"étés révérbérés, été presque sans nuit"
le texte commence par une anaphore du mot "été" , qui insiste sur la beauté de cette saison chaleureuse et lumineuse . Puis les "..." marque un grand sentiment de nostalgie !
"Car j'aimais tant l'aube, déjà, que ma mère me l'offrait en récompense"
Nous avons un adverbe de quantité "déjà" qui illustre sa grande passion pour la nature ! Cela suit avec un adverbe de temps donc "déjà" , qui montre que cette passion pour la nature est évidente voir innée !
nature = cadeau
"j'obtenais qu'elle m'éveillat à trois heures et demi"
Ici l'heure précise donne une idée de discipline et de détérmination impressionnante pour une enfant
Puis l'imparfait d'habitude confirme cette régularité
"vers des terres maraichères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière"
"vers les fraises, les cassis, les groseilles barbues"
On voit que meme si ces terres semblent cachées et reculées , elle l'est connait . Ce qui illustre son LIEN intime avec la nature
"A trois heures et demi"
"Puis elle écrit " tout dormait dans un bleu originel,humide.."
Colette répète encore cette heure , ce qui crée une sonorité poétique , et donne un coté "rituel" a ses promenades
Ici il y a une synethésie , car la couleur BLEU et associé a une texture , donc la nature éveille en elle TOUT les sens
"originel"
Et le terme "orignel" peut faire penser à la Genèse , càd un monde naissant devant ses yeux
"d'abord mes jambes, puis mon petit torse bien fait....narines"
On a là , le lexique du corps , qu'elle énumère , en insistant surtout sur les sens. Ce qui reprends l'idée de "richesse sensorielles" de la nature
"c'est sur ce chemin, c'est à cette heure là"..
" je prenais conscience de MON prix"
On voit que Colette insiste sur la valeur qu'a cette habitude pour elle , grace à des "présentatifs"
Ici , ce qu'elle veut dire c'est que c'est le contact avec la nature ( càd durant ses promenades) qui lui donne de la valeur et de la confiance en elle!
"et de ma connivence"
"le premier souffle, le premier oiseau.."
je reviens sur le terme "connivence" qui suggère une relation intime et harmonieuse entre Colette et la nature (=symbiose)
la répétition de "le premier" insiste sur l'idée de naissance du monde : c'est comme si elle assistait a sa création chaque matin
"le soleil encore ovale , déformé par son éclosion"
ceci est une assonance en O , qui crée une sonorité douce et poétique
"Ma mère me laissait partir"
Puis "Beauté-Joyau-tout en or"
On a encore une preuve que Colette est très LIBRE , et autonome
est une métaphore méliorative crée par sa mère, qui contribue à élaborer un portrait élogieux et subjectif de Colette
"j'étais peut-etre jolie"
On remarque que Colette prends du recul et le modalisateur "peut-etre" montre une certaine modestie de sa part , et une distance vis-à-vis du regard subjectif de sa mère !
"je l'étais à cause de mon age , la verdure...."
Elle préfère attribuer sa beauté au moment (ds la nature) plutot qu'à elle meme = c'est donc une façon de célébrer la nature
"ma supériorité d'enfant éveillé sur les enfants endormis"
= On finit par cette belle antitihèse qui oppose éveillé à endormi et qui met en avant son originalité , et sa forte connexion avec le monde