UE 5 – Physiologie – Chapitre 5
24.09.12
NEUROPHYSIOLOGIE
DE LA MOTRICITE
La motricité peut se subdiviser en :
tonus musculaire
activité posturale et équilibre
motricité volontaire
I. Le tonus musculair e
Définition : c’est l’état de tension dans lequel se trouve un muscle au repos, état de tension qui disparaît là 85-90% lorsque l’on sectionne le
nerf moteur de ce muscle.
Les 10% de tension restante sont dues aux propriétés visco-élastiques du muscle. Les 85 à 90% disparaissant sont d’origine nerveuse puisque
supprimés quand on sectionne le nerf.
Les troubles nerveux sont donc à l’origine d’une modification de ce tonus (hypertonie, hypotonie)
A. Les mécanismes nerveux sous-tendant le tonus musculaire
Le mécanisme basique du tonus musculaire est le reflexe myotatique. C’est le principal soutien du tonus musculaire.
Explication :
Circuit médullaire segmentaire :
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Les motoneurones α innervent plusieurs fibres musculaires : unité motrice.
Les fuseaux neuromusculaires envoient des infos par les fibres Ia aux motoneurones α
Les motoneurones γ régulent la sensibilité des fuseaux neuromusculaires.
D’autres infos passent par la racine postérieure : cutanée, tendineuse, articulaire (golgi). Elles passent par des RIN (réseau
d’interneurones) qui envoient des fibres inhibitrices ou excitatrices sur les motoneurones α et γ .
Le contrôle par les centres supérieurs : (hémisphère cérébraux ou TC)
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Fx pyramidal (cortico-spinal)
Fx vestibulo-spinal
Fx réticulo-spinal
Fx rubro-spinal
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B. Lésions :
1. Effet d’une section des racines postérieures sur le tonus (ex : hernie discale) :
Le neurone 1a n’est plus actif sur le motoneurone α qui n’exerce donc plus son action.
À partir du moment où l’on ouvre la boucle du reflexe myotatique : le tonus va chuter quelques soient les influences.
 Hypotonie musculaire.
2. Effet d’une section de la moelle épinière sur le tonus (ex : accident de la route) :
On supprime toutes les voies descendantes :
 à la période aiguë, le sujet est complétement hypotonique voire atonique (soit paraplégie, soit quadriplégie). La boucle myotatique est là
mais fonctionne à un régime bas, elle a besoin d’apport d’informations des centres supérieurs.
 à la période chronique, dans certains cas on aura une hypertonie.
3. Effet d’une décérébration (ex : traumas crâniens) :
Section passant au niveau des pédoncules cérébraux (entre les coliculi). On peut l’observer en cas de traumatisme crânien, d’hématome
pouvant provoquer un engagement. Les patients sont dans le coma.
 Hypertonie d’extension des 4 membres, pied en varus, membre supérieur en pronation.
La réticulée activatrice participant à l’éveil projette sur le cortex, en retour, le cortex cérébral projette sur la réticulée en l’inhibant. Cette
réticulée activatrice descend dans le tronc cérébral et dans la moelle épinière par les faisceaux réticulo-spinaux. Elle va agir sur les éléments du
reflexe myotatique.
On a donc une hyperactivité de la réticulée activatrice puisqu’elle n’est plus inhibée par le cortex.
Les faisceaux réticulo-spinaux vont avoir une action excitatrice sur les motoneurones γ qui vont être très actifs ; ils excitent les fuseaux qui par
les afférences 1a vont beaucoup exciter les motoneurones α  hypertonie de type γ (boucle γ).
Pourquoi une hypertonie en extension ?
Les muscles extenseurs sont beaucoup plus riches en fuseaux neuromusculaires. Donc le tonus est plus renforcé dans les extenseurs.
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