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Deux ou trois choses que l’on ne vous dit jamais sur le capitalisme, H.J. Chang
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Anouk Dancert-Fiche de lecture
Ouvrage économie
- La localisation des activités de vente est soumise à autorisation : restrictions sur la vente de rue …
- Réglementation des prix : contrôle de loyers, salaire minimum ;
dans les pays riches, les salaires sont déterminés par le contrôle de l’immigration : sans contrôle politique, le libre marché du
travail remplacerait jusqu’à 90% des travailleurs du pays par des migrants à MO bon marché ; dans la plupart des pays, les taux
d’intérêts sont fixés par la Banque Centrale.
Le libre-échange est-il juste ?
Nous voyons une réglementation quand nous ne partageons pas les valeurs morales qui la sous-tendent :
aux EU, le commerce international de la Chine est libre mais pas juste (salaires très bas et conditions de travail inhumaines) donc la concurrence
est déloyale.
Les chinois pourraient considérer qu’il est injuste que les pays riches posent des barrières aux exportations chinoises, tout en prônant le libre
échange.
L’affrontement sur le juste échange est fondamentalement une question de valeurs morales et de décisions politiques.
Je crois que nous ne sommes même plus en France
En juillet 2008, le gouvernement américain a injecté 200 milliards de dollars dans deux compagnies de prêts immobiliers et les a nationalisées.
On a accusé le gouvernement d’agir comme dans un pays « socialiste », alors que pour G. W. Bush, même dans le libre marché l’Etat peut
intervenir lorsque c’est nécessaire.
Ce qui est une question d’opinion.
Les frontières du marché sont donc ambiguës, ne peuvent pas être déterminées objectivement : l’économie ne peut pas être
assimilée à une science comme la physique, c’est une activité politiques.
Les économistes ne s’appuient donc pas sur des vérités objectives, mais aussi sur des motivations politiques.
VERITE 2 : IL NE FAUT PAS GERER LES ENTREPRISES DANS L’INTERET DES ACTIONNAIRES
Ce qu’on vous dit
Comme les actionnaires sont les propriétaires des entreprises, elles doivent être gérées dans leurs intérêts.
Leurs revenus sont variables (si l’entreprise fait faillite ils perdent tout), donc ils sont mieux placés pour assurer le succès de
l’entreprise.
Ce qu’on ne vous dit pas
Les actionnaires sont les propriétaires mais ils sont aussi très mobiles donc ils ne sont pas vraiment soucieux de l’avenir de
l’entreprise à long terme : ils maximisent leur profit à court terme ce qui affaiblit les perspectives d’avenir de l’entreprise.
Le capitalisme défendu par Karl Marx
La responsabilité limitée(ou par actions) : si l’entreprise fait faillite, ses investissements ne perdront que ce qu’ils y auront
investi.
Avant son invention (au XVIème siècle), l’entrepreneur qui commençait une activité commerciale risquait tout (biens personnels
et liberté personnelle), et à ses débuts les Etats elle n’était accordée qu’aux très grandes entreprises d’intérêt général.
Pour Marx : elle allait permettre la mobilisation des gros capitaux dont avaient besoin les industries émergentes et réduisait les
risques pour les investisseurs individuels.
La mort de la classe capitaliste
Elle a donc accéléré l’accumulation du capital et le progrès technologique à la fin du XIXème et au début du XXème. Le
capitalisme s’est transformé, et même si certains ont eu peur que les entrepreneurs prennent trop de risques, ils ont pu voir que
les entrepreneurs charismatiques et visionnaires qui savaient faire les bons choix. Ceux-ci seront très vite remplacés par une
nouvelle classe de managers professionnels, des bureaucrates de carrières, ce qui inquiète car ils ont tendance à gérer les
entreprises selon leurs intérêts à eux et non pas ceux des propriétaires légaux : les actionnaires.