CHAP A : évolution climatique et atmosphérique récentes

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année 2016-2017
CHAP A : évolution climatique et atmosphérique récentes ....................................................... 4
1.
2.
3.
Analyse des glaces polaires : le delta 18O des glaces ........................................................................... 4
1.1.
1.2.
Un delta 18 oxygène des glaces faible est synonyme de glaciation .............................................. 4
Depuis 800 000 ans plusieurs glaciations ont eu lieu avec périodicité ......................................... 5
Analyse de tourbe : les grains de pollens .............................................................................................. 6
La composition de l’atmosphère a bien changé depuis 800 000 ans .................................................... 7
Chapitre B : le système climatique terrestre et l’effet de serre ................................................. 8
1.
2.
+ 15 au lieu de - 18°C : l’effet de serre, on lui dit merci ........................................................................ 8
Modélisation des changements climatiques & rétroactions............................................................... 10
2.1.
L’importance de l’albédo ............................................................................................................. 10
2.3.
L’importance la pompe physique océanique .............................................................................. 11
2.2.
2.4.
L’importance de la couverture nuageuse .................................................................................... 10
L’importance de la pompe biologique océanique ....................................................................... 12
Chapitre C : variations climatiques et atmosphériques depuis la formation de la Terre ....... 14
1.
2.
A la recherche d’indices dans les roches ............................................................................................. 14
1.1.
1.2.
Des indices climatiques ............................................................................................................... 14
Des indices de la composition atmosphérique............................................................................ 15
Des coups de chauds et des coups de froids ....................................................................................... 17
L. Guérin
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Chapitre D : photosynthèse ....................................................................................................... 19
1.
2.
3.
La photosynthèse permet la conversion d’une énergie lumineuse en énergie chimique .................. 19
Première phase de la photosynthèse : la phase photochimique ........................................................ 20
2.1.
2.2.
Les pigments photosynthétiques ................................................................................................ 20
Production de RH2 et ATP ........................................................................................................... 22
Seconde phase de la photosynthèse : la phase chimique ................................................................... 24
Chapitre E : respiration et fermentation, même combat : produire de l’ATP .......................... 28
1.
L’ATP, molécule indispensable à la vie cellulaire ................................................................................ 28
1.1.
Description de l’ATP .................................................................................................................... 28
1.3.
Contraction musculaire et ATP .................................................................................................... 29
1.2.
Toutes les activités cellulaires consomment de l’ATP ................................................................. 28
1.3.1.
2.
3.
1.3.2.
5.
La rigidité cadavérique expliquée ........................................................................................ 30
Production de l’ATP dans la cellule : respiration & fermentation ....................................................... 31
Bilan de la respiration cellulaire : 36 molécules d’ATP à partir d’1 glucose ........................................ 32
3.1.
Crêtes mitochondriales = usine de production de l’ATP ............................................................. 32
3.3.
Glycolyse = usine de production du pyruvate à partir du glucose .............................................. 34
3.2.
4.
Le sarcomère, unité fondamentale du muscle .................................................................... 29
Cycle de Krebs = usine de production de composés réduits R’H2 .............................................. 34
Bilan de la fermentation : 2 molécules d’ATP à partir d’1 glucose...................................................... 36
Tous les dimanches je fermente et vous ? .......................................................................................... 37
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Chapitre F : les glucides alimentaires et la régulation de la glycémie .................................... 39
1.
Diversité des glucides alimentaires ..................................................................................................... 39
3.
Des catalyseurs biologiques : les enzymes .......................................................................................... 42
2.
4.
Maintien de la glycémie ...................................................................................................................... 40
La régulation de la glycémie ................................................................................................................ 44
4.1.
4.2.
Rôle du pancréas ......................................................................................................................... 44
Schéma fonctionnel : régulation de la glycémie.......................................................................... 46
Chapitre G : les diabètes ............................................................................................................ 47
1.
Comparaison des 2 types de diabètes ................................................................................................. 47
3.
Prédisposition du diabète de type 2.................................................................................................... 48
2.
Prédisposition du diabète de type 1.................................................................................................... 48
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CHAP A : évolution climatique et atmosphérique récentes
Le climat d’une région correspond aux moyennes mesurées (températures, précipitations, etc.).
Les climats sont répartis par bandes parallèles à l’équateur et s’expliquent par des variations
d’insolation terrestre liées à la sphéricité de la Terre.
Pb : comment étudier les climats passés ? Quels sont les paléo-thermomètres ?
1. Analyse des glaces polaires : le delta 18O des glaces
1.1. Un delta 18 oxygène des glaces faible est synonyme de glaciation
Il existe 2 isotopes de l’oxygène : O18 et O16. On distingue donc :


l’eau H2O18, plus « lourde »
l’eau H2O16, plus « légère »
Conséquence pendant le cycle de l’eau, il y a un fractionnement isotopique de l’eau : les glaces
accumulées au pôle nord et sud ont une proportion en (H2O18 / H2O16) plus faible que l’océan. Les
climatologues calculent le delta O18 :
Plus le delta O18 dans la glace est négatif et plus la température, de fractionnement, était
froide.
Pour aller plus loin : logiciel O18/016 en
toulouse.fr/svt/serveur/lycee/perez/clindex/clindex.htm
téléchargement :
http://pedagogie.ac-
Remarque : même raisonnement avec les isotopes de l’hydrogène et le delta Deutérium.
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1.2. Depuis 800 000 ans plusieurs glaciations ont eu lieu avec périodicité
Alternance de cycles réguliers qui durent chacun environ 100 000 ans :



Période glaciaire de 90 000 ans
Période interglaciaire de 10 000 ans. !!! Les réchauffements sont brutaux !!!
Actuellement nous sommes dans une ère interglaciaire
Remarque : ces variations de températures s’expliquent par les variations des paramètres
astronomiques de la Terre autour du soleil. Ces modifications ont un effet direct sur l’insolation
c’est à dire la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre et donc logiquement sa température !
Pour aller plus loin, la théorie de Milankovitch :
http://menaceclimatique.free.fr/anim_milankovitch.php
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2. Analyse de tourbe : les grains de pollens
La composition de la flore dans un paysage est en adéquation avec le climat dominant de la
région. Grâce au principe d’actualisme, on considérera que la végétation du passé peut être
utilisée comme indicateur du climat de l’époque. On peut donc rechercher les pollens dans une
carotte de tourbe (matière végétale accumulée par dépôts successifs et sans dégradation),
identifier l’espèce végétale dont ils sont issus et connaissant les exigences écologiques de celle-ci,
retrouver le climat passé. CQFD !
Diagramme pollinique
Quelques pollens au MEB – CNRS
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3. La composition de l’atmosphère a bien changé depuis 800 000 ans
Les glaces polaires ont un second intérêt : elles emprisonnent l’atmosphère contemporaine de
l’épisode neigeux. En recueillant ces bulles de gaz, on peut analyser la composition
atmosphérique passée.
Les concentrations atmosphériques en CO2, méthane ont fortement évolué depuis 800 000 ans.
Le cycle est exactement le même que celui des variations de température à savoir 100 000 ans.
En effet, variations de température et la concentration atmosphérique en CO2 sont étroitement
liées (voir chapitre suivant sur les gaz à effet de serre).
Monthly mean atmospheric carbon dioxide at Mauna Loa Observatory, Hawaii
The carbon dioxide data (red curve), measured as the mole fraction in dry air, on Mauna Loa constitute the longest record of direct measurements of CO2 in the atmosphere. They
were started by C. David Keeling of the Scripps Institution of Oceanography in March of 1958 at a facility of the National Oceanic and Atmospheric Administration [Keeling, 1976].
NOAA started its own CO2 measurements in May of 1974, and they have run in parallel with those made by Scripps since then [Thoning, 1989]. The black curve represents the
seasonally corrected data.
Pour connaître les toutes dernières valeurs de CO2 dans la station de référence située en plein
milieu de l’océan Pacifique : http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/
L’animation la plus impressionnante pour visualiser les changements de teneur en CO2 sur la
Terre : http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/history.html
Mais depuis la révolution industrielle au 19ème, les valeurs augmentent de manière
« exponentielle ». On détecte également en plus des polluants anthropiques comme les CFC
utilisés jusque dans les années 80, dans les circuits de refroidissement.
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Chapitre B : le système climatique terrestre et l’effet de serre
Pb : comment l’Homme impacte-t-il le climat terrestre ?
C’est directement l’insolation qui détermine la température terrestre. En effet, si notre soleil
« éclaire moins », la température terrestre moyenne diminue logiquement. Or les paramètres
orbitaux de la Terre autour du soleil expliquent une partie des variations climatique. Pour aller plus
loin : la théorie de Milankovitch, http://menaceclimatique.free.fr/anim_milankovitch.php
1. + 15 au lieu de - 18°C : l’effet de serre, on lui dit merci
Observation de la Terre dans le domaine du visible et de l’infra-rouge, meteosat :
http://oiswww.eumetsat.org/IPPS/html/MSG/IMAGERY/
Conclusion : la Terre renvoie en permanence vers l’espace des rayons infra-rouges car sa surface
est éclairée par le soleil pendant la journée. Que deviennent ces IR ? Réponse en schéma !
Schéma bilan : modèle effet de serre (météofrance)
Une animation (géniale) pour comprendre l’effet de serre : http://education.meteofrance.fr/
Pour informations :
 Sur les 341 w/m2 de l’éclairement solaire, 30% réfléchis, 20% absorbés par l’atm, 50%
absorbés par océan et continent.
 Le rayonnement émis par la Terre dans les IR est de 396 W/m2 (plus que les 341 w/m2) :
on retrouve cette valeur par calcul en connaissant la température de la Terre.
 90 à 95% de ces IR sont bloqués par l’atm et ses gaz à effet de serre.
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L’effet de serre est un phénomène naturel sur toutes les planètes qui possèdent une atmosphère.
Sans l’effet de serre, la température sur la Terre ne serait que -18°C au lieu des + 15°C. En effet
les rayons IR émis par la surface terrestre sont bloqués à 95% par l’atmosphère au lieu de
s’échapper dans l’espace : notre atmosphère joue donc le rôle d’isolant. Les gaz jouant un rôle
majeur sont :




Vapeur d’eau pour 60%
CO2 pour 26%
O3 pour 9%
CH4 pour 6%
Par ses activités, l’Homme rejette des GAS (= gaz à effet de serre). Il modifie ainsi la composition
atm, ce qui entraine un forçage radiatif d’origine anthropique et un réchauffement détectable à
l’échelle globale.
Variation en CO2 atm mesurées à Mauna Loa dans le Pacifique
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2. Modélisation des changements climatiques & rétroactions
2.1. L’importance de l’albédo
Pb : la fonte de la banquise et des calottes glaciaires va-t-elle limiter la hausse de température ?
Albédo = lumière réfléchie par une surface / lumière incidente ; de 0 à 1
L’albédo moyen de la Terre est de 0.3. Mais selon les régions cette valeur varie beaucoup :
 Neige fraiche
0.95
 désert de sable
0.50
 prairie
0.20
 océan
0.05
NB : banquise = glace qui se forme à la surface de l’océan comme au pôle nord. A ne pas
confondre avec les glaciers qui eux sont de la glace à la surface des continents.
Logiquement plus l’albédo d’une surface est élevé, plus la lumière réfléchie est forte, plus la
lumière absorbée est faible et donc moins la surface se réchauffera !
DANGER : Réchauffement planétaire  fonte de vastes surfaces neigeuses  remplacée forêt ou
océan  diminution de l’albédo terrestre  réchauffement planétaire = effet boule de neige =
rétroaction positive
2.2. L’importance de la couverture nuageuse
Pb : les nuages vont-ils contribuer à refroidir ou réchauffer le climat ?
La couverture nuageuse joue un double rôle dans l’équilibre thermique terrestre :
Nuages
altitude
cirrus
Elevée (15 km)
Cumulus &
stratus
Basse (3 km)
Impact de
l’albédo
Peu (car laissent
passer la lumière
solaire)
élevé (car ne
laissent pas
passer la lumière
solaire)
Impact sur
l’effet de serre
Fort (car bloquent
les IR terrestres)
modéré
Effet global sur
la température
terrestre
Réchauffent
Refroidissent
Si globalement les climatologues pensent que la couverture nageuse augmentera avec le
réchauffement, difficile de conclure sur l’impact de la couverture nuageuse : rétroaction positive ou
négative selon le type de nuages !
Pour aller plus loin, poster CNES_calipso :
http://www.cnes.fr/automne_modules_files/standard/public/p7186_b43b8a038a6c5d1cb5e7f736f43
73490p5124_7cc04bc1bc4bac93f3c78489a5e52df2Pancalipso_DDS2-1.pdf
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2.3. L’importance la pompe physique océanique
Pb : les eaux océaniques vont-elles limiter la hausse de température ?
75% de la surface terrestre est représentée par l’océan. Ce dernier joue un rôle prépondérant dans
le cycle du carbone car il peut se comporter :
 comme puits de CO2 en le pompant depuis l’atm vers l’océan
 comme émettrice de CO2 en le relargant dans l’atm depuis l’océan
Il existe une grande hétérogénéité à la surface de l’océan, globalement :
 La zone équatoriale est émettrice de carbone
 Les régions de moyennes latitudes sont des puits de carbone
En effet la température de l’eau influence directement ces échanges : plus la température de l’eau
est froide et plus le CO2 est soluble dans celle-ci.
Solubilité du CO2 dans l’eau en fonction de la température
DANGER : Réchauffement planétaire  Réchauffement des eaux de surface  diminution de la
solubilité du CO2  dégazage en CO2 par l’océan  augmentation du CO2 atm  augmentation
de l’effet de serre  réchauffement planétaire = effet boule de neige = rétroaction positive
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2.4. L’importance de la pompe biologique océanique
Pb : le phytoplancton va-t-il limiter la hausse de température ?
La végétation n’est pas uniquement cantonnée aux continents. Il existe une formidable faune
marine représentée par le phytoplancton. Celui-ci en se développant dans les eaux superficielles
des océans prélève du CO2 pour la réalisation de la photosynthèse : on parle de la pompe
biologique océanique en CO2. Les régions océaniques tropicales représentent des déserts
océaniques, non pas par manque d’eau, mais par carence en sels nutritifs (nitrates et phosphates).
Cartographie par satellite de la chlorophylle dans les océans
Cartographie des nitrates dans les océans
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DANGER : Réchauffement climatique  réchauffement des eaux de surface  eaux chaudes
stagnent en surface  limitation de la remontée des eaux profondes riches en sels nutritifs 
carence en sels minéraux des eaux de surface  développement limité du phytoplancton 
diminution de la pompe biologique en CO2  augmentation du CO2 atm  augmentation de l’effet
de serre  réchauffement climatique = effet boule de neige = rétroaction positive
Complément1
1
Pour aller plus loin avec le cycle carbone :
http://education.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?page_id=15684&educelm=machine_7_0
http://www.cea.fr/jeunes/mediatheque/animations_flash/a_la_loupe/le_cycle_du_carbone
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Chapitre C : variations climatiques et atmosphériques depuis
la formation de la Terre
Pb : comment ont varié la température et la composition atmosphérique depuis la formation de la
Terre il y a 4,5 milliards d’années ?
1. A la recherche d’indices dans les roches
1.1. Des indices climatiques
Les carottes de glaces ne permettent pas de remonter au-delà de 800 000 ans. Au-delà, les
climatologues recherchent des indices dans les roches sédimentaires. Grâce au principe
d’actualisme, postulant que les lois régissant les phénomènes géologiques actuels étaient les
mêmes dans le passé, les climatologues interprètent les données suivantes :
Evaporite
(exemple
le
gypse) :
roche
sédimentaire chimique formée par précipitation
chimique d’ions à partir d’une solution salée et
par évaporation intense
Bauxite et latérite : roche sédimentaire
détritique de couleur rouge riche en aluminium
formée par altération intense en climat chaud et
humide (tropical)
Pétrole : roche sédimentaire biologique qui
résulte de l’accumulation et de l’enfouissement
du phytoplancton en bordure de marge
continentale.
Charbon : roche sédimentaire biologique qui
résulte de l’accumulation de débris végétaux en
milieu continental ou littoral.
Coraux : ce sont des animaux vivant en colonie.
De nombreux coraux vivent en symbiose avec
des végétaux unicellulaires, les zooxanthelles,
dans les mers chaudes et peu profondes.
= Indice climatique chaud
Moraine : sorte de barrage naturel qui obstrue
les vallées glaciaires et qui résulte de
l’accumulation de matériaux hétérogènes
arrachés par le glacier.
Tillite : accumulation et compaction de produits
d’érosion glaciaire des continents.
Striation : rayures observables à la surface de
roches qui correspondent à la trace laissée par
le frottement d’n glacier.
= Indice climatique froid
Calcrete = croute calcaire
Dropstone = bloc erratique
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1.2. Des indices de la composition atmosphérique
Indice stomatique : aujourd’hui les
biologistes
ont
remarqué
une
corrélation inverse entre la quantité de
CO2 atmosphérique et l’abondance en
stomates sur la feuille. Plus l’air est
riche en CO2 et plus le nombre de
stomates sur une feuille est faible.
L’analyse de vieilles feuilles fossilisées
de Ginko a permis ainsi d’estimer la
teneur en CO2 à l’époque de vie de
ces plantes.
NB : aujourd’hui la valeur de CO2 est
proche de 390 ppm.
Rapport CO2 passé / CO2 actuel (une valeur de 10
signifie qu’il y avait 10 fois plus de CO2
qu’aujourd’hui)
On constate que la teneur en CO2 atm n’a cessé de
varier depuis plus de 600 millions d’années. Ainsi il y
a 300 millions d’années elle était au plus bas.
L’explication : voir la partie 2 de ce chapitre 
Hématites : avant 3,5 milliards d’années l’atmosphère primitive ne contenait pas d’oxygène. Celuici est apparu avec la vie et les premières bactéries photosynthétiques aquatiques (les
cyanobactéries) qui ont rejeté un déchet : le dioxygène O2. La présence de sols rouges avec des
niveaux d’hématites (Fe2O3) datés de 3,5 milliards d’années témoigne d’une altération des roches
continentales qui ont sédimenté au fond de l’océan ; avec la présence de conditions oxydantes,
ces minéraux se sont oxydés (Fe 2+  Fe 3+) permettant la formation d’hématite. Ce n’est qu’après
2,2 milliards d’années que l’oxygène a diffusé dans l’atmosphère ce qui a permis la transformation
partielle en ozone (O3). Sans cette couche d’ozone, les UV solaires hautement mutagènes
empêchaient toutes conquêtes de la vie sur les continents !
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Evolution de la composition atmosphérique – pour info
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2. Des coups de chauds et des coups de froids
Les grands bouleversements climatiques qui ont touché la Terre depuis sa formation s’expliquent
essentiellement par 2 paramètres : la teneur en CO2 qui module l’effet de serre et la
paléogéographie continentale.
Quand ?
Coup de chaud
Coup de froid
Exemple au Crétacé, il y a
- 100 Ma
Exemple au Carbonifère, il y a
- 300 Ma
Vaste continent centré sur le
pôle sud
1- Paléogéographie
Conséquence paléogéographie
sur l’albédo planétaire
Albédo Faible  faible
réflexion  forte absorption
des rayons solaires 
réchauffement +++
Calotte glaciaire immense 
albédo très élevé  forte
réflexion  refroidissement
+++
2- Teneur en CO2
Elevée
Faible
Conséquence CO2 : Effet de
serre
Fort effet de serre 
réchauffement +++
Faible effet de serre 
refroidissement +++
Origine des variations de CO2:
2.1 – Volcanisme = rejet de
CO2
2.2 - Altération des roches
continentale = pompage de
CO2
2.3 - Piégeage dans les
végétaux = pompage de CO2
Très élevé car l’Atlantique
s’ouvre : la dorsale déchire tout
l’Atlantique
Faible
Faible
Faible
Très élevée car érosion
intense de la chaine de
montagne Hercynienne
Très élevé car les grands
gisements de charbon du
Carbonifère se constituent
En violet = facteur responsable réchauffement – en bleu = facteur responsable refroidissement
Pour aller plus loin sur la paléogéographie : http://www.scotese.com/earth.htm
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Pour aller plus loin sur l’altération des roches continentales :
Schéma bilan – climats anciens
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Chapitre D : photosynthèse
Pb : quelles sont les réactions chimiques détaillées de la photosynthèse ?
1. La photosynthèse permet la conversion d’une énergie lumineuse en énergie chimique
Schéma d’une coupe transversale de feuille (voir cours tronc commun)
Rappels : c’est uniquement dans les chloroplastes des cellules foliaires que la P$ se déroule en
présence de lumière. En effet, à la surface des feuilles, il existe des orifices (= ostioles) situés
entre les 2 cellules stomatiques qui permettent l’entrée du CO2. Il circule alors jusque dans les
cellules chlorophylliennes du parenchyme où il est assimilé dans les chloroplastes :
A la lumière & dans les chloroplastes
6 CO2 + 12 H2O  C6H12O6 + 6 O2 + 6 H2O
L’énergie véhiculée dans les photons sert à créer les liaisons de covalence pour fabriquer le
glucose.
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2. Première phase de la photosynthèse : la phase photochimique
2.1. Les pigments photosynthétiques
Pb : pourquoi sur la côte, observe-t-on successivement du haut vers le bas, les algues vertes,
brunes, rouges ?
<< La chromatographie des pigments d’une plante verte permet
de séparer les différents pigments photosynthétiques :




Chlorophylle B
Chlorophylle A
Xanthophylle
Carotène
Sur ce premier graphique, les 3 spectres
d’absorption sont superposés :



chlorophylle A, pic vers 450 nm et
680 nm
chlorophylle B, pic vers 480 nm
caroténoïde, pic vers 450 nm et 500
nm
Sur ce second graphique, on mesure
l’intensité de la photosynthèse en fonction
de la longueur d’onde :
L’intensité de la photosynthèse, d’une
plante verte, est maximale dans le bleu
et le rouge qui correspondent aux
longueurs d’ondes captées par les
pigments CQFD !
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<< Les algues rouges et brunes possèdent
des
pigments
supplémentaires :
phycocyanine phycoérythrine. Le spectre
d’absorption de ces 2 pigments est très
différents des pigments précédents et leur
permet de récupérer l’énergie des photons
dans les longueurs d’ondes entre 500 et 600
nm.
Schéma répartition des algues – pour info
Les pigments chlorophylliens ont été localisés très précisément dans la cellule, dans les
chloroplastes, plus exactement dans la membrane de petits sacs aplatis (= thylacoïdes) qui flottent
à l’intérieur des chloroplastes (= stroma).
Observation au MET d’un chloroplaste
Schéma d’interprétation
A connaître : thylacoïdes, stroma, amidon
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2.2. Production de RH2 et ATP
Pb : D’où vient le dioxygène libéré lors de la photosynthèse ? Quelles sont les conditions de la
phase photochimique ?
???
Résultats expérimentaux avec l’aimable collaboration de Tristan et Madeleine 2015
Temps et conditions
expérimentales
0 à 5 min – pas de lumière et
pas d’accepteur d’électrons
De 5 à 8 min – lumière mais
pas d’accepteur d’électrons
De 8 à 12 min – lumière et
injection d’accepteur
d’électrons
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Résultats
Contrairement à ce que l’on
voit, la concentration en O2
devrait diminuer
Concentration d’O2 diminue
Concentration d’O2 augmente
(+ 0.33 mg/L/min)
Interprétations
Photolyse de l’eau impossible
– mais respiration qui
consomme O2
Toujours Photolyse de l’eau
impossible – mais respiration
qui consomme O2
Photolyse de l’eau :
2 H20  O2 + 4H+ + 4é
Conclusion :
la
première
réaction de la photosynthèse
est la photolyse de l’eau qui se
réalise dans le chloroplaste et
qui nécessite de la lumière et
un accepteur d’électrons.
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Pour info : c’est la chlorophylle (a) qui collecte au final l’énergie des photons. Cette chlorophylle (a)
excitée va alors perdre un électron qui est transporté dans la membrane des thylacoïdes via une
chaine d’oxydo-réduction :


La chlorophylle (a) récupère ensuite un électron en l’arrachant à l’eau. On parle de photolyse
de l’eau.
L’électron pris en charge par la chaine d’oxydo-réduction est finalement capté par un accepteur
final d’électron appelé R : R + 2 H+ + 2e-  RH2
 R est la forme oxydé
 RH2 est la forme réduite
Les électrons qui transitent dans la chaine d’oxydo-réduction permettent l’accumulation d’ions H+ à
l’intérieur des thylacoïdes dans le stroma. Ce phénomène génère une énergie potentielle, un peu
comme un barrage qui accumule de l’eau en amont ! Le gradient de H+ va permettre la synthèse
de molécule d’ATP riche en énergie. En effet les ions H+ suivent le gradient de concentration et
passent par une protéine canal ATP synthase qui fabrique l’ATP.
A retenir : cette première
phase de la photosynthèse,
appelée
phase
photochimique, permet de
convertir l’énergie lumineuse
en énergie chimique sous
deux formes :

Les composés réduits RH2
qui ont un fort pouvoir
réducteur

Les molécules d’ATP dont
l’hydrolyse
libère
beaucoup d’énergie
= ATP synthase
= Chlorophylle (a) &
chaîne d’oxydoréduction
Schéma détaillé de la phase photochimique dans le thylacoïde des chloroplastes - pour
information
L. Guérin
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3. Seconde phase de la photosynthèse : la phase chimique
La seconde phase de la photosynthèse permet de fixer le CO2 pour fabriquer du glucose. Il faut
pour cela créer des liaisons de covalence entre les atomes de carbone du CO2 et donc transférer
de l’énergie au système. Les produits de la première phase, RH2 et ATP vont donc être utilisés :
on dit que les 2 phases sont couplées.
Elle se déroule dans le chloroplaste mais cette fois dans le stroma.
Une enzyme la Rubis CO va fixer un CO2 sur une molécule de Ru BP* à 5 carbones générant ainsi
un sucre à 6 carbones qui se scinde immédiatement en 2 molécules d’APG* à 3 carbones.
Commence alors une succession compliquée de réactions chimiques, appelée cycle de Calvin, qui
permettent de régénérer le Ru BP en consommant le RH2 et l’ATP.
* Ru BP = Ribulose 1,5 Bis-Phosphate
* APG = acide phosphoglycérique
A retenir : cette seconde phase de la photosynthèse, appelée phase chimique, permet de
fabriquer du glucose en fixant le CO2 au cours d’un ensemble des réactions chimiques complexes
du cycle de Calvin qui consomment les produits de la première phase, l’ATP et RH2.
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3 CO2
3C
Etape 1,
catalysée par la
Rubisco
3 Ru BP
6 APG
3 fois 5C = 15C
6 fois 3C = 18C
Etape
4
5 trioses Phosphate
Etape
5 fois 3C = 15C
ATP
2
RH2
Etape
R + 2 H+
3
1 glucose formé à partir 2 trioses P
6C
2 fois 3C
ADP + Pi
1 triose Phosphate
3C
En réalisant 2 fois le cycle on obtient 1 glucose
Etape 1 = fixation d’un CO2 sur un RuBP par l’enzyme Rubisco qui génère l’APG
Etape 2 = consommation du RH2 et ATP pour réduire l’APG en triose P
Etape 3 = sortie d’un triose P
Etape 4 = conversion des trioses P en RuBP
Schéma bilan du cycle de Calvin dans le stroma du chloroplaste = phase chimique - pour
information
L. Guérin
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Phase
Chloroplaste vu en 3D et
découpé pour voir
l’intérieur.
chimique
Schéma bilan de la photosynthèse simplifié (minimum à connaître)
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Schéma bilan de la photosynthèse (plus complet) – Belin
L. Guérin
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Chapitre E : respiration et fermentation, même combat :
produire de l’ATP
Pb : comment fabriquer de l’énergie, sous forme d’ATP, dans la cellule ?
1. L’ATP, molécule indispensable à la vie cellulaire
1.1. Description de l’ATP
>
L’ATP
(=
adénosine
triphosphate) est une molécule
organique de la catégorie des
nucléotides formée :
 Un sucre, le ribose
 Une base azotée, l’adénine
 3 groupements phosphate
Le rôle principal de l’ATP est de fournir l’énergie nécessaire aux réactions chimiques des cellules.
La réaction d'hydrolyse de l’ATP en adénosine di phosphate (= ADP) + phosphate inorganique (=
Pi) est une réaction exergonique, c’est à dire qu’elle est couplée à la libération d’énergie :
ATP + H2O → ADP + Pi
ΔG°' = -30,5 kJ⋅mol-1.
Au contraire, la réaction de synthèse de l’ATP à partir d'adénosine di phosphate (= ADP) et de
phosphate inorganique (= Pi) est une réaction endergonique, c’est à dire qu’elle nécessite un
couplage d’énergie :
ADP + Pi → ATP + 2 H2O
ΔG°' = 30,5 kJ⋅mol-1.
1.2. Toutes les activités cellulaires consomment de l’ATP
Exemple de la synthèse de l’acide aminé glutamine
L. Guérin
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Fixation d’une fonction amine sur le
groupement carboxyle. Pour créer
cette liaison de covalence, il faut
fournir de l’énergie. C’est justement
l’hydrolyse de l’ATP qui apporte
cette énergie.
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1.3. Contraction musculaire et ATP
Pb : comment expliquer la rigidité cadavérique ?
2 animations indispensables « figure 5 » et « figure 6 » :
http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/contractionmuscle/contractmuscle.htm
1.3.1. Le sarcomère, unité fondamentale du muscle
Une cellule musculaire, observée au microscope optique, présente une alternance de bandes
claires et sombres. En effet ces cellules sont entièrement spécialisées dans la fonction motrice : en
se contractant, elles raccourcissent et ce faisant, elles tirent sur l’os auquel le muscle est rattaché,
ce qui provoque le mouvement (extension ou flexion).
« Tout » le cytoplasme des cellules musculaire est donc rempli de protéines contractiles, appelées
myofibrilles. L’unité fondamentale est représentée par un sarcomère. Chaque sarcomère est
constitué de 2 types de protéines :


Les filaments d’actine, fins
Les filaments de myosine, épais
Au cours d’une contraction musculaire, le sarcomère raccourcit par coulissement des filaments
d’actine et myosine. La contraction musculaire résulte d’interactions entre les filaments de myosine
et d’actine
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1.3.2. La rigidité cadavérique expliquée
Schéma de la contraction musculaire – Pour info – Jussieu
Le déplacement relatif des filaments d’actine et myosine se fait toujours suivant le même
enchaînement :
1.
2.
3.
4.
Hydrolyse de l’ATP par la tête de myosine, ce qui l’active
Fixation de la tête de myosine sur un filament d’actine
Rotation de la tête de myosine qui reprend sa forme de départ
Séparation de l’actine et de la myosine par fixation d’une nouvelle molécule d’ATP
Chaque cycle permet le déplacement relatif de l’actine et de la myosine de quelques nanomètres
seulement, mais répété des milliers de fois, ce mécanisme permet bien de raccourcissement du
sarcomère c’est à dire la contraction du muscle.
La rigidité cadavérique, décrit l’état des membres après le décès d’une personne. Impossible de
plier ou déplier les membres, ils sont comme figés. En effet, après la mort cellulaire, il n’y a plus
d’ATP donc l’étape 4 devient impossible ce qui veut dire que tous les filaments d’actine et myosine
sont comme soudés, empêchant le muscle de fonctionner, CQFD !
L. Guérin
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2. Production de l’ATP dans la cellule : respiration & fermentation
Enregistrement Exao : mesure de la consommation d’O2 par des levures affamées après
injection de glucose
Un peu de méthodologie : analyse graphique
On mesure la concentration en O2 dans le milieu contenant des levures affamées. On distingue 3
phases successives :
 De 0 à 2 minutes : avant l’injection de glucose. La concentration en O2 en stable à 10 mg/L
 De 2 à 6 minutes : après l’injection de glucose. La concentration en O2 diminue de 10 à 0 mg/L
 De 6 à 9 minutes : la concentration en O2 reste nulle.
Interprétations :
 De 0 à 2 minutes, les levures sont au repos. Il n’y a pas de métabolisme car il manque une
source d’énergie.
 De 2 à 6 minutes, l’injection de glucose dans le milieu déclenche immédiatement le
métabolisme respiratoire. Les levures consomment le glucose en présence de dioxygène pour
produire leur ATP : c’est la respiration cellulaire
 Après 6 minutes les levures, privées d’oxygène, peuvent-elles continuer à produire de l’ATP ?
La réponse est oui, non plus par respiration cellulaire, mais par fermentation. Voir la suite.
 Conclusion
repos
respiration cellulaire
fermentation
La respiration cellulaire = une dégradation complète du glucose en milieu aérobie
La fermentation = une dégradation incomplète du glucose en milieu anaérobie
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3. Bilan de la respiration cellulaire : 36 molécules d’ATP à partir d’1 glucose
3.1. Crêtes mitochondriales = usine de production de l’ATP
L’ATP est fabriquée essentiellement, dans
les cellules eucaryotes, dans les organites
mitochondrie.
Les
mitochondries
possèdent 2 membranes, interne et
externe, et comportent au centre un
volume appelé matrice. L’espace entre les
2 membranes s’appelle espace inter
membranaire. La membrane interne avec
ses replis (= crête) est recouverte d’une
enzyme capitale : ATP synthase.
Schéma structure mitochondrie – pour
info
Caractéristiques des compartiments de la mitochondrie – pour info
Un
site
indispensable
pour
comprendre
http ://www.youtube.com/watch ?v=3y1dO4nNaKY
la
fabrication
d’ATP :
Rappelez-vous dans le chapitre sur la photosynthèse, nous avions découvert que la phase
photochimique permettait la synthèse de composés réduits = RH2 et d’ATP. Ils étaient utilisés
secondairement dans la phase chimique pour fabriquer le glucose. Ici d’autres composés réduits
sont fabriqués au cours de la respiration cellulaire, nous les appellerons R’H2.
L. Guérin
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Pour informations uniquement, ces composés réduits R’H2 vont :
1. Céder leurs électrons à des chaines de transporteurs situés dans la membrane interne des
mitochondries.
2. Ce flux d’électrons dans la chaine de transporteurs, permet de pomper des protons H+ dans
l’espace inter membranaire. L’accepteur final des électrons est l’O2 qui est transformé en H2O.
3. Ceci permet alors l’établissement d’un gradient : concentration élevée de H+ dans l’espace
inter membranaire et faible dans la matrice.
4. Ce gradient de H+ permet le fonctionnement des ATP synthase. Le flux de protons au travers
l’ATP synthase permet la synthèse d’ATP.
A retenir : l’utilisation des composés réduits R’H2 au niveau des crêtes mitochondriales
permet la synthèse d’ATP.
Espace inter
H
H
+
+H
HH
+
+ +
Fabrication d’énergie par un barrage ;
moteur = gradient d’eau
H
H
Matrice
ADP + Pi
+
+
H
H
+
+
ATP
Fabrication d’énergie par une mitochondrie ;
moteur = gradient de H+
Comparaison entre une turbine et l’ATP synthase
Pour
information
présentation
de
la
mitochondrie :
http ://www.dailymotion.com/video/xkci4u_cours-les-mitochondries-biologie-cellulaire-etmoleculaire_tech
L. Guérin
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3.2. Cycle de Krebs = usine de production de composés réduits R’H2
Pb : quel est le substrat de la respiration mitochondriale ?
A l’intérieur de la mitochondrie, dans la matrice, l’acide pyruvique (= pyruvate) est entièrement
oxydé au cours d’un enchainement de réactions chimiques appelé le cycle de Krebs. Le cycle de
Krebs génère spontanément par couplage, 2 ATP et des composés réduits R’H2. Lors du cycle de
Krebs, les réactions de décarboxylation du pyruvate libère le CO2.
Enregistrement de la respiration mitochondriale avec chou-fleur
30 secondes = injection glucose ; 1 min injection pyruvate
3.3. Glycolyse = usine de production du pyruvate à partir du glucose
En dehors de la mitochondrie, dans le cytoplasme, le glucose est progressivement dégradé au
cours de la glycolyse en acide pyruvique. La glycolyse génère spontanément par couplage, 2 ATP
et des composés réduits R’H2.
L. Guérin
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Schéma bilan de la respiration cellulaire – Belin page 43 – A connaître
A retenir, le métabolisme du glucose, en milieu aérobie, par respiration cellulaire :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
permet de fabriquer 36 ATP
commence par la glycolyse dans le hyaloplasme
se poursuit par le cycle de Krebs dans la mitochondrie
Glycolyse et cycle de Krebs permettent la fabrication de composés réduits R’H2
Glycolyse et cycle de Krebs ne peuvent se maintenir que si les composés R’ sont régénérés
Les R’H2 sont oxydés au niveau des chaines respiratoires mitochondriales où l’O2 se trouve
être l’accepteur final d’électrons.
7. Le transfert d’électrons dans la chaine respiratoire mitochondriale permet la synthèse d’ATP
par les ATP synthases.
L. Guérin
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4. Bilan de la fermentation : 2 molécules d’ATP à partir d’1 glucose
Pb : la fermentation est-elle aussi « rentable » que la respiration ?
Le métabolisme du glucose, en conditions anaérobies, commence lui aussi par la glycolyse qui
génère spontanément par couplage, 2 ATP et des composés réduits R’H2. Mais sans oxygène, la
respiration mitochondriale ne peut se produire et les composés réduits R’H2 ne peuvent être ainsi
régénérés en R’. Pour continuer à produire de l’ATP par simple glycolyse, un itinéraire bis est mis
en place pour régénérer les composés R’ : c’est le métabolisme par fermentation.


Dans la fermentation lactique l’acide pyruvique, produit par la glycolyse, est transformé en
acide lactique ce qui régénère les composés R’.
Dans la fermentation alcoolique l’acide pyruvique, produit par glycolyse, est transformé en
éthanol et CO2 ce qui régénère les composés R’.
Dans les 2 cas, la dégradation de l’acide pyruvique n’est pas totale, contrairement à la respiration
cellulaire. Il reste potentiellement de l’énergie perdue dans les liaisons de covalence de ces 2
déchets, acide lactique et éthanol. On le comprend, la fermentation possède un rendement bien
médiocre par rapport à celui de la respiration cellulaire avec seulement 2 ATP générés. Médiocre,
certes, mais capable de se réaliser même sans oxygène.
Schéma bilan de la fermentation – Belin page 43 – A connaître
A retenir, le métabolisme du glucose, en milieu anaérobie, par fermentation :
1.
2.
3.
4.
5.


permet de fabriquer 2 ATP
commence par la glycolyse dans le hyaloplasme
elle ne fait pas intervenir les mitochondries car pas d’oxygène pour régénérer les composés R’
les composés R’H2 sont oxydés en R’ mais sans être couplés à la synthèse d’ATP.
les réactions de la fermentation conduisent à la synthèse de déchets organiques :
alcool ;
C6H12O6  CH3CH2OH + 2 CO2 + 2ATP
acide lactique ; C6H12O6  CH3CHOHCOOH + 2 ATP
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5. Tous les dimanches je fermente et vous ?
Dans la cellule musculaire, il n’y a pas de réserve d’ATP alors qu’elles sont grandes
consommatrices d’ATP. 3 mécanismes complémentaires assurent la production d’ATP et la
réalisation de la contraction musculaire :

Voie de la phosphocréatine ; Il existe un stock de phosphocréatine dans la cellule qui peut
rapidement être mobilisé pour fabriquer de l’ATP : voir réaction 1 sur le schéma ci-dessous.
Remarque pendant la phase de récupération, l’organisme devra consommer de l’ATP pour
reconstituer son stock de phosphocréatine = réaction 2.
Réaction 2
Réaction 1

Voie de la fermentation lactique lors d’un effort bref mais violent (exemple un 100 mètre en
moins de 10’ voire 19’ pour les moins rapides  )

Voie de la respiration cellulaire lors d’un effort modéré et prolongé (course d’endurance).
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Voie de la
phosphocréatine
Fermentation
lactique
Respiration
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Avantages
ATP instantanément disponible :
permet un effort immédiat.
ATP produit rapidement.
Inconvénients
Stock très faible, intervention limitée aux
premières dizaines de seconde d’un
effort physique.
Rendement faible (consommation très
Ne nécessite pas d’approvisionnement importante des réserves de glycogène),
en dioxygène.
production d’acide lactique à l’origine
Production rapide d’ATP, production
d’une fatigue musculaire, voire d’un
possible au-delà des capacités
épuisement.
maximales d’apport en dioxygène.
Nécessite le temps d’adaptation des
systèmes cardiaque et ventilatoire
permettant l’accroissement de l’apport
Rendement élevé, production d’ATP
en dioxygène.
importante et durable, pas de
Production d’ATP limitée par les
production d’acide lactique.
capacités maximales
d’approvisionnement en dioxygène (VO2
max).
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Chapitre F : les glucides alimentaires et la régulation de la
glycémie
Pb : comment survivre à l’ingestion de 5 paquets de bonbons ou à 3 jours sans sucre ?
1. Diversité des glucides alimentaires
Glucides, protéines et lipides sont les 3 familles de molécules organiques indispensables au bon
fonctionnement de notre organisme. Chacune de ces familles apporte un élément spécifique :
 Les glucides sont sources d’énergie.
 Les protéines sont source d’acides aminés utiles à la synthèse de nos propres protéines
indispensables à l’architecture cellulaire.
 Les lipides sont indispensables à l’organisation de la membrane et à de nombreuses
hormones.
La famille des glucides regroupe des macromolécules comme l’amidon (chez les plantes) et le
glycogène (chez les animaux). Il s’agit dans les 2 cas, de polymères de glucose :
Amidon chez les plantes
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Glycogène chez les animaux
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A côté des macromolécules, on distingue des molécules plus petites :


des monosaccharides : glucose, fructose, galactose, ribose
des disaccharides : saccharose, lactose, maltose
= glucose
= saccharose
Bien entendu, les macromolécules de l’alimentation ne peuvent pas être directement absorbées
dans le sang au niveau de l’intestin. Au cours de la digestion il y a une simplification des
macromolécules. Ainsi l’amylase sécrétée dans la salive et le pancréas permet la simplification par
hydrolyse de l’amidon en maltose puis plus tard en glucose.
2. Maintien de la glycémie
Pb : comment varie la glycémie au cours d’une journée ?
La glycémie mesure la concentration de glucose dans le sang (NB : ne pas dire « concentration de
glycémie » qui voudrait dire concentration de concentration de glucose ). Elle est voisine de 1
g/L. Elle se mesure le matin, à jeun car la prise d’un repas perturbe la glycémie.
Evolution de la glycémie au cours de la journée (pour info)


Une hypoglycémie (glycémie inférieure à 0,80 g/L) entraine rapidement une sensation de faim,
une grande fatigue, des malaises, voire des comas dans les cas les plus graves.
Une hyperglycémie (glycémie supérieure à 1,26 g/L) entraine des effets sur le long terme avec
des nécroses tissulaires et de graves problèmes oculaires et rénaux.
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Après un repas, le glucose est absorbé dans le
sang au niveau de l’intestin grêle. Le sang est
collecté dans la veine porte hépatique qui le
conduit intégralement au foie.
Le foie, grâce à sa position originale dans la
circulation sanguine, joue donc un rôle
fondamental dans la régulation de la glycémie :

Après un repas, le foie stocke l’excès de
glucose sous la forme de glycogène.

Au cours d’un jeûne prolongé, le foie
restitue et
libère du glucose dans la
circulation sanguine par hydrolyse du
glycogène.
Remarque : les cellules hépatiques ne peuvent pas stocker le glucose sous cette forme simple car
cela augmenterait considérablement leur pression osmotique. Elles vont donc le transformer sous
une forme de stockage : le glycogène qui est un polymère de glucose.
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3. Des catalyseurs biologiques : les enzymes
Pb : en quoi les enzymes sont-elles des catalyseurs biochimiques ?
Un peu de chimie :



Un catalyseur est une espèce chimique qui permet d’augmenter la vitesse d’une réaction
mais qui n’apparaît pas dans l’équation de cette réaction (ni un réactif, ni un produit).
Un catalyseur influe uniquement sur la cinétique de la réaction chimique considérée. Il n’est
pas consommé et se retrouve inaltéré à la fin de la réaction. Il suffit alors d’une très petite
quantité de catalyseur pour transformer rapidement une grande quantité de réactifs.
En général, un catalyseur catalyse une réaction déterminée : on dit qu’un catalyseur est
spécifique d’un type de réaction.
Les enzymes accélèrent les réactions chimiques qui se déroulent dans la cellule. Ce sont des
catalyseurs biologiques ; Ce sont des protéines qui possèdent 2 propriétés fondamentales :
 Une spécificité d’action : une enzyme catalyse un type de réaction chimique précis (hydrolyse,
oxydoréduction, isomérisation…)
 Une spécificité de substrat : elles ne sont capables de transformer qu’une seule molécule. En
effet, la structure en 3D de l’enzyme dessine un site actif dont la forme est parfaitement
complémentaire du substrat cad de la molécule qui est transformée.
Schéma bilan enzyme - à retenir
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
Les enzymes ont une température optimale (dans cet exemple Toptimale = 30°C). De 0 à 30°C,
l’agitation moléculaire augmente, ce qui augmente la probabilité de rencontre entre l’enzyme
substrat. Au-delà de 30°C, l’enzyme comme toutes les protéines se dénature ce qui altère son
site actif et donc son efficacité.

Les enzymes ont un pH optimal. Au-delà du pH optimal, l’enzyme comme toutes les protéines
change de forme ce qui altère son site actif et donc son efficacité.
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4. La régulation de la glycémie
4.1. Rôle du pancréas
Un animal sans pancréas meurt rapidement en hyperglycémie :
 « Hypothèse 1 : le pancréas régule le foie par voie nerveuse »
 « Hypothèse 2 : le pancréas régule le foie par voie hormonale »
Organe de commande =
Hypothèse 1 :
Pancréas
Communication par
voie nerveuse = nerf
Hypothèse 2 :
Communication par
voie hormonale =
sang
Organe effecteur =
Foie
2 hypothèses de travail
Expérience pour tester hypothèse 1 : on réalise une ablation du pancréas (= pancréatectomie)
puis on le regreffe ; résultats : la glycémie est corrigée ; Comme la greffe ne rétablit pas la
communication nerveuse on peut affirmer que l’hypothèse 1 est fausse. Conclusion : le pancréas
ne régule pas le foie par voie nerveuse.
Expérience pour tester hypothèse 2 : on réalise une ablation du pancréas (= pancréatectomie) puis
on le réalise des injections de broyat de pancréas ; résultats : la glycémie est corrigée ; On peut
affirmer que l’hypothèse 2 est confirmée. Conclusion : le pancréas régule le foie par voie
hormonale via une substance libérée dans le sang.
Relation anatomique foie, pancréas – pour info
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Le pancréas possède 2 fonctions différentes :

La première qualifiée d’exocrine : le pancréas produit des enzymes (ex : amylase, lipase,
peptidase) sécrétées, via le canal pancréatique, dans l’intestin. Il permet la digestion des
aliments.

La seconde qualifiée d’endocrine : le pancréas produit des hormones sécrétées dans le sang.
L’analyse du pancréas a permis de repérer des amas particuliers : les ilots de Langerhans. On
y distingue 2 types de cellules :
o Les cellules Beta qui produisent l’hormone insuline.
o Les cellules Alpha qui produisent l’hormone glucagon.
Schéma d’un ilot de Langerhans dans le pancréas – pour info
Comment est régulée la glycémie ?
Hormones
Production par
Insuline
Pancréas, cellule
Beta
Glucagon
Pancréas, cellule
Alpha
Sécrétion en cas
de
Cellules cibles
Action
physiologique
Conséquence sur
la glycémie
Hyperglycémie
Récepteurs des
cellules
hépatique,
musculaire,
adipocyte
Stockage du
glucose sous
forme de
glycogène
Diminution de la
glycémie =
hypoglycémiante
Hypoglycémie
Récepteurs des
cellules du foie.
Hydrolyse du
glycogène et
libération du
glucose
Augmentation de
la glycémie =
hyperglycémiante
Comparaison Insuline / Glucagon – A connaitre
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4.2. Schéma fonctionnel : régulation de la glycémie
Schéma bilan – Régulation de la glycémie – Belin page 181
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Chapitre G : les diabètes
Pb : quels sont les dérèglements physiologiques des diabètes ?
1. Comparaison des 2 types de diabètes
Encore appelé
Signes biochimiques
Fréquence en %
Age
Diabète type 1
Diabète type 2
Insulino dépendant (DID) car
Non insulino dépendant
pas d’insuline sécrétée
(DNID) car insuline sécrétée
Hyperglycémie chronique > à 1,26 g/L. Conséquences :
dégradation du tissu vasculaire conduisant à la cécité,
amputation de membres…
5
95
« jeune » avant 35 ans
« vieux » après 45 ans
Origine du diabète
Maladie auto-immune dans
laquelle notre système
immunitaire détruit les cellules
β des ilots de Langerhans
Traitement du diabète
Injections d’insuline et régime
adapté sans sucre rapide
Maladie associée à la
surcharge pondérale ; les
cellules cibles du foie, muscle,
tissu adipeux deviennent
insensibles à l’insuline
Régime alimentaire pour
réduire l’IMC* en association
avec une pratique sportive.
IMC = indice de masse corporelle soit la masse (en kg) divisé par taille au carré (en cm) ;
Interprétation de l’IMC – pour info
L. Guérin
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Ecole Jeannine Manuel
Cours spécialité SVT
année 2016-2017
2. Prédisposition du diabète de type 1

Il existe une prédisposition génétique à déclarer un diabète de type 1. En effet, si chez 2
vrais jumeaux l’un déclare un diabète de type 1, son frère à un risque supérieur à 50% de le
déclarer. Les diabétologues commencent à identifier les allèles de susceptibilité impliqués
(exemple des gènes du système HLA…)

Mais certains facteurs de l’environnement peuvent également être impliqués dans le
déclenchement d’un diabète de type 1, le diabète est donc une maladie multifactorielle :




Inflammations,
Certaines infections virales (intégration du génome du rétrovirus dans les cellules du
pancréas ?)
Alimentation infantile contenant des protéines allergènes (dans le lait de vache ?)
Phénomènes survenant pendant la grossesse (prise de poids ?)
3. Prédisposition du diabète de type 2
Comme pour le diabète de type 1, le génotype joue un rôle considérable : ainsi les diabétologues
parlent encore d’allèles de susceptibilité. Chez les vrais jumeaux, si l’un des 2 est atteint, le
second a une probabilité proche de 100% de déclarer lui aussi ce diabète.
C’est ce diabète de type 2 qui explose à l’échelle mondiale. Le changement de mode de vie est
directement en cause : alimentation déséquilibrée, sédentarité, etc.
L. Guérin
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