Écrire une lettre à un rédacteur en chef
Écrire une lettre au rédacteur en chef de votre journal local pour exprimer vos pensées sur le TDAH est
extrêmement utile et important dans nos efforts pour la défense des droits des personnes atteintes
d’un TDAH. Seulement en dissipant les mythes, en offrant des données scientifiques et des
informations exactes à jour, et par le témoignage de ceux qui sont touchés par le TDAH, pourrons-nous
réduire la stigmatisation et les mythes. CADDAC a besoin de personnes et des membres de leur famille
intéressés par le TDAH à agir pour se faire entendre. Nous ne pouvons pas le faire sans votre aide!
N'hésitez pas à utiliser ces modèles pour débuter la lettre à votre journal local. Il suffit de copier/coller
le texte que vous souhaitez utiliser dans votre propre document. Mais n'oubliez pas que la lettre à
votre journal local a une bonne chance d'être publiée si elle est bien rédigée, concise et porte sur un
problème qui touche votre communauté. Bien sûr, inclure vos propres expériences et réflexions est
également très important. Pour des raisons d'espace, même les courtes lettres peuvent être révisées
pour la longueur, alors ne vous découragez pas si vous n'obtenez pas autant d'espace que vous auriez
espérer. Si votre lettre est publiée, auriez-vous l’amabilité de nous en transmettre une copie par
courriel à [email protected]
Modèles de lettre au rédacteur en chef
Ce modèle de lettre peut sembler long, mais il vous offre une variété de points à choisir.
Cher rédacteur en chef:
Notre famille lutte au quotidien pour accéder à des traitements et des ressources pour un trouble qui a
un impact sur la vie non seulement de mon fils et de mon mari qui en sont atteints, mais également
celle de toute notre famille. Ce trouble a des répercussions sur presque toutes les facettes de leur vie.
Cela inclut non seulement le travail et l'école, mais aussi à la maison et les choses de base comme se
souvenir des horaires, être capable de jongler plus d'une tâche à la fois, communiquer avec des amis et
la famille et effectuer leur routine quotidienne. Ce trouble qui crée tant de ravages dans nos vies est le
TDAH, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Vous pensez peut-être que le TDAH
est un trouble insignifiant pour garçons hyperactifs indisciplinés, mais rien ne peut être plus loin de la
vérité. Le TDAH a une incidence sur nos emplois, nos finances, notre santé physique et mentale et le
bien-être de toute notre famille. Bien que le TDAH soit un des troubles mentaux les plus courants, il
continue d'être mal connu et considéré comme «pas grave». Pire encore, ceux avec la maladie sont
traités comme des provocateurs ou fauteurs de troubles, plutôt que quelqu'un ayant un diagnostic
médical. Bien que tous les parents que je connaisse qui ont eu à décider d'utiliser ou non des
médicaments pour le traitement de leur enfant ont agonisé dur et longtemps sur les avantages et les
inconvénients de cette option, alors que les médias et de nombreuses personnes mal informés sur le
sujet se permettaient de juger nos décisions. En outre, la majorité des traitements recommandés, autres
que les médicaments, sont difficilement accessibles et trop dispendieux pour la plupart des gens, car ils
ne sont pas couverts par les régimes de soins de santé provinciaux.
Une thérapie avec un psychologue à 200 $ l’heure n'est tout simplement pas possible. Voici quelquesunes des préoccupations de notre famille. Nous croyons que le gouvernement devrait se préoccuper
davantage des coûts socioéconomiques réels qu’engendra le fait de ne pas traiter ce trouble pour le
gouvernement du Canada et notre société. Le TDAH augmente les coûts de santé et d'éducation, les
coûts de l'assistance sociale et de notre système judiciaire. Un TDAH non traité diminue la productivité,
augmente les journées de travail perdues, augmente le décrochage scolaire et diminue l’obtention de
diplômes d’études postsecondaires.
Voici des renseignements supplémentaires que vous pouvez utiliser dans votre lettre:
RÉSUMÉ DES QUESTIONS ET DES COÛTS SOCIOÉCONOMIQUES
Le TDAH n’est pas un trouble « insignifiant » comme certains l’imaginent.
 Le « coût de la maladie » associé au TDAH pour tous les groupes d’âge aux États-Unis est
estimé à plus de 74 milliards de dollars (selon des estimations prudentes des taux d’incidence),
et représente un coût potentiel de plus de 7 milliards de dollars au Canada.
 Les pertes estimées au Canada atteindraient 6 à 11 milliards de dollars en raison des pertes de
productivité en milieu de travail.
 Les travailleurs atteints d’un TDAH sont plus susceptibles d’entrer sur le marché du travail en
tant que travailleurs non qualifiés ou spécialisés.
Soins de santé
 Les coûts immédiats d’une augmentation des frais médicaux généraux, des accidents et des
visites aux urgences.
 Les coûts à long terme des taux d’incidence plus élevés de maladie mentale, de consommation
et d’abus de substances, y compris d’alcool et de cigarettes, d’un plus grand nombre
d’accidents de véhicule, d’activités sexuelles plus précoces et plus à risque, de coûts médicaux
accrus pour les membres de la famille.
 Le diagnostic et les options thérapeutiques éprouvées peuvent être plus difficiles d’accès et
avoir un coût prohibitif.
Éducation
 Les élèves atteints d’un TDAH sont à plus grand risque d’obtenir de mauvais résultats scolaires,
de redoubler, d’avoir recours à une éducation spécialisée, de faire l’objet de mesures
disciplinaires et de décrocher au secondaire.
 Un traitement médicamenteux seul ne s’est pas avéré améliorer sensiblement les résultats
scolaires à long terme.
 Il y a un manque d’éducation des éducateurs/enseignants face au TDAH et à la reconnaissance
officielle du TDAH comme obstacle à l’apprentissage.
Justice et incidence sur la criminalité
 Les taux d’incidence des activités criminelles sont beaucoup plus élevés chez les individus
atteints de TDAH; ils deviennent des contrevenants à un plus jeune âge et présentent des taux
de récidivisme plus élevés.
 Il a été démontré que le traitement de la maladie diminuait les activités criminelles.
 Actuellement, il n’existe pas de lignes directrices sur le dépistage et le traitement du TDAH
dans le système.
Services sociaux
 Les personnes atteintes d’un TDAH ont des périodes de chômage plus longues et dépendent
plus de l’aide sociale.
 Il n’existe pas de lignes directrices sur le dépistage du TDAH ni de connaissances à ce sujet au
sein des services d’emploi et d’aide sociale.
Il est essentiel que le TDAH soit reconnu officiellement comme étant une maladie
qui entraîne des coûts importants pour nos gouvernements, tant au fédéral
qu’au provincial, et pour leurs ministères.
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