Matiére : Ecologie Générale
2 éme année SNV
INTRODUCTION
I. Généralités sur l’écologie
1. Définition
Le mot « écologie » a été crée en 1866, par le biologiste allemand Ernst Haeckel, à partir de deux mots grecs : oikos
qui veut dire : maison, habitat, et logos qui signifie science. L’écologie apparaît donc comme la science de l’habitat,
étudiant les conditions d'existence des êtres vivants et les interactions de toute nature qui existent entre ces êtres
vivants et leurs milieux. Il s'agit de comprendre les mécanismes qui permettent aux différentes espèces
d'organismes de survivre et de coexister en se partageant ou en se disputant les ressources disponibles (espace,
temps, énergie, matière). Par extension, l’écologie s’appuie sur des sciences connexes telles la climatologie,
l'hydrologie, l'océanographie, la chimie, la géologie, la pédologie, la physiologie, la génétique, l’éthologie, ... etc. Ce
qui fait de l’écologie, une science pluridisciplinaire !
2. Domaines d’intervention
Les études écologiques portent conventionnellement sur trois niveaux :
L’individu, la population et la communauté.

Un individu est un spécimen d’une espèce donnée.

Une population est un groupe d’individus de la même espèce occupant un territoire particulier à une période
donnée.

Une communauté ou biocénose est
l’ensemble des populations d’un même milieu, peuplement animal
(zoocénose) et peuplement végétal (phytocénose) qui vivent dans les mêmes conditions de milieu et au
voisinage les uns des autres.
Chacun de ces trois niveaux fait l’objet d’une division de l’écologie :

l’individu concerne l’autoécologie : c’est la science qui étudie les rapports d’une seule espèce avec son milieu.
Elle définit les limites de tolérances et les préférences de l’espèce étudiée vis-à-vis des divers facteurs
écologiques et examine l’action du milieu sur la morphologie, la physiologie et l’éthologie.

la population concerne l’écologie des populations ou la dynamique des populations : c’est la science qui étudie
les caractéristiques qualitatives et quantitatives des populations : elle analyse les variations d’abondance des
diverses espèces pour en rechercher les causes et si possible les prévoir.

la biocénose concerne la synécologie : c’est la science qui analyse les rapports entre les individus qui
appartiennent aux diverses espèces d’un même groupement et de ceux-ci avec leurs milieux.
3. Notion de système écologique : Ecosystème
Un système écologique ou écosystème fut défini par la botaniste anglais Arthur Tansley en 1935.
Un écosystème est par définition un système, c’est-à-dire un ensemble d’éléments en interaction les uns avec les
autres. C’est un système biologique formé par deux éléments indissociables, la biocénose et le biotope.
Presenté par : MR BARDADI. A / CUAT
Février 2015
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La biocénose est l’ensemble des organismes qui vivent ensemble (zoocénose, phyocénose, microbiocénose,
mycocénose…).
Le biotope (écotope) est le fragment de la biosphère qui fournit à la biocénose le milieu abiotique indispensable. Il
se définit également comme étant l’ensemble des facteurs écologiques abiotiques (substrat, sol « édaphotope »,
climat « climatope ») qui caractérisent le milieu où vit une biocénose déterminée.
La biosphère est la partie de l’écorce terrestre où la vie est possible. La biosphère comprend une partie de la
lithosphère (partie solide de l’écorce terrestre), une partie de l’atmosphère (la couche gazeuse entourant la Terre) et
une partie de l’hydrosphère (partie du système terrestre constituée d'eau). La biosphère désigne l’ensemble de ces
milieux et tous les êtres vivants qui y vivent.
Exemple : une forêt constituée d’arbres, de plantes herbacées, d’animaux et d’un sol.
Ecosystème : forêt.
Biocénose : phytocénose (arbres, plantes herbacées) et zoocénose (animaux).
Biotope : sol.
La notion d'écosystème est multiscalaire (multi-échelle), c'est à dire qu'elle peut s'appliquer à des portions de
dimensions variables de la biosphère; un lac, une prairie, ou un arbre mort…
Suivant l’échelle de l’écosystème nous avons :
-
un micro-écosystème : exemple un arbre ;
-
un méso-écosystème : exemple une forêt ;
-
un macro-écosystème : exemple une région.
Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On parlera de :

Ecosystèmes continentaux (ou terrestres) tels que : les écosystèmes forestiers (forêts), les écosystèmes prairiaux
(prairies), les agro-écosystèmes (systèmes agricoles);

Ecosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lentiques des eaux calmes à renouvellement lent
(lacs, marécages, étangs) ou écosystèmes lotiques des eaux courantes (rivières, fleuves) ;

Ecosystèmes océaniques (les mers, les océans).
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CHAPITRE I : LE MILIEU ET SES ELEMENTS
1. Notion de niche écologique
Les organismes d’une espèce donnée peuvent maintenir des populations viables seulement dans un certain registre
de conditions, pour des ressources particulières, dans
un environnement donné et pendant des périodes
particulières. Le recoupement de ces facteurs décrit la niche, qui est la position que l’organisme occupe dans son
environnement, comprenant les conditions dans lesquelles il est trouvé, les ressources qu’il utilise et le temps qu’il y
passe.
Les organismes peuvent changer de niches quand ils se développent.
Exemple : les crapauds communs occupent un environnement aquatique (s’alimentent d’algues et de détritus) avant
de se métamorphoser en adultes, où ils deviennent terrestres (s’alimentent d’insectes).
Stade
Jeune
Adulte
Environnement
Aquatique
Terrestre
Alimentation
Algues +
détritus
Insectes
2. Notion d’habitat
Contrairement à la niche, l’habitat d’un organisme est l’environnement physique dans lequel un organisme est
trouvé.
Les habitats contiennent beaucoup de niches et maintiennent de nombreuses espèces différentes.
Exemple : Une forêt comporte un vaste nombre de niches pour un choix de oiseaux (sitelles, bécasses), de
mammifères (souris de bois, renards), d’insectes (papillons, coléoptères, pucerons) et de plantes (anémones de bois,
mousses, lichen).
3. Notion de facteurs de milieu
On appelle « facteur écologique » tout élément du milieu pouvant agir directement sur les êtres vivants.
Les facteurs écologiques sont de deux types :
Facteurs abiotiques : ensemble des caractéristiques physico-chimiques du milieu tel que les facteurs climatiques
(température, pluviosité, lumière, vent…), édaphiques (texture et structure du sol, composition chimique,…)…
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Facteurs biotiques : ensemble des interactions qui existent entre des individus de la même espèce ou d’espèces
différentes : prédation, parasitisme, compétition, symbiose, commensalisme, ...etc.
4. Interaction du milieu et des êtres vivants
Les réactions des êtres vivants face aux variations des facteurs physico-chimiques du milieu intéressent la
morphologie, la physiologie, le comportement.
Les êtres vivants sont éliminés totalement, ou bien leurs effectifs sont fortement réduits lorsque l’intensité des
facteurs écologiques est proche des limites de tolérance ou les dépasse.
A- Loi de tolérance (intervalle de tolérance)
Enoncée par Shelford en 1911, la loi de la tolérance stipule que pour tout facteur de l’environnement existe un
domaine de valeurs (ou intervalle de tolérance) dans lequel tout processus écologique sous la dépendance de ce
facteur pourra s’effectuer normalement. C’est seulement à l’intérieur de cet intervalle que la vie de tel ou tel
organisme, population ou biocénose est possible. La borne inférieure le long de ce gradient délimite la mort par
carence, la borne supérieure délimite la mort par toxicité. A l’intérieur de l’intervalle de tolérance, existe une valeur
optimale, dénommée « préférendum » ou « optimum écologique » pour lesquelles le métabolisme de l’espèce ou
de la communauté considérée s’effectue à une vitesse maximale (Fig.01).
LIMITES DE TOLERANCE DE L’ESPECE
Minimum
(Conditions létales)
Espèce absente
(Conditions optimales)
(conditions défavorables)
Espèce abondante
Espèce rare
(conditions défavorables)
Espèce rare
(Conditions létales)
Espèce absente
ZONE OPTIMALE
Optimum
Maximum
Intensité du facteur écologique
Figure 01 : Limites de tolérance d’une espèce en fonction de l’intensité du facteur écologique étudié.
(L’abondance de l’espèce est maximale au voisinage de l’optimum écologique).
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La valence écologique d'une espèce représente sa capacité à supporter les variations plus ou moins grandes d'un
facteur écologique. Elle représente la capacité à coloniser ou à peupler un biotope donné.

Une espèce à forte valence écologique c’est-à-dire capable de peupler des milieux très différents et supporter
des variations importantes de l’intensité des facteurs écologiques, est dite euryèce.

Une espèce à faible valence écologique ne pourra supporter que des variations limitées des facteurs
écologiques, elle est dite sténoèce.

Une espèce à valence écologique moyenne, est dite mesoèce.
B- Loi du minimum
On doit à Liebig (1840) la loi du minimum qui stipule que la croissance d’un végétal n’est possible que dans la mesure
où tous les éléments indispensables pour l’assurer sont présents en quantités suffisantes dans le sol. Ce sont les
éléments déficitaires (dont la concentration est inférieure à une valeur minimum) qui conditionnent et limitent la
croissance.
La loi de Liebig est généralisée à l’ensemble des facteurs écologiques sous forme d’une loi dite « loi des facteurs
limitant ».
C- Facteur limitant
Un facteur écologique joue le rôle d’un facteur limitant lorsqu’il est absent ou réduit au-dessous d’un seuil critique
ou bien s’il excède le niveau maximum tolérable. C’est le facteur limitant qui empêchera l’installation et la croissance
d’un organisme dans un milieu.
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Chapitre II : Les organismes et le milieu environnant
5- Les différents facteurs écologiques
5.1- LES FACTEURS CLIMATIQUES :
La lumière : C’est la quantité de rayonnement solaire reçu par la surface de la terre, elle s’exprime par son intensité
ou flux lumineux (en lux/ heure ou mn), sa longueur d’onde (en nm), sa durée ou nombre de jours d’ensoleillement
et l’alternance des périodes d’éclairement et d’obscurité ou photopériodisme (nuit/jour).
La température : facteur climatique de première importance car elle agit sur les fonctions vitales des organismes
vivants. Elle détermine la répartition de nombreuses espèces à la surface du globe, elle induit des capacités
d’adaptation diverses chez les plantes (dormance des graines, chute des feuilles, adaptations morphologiques) et les
animaux (hibernation, estivation, diapause et fécondité chez les insectes).
La pluviosité (pluie) : deuxième facteur climatique primordial, elle est la source de l’eau qui est indispensable à la vie
et principal constituant des tissus vivants. En combinaison avec la température elle détermine également la
répartition des principaux biomes à la surface de la terre.
Le vent : généré par le mouvement de l’air et les pressions atmosphériques, le vent est un agent important dans la
pollinisation, le transport et la dissémination des graines, des spores et même des petits insectes. Chez les végétaux,
il a une action mécanique importante (arbres courbés, plantes en coussinets) et contribue à augmenter
l’évapotranspiration.
L’hygrométrie ou humidité de l’air : caractérise la quantité de vapeur d’eau dans l’air.
La neige : facteur important dans les milieux subpolaires et montagnards. C’est une source d’eau non négligeable
après sa fonte ; par ses propriétés isolantes, elle protège efficacement du froid la végétation (les bourgeons) et les
petits animaux (rongeurs) durant l’hiver.
Autres facteurs climatiques secondaires :
La pression atmosphérique et l’ionisation de l’air (teneur en particules électriques) ont des influences sur certaines
activités surtout chez les insectes.
Les grandes subdivisions climatiques du monde :
Le climat Equatorial se rencontre comme son nom l'indique le long de l'Equateur, il se caractérise par des
températures élevées et des précipitations importantes pendant la plus grande partie de l'année.
Le rayonnement solaire varie peu ou pas pendant l'année. Tout ceci permet à la vie de trouver des conditions
idéales à son épanouissement, dans ce biotope on ne trouve pas moins de 50% de la biodiversité Terrestre.
Le climat tropicalse rencontre sous les latitudes tropicales et subtropicales (climat sub tropical) il se caractérise par
une saison sèche et une saison des pluies, ces 2 saisons sont très marquées, les températures sont relativement
élevées toute l'année. Dans cette zone la faune et la flore sont aussi très présentes.
Le climat Aride donne naissance à des déserts, la pluviométrie annuelle étant plus faible que l'évaporation, le soleil
est très souvent présent ce qui permet aux températures d'être très élevées en journée, mais de baisser
énormément la nuit. La vie arrive quand même a trouver son chemin dans cet environnement inhospitalier àl’aide
d’adaptations importantes.
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Le climat Semi-aridese présente sous l'aspect d'immenses étendues d'herbe et de savanes, les précipitations
s'échelonnent de 250 à 500mm, elles sont réparties inégalement dans une année et on distingue une saison des
pluies et une saison sèche.
Le climat Méditerranéense caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et pluvieux, le climat
Méditerranéen est dominé par le maquis ou la brousse. Des épisodes de pluies très intenses peuvent avoir lieu en
automne ou en hiver.
Le climat Tempérése caractérise par des précipitations bien réparties tout au long de l'année et par quatre saisons
bien distinctes, il existe des variabilités dans ce climat suivant la position par rapport à l'océan, la végétation se
présente sous forme de forêts d'arbres à feuillage caduc.
Le climat Continentala des saisons marquées par des écarts de température considérables, ainsi l'hiver souvent
très froid succède à un été chaud.Les précipitations sont globalement faibles, elles sont le plus abondantes en été.
Le Climat de montagne caractérise les principales chaînes de montagnes telles que la cordillère des Andes, les
Rocheuses, l'Himalaya ainsi que les Alpes. Dans ce type de climat, la température diminue, les précipitations
augmentent, la différence de température entre le jour et la nuit augmente, tout cela en fonction de l'altitude. De
plus, le climat varie entre le pied et le sommet de la montagne. Ces climats sont dits étagés La végétation est surtout
composée de feuillus, de conifères, d'arbres nains, de mousses et de lichens. Les animaux qui vivent dans ces
montagnes sont, par exemple, des chèvres, des mouflons, des chamois, des lamas
Le climat polaire est le plus froid du monde. Il s'étend surtout sur les régions de l'Arctique et de l'Antarctique. Les
températures moyennes de janvier sont de -34 °C et celles de juillet de 4 °C. Les hivers y sont très froids et très longs;
ils durent en moyenne 10 mois tandis qu'il n'y a que deux mois d'été. Les précipitations sont très rares et le sol est
toujours gelé en profondeur (pergélisol),les vents sont d'une violence extrême et très froids. La végétation de ces
régions se nomme toundra : elle se compose, entre autres, de fleurs et d'arbres nains, de mousses et de lichens.La
faune est surtout composée de manchots, d'ours blancs, de rennes, de phoques, de caribous ainsi que de nombreux
oiseaux migrateurs.
5.2- FACTEURS ABIOTIQUES NON CLIMATIQUES :
5.2.1- Les conditions topographiques : le relief à la surface de la terre influence les conditions climatiques.
L’altitude : - augmente l’intensité du rayonnement solaire et modifie la composition spectrale de la lumière (plus
d’ultraviolets) - diminue les températures de l’air (selon un gradient de -0,55 °C tous les 100 m)- augmente la
pluviosité et l’enneigement - augmente l’intensité et la fréquence des vents.
L’exposition ou orientation d’un versant modifie sensiblement les conditions microclimatiques (durée
d’ensoleillement, température, humidité, vents).
5.2.2- En milieu aquatique :
La lumière : Les radiations solaires sont progressivement absorbées par l’eau, à 50 m de profondeur, la quantité de
lumière atteint seulement 1 % de sa valeur en surface.
La pression : elle augmente de 1 atmosphère par 10 m de profondeur. A de grandes profondeurs seuls les
organismes les plus adaptés aux autres pressions peuvent survivre.
La teneur en gaz dissous : la teneur en O2 dépend de la température de l’eau et de la profondeur.
La salinité et la teneur en sels minéraux : la salinité de l’eau de mer est de 36 % (dont 80 % de NaCl). L’optimum de
la concentration en calcaire pour la vie aquatique d’un lac est entre 60 et 120 mg/l.
L’acidité : La plupart des poissons vivent dans des pH compris entre 6,5 et 8.
5.2- LES FACTEURS EDAPHIQUES
Définition et composition du sol :
Le sol est un système complexe, issu de l’évolution des roches sous l’action combinée du climat et des êtres vivants
et est formé de très nombreux composants minéraux et organiques soumis à des phénomènes physiques, chimiques
et biologiques en constante interaction. Il comprend :
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Une fraction minérale : faite de fragments de roche issus du sous-sol comprenant, du plus fins au plus gros, des
argiles, des limons, des sables, et des éléments minéraux chargés tels que les anions comme les anions phosphate,
(PO43-), sulfate (SO42-) et nitrate (NO3-) et les cations comme Na+, K+, NH4+, Ca 2+, Mg 2+).
Des organismes vivants : racines, champignons, invertébrés, quelques vertébrés et une multitude de microorganismes qui décomposent et transforment la matière organique en matière minérale selon deux processus :
l’humification et la minéralisation.
De l’humus : matière organique en cours de minéralisation essentiellement issue des feuilles mortes, cadavres,
excréments.
De l’eau : issue des pluies ou à partir de nappes souterraines, l’eau a une importance capitale dans le sol, elle est
nécessaire pour les êtres vivants et véhicule les éléments nutritifs dissous qui seront absorbés par les racines des
plantes.
Système vivant, le sol contribue à la pérennisation des cycles de la matière comme ceux de l’azote, du carbone, du
phosphore, du soufre.
Les gaz du sol ou atmosphère du sol : L’O2 et le CO2 jouent un rôle majeur dans les échanges gaz eux dans le sol, le
premier conditionne la respiration des racines et des organismes du sol et intervient dans les réactions d’oxydation,
le second, produit de l’activité respiratoire est nécessaires pour certaines synthèses organiques (bactéries
nitrifiantes).
Notion de pédoclimat : la combinaison des trois facteurs suivants : température du sol, humidité et aération ainsi
que leurs variations saisonnières constitue le pédoclimat ou climat du sol
Relation entre la composition d’un sol et propriétés du sol (texture et structure) :
* Les sables et les limons, constituent la charpente du sol. Ces différentes particules minérales, avec l’argile donnent
une texture au sol dont dépend sa capacité de rétention en eau.
* L’argile et l’humus qui donnent la structure, abritent les micro-organismes et nourrissent lesplantes. Le complexe «
argilo-humique » formé de matières organiques et minérales permet leséchanges dans le sol.
Les principales menaces qui pèsent sur le sol :
• L’érosion par la destruction du couvert végétal protecteur (incendies, défrichement, dégradations diverses, travail
répété et agressif par les engins agricoles) ;
• Ladiminution des teneurs en matières organiques, quia pour conséquences la baisse de productivité agricoleet la
fragilisation des sols vis-à-vis de l’érosion ;
• Lacontamination par des substances polluantes : pesticides, engrais, métaux lourds issus des déchets industriels,
• Lasalinisation : la plupart des sols irrigués et situés en zones à déficit hydrique connaissent des problèmes de
salinisation ;
• Ladiminution de la biodiversité ; sous l’effet conjugué de la dégradation, l’érosion et de la pollution ;
• Le tassementou compaction des sols et l’imperméabilisation
• inondations et glissements de terrain.
6. INTERACTION MILIEU PHYSIQUE-ETRES VIVANTS (ADAPTATION DES ETRES VIVANTS A LEUR MILIEU)
A. L'accommodation et acclimatation : est une réponse ou adaptation physiologiques phénotypique nonhéréditaire en réponse à des variations dans l’environnement
B. L’adaptation génotypique : modification de la forme, de la physiologie ou du comportement d’une espèce
vivante lui permettant de supporter les variations d’un ou plusieurs facteurs du milieu, elle a un caractère
héréditaire et est donc transmissible aux générations suivantes. Les populations ainsi développées sont des
écotypes
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6.1- Adaptations aux facteurs climatiques :
La lumière :
- La nature de la lumière : Les plantes utilisent pour la photosynthèse, les radiations bleues et rouges du
spectre lumineux, les algues rouges utilisent les rayonnements bleu-vert grâce à des pigments particuliers.
- L’intensité de l’éclairement :
Les plantes de lumière (héliophytes) : leur croissance est maximale pour de forts éclairements, elles ne tolèrent
pas l’ombre des autres (ex : tomate, ciste, hélianthème) ;
Les plantes intermédiaires (ex : lierre) ;
Les plantes d’ombre (sciaphytes) : Leur croissance exige une ombre forte (ex : Mousses, fougères, aspérule
odorante, oxalis).
- La durée respective des jours et des nuits (photopériodisme) :
Les plantes de jours longs : elles ne fleurissent que quand le jour dure plus de 8 heures (ex : céréales de
printemps, l’épinard) ;
Les plantes indifférentes : leur floraison n’est pas affectée par la durée relative du jour et de la nuit (ex :
tournesol, le mouron des oiseaux) ;
Les plantes de jours courts : elles ne fleurissent que quand le jour dure moins de 8 heures (ex : chrysanthème,
mais).
- Lumière, croissance et forme :
En altitude, les plantes reçoivent une lumière abondante, mais aussi de nombreux ultraviolets qui détruisent
l’hormone de croissance en longueur, cet effet combiné au froid nocturne, leur fait adopter des ports très bas et
s’enrichir en pigments de protection (ex : silène acaule).
La température :
L’adaptation aux variations de température, revêt plusieurs formes
Chez les animaux
- La régulation de la température corporelle :
Espèces homéothermes : leur température interne reste constante et indépendante de la température extérieure
(Mammifères Oiseaux).
Espèces poïkilothermes : leur température corporelle est voisine ou identique à celle du milieu extérieur et en suit la
fluctuation, ils doivent constamment ajuster leur comportement à l’évolution de la température externe (Poissons,
Reptiles, Insectes, etc.)
- Les règles écologiques : elles concernent les caractéristiques morphologiques traduisant l’action de la
température sur les Mammifères homéothermes :
Règle de Bergman : concernant la taille, les animaux des régions froides sont plus volumineux que ceux des
régions chaudes, ceci est dû au fait que plus un animal est volumineux, plus grande est la distance de son centre
de gravité à sa surface et plus grand est l’écart de température, à l’inverse une taille plus petite accroit la
surface extérieure et accroit les pertes calorifiques.
Règle d’Allen concernant les appendices (surface des oreilles, des pattes, de la queue) qui sont plus petites chez
les animaux des régions froides, limitant ainsi les déperditions de chaleur.
Règle de la fourrure plus épaisse chez les Mammifères des régions froides
Chez les végétaux
- Les types biologiques : sont des caractéristiques morphologiques grâce aux quelles les végétaux sont adaptés
au milieu dans lequel ils vivent. Ces types ont été définis par Raunkiaer (1934) pour les végétaux des régions
tempérées où la saison défavorable est la saison froide, mais ils peuvent être appliqués aux régions où la saison
défavorable est la saison sèche.
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L’eau :
- Les besoins en eau des êtres vivants :
Les espèces xérophiles : elles ont adaptées aux milieux secs et aux longues périodes de sécheresse (ex : cactus,
lichen).
Les espèces hygrophiles : elles ne peuvent vivre que dans des milieux très humides, ou à humidité de l’air proche de
la saturation (ex : mousses, plantes des forêts équatoriales, insectes des zones humides)
Les espèces mésophiles : elles ont des besoins modérés en eau et en humidité de l’air et supportent des alternances
de saisons sèches et humides, la majorité des espèces des régions tempérées et la plupart des espèces cultivées)
Les espèces aquatiques : elles vivent en permanence dans l’eau (ex : les algues et autres plantes supérieures
aquatiques, les poissons, mammifères marins).
Les espèces amphibies : elles vivent en permanence à proximité de l’eau et y passent une partie de leur vie.
Le vent :
- Pollinisateur :
Il assure la fécondation des plantes anémophiles
- Transporteur :
Il permet la dissémination des graines anémochores, généralement dotées d’ailes (pin d’Alep) ou d’aigrettes
(Composées) qui facilitent leur déplacement.
Facteur limitant :
Il façonne la forme ou la taille externe de certains arbres (port en drapeau ou arbres nains), d’arbustes (port en
coussinet), limite l’extension des forêts en altitude (étage asylvatique, ou pelouse).
6.2- Adaptations aux facteurs édaphiques
- Influence de l’acidité du sol :
La plupart des plantes vivent dans une gamme moyenne de pH (neutre : 6,5 – 7,5), les espèces acidophiles
supportent des pH acides (Fougère aigle, genêt à balai) , les espèces basiphiles préfèrent les valeurs élevées (thym,
salicorne, carex firma)
- Influence de la salinité du sol :
Les plantes halophiles supportent des teneurs élevées en sels, grâce à leurs adaptations : excrétion du sel par les
feuilles, pression osmotique interne élevée. (ex : plantes des bords de mers, des sebkhas, des marais salants, etc.)
(saladelle, salicorne, tamaris, salsolacées, etc.)
-
La composition chimique
Les divers types de sols ont des compositions chimiques très variées. Les éléments les plus étudiés en ce qui
concerne leur action sur la faune et la flore sont les chlorures et le calcium.
Les sols salés, ayant des teneurs importantes en chlorure de sodium, ont une flore et une faune très particulière. Les
plantes des sols salés sont des halophytes.
En fonction de leurs préférences, les plantes sont classées en calcicoles (espèces capables de supporter des teneurs
élevées en calcaire), et calcifuges (espèces qui ne supportent que de faibles traces de calcium).
Quant aux animaux, le calcium est nécessaire pour beaucoup d’animaux du sol.
Les sols dits anormaux renferment de fortes concentrations d’éléments plus ou moins toxiques : soufre,
magnésium…etc. Les métaux lourds exercent sur la végétation une action toxique qui entraine la sélection d’espèces
dites toxico-résistantes ou métallophytes formant des associations végétales particulières.
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6.3. Adaptation aux facteurs biotiques
Les facteurs biotiques sont des paramètres physico-chimiques ou biologiques qui découlent de la présence et de
l'action des êtres vivants. Ce sont toutes les interactions qui existent entre les êtres vivants animaux et végétaux
présents dans un milieu donné. Nous pouvons distinguer parmi les facteurs biotiques, les facteurs physico-chimiques
d'origine biotique, les facteurs trophiques ou alimentaires, les facteurs interspécifiques et intraspécifiques. Les
facteurs abiotiques et biotiques n'agissent pas isolement mais de façon conjointe. Il existe une influence réciproque
entre différents facteurs écologiques
A. Les facteurs physico-chimiques d’origine biotique
Les organismes exercent à chaque instant une influence mécanique ou climatique sur leur milieu. Ils sont capables
de modifier la composition chimique du milieu par leurs activités métaboliques et par la sécrétion des substances
naturelles favorables ou toxiques pour les autres espèces. L'action mécanique des racines ou de la faune endogée
sur les roches est assez remarquable. Les végétaux eux aussi peuvent influencer par exemple, l'hygrométrie de l'air
et l'oxygénation de l'atmosphère...
B. Facteurs trophiques de nature biotique
Les sels minéraux nutritifs comme les nitrates dont le rôle est essentiel dans le développement des végétaux, sont
des facteurs trophiques d'origine biotique, car ils sont libérés dans le sol ou dans l'eau sous l'action des
microorganismes appelés décomposeurs.
C. Les facteurs intraspecifiques
Il s'agit des interactions qui se manifestent entre individus de même espèce c'est-à-dire dans une population
donnée. Ces interactions sont liées à la densité et peuvent être bénéfiques ou néfastes
D. Les facteurs interspecifiques
Ce sont les interactions qui s'exercent entre individus d'espèces différentes.
Autres adaptations :
- La diapause chez les insectes : c’est une phase d’arrêt physiologique qui se manifeste souvent à l’approche de
l’hiver, elle peut durer quelques mois à quelques années et est sous contrôle hormonal.
- La dormance chez les plantes : c’est un ralentissement de l’activité physiologique, elle concerne les graines, les
bulbes et les individus adultes et sont le plus souvent déclenchées par l’arrivée de l’hiver et la diminution des
températures, mais des conditions exceptionnelles de sécheresse peuvent induire ce phénomène.
- L’hibernation et l’estivation chez les vertébrés : c’est un état de léthargie ou sorte de sommeil profond, pendant
lequel les animaux assurent leur minimum vital et réduisent leur dépense énergétique.
- La migration : déplacements d’individus ou de populations entre deux régions géographiques. Les migrations les
plus connus sont les migrations saisonnières d’Oiseaux durant l’hiver
- L’exode : contrairement à la migration, l’exode ne comporte pas de phase retour. Ex : l’exode du criquet pèlerin.
Presenté par : MR BARDADI. A / CUAT
Février 2015
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Matiére : Ecologie Générale