Le chômage est un sujet essentiel en France et dans toute l’Europe. Mais c’est aussi l’un des objets les plus controversés de la théorie
économique, les écoles de pensée fournissant des explications très différentes et proposant des politiques opposées. Il est vrai que les
marchés du travail sont des marchés très particuliers, au point que certains contestent que l’on puisse les analyser comme des marchés.
Il est toutefois possible de considérer que les théories fournissent des explications complémentaires, ouvrant la voie à des politiques
combinées. Mais celles-ci dépendent aussi de systèmes nationaux de relations sociales qui diffèrent grandement d’un pays à l’autre.
1. Analyses des marchés du travail
2. Politiques de l’emploi
1.1. L’analyse néoclassique
2.1. Emploi et chômage aujourd’hui
1.1.1. Le modèle de base
Pour les économistes néoclassiques, le marché du travail est un marché
comme les autres. Le volume de l’emploi dépend du salaire, ce qui
implique que le chômage est volontaire (le salaire étant jugé insuffisant)
ou résulte d’imperfections du marché, comme l’existence de salaires
stables ou d’un salaire minimum. (Docs 1 à 4p.320, Doc photocopié,
PPT)
1.1.2. Les développements du modèle
L’irréalisme de ce modèle conduit à le compliquer en introduisant l’idée
que le marché est segmenté (dualisme), que l’information est
asymétrique (théories du salaire d’efficience), que les institutions
donnent un pouvoir de négociation aux salariés en poste (insiders et
outsiders) ou qu’il y a des coûts de recherche à prendre en compte
(Docs 11 & 12p.325, 16 & 17p.327)
2.1.1. Créations et destructions d’emplois
Dans une société de salariés, des milliers d’emplois sont modifiés, créés
ou supprimés chaque jour. Reflétant l’activité économique, l’emploi varie
en permanence, en volume et en qualification. Cependant, la rotation des
emplois varie selon les pays. (Docs 1 à 5p.342, PPT)
2.1.2. Un chômage inégal
Le chômage est élevé en France depuis une trentaine d’années. Mais il
n’en est pas de même dans tous les pays développés, qui connaissent
généralement des périodes où ils s’approchent du plein emploi.
Le chômage touche par ailleurs de manière très différenciée les
différentes catégories (jeunes et vieux, hommes et femmes, cadres et
ouvriers). (Docs 7 à 9p.344, PPT)
2.2. Trois analyses, trois politiques
2.2.1. Réduire le coût du travail
1.2. L’analyse keynésienne et ses suites
1.2.1. Le modèle de base
Pour Keynes, le niveau de l'emploi dépend de la demande de biens, qui
peut se situer à un niveau ne permettant pas d’employer toutes les
personnes qui souhaitent travailler. Le marché du travail ne sert qu'à
fixer le niveau du salaire. L’idée néoclassique selon laquelle la baisse
des salaires permet de réduire le chômage lui semble négliger l’équilibre
général de l’économie : le salaire est aussi la base de la demande. (Doc
18p.328, docs photocopiés)
1.2.2. Conventions et institutions
Si le marché du travail ne fonctionne pas comme les autres marchés, ce
peut être parce que le salaire est une convention ou une norme sociale
et parce que la relation d’emploi est enserrée dans un ensemble
d’institutions et de règles qui lui permettent de fonctionner. (Docs
14p.326, 19 & 20p.328, docs photocopiés)
Pour les néoclassiques, le chômage vient d’abord de ce que le salaire
est supérieur au salaire d’équilibre. Il faut donc réduire les salaires ou les
charges sociales pesant sur le travail, quitte à subventionner les emplois
peu qualifiés pour donner aux salariés un revenu décent. De telles
politiques ont été menées récemment en Europe. (PPT, doc 2 p.361,
TD1 p.356)
2.2.2. Relancer la demande de biens
Pour Keynes, peu importe le niveau des salaires si les entreprises
anticipent qu’elles n’ont pas besoin d’embaucher. Lorsque le niveau de
production est inférieur à la production potentielle, il faut créer une
demande supplémentaire permettant de revenir au plein emploi. Les
Etats-Unis et la Chine ont utilisé ces dernières années une telle politique.
(Doc 11p.346, PPT)
2.2.3. Flexibiliser les marchés du travail
Si le chômage est dû à une mauvaise adaptation aux changements
permanents des besoins des entreprises, il faut rendre les contrats de
travail plus souples et les qualifications plus adaptables. Pour concilier
cette nécessité avec la stabilité des revenus, une politique de flexicurité
est utilisée dans les pays scandinaves. (Docs 20 & 22p.350, TD2 p.357,
doc photocopié)