MA BOHEME
déjà , le titre à une connotation autobiographique avc le possessif "MA" qui montre que Rimbaud s'approprie cette vie ! Pr rapelle une vie de Bohème , est une vie pauvre , libre en marge des règles de la société . Mais également qui est consacré aux plaisirs sensorielles !!
"Je m'en allais"
Le temps est à l'imparfait, ce qui peut évoquer une habitude , ou alors une action qui dure dans le temps = ce qui illustre son errance sans fin !
"Les poings dans mes poches crevées"
le mot "poing" au lieu de "main"donne l'image d'un garçon déterminé voir révolté , qui est pret a se battre pour la LIBERTE !!
"Mon paletot devenait aussi idéal"
Ici, il ya un jeu ironique avec l'adjectif "idéal" qui peut vouloir dire " déchiré" mais aussi "parfait" au sens poétique. Or, pour Rimbaud sa pauvreté est idéale , car elle lui permet de vivre en liberté
"J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton Féal"
On voit qu'il s'adresse à sa Muse , ce qui illustre son "dévouement" pour la poésie , puis le mot "féal" signifie "fidèle" , malgré son anticonformisme il reste très fidèle à SA passion
"Oh!là!là! que d'amours splendides j'ai révées"
les interjections exclamatives traduisent une sorte de joie naive , illustrant son coté encore enfantin ! Puis "que d'amourS splendideS j'ai révéeS" accordé au pluriel , montre qu'il est très imaginatif et inspiré
"Mon unique culotte avait un large trou"
On peut dire que le niveau de langue est adapter au niveau de vie ; càd qu'il dit sa réalité simplement , puis le mot "unique" insiste encore sur son manque de maériel/sa pauvreté
"Petit-poucet réveur , j'égrenais dans ma course/des rimes"
On a là , une belle métaphore fillée ; les rimes sont pour Rimbaud comme les cailloux du petit -poucet ; on en déduit que la poésie est comme un repère dans sa vie !
Puis le rejet de "des rimes" accentue cette idée !
"Mon auberge était à la grande Ours"
Cette métaphore montre que la nature est comme son refuge , sa maison , là ou il se sent réellement bien
"mes étoiles au ciel , avaient un doux frou-frou"
Il y a ici , une synesthésie ; il entends les étoiles , ce qui témoigne de la richesse sensorielles de la nature . De + , l'allitération en "FR" imite un "bruissement léger" comme un chuchotement céleste !
BILAN
Dans ce premier mouvement , Rimbaud évoque l'errance , la nature ainsi que la pauvreté !
" Et je les écoutais , assis au bord des routes"
il y a encore une synesthésie ; Rimbaud est vraiment àl'écoute du monde , de ses sensations !
"Assis au bord des routes"
Ensuite , le fait qu'il disent seulement "au bord des routes" sans lieu précis , montre bien son coté "vagabond" , et le fait que l'endroit lui est égal , tant qu'il est libre dans la nature
"Je sentais les gouttes de rosée à mon front , comme un vin de vigeur "
la rosée du matin est pour lui une source d'energie , qui le rends ivre au sens "heureux" = comme un elexir de bonheur
On peut meme y voir un jeu de mot entre "rosé" et "vin" ,car Rimbaud aime bcp en faire
T2/ Ou , rimant au milieu des ombres fantastiques"
Rimbaud montre que c'est la nature qui nourrit son inspiration ,et lui offre tant d'imaginations !
"Comme des lyres/ je tirais les élastiques"
Ici , il y a un jeu sur la forme du poème ; il décale la césure, ce qui imite le geste de tirer un élastique !
IL joue avec les règles du vers , comme un musicien avec sa lyre !
"Un pied , près de mon coeur"
Ici , il y a double sens ; un "pied" est à la fois une partie du corps , et une "syllabe" en poésie.
Donc , soit il parle de sa position physique lorsqu'il fait ses lacets , soit il évoque une poésie qui vient du coeur : ce qui renforce le lyrisme !