquable par sa monumentalité
et son style architectural. Elle fait davantage penser à un château
du XVIIe siècle qu’à une gare. En effet, la composition et la décoration traduisent la majesté de l’édifice. Les pavillons et les basses
ailes s’organisent de façon symétrique autour du corps central.
Son vocabulaire architectural est issu du répertoire antique (triglyphes, frontons, pilastres).
Tout ceci concourt à faire de cette gare un bel exemple d’architecture
néoclassique. L’ensemble fait preuve de rigueur et de sobriété, contrairement aux foisonnements du style baroque. L’utilisation de matériaux comme la pierre (pierre bleue de Soignies et pierre blanche de
Creil) et l’ardoise renvoie à des édifices nobles. Enfin, le jardin en
façade rappelle l’environnement d’un château.
Ces choix sont d’autant plus surprenants qu’à cette époque l’architecture industrielle est dominée par l’utilisation du fer et du verre. On
note tout de même la volonté de faire un lieu fonctionnel : l’importance des volumes permet l’installation d’un vaste bureau central au
fond du vestibule, offrant ainsi la possibilité de multiplier les guichets.
Le voyageur peut ensuite se diriger vers le guichet des bagages ou
celui des télégraphes et messageries. Enfin, des salles d’attentes
spacieuses et confortables précèdent l’accès aux quais. Cette distribution se prête à une exploitation économique et hygiéniste : la surveillance s’exerce plus facilement, les employés peuvent changer de
7 l
8 l
9.
poste en fonction des besoins l
L’architecte Clément Ligny a également conçu les gares de Cambrai
(1907-1910) et Valenciennes (1905-1909). Ces deux gares présentent un style architectural semblable à celle de Saint-Omer. Clément
Ligny s’est peut-être inspiré des gares réalisées par Sidney Dunnett
à Arras et à Roubaix dans la fin des années 1890. Dans ces deux
exemples, la composition est identique, mais le corps central est
10 .
remplacé par une halle l
copyrights :
8
5 et l
6 > Archives de la SNCF, 216 LM 118 ; l
7 et l
8 > Service AP, Mairie de Saint-Omer ; l
9 > Jeune Chambre économique de Saint-Omer ; l
10 > Office du Tourisme d’Arras _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
l
6
11
13
14
12
Le pont, dont
11
la première pierre
est posée lors de
l’inauguration de la gare,
est l’œuvre de
MM. Masson et Lefoul,
ingénieurs des Ponts
et Chaussées. Il sera
détruit en 1940.
12
13
Une vue générale de
la gare depuis la tour
Saint-Bertin.
Le square, aménagé
en même temps
que le pont.
14
15
16
En plus d’être un lieu d’ostentation pour l’image de la ville,
la nouvelle gare devient aussi un élément de développement pour le quartier. L’importance donnée aux installations
afin de satisfaire l’augmentation du trafic permet de favoriser l’économie locale, et notamment l’exportation de la production agricole et maraîchère, qui profite également de
l’apparition des Grandes Halles. Les choux-fleurs sont expédiés jusqu’à Paris et dans l’Est de la France, en Belgique
et en Angleterre. Dès les années 1890, la Compagnie des
chemins de fer du Nord, grâce à l’intervention d’A. Ribot,
met en place des tarifs spécifiques pour avantager les
15 .
maraîchers locaux l
Du point de vue social, l’agrandissement de la gare
engendre une augmentation du nombre de cheminots.
Cette nouvelle population s’installe dans les rues proches
de la gare, en particulier dans les faubourgs (rue de la
Poissonnerie, rue Saint-Martin) et dans la rue de
Thérouanne (aucun cheminot en 1901, 25 en 1921). Jusqu’alors, dans les faubourgs, la population vivait en autonomie par rapport à la ville. Elle avait sa langue (le
flamand), ses traditions, ses coutumes et l’endogamie y
était courante. Avec l’arrivée des cheminots et de l’école
laïque, le français se répand, un brassage de population
commence à s’opérer. Petit à petit, les faubourgs s’ouvrent vers la ville.
15
16
Culture du chou-fleur
dans les marais.
Le bâtiment marchandises
de la gare d’où étaient
expédiés les choux-fleurs
entre autres denrées.
copyrights :
Complétant son architecture particulière, la mise en scène
de la gare s’accompagne d’aménagements urbains, qui
modifient l’organisation spatiale du quartier. Le pont tournant de Lyzel et sa passerelle sont supprimés ; ils ne convenaient plus aux besoins de la circulation. Un nouveau pont
fixe est construit, juste en face de la gare. La rue de l’Arsenal (actuelle rue Faidherbe) est déviée de façon à créer une
véritable perspective vers le centre de la ville, de l’Est vers
l’Ouest, axe traditionnel de circulation dans la ville. Des
bâtiments de la caserne d’Esquerdes sont détruits pour
aménager un square, où le Monument aux Morts sera inau11 à l
14 .
guré en 1923 l
11 et l
12 > coll. privée M. et Mme Bogaert ; l
13 à l
15 > Jeune Chambre économique de Saint-Omer ; l
16 Service AP, Mairie de Saint-Omer _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
l
la nouvelle gare,
enjeu de développement
2
3
4
Vestiges de la tour-porche
de l’abbatiale ;
l’enclos
Portail de l’abbatiale ;
Maisons de l’ancien
quartier de l’abbé.
Saint-
2
4
3
Bertin
Saint-Bertin I
Saint-Bertin II
Saint-Bertin III
Il s’agit d’un édifice renouvelé
Elle fut une grande église
Au XIIIe siècle, l’abbé Gilbert
à l’époque carolingienne
romane que l’abbé Bovon
entreprend la construction
XIVe siècle pour s’achever au
avec une tour polygonale
décida de construire vers
d’un nouveau réfectoire en
siècle suivant avec le cloître,
en bois en son centre et
1045-1046. L’édifice long
style gothique dont la beauté
le quartier des étrangers, les
détruit vers 1030-1033.
d’environ 100 mètres
lui valut une très grande
cuisines et le mur d’enceinte.
comprenait dans son
renommée.
Au XVIIIe siècle : un nouveau
premier état une crypte sous
Puis il commença à rebâtir
cloître fut construit à côté de
le chœur. Elle sera
une nouvelle église aux très
l’ancien à partir de 1739. Le
abandonnée après un
grandes dimensions.
quartier de l’abbé, incendié
incendie vers 1085-1090.
Son successeur,
en 1678 fut également
Henri de Candescure, en réduit
reconstruit à la même époque
la hauteur. L’essentiel de la
(avant 1758) 4 .
IXe
SaintBertin II
Xe
l
SaintBertin III
XIe
l’enclos Saint-Bertin,
aux origines de la ville
VIIe
Au
siècle, Bertin, Mommelin et
Ebertramm, moines de Luxeuil, sont
appelés par Omer, premier évêque de
la cité pour l’aider à évangéliser la
population locale. Ils fondèrent au pied
du marais un monastère qui prendra le
nom du 1er abbé à sa mort. L’abbaye
connaît un essor rapide qui en fera
l’un des établissements les plus
remarquables de la région et dont la
renommée artistique s’étendra au delà
de nos frontières. Elle accueille pendant un millénaire de nombreux rois et
princes tels François Ier ou Louis XIV.
Comme à Cluny se succédèrent trois
édifices religieux connus grâce aux
1.
fouilles effectuées au XIXe siècle l
XIIe
XIIIe
1
XIVe
XVe
XVIe
XVIIe
XVIIIe
heurts et malheurs de la Révolution
Avec la fin du XVIIIe siècle s’achèvent les belles heures de l’abbaye. Déjà en 1782,
un arsenal est construit. Cet acte peut aujourd’hui apparaître comme prémonitoire
au dépeçage et à la division du site qui se déroulent à partir de la Révolution.
En effet, après la mise à disposition de la nation des biens de l’Église le 2 novembre
1789, dès le 28 du même mois, l’abbaye est estimée par Jean François Mayo et Pierre
Charles. Puis le 16 août 1791, les religieux sont obligés de quitter le monastère qui
est acheté par Pierre Charles le 5 novembre 1792 à l’exception de l’église. Cette dernière sera vendue à l’entrepreneur Libersalle d’Arras en 1799. Chacun des deux protagonistes commence par démonter et récupérer les éléments métalliques (plomb, fer)
des toitures car c’est un commerce très lucratif. Ensuite, Charles divise l’enclos en 55
parcelles qu’il va revendre à des particuliers.
De son côté, Libersalle arrête la démolition. Le conseil municipal le poursuit alors
pour abandon de chantier et il perd la propriété de l’édifice.
copyrights : photographies > Service AP, Mairie de Saint-Omer _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
SaintBertin I
construction se déroulera au
7
Bâtiments de l’ancienne
usine à gaz, construits
dans la deuxième moitié
du XIXe siècle.
6
Usine à gaz,
maison du Directeur.
Plan-relief de la ville
de Saint-Omer, 1758,
détail de l’abbaye
Saint-Bertin.
Après les troubles de la période révolutionnaire, la ville cherche à récupérer
5 . Elle ne souhaite pas le sauver, la notion de patrimoine étant alors
le site l
peu développée, mais à s’en servir comme carrière de pierre. Elle entame
dès 1805 des démarches dans ce sens qui aboutiront au rachat de l’église
en 1811 puis à sa démolition à partir de 1830, sous prétexte de donner du
travail aux indigents. De nombreuses voix, en particulier celle de Victor
Hugo, s’élèveront pour dénoncer cette destruction. La ville cherche aussi
dès lors à occuper l’espace vide de l’enclos. Elle fait construire de 1821 à
1824 un abattoir sur le parvis de l’église devant la tour. Elle achète ensuite un terrain dans l’enclos en 1832. Puis en 1839, elle favorise l’implantation d’une usine de production de gaz, l’entreprise Annebicque, avec qui
elle a passé un marché pour l’éclairage de la ville.
La situation de l’enclos n’évoluera plus tout
au long du XXe siècle. En 1947, le seul vestige important de l’église, sa tour porche,
s’écroule faute d’entretien. Dans les années
1990, plusieurs activités se délocalisent tel
le lycée professionnel (au sud-est) ou EDF
(dans l’ancienne usine à gaz). Les terrains à
l’est de l’enclos (de l’autre côté de la rue
Dalemagne) font l’objet d’une opération
immobilière. La rue devrait être déplacée le
long de l’ancienne caserne et ainsi mieux
épouser le contour de l’enclos. L’ancienne
usine à gaz, abandonnée, devra elle aussi fai6 et l
7.
re l’objet d’un traitement particulier l
Enfin, pour permettre la lecture du site, le
programme artère-histoire-nature, axé sur le
lien entre les enclos de la ville préconise
d’évoquer l’implantation des bâtiments grâce
à un traitement minéral et végétal.
Des initiatives privées gêneront cette tentative de reprise en main du site. À
côté de quelques implantations éphémères d’entreprises (une teinturerie en
1824, une fonderie en 1839, une savonnerie en 1844) des particuliers concentrent aussi des parcelles pour se créer de véritables petits domaines. L’exemple le plus notoire est celui de Walter Hitchcock. Depuis les années 1820, un
certain nombre d’anglais s’étaient installés dans l’enclos jusqu’à former une
petite colonie. Ils étaient probablement séduits par le caractère romantique
des ruines comme le souligne Ludovic Vitet, premier inspecteur des Monuments Historiques dans son rapport de 1831 sur Saint-Omer. Hitchcock rassembla dans les années 1850 un grand nombre de parcelles vers l’ancien
chœur de l’abbatiale. La ville tentera en vain de s’opposer à lui jusqu’en 1875.
C’est que depuis 1865, Saint-Omer a de nouveaux projets pour l’enclos. Il
s’agit de le sortir de son isolement en réalisant un square desservi par deux
routes et en supprimant l’abattoir. Le projet est ajourné puis repris vers 1880
suite au rachat de l’ancienne propriété d’Hitchcock par la ville. On y installerait également un centre culturel avec musée et bibliothèque. Mais les édiles
songent davantage à l’implantation d’un complexe industriel consécutivement au démantèlement des fortifications. La
construction d’une nouvelle bibliothèque
rue Gambetta en 1893 et l’acquisition de l’hôtel Sandelin pour le
musée en 1899 vont dans ce
sens. De même la réalisation
de la rue Adolphe Dalemagne à partir de 1905 qui
permet de relier la rue de
Thérouanne au quai du
commerce et à la gare. Le
“rêve” industriel ne s’étant
pas réalisé, l’ancienne
propriété d’Hitchcock est
revendue à des particuliers
au tournant du siècle.
7
Plan de l’avant-projet pour
l’enclos Saint-Bertin, 1865.
5 > C. Carlet, musée des plans-reliefs ; l
6 et l
7 >
l
demain, quel avenir
pour l’enclos ?
copyrights :
la longue lutte
pour le contrôle de l’enclos
Service AP, Mairie de Saint-Omer _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
5
de l’Arsenal
au Quartier Foch
3
3
2
Plan de la caserne
après 1905.
Affiche de l’adjudication
des travaux 1904.
Élévation et plan du
portail d’entrée de la
caserne, réalisé en
même temps que le mur
de clôture.
de l’Arsenal au CM33
Saint-Omer, ancienne ville militaire, compte encore aujourd’hui de nombreux
édifices témoins de cette vocation : poudrière, casernes, hôpitaux… Le Quartier Foch, situé en face de la gare, de l’autre côté du canal, est plus connu
pour sa fonction de caserne. À l’origine, il constitue le principal arsenal de la
ville, c’est-à-dire lieu de stockage des armes et de fabrication des munitions.
1
“M. le Ministre ayant décidé l’évacuation
de l’Arsenal de Saint-Omer par l’artillerie,
fait étudier la possibilité d’installer dans
les locaux qui vont devenir ainsi
disponibles les deux escadrons du 21e
Dragons qui sont actuellement stationnés
à Aire. (…) M. le Maire rappelle qu’en
prévision de la transformation de l’Arsenal
en Quartier de Cavalerie, la Ville a déjà
versé une somme de cent mille francs qui
ont été employés à la construction
le principe d’offrir le concours de la Ville,
il y aura lieu d’augmenter le chiffre de la
De 1864 à 1875, l’arsenal devient le siège de la Direction de l’Artillerie pour les
territoires du département du Pas-de-Calais et de la Somme et de l’arrondissement de Dunkerque. Au début des années 1890, il est question d’accueillir
de nouvelles garnisons à Saint-Omer. Dès 1891, on projette d’affecter l’arsenal au casernement du 21e Régiment de Dragons, le matériel entreposé serait
alors transféré dans un bâtiment de l’hôpital militaire. Cette solution semble
d’autant plus avantageuse que le lancement du démantèlement de la place,
également prévu de longue date, permet l’utilisation de terrains supplémentaires. Les escadrons du 21e Dragon en provenance d’Aire-sur-la-Lys ne peuvent
en effet pas être logés dans la caserne d’Albret, jugée trop petite. En 18961897, l’arsenal est donc transformé en Caserne de Cavalerie et prend le nom
de Caserne d’Esquerdes. Ce changement d’affectation provoque des modifications et des constructions successives à la fin des années 1890 et au début
des années 1900. Plusieurs conventions sont signées entre la Ville et le Minis1.
tère de la Guerre pour des échanges de terrains l
En 1903, la réalisation du pont fixe en face de la gare et la création d’une voie
d’accès en son prolongement impliquent de nouveaux aménagements : la
destruction et la reconstruction de bâtiments à l’entrée de la caserne, la construction du mur de clôture en briques et pierres tendres surmonté d’une grille,
le déplacement du manège… En 1908, une infirmerie régimentaire est construite. En 1913, un nouveau manège est édifié sur un terrain cédé par la ville
2 l
3.
au sud de la caserne l
Pendant la guerre 1914-1918, Saint-Omer étant devenue le siège du G.H.Q.
(Great Head Quarter) de l’Armée britannique, des troupes occupent les bâtiments. Cette période est marquée par un intense trafic pour le ravitaillement
en hommes, munitions et provisions. Les liens avec la gare toute proche
sont alors d’autant plus importants.
subvention de la somme nécessaire pour
la démolition du bâtiment d’entrée de
l’arsenal et sa reconstruction de façon à
obtenir à cet endroit l’élargissement de la
rue de l’Arsenal.”
Extrait du procès-verbal des délibérations du Conseil
Municipal sous la présidence de M. le Maire François
Ringot en date du 15 février 1896.
1 et l
2 > AM 137 A ; l
3 > AM 137 D
l
fortifications derrière l’Arsenal. (…)
D’après M. le Maire, si le Conseil adopte
_ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
d’écuries sur les terrains des anciennes
copyrights :
La construction de l’arsenal est décidée par ordonnance du Roi de France le 27
juin 1776. Le terrain choisi, connu sous le nom de “Pré l’Abbé”, se situe dans
l’enclos de l’Abbaye Saint-Bertin. Ce terrain, propriété de l’Abbaye, est cédé à
l’Etat sur ordre du roi par le dernier abbé de Saint-Bertin, Dom Joscio d’Allesnes.
Lors de l’adjudication en date du 26 août 1781, l’entrepreneur Pierre Charles
Debaralle obtient les travaux de maçonnerie alors que Jacques Philippe Demagny
obtient ceux de charpente et menuiserie. Les travaux commencent en 1782. La
rectification des limites de l’enclos Saint-Bertin engendrée par cette construction
motive alors la création des jardins de l’Abbaye.
9
8
7
6
7
L’ancien manège
construit en 1913,
aujourd’hui bâtiment de
la société Colas. Il
présente une maçonnerie
en briques et une
charpente métallique.
pour les dessins
géométriques
sur la façade du bâtiment
des bureaux.
8
9
1914
Arrivant de Douai
le 27e régiment d’Artillerie
s’installe à la caserne
d’Esquerdes et détache
deux batteries
à Aire-sur-la-Lys.
5
Aujourd’hui, le Quartier Foch est divisé en
deux zones : un pôle tertiaire en cours d’aménagement dans les bâtiments servant autrefois de caserne, et un parc d’entreprises qui
occupe d’anciens hangars. Cette reconversion répond à la volonté de développer l’économie au niveau local. Ceci en revalorisant les
structures existantes du quartier. Ce projet
s’accompagne d’aménagements urbains et
paysagers : de nouvelles voies sont ouvertes à
la circulation et un mail piétonnier est créé de
façon à séparer le pôle tertiaire (zone publique)
et le parc d’entreprises (zone privée).
à chaque bâtiment sa fonction...
L’Arsenal était divisé en deux cours. Dans la
première cour, se trouvaient un bassin (aménagé en lien avec le canal pour l’embarque-
1990
1970
1960
1950
1940
1930
1999
Fermeture
du CM33
ment et le débarquement), le logement du garde, le bâtiment du charronnage
(23 mètres de long, 10 de large) ; on y travaillait le bois pour la fabrication de
chariots et le bâtiment des forges (20 mètres de long, 10 de large) où étaient
fabriquées les munitions. Dans la deuxième cour, se trouvaient deux grands
bâtiments (80 mètres de long, 17 de large). Ils comprenaient chacun un hangar
à voitures, des magasins pour les dépôts de d’outils et pièces de rechange, une
vaste salle d’armes, des ateliers de réparations d’armes, et enfin, des pièces
servant d’entrepôts aux matières premières pour les artifices.
Ces deux édifices sont les plus anciens (XVIIIe siècle). On peut encore voir
les anneaux ancrés dans le mur pour attacher les chevaux. Construits en briques rouges et pierres blanches, ils présentent deux niveaux d’élévation
séparés par un bandeau horizontal. Les combles sont éclairés par des lucarnes dites “à croupe”. L’alignement des baies et l’absence de décor traduisent la rigueur et la sobriété de l’architecture qui se doit d’être fonctionnelle
avant tout. Les deux bâtiments de l’entrée reprennent les mêmes caractéristi5 etl
6.
ques architecturales l
Quelques-unes des autres constructions, datant du début du XXe siècle, offrent
des éléments de décors de style néoflamand : arcatures longeant les pentes du
toit de l’ancien manège situé à proximité du canal, dessins géométriques de
briques blanches et de briques de couleur vernissées, pignon à “pas de moineau”, briques saillantes au niveau des corniches des toits… Il s’agit ici d’une
7 àl
9 .
architecture de type régionaliste l
Le portail d’entrée n’a pas conservé sa place initiale. Il est aujourd’hui en
face du Monument aux Morts. L’ancien portail demeure toujours visible,
mais il est condamné.
copyrights : photographies > Service AP, Mairie de Saint-Omer _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
Suite à la refonte de l’Armée française au cours
des années 1990, le Ministre de la Défense
décide la fermeture de nombreux établissements militaires : le CM33 ferme en 1999 mais
sa reconversion est prévue. Le CM33 est d’ailleurs la première caserne de France à faire
l’objet d’un projet de requalification. Le MRAI
(Mission pour la Réalisation des Actifs Immobiliers) assure le suivi du dossier. Un bureau
d’études spécialisé, Patrimoine Ingénieur Nord,
doit étudier les potentialités du site et rechercher des partenaires publics ou privés susceptibles d’être associés à sa reconversion. La
vente des terrains et bâtiments s’effectue entre
la Ville de Saint-Omer et la CASO (Communauté d’Agglomération de Saint-Omer).
1910
1900
1890
1880
1870
tier Foch. Pendant la Seconde guerre mondiale,
il est occupé par l’armée allemande, puis par
les alliés. Enfin, après avoir servi de dépôt de
matériels de 1945 à 1962, le Quartier Foch
abrite le Centre Mobilisateur 33, qui vient à peine d’être créé.
1920
1923
La caserne
accueille
les 6e chasseurs
à cheval.
De 1873 à 1886
5e régiment
de Dragons.
4
1935
Le 7e groupe d’automitrailleuses
succède aux 6e chasseurs à
cheval. Il devint le 7e GRDI
(Groupe de Reconnaissance
de Division d’Infanterie) au
moment de partir pour la guerre.
2000
De 1886
au 2 avril 1914
Arrive le 21e
régiment de
Dragons.
Puis quitte
St-Omer pour
Noyon.
1980
Bureaux et ancien
manège :
pour les arcatures
de l’ancien manège ;
les
quais
5
4
3
3
8
Lorsque les péniches
chargées de marchandises
naviguaient sur le canal…
Un détail architectural issu
du vocabulaire classique :
une colonne-balustre,
n∞ 25 quai du commerce.
les quais dans la ville
réclament la construction
d’un quai de
déchargement au rivage
de la porte de Lyzel.
En 1824, 1825 et 1826,
cet objet intéressant
appela la sollicitude de
l’autorité municipale. (…)
Le quai de déchargement
devrait avoir une longueur
de 63m, dimension
indispensable pour placer
sur un même front deux
bateaux de grande
espèce. Sa largeur serait
de 10,70m.”
Extrait du PV de conférence
concernant la construction d’un
quai en maçonnerie sur les bords
du canal de navigation au pied
des escarpes de la fortification
de la place de Saint-Omer,
31 octobre 1831.
Les opérations
de chargement et
déchargement
provoquaient certains
désagréments pour les
riverains. Ils ont
notamment déposé des
plaintes concernant les
dépôts prolongés de
stocks de betteraves ou
de charbon.
“(…) Pendant 3 mois les
habitants de ce quartier
ont été dans la boue,
une montagne de
betteraves occupait le
quai jusque la chaussée,
à certaines heures de l
a journée la circulation
était impossible.”
Extrait d’un courrier
de A. Lanselle (propriétaire
de la Malterie de l’Etoile) adressé
à M. le Maire de Saint-Omer
le 2 janvier 1913.
décharger les bateaux de faible tonnage, le mur du
quai du commerce étant trop haut.
La fonction portuaire de cette partie de la ville remonte
au Moyen Age. En effet, grâce à la canalisation de l’Aa
vers 1165, les bateaux de mer peuvent rejoindre SaintOmer depuis Gravelines. Parallèlement à ces grands travaux, un réseau de canaux est créé à l’intérieur de la ville
(quai des Salines, Place du Vinquai…) de façon à faciliter
le transport des marchandises vers les nombreux marchés (marché aux poissons, aux bestiaux…). Cependant,
le percement du canal entre Saint-Omer et Aire-sur-laLys en 1756 et la fin du rôle défensif des fortifications
favorisent un déplacement des quais de l’intérieur vers
l’extérieur de la ville.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’augmentation du trafic par voie terrestre et la dérivation du
canal de Neufossé en 1958 engendrent progressivement la “mort” du quai du commerce. Les
péniches cessent de circuler sur cette portion du canal. Aujourd’hui,
on assiste à une reconquête du
quai par les commerçants, qui
s’opère déjà depuis une dizaine d’années. Mais la notion
de “commerce” qui a fait
l’identité du quai a beaucoup
évolué. Au XIXe siècle, il était le
lieu d’échange des marchandises et de production en lien direct
avec le port fluvial, alors qu’aujourd’hui
se développent plutôt des lieux de vente.
l’aménagement du port fluvial
à partir du XIXe siècle
Le quai du commerce est le résultat d’aménagements
successifs entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
La mise en place des nouveaux quais se déroule en trois
étapes. Un premier quai dit “de Lyzel”, est aménagé au
nord de la porte du même nom, au pied du rempart à
partir de 1832. On utilise des matériaux pris à l’Abbaye
1.
Saint-Bertin pour le réaliser l
le quai du commerce :
une diversité architecturale
Les bâtiments longeant le quai du commerce, construits pour la plupart vers 1897, sont principalement
des édifices de type industriel (hangars, dépôts, greniers à grains). Ils alternent avec les maisons de
bourgeois, propriétaires des manufactures et des
magasins. L’utilisation de la brique rouge, au niveau
du quai comme pour l’ensemble des boulevards,
apporte une perception différente du quartier en
comparaison avec le centre ville où la brique jaune
domine. Les usines et les manufactures nécessitaient de vastes espaces, d’où la répétition de volumes identiques, avec pignons sur rues et peu de
décor en façade. Les vastes habitations présentent
un vocabulaire architectural classique : organisation
symétrique des fenêtres autour de la porte d’entrée,
présence discrète de frontons triangulaires ou segmentaires, bossages de pierre en pointe de diamant,
quelques éléments décoratifs comme
des colonnes-balustres…
En revanche, les maisons situées
vers la rue de Dunkerque arboRestitution de
rent une architecture d’inspiral’occupation du quai
tion néoflamande : pignons en
du commerce en 1925.
“pas de moineau”, travées
La grande majorité
des industriels installés
8 …
brugeoises l
Le démantèlement des remparts, qui débute en 1894,
permet de redresser le tracé en “dent-de-scie” du canal
de Neufossé, facilitant ainsi la navigation. Le quai de
Lyzel est alors prolongé pour donner naissance au quai
du commerce qui se double d’une voie latérale de circulation. La rue du Pélicorne et le quai des Salines sont
raccordés à cette nouvelle voie. Les travaux s’étalent de
1895 à 1897. Le chemin latéral au quai est construit à
l’aide de pierres de taille provenant en partie des ancien2.
nes fortificationsl
Les industriels et les commerçants établis sur le quai des
Salines profitent des nouveaux terrains disponibles pour
étendre leurs installations. Il existe alors différents types
d’activités mais essentiellement des productions artisanales: brasseries, malteries, charbons (utilisés par l’usine à
gaz toute proche), chaudronneries, briqueteries… et quelques cafetiers. Le quai est donc un élément essentiel
3 àl
7.
pour le développement économique de la ville l
En 1912, un autre quai est aménagé en amont de la
caserne d’Esquerdes. Sa création est consécutive aux
réclamations des manufacturiers dénonçant à la fois le
manque de place de stationnement des bateaux (lié à
l’accroissement du trafic sur le canal) et la difficulté de
7
7
Denis Campagne et magasin
Magasin
Bultel-Lourme estaminet
F. Leclercq et P. Dupont, briques
A. Legrand
J. Joan, grains
Legrand Taquin et Cie, Fonderie et
construction de Saint-Omer, Chaudronnerie
Jourdain, restaurateur
Au planteur de Caiffa
cafés torréfiés
15
17
25
24
23
22
21
20
19
18
16
Lanselle-Damasse malterie de létoile (+ 32, quai des salines)
G. Leclercq, Vins et liqueurs
Estaminet et habitation
Hopsomer, brasseur (+ 22, quai des salines)
Vasseur-Martin alimentation
Humetz-Brassart charbons
J. Guilbert, malterie
G. Goudin Huiles et graisses
Comte
de Poncius propriétaire
14
13
d u c o m m e rc e
quai
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
sur le quai a prospéré
pendant plusieurs
décennies. Certains,
comme la société
Marquis frères ou la
Malterie de l’Étoile,
se sont même agrandis
en récupérant des
parcelles mitoyennes.
2 > Jeune Chambre économique de Saint-Omer ; l
3 et l
4 > coll. privée M. et Mme Bogaert _ design : Alice Lagny > www.unkilodeplumes.net _ impressions et supports : Nuances > Versailles
l
“Depuis longtemps les
besoins du commerce
6
2
copyrights : photographies > Service AP, Mairie de Saint-Omer sauf
1
8
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