curriculum vitae

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CURRICULUM VITAE
Mourad SANDI
né le 26 juin 1974
Adresse personnelle : 36, Bd du Val de Chézine
44800 Saint-Herblain, France
Tél. : 33 (0) 2 40 40 72 35
Adresses professionnelle : Faculté des Sciences Économiques et de Gestion
BP 52231
Chemin de la censive du Tertre
44322 Nantes Cedex 3
Ou
Faculté Jean Monnet
54 bd Desgranges
92331 Sceaux Cedex
Tel. : 33 (0) 2 40 14 17 42
Fax : 33 (0) 2 40 14 17 43
Email : [email protected]
[email protected]
Situation actuelle :
Ingénieur de recherche, ADIS, Université de Paris Sud.
Chercheur associé au Laboratoire d’Economie de Nantes (LEN), E.A. 2164.
Membre de réseau d’excellence RECWOWE (Reconciling Work and Welfare in Europe),
financé par la Commission Européenne.
Membre de l’European Fondation on Social Quality.
Diplômes universitaires :
Qualifié au poste de Maitre de Conférence (N° de qualification 07205159604).
Docteur en Sciences Économiques, Université de Nantes, 2005, Mention Très Honorable
et les félicitations du jury à l’unanimité.
DEA en Théorie Économique Approfondie, Université de Nantes, 1999, Mention assez
bien.
Maîtrise d’Économie, 1998, Mention Assez bien.
1
Expériences d’enseignement
– Université de Nantes :
Economie de l’entreprise, Cours 64h, deuxième année, 2006-2007.
Introduction à l’économie, TD 36h, première année 2006-2007.
Macroéconomie, TD 40h, première année 2005-2006.
Macroéconomie, TD 36h, deuxième année 2005-2006.
Macroéconomie, TD 40h, première année 2004-2005.
Microéconomie, TD 60h, deuxième année 2004-2005.
Microéconomie, TD 40h, première année IUP 2003–2004.
Economie Industrielle, TD 80h, Licence d’APE, SES et économie d’entreprise 2002–
2004.
Macroéconomie, TD 36h, deuxième année, Saint-Nazaire 2001-2002.
Liste des Publications :
1/ Thèse
« Analyse économique du syndicalisme : approches théorique et empirique »
Université de Nantes, sous la direction du Professeur Denis BOUGET, soutenue
le 21 juillet 2005 devant un jury composé de :
Pascal Belan, professeur, université de Nantes
Denis Bouget, professeur, université de Nantes, directeur
Patrick Feve, professeur, université de Toulouse I, rapporteur
Marie Claire Villeval, directeur de recherche CNRS, GATE, Lyon,
rapporteur
François-Charles Wolff, professeur, université de Nantes
2/ Articles publiés dans des revues à comité de lecture ou chapitre dans des
ouvrages collectifs
1. Sandi, M. (2006), « Déterminants du syndicalisme : études sur données
individuelles et agrégées », Revue d’Economie Industrielle, n°116, 3ème trimestre, pp. 126.
2. Sandi, M. (2006), « Syndicalisme, religions, religiosité : analyse par une approche
économique », A Canadian Journal of Studies in Religion, vol. 35, n° 2, pp. 247270.
3. Sandi, M. (2006), « Les déterminants de la désertion syndicale en France », Revue
Multidisciplinaire sur l'emploi, le syndicalisme et le travail, Vol. 2, n° 1, pp. 72-93.
2
4. Sandi, M. (2005) “The Effect of the Unemployment Benefit degression on the
Union Membership of the Unemployed people”, Economic Bulletin, Vol. 10, Issue 2,
pp. 1-10.
5. Sandi, M. (2004), « Principaux déterminants du syndicalisme individuel », dans
Solidarité collectives, Paris, Tome 1, pp. 323-338, Edition L’Harmattan.
6. Sandi, M. (2003), « Inégalités salariales par genre et contribution syndicale », dans
Marché du travail et genre, Bruxelles, pp. 335-346, Editions du Dulbéa.
3/ Article révisé à paraître
7. Sandi, M. (2006), “Institutional Explanations of Inequalities of Treatment”, à
paraître dans Journal of Industrial Economics, p.19.
4/ Liste des papiers soumis ou en révision :
8. “Union Membership: The structural and Dynamic Model”, en revision dans
Industrial Relation
9. « Modélisation assurantielle des comportements d’adhésion syndicale », Soumis
dans Revvue Française d’économie.
10. « L’engagement aux actions collectives chez les jeunes : le cas du syndicalisme »,
soumis dans Revue Française de Sociologie
11. “Union and Strategic R&D”, en revision dans Economic Bulletin
12. “Trade Union and Development Regional“, en revision dans Economic Bulletin
13. « Les fondements économiques de l’hostilité des employeurs à l’égard des
syndicats », soumis dans Recherche Economique de Louvain
14. « L’impact des facteurs politique sur les choix d’adhésion individuelle », soumis
dans Relations Industrielles
5/ Communications à des colloques et séminaires :
15. Communication sur « Ampleur du secteur informel et sous emploi des femmes : le
cas du Maroc », Colloque Marché du travail et genre dans les pays du Maghreb :
quel marché du travail. Organisé par le département d’économie appliquée de
l’Université Libre de Bruxelles «DULBEA» (BELGIQUE), l’Institut National de
Statistique et d’économie appliquée « INSEA» (MAROC) et le Groupe de
recherche du CNRS, Marché du travail et Genre «MAGE» (FRANCE), 14 et 15
mars 2006
16. Communication sur « Les inégalités salariales entre les hommes et les femmes »,
Séminaire du LEN, Université de Nantes, mars 2004.
3
17. Communication sur « Les déterminants de l’adhésion syndicale », Colloque de
l’AES, le 4 et 5 septembre 2004.
18. Communication sur « Le rôle et l’importance des syndicats des pays de Maghreb »,
Colloque Marché du travail et genre dans les pays du Maghreb : Spécificités, points
communs et synergies avec l’Europe. Organisé par le département d’économie
Appliquée de l’Université Libre de Bruxelles «DULBEA» (BELGIQUE), l’Institut
National de Statistique et d’économie appliquée « INSEA» (MAROC) et le Groupe
de recherche du CNRS, Marché du travail et Genre «MAGE» (FRANCE), mars
2003.
6/ Les travaux en cours :
19. Investigations empiriques sur le lien entre les syndicats et la R&D, projet avec le
Ministère du Travail et de la solidarité Sociale (DARES) sur les enquêtes
REPONSE, 1998, 2005.
20. Convergence institutionnelle des systèmes de relations industrielles.
7/ Les nouveaux thèmes de recherche
21. Impact de l’asymétrie d’information sur les décisions de localisation des firmes.
22. Étude des conséquences économiques et sociales des crises qui atteignent les
filières animales.
23. Étude des instruments de couverture adéquats pour le risque des filières animales
dans le cas de maladies avec risque zoonotique.
4
Rapport d’activité en matière d’enseignement et de recherche.
SANDI Mourad
Chercheur associé au LEN (Laboratoire d’économie de Nantes), E.A. 2164
I. Activités de recherche
A la suite de la soutenance de ma thèse (I.1), j’ai entrepris la rédaction et la publication
d’une série d’article ou de papier théorique et empirique sur le thème général du
syndicalisme et d’autres thèmes de recherche. Ainsi :
2) J’ai publié cinq articles (I.2) dans des revues à comité de lecture et deux chapitres
dans des ouvrages collectifs.
3) Sept articles sont actuellement en cours de révision (I.3) dans des revues
françaises et étrangères.
4) Quatre papiers ont été présentés dans des colloques ou séminaires nationaux et
internationaux (I.4)
5) Actuellement, dans le prolongement d’un travail théorique déjà effectué sur les
liens entre syndicalisme et innovation, nous travaillons avec la DARES sur
l’estimation économétrique de nos résultats. J’ai par ailleurs entamé une
investigation dans deux nouveaux domaines de recherche, l’économie
géographique d’une part, l’économie de la santé animale d’autre part (I.5).
I.1 Thèse
La thèse « Analyse économique du syndicalisme : approches théorique et empirique », dirigée
par le Professeur Denis BOUGET a été soutenue le 21 juillet 2005, devant un jury composé
de :
Pascal Belan, professeur, université de Nantes
Denis Bouget, professeur, université de Nantes, directeur
Patrick Feve, professeur, université de Toulouse I, rapporteur
Marie Claire Villeval, directeur de recherche CNRS, GATE, Lyon, rapporteur
François-Charles Wolff, professeur, université de Nantes
Mon principal champ de recherche peut se résumer dans les deux axes suivants :
1° L’impact des syndicats sur les performances, économiques, sociales et financières des
entreprises, des branches d’activité et des États.
2° Les principaux déterminants du syndicalisme à travers les facteurs explicatifs des choix
d’adhésion syndicale.
5
À travers ce thème fédérateur j’essaye d’élargir le champ d’analyse en introduisant des
problématiques qui lui sont directement associées et qui représentent un grand intérêt
scientifique. Je m’intéresse ainsi à la :
3° Désyndicalisation continue depuis le choc économique de 1973 dans presque tous les
pays développés.
4° L’explication économique d’un écart syndical entre le nord (Norvège, Danemark,
Suède) et le sud de l’Europe (France, Espagne, Italie) qui peut atteindre 80 point de
pourcentage.
5° L’écart de syndicalisation entre le secteur public et le secteur privé, l’analyse insiste sur
le pouvoir de négociation et sur la tutelle publique à l’égard de ses établissements;
6° L’impact de la gestion tripartite des caisses de la sécurité sociale sur les choix
d’adhésion syndicale.
Le cadre disciplinaire dans lequel s’inscrivent mes thèmes de recherche est celui des
relations industrielles et exige donc de conjuguer l’économie aux dimensions
institutionnelles qui en fixent le cadre.
Afin de parvenir à mes objectifs j’ai initié une approche stipulant que l’adhésion syndicale
n’est pas seulement un choix individuel des seuls employés. L’adhésion est le produit de
trois choix, émanant de trois agents économiques : l’État, l’entreprise et le salarié. J’ai ainsi
développé cette approche d’un point de vu théorique qui a été testé ensuite
empiriquement (économétrie).
Mon travail consiste alors à entreprendre dans un premiers temps une analyse de
formalisation des comportements de ces agents économiques. Pour le faire j’ai adopté une
approche coût-bénéfice basée sur le postulat de la maximisation d’une fonction d’utilité.
En utilisant un cadre théorique assurantiel j’ai introduit dans ce type d’analyse l’impact de
l’incertitude sur le choix d’adhésion syndicale. J’ai également supposé que les agents
économiques n’assignent pas la même valeur aux avantages et/ou aux coûts d’adhésion.
Plusieurs orientations théoriques structurent la littérature consacrée aux effets de la
présence syndicale dans l’économie. A la suite des travaux de Brown et Medoff (1978), le
lien entre la présence syndicale et la rentabilité semble est appréhendé au regard de deux
dimensions qui doivent être évaluées et appréciées pour déterminer les conséquences du
syndicalisme : d’une part, l’effet syndical sur les salaires et, d’autre part, l’effet syndical sur
la productivité. Les études économiques existantes ont majoritairement démontré que le
niveau des rémunérations était plus élevé dans le secteur syndiqué (Lewis, 1986 ; Jarrell et
Stanley, 1990). Compte tenu du surcoût salarial engendré par la présence syndicale, ces
recherches considèrent que le syndicalisme affecte négativement l’économie si cette
hausse des coûts salariaux n’est pas compensée par une amélioration de la productivité
(Hirsch, 1991).
L’économie néoclassique a ainsi longtemps avancé que les syndicats, comme toute entente
anti-concurrentielle, éloignent l’économie de son équilibre naturel. L’influence des
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syndicats sur l’économie résulte de leur capacité à obtenir une « rente », c’est-à-dire un
niveau de salaire supérieur à celui du marché (Simons 1940, Friedman 1971). Ils
exerceraient de fait un impact négatif sur les performances économiques et financières des
entreprises (Oswald 1985, Farber 1986, Hirsch 1991). Cependant, cette influence serait
liée d’une part, au potentiel de rente possible – lui-même lié à l’environnement
concurrentiel de l’entreprise – et d’autre part, au pouvoir de négociation des syndicats
(Booth, 1995). Ainsi, les entreprises, disposant d'un avantage compétitif sur leur marché
ou bénéficiant d’une situation de monopole, seraient susceptibles de satisfaire plus
aisément les revendications salariales des syndicats sans pour autant remettre en cause leur
pérennité (Hirsch et Addison, 1986).
A l’opposé de la conception « antisyndicale », un courant, bien que minoritaire, apporte
des arguments en faveur de l’efficience syndicale. Freeman et Medoff (1984) parlent des
« deux facettes du syndicalisme » : le « syndicat monopole » certes, mais aussi le « moyen
d’expression collective et de réponse institutionnelle ». Ils estiment que les syndicats sont
un canal d’expression particulièrement utile à propos des dysfonctionnements techniques
et organisationnels. En améliorant la production et la circulation d’information, et en
diminuant la rotation du personnel, le syndicat améliore la productivité : c’est l’effet
« voice », prise de parole, par contraste avec « l’exit », la défection, que provoquent la
frustration et les mauvaises conditions du travail.
J’ai testé empiriquement la validité de mes résultats théoriques à travers :
une analyse descriptive des données ;
l’économétrie de panel ;
l’économétrie des séries temporelles et
l’économétrie des variables qualitatives.
I.2 Publication après la thèse
L’après thèse a fait l’objet à de nombreuses publications dans des revues à comité de
lecture, des ouvrages collectifs, des actes de colloques internationaux et nationaux.
1/ Sandi, M. (2006), « Déterminants du syndicalisme : études sur données individuelles et
agrégées », Revue d’Economie Industrielle, n°116, 3ème trimestre, pp. 1-26.
L’approche des coutumes sociales suppose que les syndicats offrent à leurs membres une
réputation de bonnes valeurs sociétales (1984). Dès lors, l’adhésion est une fonction
croissante de cette réputation. Les cadres institutionnels influent-ils sur les choix
d’adhésion ? Quel est l’impact des caractéristiques individuelles dans la détermination du
choix d’adhésion ? Les individus ayant des caractéristiques identiques auront-ils le même
comportement à l’égard du syndicalisme ? Un article publié à la Revue d’Economie Industrielle
présente une étude économétrique des déterminants de l’adhésion syndicale en centrant
l’analyse sur l’impact des caractéristiques individuelles et des facteurs institutionnels.
Plusieurs spécifications économétriques sont proposées portant les unes sur des données
agrégées panelisées (pays-années) les autres sur des données individuelles de l’European
Social Survey couvrant 23 pays.
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2/ Sandi, M. (2006), « Syndicalisme, religions, religiosité : analyse par une
approche économique», A Canadian Journal of Studies in Religion, vol. 35, n° 2, pp. 247270.
Une des caractéristiques sociales majeures de l’ère contemporaine peut être schématisée par
l’évolution de l’influence des religions et des Églises dans les sphères politique, économique
et sociale. Dans ce registre, j’ai étudié le lien entre le syndicalisme et les religions. Cet article
présente une analyse de l’impact des religions et des Églises sur le syndicalisme. Bien que ce
dernier soit un phénomène plus récent que la croyance, la religion et/ou les Églises ne sont
pas restées extérieures à son développement. Parfois même des syndicats ont une référence
directe à une religion. Indépendamment de l’existence ou non de positions religieuses
(explicites et/ou implicites) à l’égard du syndicalisme, les croyances peuvent ainsi influencer
le choix d’adhésion individuelle au syndicat. Nous avons également mis en relief cet impact
à travers des estimations économétrique sur une base de données individuelles collectées en
2004 sur 23 pays industrialisés.
3/ Sandi, M., (2006), « Les déterminants de la désertion syndicale en France »,
Revue Multidisciplinaire sur l'emploi, le syndicalisme et le travail, vol. 2, n° 1, pp 72-93.
En France, comme par ailleurs en Europe occidentale, les syndicats subissent depuis
quelques décennies des chutes continues et séquentielles de leurs effectifs. Cette baisse ne
touche pas les salariés ni les secteurs d’activité de la même manière. L’objectif de cet article
est de déterminer les principales causes de l’abandon syndical, en analysant non pas les
déterminants de l’adhésion comme cela se fait dans les recherches économiques sur le sujet
mais en étudiant ceux de la non-adhésion permanente. Les déterminants de la variable
« jamais-adhérent » ont été testés sur des données françaises de l’ESS (2002-2003) afin de
caractériser les causes de la désertion syndicale observée en France.
4/ Sandi, M. (2006), “Institutional Explanations of Inequalities of Treatment”, à
paraître dans Journal of Industrial Economics.
Selon l’économie classique, les salariés qui ont les mêmes caractéristiques professionnelles
et individuelles auront le même salaire indépendamment du secteur auquel ils sont
embauchés. Sous l’hypothèse d’une mobilité parfaite des travailleurs entre les secteurs, les
rémunérations convergent vers un salaire commun. Cependant, ce phénomène de
rééquilibrage n’est pas observé dans la vie réelle. Les inégalités de salaires et de traitement
entre différents groupes de travailleurs persistent souvent dans le temps. Les raisons sont
de deux natures : d’une part, la faible mobilité des salariés entre les secteurs (Hendrik,
2001) ; d’autre part, la rigidité des salaires dans les deux secteurs due aux textes légaux
et/ou aux actions syndicales. Dans cet article nous avons pris en considération les
caractéristiques qui spécifient les syndicats et les entreprises des secteur public et privé,
pour montrer qu’elle contribuent, au moins en partie, à l’apparition des inégalités salariales
observées dans plusieurs pays industrialisés. Les résultats révèleraient l’existence d’un
avantage salarial pour les travailleurs du secteur public qui provient de la différence
constatée dans les pouvoirs de négociation des syndicats des deux secteurs.
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5/ Sandi, M. (2005) “The Effect of the Unemployment Benefit degression on the
Union Membership of the Unemployed people”, Economic Bulletin, vol. 10, Issue 2, pp.
1-10.
Cet article publié dans Economic Bulletin (2005), montre que la dégressivité des allocations
chômage favorise l’adhésion des chômeurs aux syndicats. Ce résultat combine deux
éléments théoriques :
En théorie, on montre que le niveau de salaire et de chômage sont des déterminants
capitaux de l’adhésion des chômeurs aux syndicats. Ceci résulte de l’impact de la
dégressivité des allocations chômage sur la détermination des salaires par les syndicats
et le taux de chômage induit.
Une telle dégressivité peut réduire les niveaux de salaire déterminé par le syndicat et
absorber en conséquence le chômage.
Ce dernier est affecté de deux manières. Tout d’abord, la dégressivité tempère les exigences
syndicales en termes de salaires. Ensuite, cette dégressivité joue un rôle incitatif sur le taux
de sortie du chômage. Car la baisse de l’allocation de long terme peut être perçue comme
une sanction. Dans ce cas les chômeurs de longue durée seront plus incités à chercher
activement un emploi. En pratique, un chômeur qui se rapproche de la date de fin de droit
a une situation relativement proche de celle d’un chômeur non indemnisé.
I.3 Les papiers soumis ou en attente de révision
1/ Sandi, M., “Trade Union and Development Regional”, en revision dans Economic
Bulletin.
Après la technologie et son transfert entre les pays et/ou entre les régions, la mobilité de la
main-d’œuvre constitue l’un des principaux facteurs qui peuvent potentiellement alimenter
les inégalités transrégionales et transnationales. Pour l’un et/ou l’autre, les syndicats y
participent directement et indirectement selon les caractéristiques économiques et
institutionnelles de chaque économie. Dans un papier soumis, on expose le rôle des
syndicats dans le maintien ou la suppression de ces inégalités régionales à travers
l’accumulation et la mobilité des qualifications.
2/ Sandi, M., “Union and Strategic R&D”, en revision dans Economic Bulletin.
Un nouveau modèle théorique montre que les syndicats peuvent avoir un effet positif sur
l’innovation dans les entreprises à travers l’introduction de l’enjeu stratégique. Nous avons
supposé que l’environnement concurrentiel du marché des produits contraint les deux
protagonistes (syndicats et dirigeants) à se mettre d’accord sur une politique d’expansion
par l’innovation. Une menace concurrentielle constituerait ainsi la principale motivation des
investissements en R&D. Dans la mesure où les résultats théoriques et empiriques de ces
recherches ne permettent pas de conclure clairement et définitivement en faveur ou à
l’encontre de la présence syndicale.
3/ Sandi, M. « Les fondements économiques de l’hostilité des employeurs à
l’égard des syndicats », soumis dans La Recherche Economique de Louvain.
Dans un autre papier en révision, nous étudions les déterminants de la couverture syndicale
de Disney (1980), en particulier les fondements économiques de l’hostilité des employeurs à
l’égard des syndicats. Les résultats nous apprennent que les syndicats, à travers les actions
9
qu’ils mènent et leurs modalités (caractéristiques des négociations collectives), exercent une
influence significative sur l’activité économique des pays développés. En participant à
l’organisation du travail et en impliquant les salariés dans la gestion de leurs entreprises, les
syndicats peuvent améliorer la situation économique et financière des employeurs.
L’hostilité des employeurs à l’égard des syndicats ne semble pas avoir un fondement
économique solide.
4/ Sandi, M., « L'impact des facteurs politiques sur le choix d'adhésion
individuelle », soumis Relation Industrielle.
L’analyse des liens entre les partis politiques et l’évolution du syndicalisme montre qu’à côté
des divergences de nature idéologique, le comportement des gouvernements à l’égard des
syndicats peut dépendre de circonstances économiques et sociales. Nous trouvons ainsi que
l’augmentation du chômage défavorise le soutien des gouvernements aux syndicats. La
« couleur » du gouvernement exerce un effet distinct (positif pour la gauche et le centre ;
négatif pour la droite) sur l’évolution du syndicalisme si et seulement si l’action
gouvernementale se poursuit dans le temps. Sinon, l’effet peut être mitigé pour l’ensemble
des partis politiques.
5/ Sandi, M., « Modélisation assurantielle des comportements d’adhésion
syndicale », soumis dans Revue Française d’Economie.
L’approche des coutumes sociales suppose que les syndicats offrent à leurs membres une
réputation de bonnes valeurs sociétales (Booth, 1985). Dès lors, l’adhésion est une fonction
croissante de cette réputation. Dans cette théorie, les adhérents potentiels aux syndicats
sont supposés être homogènes. Comment expliquer le comportement d’adhésion lorsque
les individus n’assignent pas la même valeur à la réputation ou aux avantages publics et/ou
privatifs offerts par les syndicats à leurs membres et/ou à l’ensemble de la population
salariale ? Dans cet article, nous centrons l’analyse sur les spécificités individuelles des
salariés.
6/ Sandi, M « L’engagement aux actions collectives chez les jeunes : le cas du
syndicalisme », soumis dans Revue Française de Sociologie.
Cet article a pour but de vérifier l’idée selon laquelle les jeunes ont ou non moins de valeurs
sociétales que leurs aînés. La ferveur des manifestations qui ont suivi l’adoption de la loi sur
l’égalité des chances (chapitre sur les CPE) ou qui ont succédé à l’annonce de la
participation du parti de l’extrême droite au second tour des élections présidentielles a
révélé que les jeunes possèdent bel et bien une conscience politique qui pourrait leur être
propre. Cependant, lors des derniers résultats électoraux, le fort taux d’abstention chez les
jeunes peut témoigner du caractère ambigu de l’action politique au sein de cette tranche
d’âge. Nous nous intéressons spécialement aux syndicats comme représentations sociales et
considérons l’engagement syndical comme une variable dépendante. Pour y parvenir nous
utiliserons deux vagues (2001 et 2004) de l’Enquête Sociale Européenne (ESS) menées sur
un échantillon de plus de 22 pays. On verra ainsi si les jeunes européens agissent d’une
manière univoque à l’égard de la participation syndicale.
10
I.4 Papiers présentés lors de Colloques
1/ Communication sur « Ampleur du secteur informel et sous emploi des femmes :
le cas du Maroc », Colloque Marché du travail et genre, 14 et 15 mars 2006.
Lors d’un colloque organisé par le CNRS et l’université libre de Bruxelles, j’ai présenté un
papier sur les définitions et les méthodes de mesure de l’emploi informel. A lui seul,
l’indicateur du chômage ou du taux de chômage est un indicateur frustre de la fluidité du
marché du travail. Des indicateurs complémentaires fournissent d’autres éléments de
diagnostic. L’emploi informel est l’un de ces indicateurs. Cependant, contrairement aux
premiers indicateurs, l’économie informelle en général est un concept qui reste jusqu'à
maintenant ambigu et hétérogène. En plus, plusieurs critères différencient l’économie
informelle aux indicateurs traditionnels du marché du travail. Les concepts d’emploi, de
chômage et de sous emploi ont été élaborés sur la base de sociétés et d’époques à
domination salariale. Les particularités historico-culturelles des pays en développement, les
crises économiques successives, le chômage persistant et la prédominance de l’emploi non
salarié nécessitent une adaptation des concepts et des techniques de quantification afin de
refléter la réalité du marché du travail de ces pays.
2/ Communication sur « Inégalités salariales par genre et contribution syndicale »,
Colloque Marché du travail et genre, Mars 2003.
Dans les pays développés les femmes gagnent jusqu’à 25 % de moins que les hommes, la
part des femmes dans les emplois précaires et les emplois à faibles salaires est plus
importante que celle des hommes. La théorie traditionnelle explique ce constat par la
différence de productivité homme-femme et les comportements discriminatoires des
employeurs. La structure institutionnelle est rarement citée comme facteur déterminant des
inégalités hommes-femmes. En utilisant un modèle de comportement syndical, nous avons
montré que les syndicats corrigent un rapport initialement biaisé en faveur des hommes, et
que les négociations produisent des salaires féminins plus proches de ceux des hommes.
3/ Communication sur « Les déterminants de l’adhésion syndicale », Colloque de
l’AES, 4 et 5 septembre 2004.
Dans cette communication on a essayé d’apporter des réponses économiques aux questions
suivantes :
• Qui adhère au syndicat et pourquoi ?
• Le choix d’adhésion découle-t-il d’un comportement rationnel de comparaison des
coûts et des avantages de l’adhésion ?
• Est-il lié à des phénomènes d’altruisme ?
• Est-il enfin considéré comme la participation à un bien public ?
1.5 Les travaux en cours :
Actuellement mes recherches s’inscrivent d’une part dans le prolongement des domaines
déjà examinés (1.5.1) et d’autre part j’essaye d’explorer d’autres champs d’analyse
économique telle l’économie spatiale (1.5.2) et l’économie de la santé animale (1.5.3).
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1.5.1 Syndicats et innovation
Dans un projet avec la DARES, nous essayons d’étudier la contribution des syndicats
dans la détermination des décisions d’investissement dans l’innovation. L’étude est menée
sur des données d’entreprises en intégrants les spécificités françaises en matière des
relations professionnelles (faible densité syndicale, multi syndicalisme, etc.).
1.5.2 Economie spatiale
Les activités industrielles, au sens large, c’est-à-dire l’activité manufacturière et les services
aux entreprises, sont inégalement réparties entre les différentes zones géographiques. Ce
projet se propose de vérifier quelques hypothèses théoriques, et d’explorer leur relation
avec la localisation spatiale des firmes ou de certaines de leurs activités (ex. R&D).
H1 : Les firmes choisissent la localisation spatiale de certaines de leur activité
essentiellement pour pouvoir capter des externalités. Ces dernières ne sont pas uniformes
et dépendent des zones spatiales, la question est de savoir les activités qui profitent plus
des externalités présentes dans les zones rurales.
H2 : L’organisation spatiale et l’efficience rurale contribuent à la détermination de la
localisation spatiale des firmes.
H3 : L’adaptation des infrastructures rurales aux besoins des firmes favorise l’implantation
de ces dernières dans les zones rurales.
H4 : Existe-t-il une activité susceptible d’être localisée dans les zones rurales plus que les
autres ? Laquelle ? Quelles sont les mesures (fiscales, infrastructurelles, etc.) à
entreprendre pour encourager la localisation des firmes de cette activité dans ces zones ?
Ce travail possède un objectif double. Premièrement, vérifier les hypothèses théoriques
explicitées ci-dessus, qui stipulent que le choix des firmes de leur localisation
géographique est déterminé essentiellement par la recherche des externalités.
Deuxièmement, proposer une explication complémentaire aux externalités pour
interpréter la localisation à travers d’autres variables que nous voulions introduire et
essayer par la suite de vérifier leur pertinence empirique.
Je propose ainsi l’utilisation des techniques récentes d’estimation économétrique sur des
données individuelles et agrégées afin de tester la validité de ces hypothèses et proposer
les principaux déterminants de la localisation des firmes dans les zones rurales.
1.5.3 Economie de la santé animale
Par ailleurs, je m’intéresse depuis quelques temps à l’économie de la santé animale. Je
mène ainsi une réflexion prospective relative au marché et à l’évolution des revenus des
éleveurs. Ma réflexion là-dessus est faite en anticipant les transformations des systèmes
productifs et des modes de gestion dans leurs différentes composantes (économiques,
organisationnel, sociale, technique) face aux changements actuels et probables sur les
politiques environnementales.
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Je mène également une étude des instruments de couverture adéquats pour le risque de
prix des produits des filières animales dans le cas de maladies avec risque zoonotique
serait à mon avis intéressante pour entre autres (1) Pallier la réduction (voire la
disparition) des aides au soutien des cours, (2) Prendre en compte l’internationalisation
des marchés qui réduit l’impact des politiques de régulation interne des cours.
II. Activités d’enseignement
Parallèlement aux activités de recherche, j’ai pu bénéficier d’une longue expérience
d’enseignement (II.1) et pour la troisième année consécutive j’assure l’encadrement des
mémoires de licence (II.2).
II.1 Cours et TD
J’été ainsi amené à dispenser des cours et des travaux dirigés sur un éventail large de
domaines :
Enseignement général de l’économie : Introduction à l’économie :
La Régulation économique
Les Relations économiques internationales
L’unification du Marché Européen
Les grands déséquilibres économiques
L’interdépendance des économies
Enseignement de l’économie industrielle et de l’économie de l’entreprise
Théories de l’entreprise
L’entreprise et ses marchés
Le marché des facteurs
Le duopole: le modèle de
Cournot
La théorie des jeux
Le modèle de Bertrand
Le modèle d'Hotelling
Le modèle de Stackelberg
L'oligopole
Le modèle de Salop
La concurrence
monopolistique au sens étroit
L’intégration
verticale
et
horizontale
Macroéconomie :
Première année :
Le grand débat du XXe siècle
La fonction de consommation
La fonction d’investissement
Le modèle keynésien simple
Le modèle IS-LM en économie
fermée
Le policy-mix en économie fermée
Le dilemme “ inflation-chômage ” ?
Les relations macroéconomiques
fondamentales
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Deuxième année :
La croissance économique potentielle
L'accumulation du capital
La règle d'or de l'accumulation
Le rôle de la croissance démographique
Le rôle du progrès technique
La croissance économique effective et les
fluctuations économiques
Croissance et emploi: la loi d'Okun
Croissance et solde externe: la loi de la
contrainte externe
Croissance et inflation: la relation de
Phillips
Microéconomie
Asymétries d’information et introduction à la théorie des contrats
·
Le problème de l’antisélection. Un modèle introductif
·
Mécanismes correctifs
·
Un modèle simple principal-agent avec aléa moral
·
Un modèle simple principal-agent avec anti-sélection
Economie publique
·
Choix collectifs
·
Biens publics
·
Effets externes
·
Non convexités et monopoles naturels
Concurrence imparfaite
·
Prix et quantités
·
Choix des produits et des qualités
·
Barrières à l'entrée et concurrence à long terme
·
Contrôle vertical
II.2 Suivis des mémoires
J’assure le suivi d’une dizaine de mémoires chaque année. Les sujets retenus pour cette
année, à titre d’exemple, sont :
1/ Le chômage des jeunes : études théorique et empirique
2/ Les politiques sociales européennes: comparaison entre les systèmes de chômage
3/ Vieillissement et politiques de l'emploi : l'impact de vieillissement sur les politiques
d'emploi
4/ Politiques d'emploi favorables à la famille
5/ Les liens entre environnement et emploi : analyse par les théories du développement
durable
6/ L’élargissement de l’Union européenne : les enjeux économiques et environnementaux
7/ Réduction du temps de travail : quel bilan pour la France ?
8/ Le syndicalisme en France : origine, évolution et constat actuel
9/ Le système éducatif français et les égalités sociales.
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