CHAPITRE 12
QUELLE EST LA PLACE DE L’UNION EUROPÉENNE DANS L’ÉCONOMIE GLOBALE ?
Questions centrales du chapitre 12 :
- Quels sont les avantages de l’intégration économique et monétaire ?
- La coordination des politiques économiques des pays de l’UE (et en particulier des
pays membres de la zone euro) est-elle efficace ?
Objectifs du chapitre 12 :
 acquérir des savoirs :
- savoir définir les notions essentielles du programme de terminale : Euro, union
économique et monétaire. 
- savoir définir les notions de première : banque centrale, politique monétaire,
politique budgétaire, politique conjoncturelle.
- identifier et maitriser dans les grandes lignes les différentes phases de l’intégration
économique et monétaire européenne.
- savoir distinguer les caractéristiques de l’intégration économique de celles de
l’intégration monétaire
- savoir expliquer en quoi la création de l’euro renforce ce processus d’intégration
européenne
- savoir expliquer en quoi l’intégration économique et monétaire européenne pose la
question de la coordination de politiques économiques
- savoir expliquer les difficultés de coordination des politiques macroéconomiques
européennes
 acquérir des savoir-faire :
- savoir lire et interpréter les diverses représentations graphiques et autres tableaux
statistiques.
- savoir calculer, lire et interpréter les proportions et pourcentages de répartition
Plan du chapitre :
I – EN QUOI L’UE EST-ELLE UNE EXPÉRIENCE ORIGINALE D’INTÉGRATION ?
A- Les pays euro se sont dotés d’un grand marché intérieur
B- La mise en place de l’euro consolide l’intégration euro
II – QUELS SONT LES DÉFIS DE L’UNION ECNONOMIQUE ET MONETAIRE (UEM) EUROPEENNE
DANS L’ECO EUROPEENNE ?
A– L’UEM renforce les interdépendances des politiques macroéconomiques
B– Les difficultés de coordination des politiques économiques en Europe
1
M° = + d’échanges e/ pays + décomposition de la Y à échelle internationale. Il y a des zones
où intégration éco est + forte, des zones d’intégration régionale économique et monétaire
(c’est la cas de figure le + poussé)
I – EN QUOI L’UE EST-ELLE UNE EXPÉRIENCE ORIGINALE D’INTÉGRATION ?
A- Les pays euro se sont dotés d’un grand marché intérieur
 Le (long) processus de construction euro :
- 1957 : Traité (fondateur) de Rome qui crée la Communauté économique européenne (CEE)
- 1962 : mise en place de la PAC
- 1968 : instauration de l’union douanière
- 1985 : signature des Accords de Schengen qui suppriment les contrôles aux frontières
communes des 5 États membres
- 1986 : Acte Unique Européen qui prévoit la libéralisation du Marché unique pour les
marchandises, capitaux et personnes. Renforce Traité de Rome
- 1992 : Traité de Maastricht qui met en place les étapes du passage à la monnaie unique
(début de l’intégration monétaire). La Communauté européenne devient l’UE
- 1993 : passage au marché unique et libéralisation des mouvements de capitaux en Europe
- 1997 : Traité d’Amsterdam qui instaure le « Pacte de stabilité et de croissance »
- 2002 : adoption de l’€ par les ménages
- 2004 : rejet par référendum du Traité constitutionnel en Fr et aux Pays-Bas, même s’i le
projet constitutionnel est relancé en 2007 par le Traité de Lisbonne et adopté en 2009
 Europe née d’une volonté de mettre en place partenariat éco e/ pays pour maintenir
paix. Elle a une dimension éco, monétaire, pol et juridique d’où originalité de cette
expérience d’intégration.
 À l’intérieur de l’UE : zone euro où intégration est encore + forte ; intégration amplifiée
avec la monnaie commune et la banque centrale (BCE) (= même pol monétaire), mais aussi
avec l’espace Schengen
 19 pays dans zone euro :
All, Autriche, Belgique, Chypre, Esp, Finlande, FR, Grèce, Ireland, Italie, Lettonie, Lux, Malte,
Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Lituanie.
 9 membres pas dans zone euro :
Bulgarie, Croatie, Danemark, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, RU, Suède.
 Les conditions de la réalisation d’un grand marché intérieur
5 conditions de la CPP
Atomicité
Homogénéité
Libre entrée et libre sortie
du marché
Mobilité des facteurs de Y
Transparence
Réalisation des institution euro
Droit de la concurrence garanti
par la Commission européenne
Normes euro sur les biens et
services
Suppression des droits de
douance
Liberté de circulation des biens
Liberté de circulation des
capitaux et des hommes
Monnaie unique
2
Réalisations en débat
Libéralisation des services
publics et création des SIEG
Droits des brevets euro et
création d’une Agence euro de
normalisation
Directive Bolkestein relative à
la libre circulation des services
Extension de l’espace
Schengen
Harmonisation fiscale
 La construction euro est libérale du point de vue éco
 Le marché commun cherche à se rapprocher de CPP
La CPP est un modèle idéal de fonctionnement du marché qui respecte 5 conditions. Si elles
sont toutes réunies, on peut essayer de bénéficier des mécanismes autorégulateurs du
marché.
 Le grand marché européen améliore les conditions de la concurrence car :
 + grande atomicité  suppression des barrières douanières  qui renforce concurrence
(mais producteurs nationaux sont moins protégés)
 car ce grand marché intérieur commun s’est accompagné de la mise en place de normes
euro commune. Ex : étiquetage, sanitaires, hygiène, normes envi…
 car introduction d’une monnaie unique renforce transparences des infos
 Grand marché intérieur euro, le marché unique euro : espace de L.E le + abouti au
monde : favorise les échanges : commerce intra-européen = 2/3 du commerce euro = 30%
commerce mondial.
À travers lui, on essaye de bénéficier des avantages du L.E et du CPP  meilleures allocation
des facteurs de Y et + de concurrence = avantages pour tous.
 Avantages attendus du grand marché intérieur pour producteurs et consommateurs :
échelle microéconomique
Pour le producteur :
- économies d’échelle ( coûts de Y  gain de pté   profits ou  prix ou  salaires  
compétitivité prix), car on produit à + grande échelle, on produit + (new marchés)
- + grande spécialisation   compétitivité prix
- producteurs bénéficient d’un transfert de technologie   compétitivité prix et hors prix
- libre circulation des Kx   coûts de financement des investissements grâce à la concu.
Pour le consommateur :
-  prix
-  choix, + grande diversité des pdts.
 Avantages attendus du grand marché intérieur à échelle macroéconomique :
À échelle macroéco, grand marché intérieur euro en permettant multiplication des échanges
favorise croiss éco des pays membres de ce marché et donc de réduire le chômage.
Comment ? grâce à :
- la meilleure et + grande spécialisation qui permet une efficacité productive   condition
de l’O   profit de l’entreprise  favorise innovation  et donc croiss future
- la baisse des prix du fait de la + grande concurrence   PA   Dglobale   Y
 accélération croiss éco, due à des effets positifs sur l’O et la D par grand marché intérieur
 baisse chômage.
 Mais les avantages espérés de ce grand marché n’ont pas été totalement atteints
Malgré la multiplication des échanges intracommunautaires qui ont permis la convergence
relative (le rattrapage) càd l’ de la croiss éco de pays qui étaient + faibles,
- depuis l’Acte unique en 1986la croiss éco pas toujours été au rdv
- le taux de chômage reste élevé en Europe comparé aux EU, Japon
- De plus, la convergence est relative : on parle d’UE à deux vitesses (pays de l’Est sont pas
encore au même niveau que ceux de l’Ouest, ils bénéficient pas à la même hauteur du
marché euro)
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Intégration économique : constitution d’un espace éco à partir de ≠ économies nationales :
 Zone de libre-échange : libre circulation des marchandises par la suppression des
obstacles tarifaires et non tarifaire. Ex : l’ALENA
+   Union douanière : politique tarifaire extérieure commune et harmonisation des
normes sur les produits. Ex : MERCOSUR
+   Marché commun : suppression des frontières aux facteurs de Y (Kx et personnes). Ex :
mis en place par l’Acte Unique en EU
+   Union éco : harmonisation des pol conjoncturelles et structurelles. Ex : PAC
+   Union éco et monétaire : mise en place d’une monnaie unique. Ex : UE
- UE = intégration la + poussée, stade ultime de l’intégration éco : on abandonne
prérogatives nationale comme la politique monétaire.
- Mais l’UE pas encore totalement aboutie : pas d’intégration fiscale, sociale et politique
poussée.
- De plus, cette intégration n’est pas linéaire dans le temps et elle n’empêche pas les États
européens de mettre en place des mesures protectionnistes vis-à-vis du reste du monde :
ex : PAC
B- La mise en place de l’euro consolide l’intégration euro
 Monnaie unique et intégration européenne
Pourquoi adopter une monnaie unique ?
 réduit incertitude
baisse des prix et
 Hausse de
l sur les prix
  augmentation du PA 
l’emploi
l

monnaie unique  élimine fluctuations dues 


l
aux taux de change


l

 meilleure circulation  réduction des coûts  investissement  croiss
des capitaux
de financement
du PIB
Le passage à la monnaie unique (adoption de l’€ en 1999), et donc l’UEM devait permettre
de favoriser la croissance des pays de la zone et le L.E. Pour deux raisons principales :
- une monnaie unique  disparition incertitude liée aux changes, une meilleure
comparabilité des prix (favorise transparence) et la disparition des coûts de conversion des
devises entre elles
 permet une  des prix des pdts( baisse des coûts de Y)   Dglobale   Y   croiss
 incertitude liée aux changes & + grande mobilité des Kx   investissement +  coûts de
financement   Y   croiss
 + grande mobilité des Kx permet + d’investisseurs   coûts d’emprunt
Banque centrale : institution financière qui met en place la pol monétaire, qui gère réserve
officielle de changes et qui doit assurer bon fonctionnement du système bancaire.
Ses outils = tx d’intérêts directeurs, règles prudentielles, et joue son rôle de prêteur en
dernier ressort si besoin est.
 L’UEM renforce intégration financière et économique des pays euro car favorise les
échanges de Kx et leur circulation e/ pays de la zone euro. En 2008, ≈ 50% des
investissements euro étaient intra zone ; ils étaient de 40% en 2001.
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 Monnaie unique et contexte international
 3 fonctions de la monnaie :
- instrument d’échange (facilite les transactions, résoud inconvénients liés au troc)
- unité de compte (donne valeur aux choses et aux choses e/ elles)
- réserve de valeur (permet de conserver richesse dans le temps et de différer ses achats)
 À l’international, principal rôle de l’€, qui s’est imposé comme la 2e monnaie = réserve de
valeur car € n’a pas cessé de s’apprécier // au $, ce qui attire investisseurs étrangers.
Il sert aussi d’instrument d’échange (mais le $ est encore maître)
 Toutefois, la monnaie unique n’a pas pour autant créé zone protégée ; la crise éco et
financière de la fin des 2000’s a altéré confiance des investisseurs dans l’UEM
II – QUELS SONT LES DÉFIS DE L’UNION ECNONOMIQUE ET MONETAIRE (UEM) EUROPEENNE
DANS L’ECO EUROPEENNE ?
A– L’UEM renforce les interdépendances des politiques macroéconomiques
 Les pol macroéco au sein de l’UEM :
Pol conjoncturelle
…………..
(+ pol structurelle)


Pol de relance dont but est de
Pol de rigueur dont but est de
soutenir la D pour favoriser la
maitriser l’inflation
croiss éco et baisser chômage
(car dette  monnaie  inflation)




pol monétaire
pol budgétaire de
pol budgétaire pol monétaire de
de relance
relance ( R de transfert)
de rigueur
rigueur (= tx directeurs)
 La pol monétaire de l’Europe est détenue par la BCE. Elle est indépendante des
gouvernements nationaux. Son objectif est de maintenir l’inflation.
 La Banque de France fait partie du système bancaire euro qui dépend de la BCE.
 Dans l’UEM, les États ont la maitrise de la pol budgétaire.
 Mais, ils ont mis en place un pacte de stabilité et de croissance qui impose aux gouv.
nationaux une certaine maîtrise de leur budget :
- le déficit public (déficit budgétaire, de la sécu, des collectivités terr.) doit pas dépasser 3%
- la dette publique (déficits publics cumulés + intérêts) doit pas dépasser 60% PIB
 Les pol budgétaires et monétaires sont interdépendantes
 donc il fait les coordonner
 Policy mix : pour aller dans le sens de la BCE dont objectif 1er est de maintenir l’inflation.
∆ !  une pol budgétaire de relance va à l’encontre d’une pol monétaire de rigueur
puisqu’elle engendre de la création monétaire et donc de l’inflation.
 d’où création du Pacte de Stabilité et de croissance (PSC) : il y a une nécessité pour les
États et la BCE de coordonner pol éco monétaire et budgétaire euro. Il faut parvenir à
concilier « envies et besoins » de chaque camp.
En Europe depuis l’UEM, depuis l’introduction de l’€ : policy mix européen = pol budgétaire
restrictive (PSC = déficit pub < à 3% et dette pub < 60% du PIB) et pol monétaire restrictive
(BCE met taux directeurs élevés) dans l’objectif unique = maintenir niveau d’inflation bas.
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 - La pol monétaire est supranationale
- Les pol budgétaires, bien que nationales, sont harmonisées.
 But de la zone euro = avoir monnaie forte + stabilité des prix
Aussi, l’introduction de l’€ et donc cet objectif de la BCE en matière de stabilité des prix
ne peut être remis en cause que par laxisme budgétaire de certains États membres. D’où
volonté de coordonner leur pol budgétaire à travers PSC = pour garantir succès de l’€.
Succès qui est au RDV : on attire Kx étrangers
Mais, cela affaiblit la croiss puisqu’on préfère placer qu’investir + difficulté à l’X
Cependant, si les pol monétaire et budgétaires restrictives permettent de maintenir
l’inflation (et donc une dépréciation de l’€ et une perte de confiance en lui), d’éviter le
laxisme monétaire et l’ de la dette publique :
leur mise en place s’accompagne de contraintes :
- on se prive d’une pol monétaire de relance.
- le PSC a limité la croiss et permet de moins bien soutenir la D. Ainsi, le niveau d’austérité
des pols budgétaires euro risque de peser sur la reprise de l’activité dans l’UEM, après le
crise financière de 2007-2009, puisqu’elles diminuent la C° /D des ménages de tous les pays
(donc pénalisent l‘M et l’X)  peut conduire à une récession en chaine des pays de la zone.
B– Les difficultés de coordination des politiques économiques en Europe
L’interdépendance des pols monétaires et budgétaires des États membres de l’UEM rendent
nécessaire leur coordination.
Cependant, la mise en place de pols coordonnées présente un certains nb de difficultés :
Quelle pol pour des éco européenne non convergentes ?
 La santé éco d’un pays peut se voir à travers 4 indicateurs :
1 - taux de chômage 2 - taux de croissance
3 - solde commercial 4 - taux d’inflation maintenu
= carré magique
En Europe,
- le taux de chômage assez élevé a fortement augmenté depuis la crise
- le taux de croiss du PIB réel a tendance à baisser (croiss molle, atone)
- le solde de la balance commercial est déficitaire
- le taux d’inflation est maintenu.
 L’Allemagne, fait exception d’un point de vue macroéco :
- taux de chômage faible
- taux de croiss éco fort
- solde commercial très excédentaire
- tout en arrivant à maintenir inflation bas (mais ∆! précarisation des emplois)
La coordination des éco en Europe peut paraître compliquée puisque situations éco
macroéco divergent : les États ont pas les mêmes besoins.
 La pol monétaire restrictive peut être vue comme récessive : elle va empêcher de
soutenir la D, donc la croiss, donc le chômage. De fait, les taux d’intérêts trop élevés ne
conviennent pas à tous et incitent pas à emprunter. Ainsi, le Policy mix euro, même s’il
permet le maintien de la hausse des prix qui fait de l’€ une monnaie stable et forte, a eu des
effets néfastes sur la croiss et le chômage (et n’a pas empêché l’ de la dette), malgré
assouplissements du PSC.
La coordination des pols budgétaires (et fiscales ?), relevant encore du cadre national,
provoque de fortes tensions dans la zone. Question du fédéralisme budgétaire et fiscal.
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Ch 12 Union européenne (fiche révision)- A. Massard - socio