Déterminisme sexuel :
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Jusqu’au 3ème jour au matin (4 ou 6 cellules) : on est tous les femelles inhibées. Car
l’embryon vit essentiellement sur la réserve ovocytaire. Le génome paternel apporté
par le spermatozoïde ne s’exprime pas encore.
À partir du 3ème jour au matin : division cellulaire, processus de déterminisme du
sexe.
1. Définitions :
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La différenciation sexuelle est l’évolution de l’ébauche génitale indifférenciée en :
o Gonade / OGI et OGE masculins.
o Gonade / OGI et OGE féminins.
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Le déterminisme sexuel : mécanismes à l’origine de la différenciation sexuelle, ou
comment la gonade, les OGI ou les OGE indifférenciés s’orientent-ils vers une
différenciation sexuelle féminine ou masculine ?
o Les futurs OGI et OGE ont une « prédisposition » à devenir masculins ou
féminins.
2. Les différents types de sexes :
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Sexe génétique = sexe chromosomique : sexe déterminée génétiquement suite à
la fécondation :
o 46, XY : détermination masculine.
o 46, XX : détermination féminine.
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Sexe gonadique = sexe génital : sexe déterminé par l’évolution de la gonade
indifférenciée :
o Testicule : orientation masculine.
o Ovaire : orientation féminine.
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Sexe phénotypique = sexe somatique = sexe physique : sexe déterminé par
l’évolution des OGI et OGE :
o OGI / OGE masculins : orientation masculine.
o OGI / OGE féminins : orientation féminine.
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Sexe psychique : sexe déterminé par l’orientation sexuelle.
3. 1ère étape : du sexe génétique au sexe gonadique :
– Différenciation sexuelle primaire = la formation des gonades :
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4 à 5% du génome humain est en mutation dynamique, on peut avoir des mutations
sur les gènes responsables de la détermination sexuelle.
3.1. Rôle du chromosome Y :
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Sur p Y : gène SRY, responsable du déterminisme masculin.
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Une observation : quel que soit le nombre de
chromosome X présents, l’existence d’un seul
chromosome Y entraine toujours un phénotype mâle.
o 45, X (Sd Turner) : Femmes → infertilité.
o 47, XXY (Sd Klinefelter) : Hommes.
Il y a donc au niveau du chromosome Y une zone
responsable de la différenciation sexuelle masculine.
L’effet masculinisant est lié à la présence d’un facteur
appelé TDF : Facteur de Détermination Testiculaire.
La présence de ce facteur est lié au gène SRY (Sex
determining Region Y chromosome), localisé sur le bras court du chromosome Y.
Le gène de la spermatogenèse est sur le bras long du chromosome Y.
Chromosome Y : acrocentrique, petit bras court très court.
Homologie de séquence entre homme et femme : régions télomériques pour
sécuriser la stabilité du génome.
Normalement : Gène SRY  ARNm  protéine TDF fonctionnelle  déterminisme
sexuel.
Si le gène SRY fait parti des 5% de mutations dynamique ou si anomalie
métabolique où le transcrit du gène n’est pas épissé correctement  ARN anormal
 protéines anormale  désordre métabolique.
Si une femme hérite d’un chromosome Y remanié et seulement le bras court, il peut
se fixer sur un autre chromosome  phénotype complètement féminins, mais
génotype masculin : femme XY.
Si jeune fille hérite d’un bras court de chromosome Y : phénotype féminin mais
risque de gonadoblastome +++
3.2. Du sexe génétique au sexe gonadique :
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4ème SDS (6ème SA) : formation crête génitale.
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5ème SDD : formation des gonades indifférenciées à partir de la crête génitales.
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7ème SDD : chez l’embryon génétiquement masculin (46, XY) : évolution des
gonades indifférenciées en testicules :
o Expression du gène SRY (chr Y).
o Synthèse de TDF par les gonades indifférenciées.
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9ème SDD chez l’embryon génétiquement féminin (46, XX) : évolution des gonades
indifférenciées en ovaires.
o Absence d’expression du gène SRY.
o Absence de synthèse de la protéine TDF par les gonades indifférenciées.
o Évolution des gonades indifférenciées en ovaires.
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11 ou 12ème SDD : on peut avoir le sexe de l’enfant.
3.3. Empreinte génétique :
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Empreinte génétique : tous les gènes sont en double mais pour certaines fonctions
c’est le gène paternel ou maternel qui s’exprime.
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Ex : couleur des yeux : mère avec yeux marrons et père yeux bleus. Si enfant yeux
bleu  gène paternel exprimé pour la couleur des yeux.
4. 2ème étape : du sexe gonadique au sexe phénotypique :
– Différenciation sexuelle secondaire : formation OGI / OGE :
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Pathologie : Génome bon, phénotype bon, mais sd ovaire polykystique  pb de
dérèglement hormonal, caractère sexuel secondaire masculins : pas génétique
mais épigénétique  désordre épigénétique « femmes à barbe ».
4.1. Du sexe gonadique au sexe génétique :
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Fin de la 6ème SDD :
o Formation des canaux de Wolff et de Muller à l’arrière de la gonade
indifférenciée.
o Évolution variable des canaux de W et de M en fonction de la gonade en
place.
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7ème SDD : différentiation des voies génitales masculines :
o Gonade = testicule.
o Sécrétion de testostérone par les cellules de Leydig  prolifération des
canaux de Wolff (voies spermatique).
o Sécrétion d’AMH (Hormone Antimüllérienne : marqueur de la réserve
ovarienne chez les femmes) par les cellules de Sertoli : régression des
canaux de Muller.
o Transformation de la testostérone en di-hydro-testostérone (effet 5-αréductase) : masculinisation des OGE.
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9ème SDD : différenciation des gonades féminines :
o Gonades = ovaires.
o Absence de sécrétion de testostérone : régression des canaux de Wolff.
o Absence de sécrétion d’AMH : prolifération des canaux de Muller (trompes,
utérus, vagin).
o Absence de di-hydro-testostérone : féminisation des OGE.
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Attention, à la naissance, l’appareil sexuel est différencié mais il n’est pas
fonctionnel. Avec la puberté : mise en place des caractères sexuels secondaires et
acquisition de la fonction de reproduction.
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Le style de vie, l’alimentation… peuvent influencer l’épigénétique (méthylation /
déméthylation de l’ADN) : peut modifier le niveau d’expression génétique et
changer le niveau de traduction d’une protéine  le phénotype et la fonction
peuvent être perturbée temporairement ou définitivement.
o Problème de perturbateurs endocriniens +++
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4.2. Autres gènes de la différenciation :
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Testiculaires :
o Gène SRY sur le chr Y.
o Le gène WT1 sur le chr 11.
o Le gène SF1 sur le chr 9.
o Le gène SOX9 sur le chr 17.
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Ovariens :
o Gène DAX1 sur le chr X.
o Gène WNT4 sur le chr 1.
o Gène FOXL2 sur le chr 3.
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Exemple du mode d’action de DAX1 :
o La femme normale a 2 gènes DAX1 (un paternel et un maternel) mais 1 seul
s’exprime  ovaires  phénotype féminin
o Femme XY avec 2 gène DAX1 sur un X + gène SRY sur Y  expression
trop intense  dysgénésie gonadique mais phénotype féminin  il faut
enlever ces gonades anormales car risque de gonadoblastome +++.
o Chez l’homme XY la protéine SRY empêche le gène DAX de s’exprimer 
testicule  phénotype masculin.
5. Anomalies de la différenciation et du déterminisme sexuel :
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Les anomalies du caryotype.
Les pseudo hermaphrodismes.
Les réversions sexuelles.
Les anomalies malformatives chez la femme.
Les anomalies malformatives chez l’homme.
5.1. Les anomalies du caryotype :
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Phénotype féminin :
o Syndrome de Turner : 45, X  Gonade : ovaires dysgénésiques
o Ou alors tripe X : 47, XXX
o Hermaphrodisme vrai : mosaïque XY, XX  coexistence des structures
ovariennes et testiculaires immatures au sein de la gonade (ovotestis)
Phénotype masculin :
o Syndrome de Klinefelter : 47 ; XXY
o Double Y : 47, XYY
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