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PHYSIOLOGIE DE LA MOTRICITE
(1
ère
partie)
C. Massé
Service de Physiologie
Faculté Médecine de Montpellier
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INTRODUCTION
La motricité ou capacité de mouvement :
Intègre la notion de contraction musculaire
Ne se limite pas à la locomotion, penser aussi à
comment manger, respirer, parler, écrire.., orienter le
regard
Impose en ce qui concerne le déplacement du corps :
de lutter contre la pesanteur et en même temps
d’assurer la posture
de dérouler correctement le mouvement
(marcher, courir, sauter..)
Est modue par la vigilance/sommeil, l’entraînement,
la fatigue, les émotions, les médicaments, les boissons
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Pour se déplacer il faut donc :
• Un tonus musculaire
• Un ensemble de processus nerveux qui assurent
• l’équilibre
• une succession de postures
• Un ensemble de centres nerveux dont l’action coordonnée organise
le mouvement depuis le signal initiateur jusqu’au moment où le but
est atteint
•Implication de mécanismes :
• Réflexes (ex : mouvements alternatifs des membres)
• Automatiques (ex : marche, faire du vélo) qui déclenchent,
règlent les séquences
• Intentionnels (ex : changement de direction, d’allure;
modification d’inclinaison du corps donc déquilibre)
• Notion d’apprentissage : enfant/adulte
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I – ETAPES DANS L’ÉLABORATION D’UN MOUVEMENT
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- Le déclenchement
Provient de stimuli sensoriels : locaux, visuels, olfactifs, auditifs,
vestibulaires (déplacement en terrain accidenté)…
Peut être initié par une démarche intellectuelle, un besoin, une sensation
de faim, de soif.
2 - Le contrôle permanent
Il est nécessaire à l’exécution correcte du mouvement
Il est assuré d’une part par un retour d’informations sensitives
proprioceptives
informent le SNC de l’état de la musculature
informent de la position des segments de membres (important pour
un déplacement yeux fermés ou dans le noir, encore plus en
apesanteur)
Il est assuré par le cervelet qui analyse et compare les données
Le cervelet est capable de détecter et de corriger les erreurs
entre programmation du mouvement et déroulement réel de
celui-ci
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3 - La coordination des actions musculaires est :
Segmentaire et intersegmentaire (moelle): mise en place de schémas
d’actions relativement rigides (genre de circuits imprimés) exemple :
flexion-extension croiséecessaire au pas
Suprasegmentaire (encéphale) : conception, ordre du mouvement
Ex : la fermeture du poing nécessite
Contraction des fchisseurs des doigts (m. agonistes)
Dans leme temps rechement des extenseurs des doigts
(m. antagonistes)
Contraction des extenseurs du poignet (éviter sa flexion) (m.
synergistes)
Fixation-maintien du poignet, coude épaule (m. fixateurs)
Seule la contraction des agonistes est volontaire
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