L Le cancer du col utérin : la fin d’une longue... ÉDITORIAL

484 | La Lettre du Cancérologue Vol. XX - n° 8 - octobre 2011
ÉDITORIAL
Le cancer du col utérin : la fin d’une longue léthargie ?
Cervical cancer: the beginning of a new era?
L
e cancer du col utérin était la première cause de décès
par cancer chez la femme aux États-Unis dans les
années 1930 (1). L’introduction du dépistage par frottis
cervico-vaginal (le “Pap smear” du Dr Papanicolaou), l’éta-
blissement du lien avec l’infection à papillomavirus humain
(HPV) et les progrès thérapeutiques ont permis d’observer
une décroissance régulière de son incidence et de sa morta-
lité dans les pays occidentaux (1). Cependant, le cancer du
col utérin reste un problème de santé publique majeur. Les
données 2008 de GLOBOCAN (2), comparées à l’incidence
globale des cancers dans le monde, permettent d’établir que
le cancer du col utérin est le troisième cancer féminin et la
quatrième cause de mortalité par cancer chez la femme (3).
La différence reste majeure entre pays développés − dixième
cancer féminin et sorti du top ten pour les causes de décès
par cancer − et pays en voie de développement − deuxième
cancer et deuxième cause de décès par cancer chez la femme.
Ces chiffres illustrent les progrès majeurs réalisés dans les
pays riches et montrent le chemin à parcourir dans le reste
du monde.
Ce numéro spécial de la Lettre du Cancérologue passe en
revue les voies de recherches thérapeutiques et biologiques
récemment ouvertes dans les cancers du col utérin. On peut
ainsi distinguer 3 grands domaines de travaux.
La prise en charge thérapeutique du cancer du col utérin est
avant tout locorégionale, chirurgicale et radiothérapeutique,
mais souvent grevée d’échecs et d’une lourde morbidité.
Léquipe de F. Lécuru (hôpital européen Georges-Pompidou,
Paris) a ouvert la voie à la technique du ganglion sentinelle,
en montrant sa faisabilité, un taux de faux négatifs inférieur
à 10 % et une faible morbidité, cette technique permet-
tant de mieux épargner nerfs et paramètres. En parallèle, le
groupe de C. Haie-Meder (institut Gustave-Roussy, Villejuif),
illustre la profitable combinaison de l’imagerie par IRM et
des techniques modernes de curiethérapie tridimensionnelle
qui permet d’obtenir un meilleur contrôle local, là encore
avec une moindre morbidité.
Le second domaine en plein essor est la biologie du cancer du
col utérin, revue par X. Sastre-Garau (institut Curie, Paris). Le
lien entre HPV et cancer du col est connu de longue date (1).
La caractérisation des sites d’insertion doit permettre de
mieux comprendre la biologie de la maladie et aussi de
mettre au point des techniques de diagnostic spécifique,
comme la détection de l’ADN tumoral circulant.
Enfin, la meilleure connaissance de la biologie doit égale-
ment permettre de mieux caractériser les potentielles cibles
thérapeutiques. La chimiothérapie étant peu utile dans le
cancer, les approches concernant 2 voies principales sont
illustrées ici : le ciblage des facteurs de croissance est revu
par M.J. Rodrigues et al. (institut Curie, Paris), et de multiples
pistes sont explorées. Parallèlement, les travaux actuels
en vaccination thérapeutique sont présentés par P. Pautier
et al. (institut Gustave-Roussy, Villejuif).
Nul doute : les choses bougent enfin pour le cancer du col
utérin !
P. Cottu
Service d’oncologie médicale,
institut Curie, Paris.
Références bibliographiques
1. Janicek MF, Averette HE. Cervical cancer: preven-
tion, diagnosis, and therapeutics. CA Cancer J Clin
2001;51(2):92-114.
2. http://globocan.iarc.fr/factsheets/cancers/
cervix.asp
3. Jemal A, Bray F, Center MM, Ferlay J, Ward E,
Forman D. Global cancer statistics. CA Cancer J Clin
2011;61(2):69-90.
Une stratégie thérapeutique adaptée
dans le cancer du sein métastatique RH+/HER2+*
* Tyverb® est indiqué dans le traitement du cancer du sein avec surexpression des
récepteurs HER2 (ErbB2) en association à un inhibiteur de l’aromatase, chez les
patientes ménopausées ayant une maladie métastatique avec des récepteurs
hormonaux positifs et pour lesquelles la chimiothérapie n’est actuellement pas
envisagée. Les patientes de l’étude d’enregistrement n’avaient pas été
précédemment traitées par trastuzumab ou par un inhibiteur de l’aromatase.
Remb. Séc. Soc. 100 % – Agréé Collect.
Boîte de 84 comprimés.
3311TYVE06 – Mars 2011 – © Laboratoire GlaxoSmithKline
TYVERB® 250 mg. LAPATINIB. COMPRIMÉS PELLICULÉS. COMPOSITION :
Chaque comprimé : 250 mg de lapatinib, sous forme de ditosylate monohydraté de
lapatinib. Excipients*. FORME PHARMACEUTIQUE : Forme ovale, biconvexe,
jaunes et gravés “GS XJG” sur une face. DONNÉES CLINIQUES : Indication :
Tyverb est indiqué, dans le traitement du cancer du sein, avec surexpression des
récepteurs HER2 (ErbB2) : - en association à la capécitabine,chez les patients ayant
une maladie avancée ou métastatique en progression après un traitement antérieur
ayant comporté une anthracycline, un taxane et un traitement ayant inclus du
trastuzumab en situation métastatique (cf Propriétés pharmacodynamiques). - en
association à un inhibiteur de l’aromatase, chez les patientes ménopausées ayant
une maladie métastatique avec des récepteurs hormonaux positifs et pour lesquelles
la chimiothérapie n’est actuellement pas envisagée . Les patientes de l’étude
d’enregistrement n’avaient pas été précédemment traitées par trastuzumab ou par
un inhibiteur de l’aromatase (cf Propriétés pharmacodynamiques). Posologie et
mode d’administration* : Traitement à initier uniquement par un médecin
expérimenté dans l’administration d’agents anticancéreux. Surexpression des
récepteurs ErbB2 défi nie par score IHC3+, ou IHC2+ par immunohistochimie avec
amplifi cation génique, ou par amplifi cation génique seule. Tyverb doit être pris au
moins une heure avant, ou une heure après un repas. Ne pas diviser la dose
quotidienne. En cas d’oubli d’une prise, ne pas remplacer la dose oubliée et
prendre la suivante comme prévu à la posologie journalière recommandée.
Administration en association à la capécitabine : Posologie recommandée de
Tyverb : 1 250 mg (soit 5 comprimés) en une prise/ jour, en continu ; CTJ : 90,63 €-
boite de 2x70 comprimés. Dose recommandée de capécitabine : 2 000 mg/m²/jour,
en 2 prises à 12 heures d’intervalle, du jour J1 à J14 d’un cycle de 21 jours, au cours
d’un repas, ou dans les 30 minutes suivant la prise alimentaire. Voir le Résumé de
caractéristiques de Produit de la capécitabine. Administration en association avec
un inhibiteur de l’aromatase : Posologie recommandée de Tyverb : 1 500 mg (soit
6 comprimés) en une prise/ jour, en continu. CTJ : 109,50 €- boite de 84 comprimés.
Posologie recommandée de l’inhibiteur de l’aromatase co-administré, se référer au
Résumé des Caractéristiques du Produit correspondant. Report de prise et réduction
de la posologie. Evènements cardiaques : En cas de diminution symptomatique de
la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) : grade 3 ou plus selon la
classifi cation du NCI – CTCAE, ou de diminution de la FEVG à une valeur < à la
limite normale : arrêt du traitement. Reprendre Tyverb à 1 000 mg/j (si associé avec
capécitabine) ou 1 250 mg /j (si associé avec un inhibiteur de l’aromatase) après une
interruption d’au moins 2 semaines et à condition que la FEVG soit revenue à une
valeur normale et que le patient soit asymptomatique. Symptômes pulmonaires de
grade 3 ou plus selon la classifi cation du NCI CTCAE : arrêt du traitement. Autres
toxicités : Grade 2 ou plus selon la classifi cation du NCI - CTCAE : interrompre ou
arrêter le traitement. Envisager la reprise du traitement à 1 250 mg/jour (si associé
avec capecitabine) ou à 1 500 mg/jour (si associé avec un inhibiteur de l’aromatase),
après diminution de la toxicité, ou après retour au grade 1 ou à la normale. En cas
de réapparition de toxicité, le traitement par Tyverb pourra être repris à une
posologie réduite (1 000 mg/j si association avec la capécitabine ou 1 250 mg/j si
association avec un inhibiteur de l’aromatase). Insuffi sance rénale légère à
modérée : aucun ajustement posologique nécessaire. Insuffi sance rénale sévère :
utiliser avec précaution. Insuffi sance hépatique : En cas d’altérations sévères de la
fonction hépatique, le traitement par Tyverb doit être arrêté et ne pas être réintroduit.
Insuffi sance hépatique modérée à sévère : utiliser avec prudence. Enfants : non
recommandé. Sujets âgés de plus de 65 ans : données limitées. Contre-indications :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du médicament.
Mises en garde et précautions particulières d’emploi* : - Evaluation de la FEVG
avant toute initiation de traitement chez tous les patients. Contrôle de la FEVG tout
au long du traitement. Attention particulière chez les patients dont la fonction
ventriculaire gauche est susceptible d’être diminuée. - Administration avec
prudence chez les patients ayant des facteurs favorisant l’allongement de
l’intervalle QTc (hypokaliémie, hypomagnésémie, syndrome du QT long congénital
ou traitements associés). - Surveillance étroite des patients afi n de détecter les
symptômes d’une éventuelle toxicité pulmonaire. - Evaluation de la fonction
hépatique (transaminases, bilirubine, phosphatases alcalines) avant l’initiation du
traitement puis mensuellement ou selon la situation clinique. Attention particulière
pour les patients ayant une insuffi sance hépatique modérée et sévère. - Evaluation
du transit intestinal des patients à l’initiation du traitement. Demander aux patients
de signaler rapidement toute modifi cation de leur transit intestinal. Prise en
charge précoce de la diarrhée à l’aide de médicaments anti-diarrhéiques. En cas de
diarrhée sévère, réhydratation hydro-électrolytique orale ou intraveineuse avec
interruption ou arrêt du Tyverb. Administration concomitante à éviter : - Jus de
pamplemousse. - Inhibiteurs puissants du cyt. CYP3A4 (par exemple : ritonavir,
saquinavir, télithromycine, kétoconazole, itraconazole, voriconazole,
posaconazole, nefazodone ). - Inducteurs connus du cytochrome CYP3A4
(rifampicine, rifabutine, carbamazépine, phénytoïne ou millepertuis (Hypericum
perforatum). - Traitement contenant des substances augmentant le pH gastrique.
- Médicaments ayant un index thérapeutique étroit et substrats du CYP3A4 (par
exemple : cisapride, pimozide et quinidine) ou du CYP2C8 (par exemple :
répaglinide). - Inhibiteurs (kétoconazole, itraconazole, quinidine, verapamil,
ciclosporine, érythromycine) et inducteurs (rifampicine, millepertuis) des protéines
de transport Pgp et BCRP. Paclitaxel (175 mg/m2 toutes les 3 semaines) : surveillance
étroite et instauration d’un traitement précoce de la diarrhée. In vitro, le lapatinib
inhibe les protéines de transport Pgp, BCRP et OATP1B1. La pertinence clinique de
cet effet n’a pas été évaluée. Il ne peut être exclu que le lapatinib affecte la
pharmacocinétique des substrats de la Pgp (par exemple : digoxine), la BCRP (par
exemple : topotécan) et l’OATP1B1 (par exemple : rosuvastatine) (Cf. Propriétés
pharmacocinétiques). Irinotécan : risque de majoration des effets indésirables
de l’irinotécan. Adaptation posologique d’irinotécan à envisager. Grossesse et
allaitement : Grossesse : ne pas utiliser sauf en cas de nécessité absolue.
Recommander aux femmes en âge de procréer d’avoir recours à une méthode
effi cace de contraception et d’éviter de débuter une grossesse pendant le traitement
par Tyverb L’allaitement doit être interrompu chez les femmes recevant un
traitement contenant Tyverb. Effets indésirables* : EI rapportés comme étant
associés au lapatinib seul : Très fréquent (≥ 1/10): diarrhées pouvant conduire à une
déshydratation et dans quelques cas à une insuffi sance rénale aigüe secondaire à
une déshydratation sévère, nausées, vomissements, rash (incluant dermatite
acnéiforme), anorexie, fatigue. Fréquent (≥ 1/100 et < 1/10) : diminution de la
FEVG, affections de l’ongle (incluant paronychie), hyperbilirubinémie,
hépatotoxicité. Peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100) : atteinte pulmonaire interstitielle /
pneumopathie. Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) : réactions d’hypersensibilité (incluant
anaphylaxie). EI rapportés comme étant liés à l’association lapatinib + capécitabine,
Très fréquent (≥ 1/10) : insomnie, dyspepsie, sécheresse cutanée, stomatite,
constipation, douleurs abdominales, érythrodysesthésie palmo-plantaire, douleurs
au niveau des extrémités, douleurs dorsales, infl ammation des muqueuses.
Fréquent (≥1/100 et < 1/10) : céphalées. EI rapportés comme étant liés à
l’association lapatinib + létrozole. Très fréquent (≥1/10) : céphalées, bouffées de
chaleur, sécheresse cutanée, alopécie, prurit, douleurs au niveau des extrémités,
douleurs dorsales, arthralgies, asthénie, epistaxis, toux, dyspnée. Fréquent (≥1/100
et <1/10) : constipation. PROPRIÉTÉS PHARMA COLOGIQUES* : Classe pharma-
cothérapeutique : Inhibiteur de protéine kinase, code ATC : L01XE07. Durée et
précautions particulières de conservation : 2 ans et à conserver à une température
< 30°C. PRÉSENTATION ET NUMÉRO D’IDENTIFI CATION ADMINISTRATIVE :
3400938379518 : plaquette thermoformée (PA/Alu/PVC/Alu)-boite de
2 x 70 comprimés. Prix = 2 537,74 €. 3400938379457 : plaquette thermoformée
(PA/Alu/PVC/Alu)-boite de 70 comprimés (présentation non commercialisée en
ville). 3400949164349 : plaquette thermoformée (PA/Alu/PVC/Alu)-boite de
84 comprimés. Prix : 1 532,99 €. CONDITIONS DE PRES CRIPTION ET DE
DÉLIVRANCE : Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription
réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie, ou aux médecins
compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière
pendant le traitement. Remb.Séc.Soc.100 % - Agréé Collect. TITULAIRE DE
L’AMM : Glaxo Group Limited, Berkeley Avenue, Greenford, Middlesex UB6 0NN,
Royaume-Uni. REPRÉSENTANT LOCAL : Laboratoire GlaxoSmithKline - 100, route
de Versailles 78163 Marly-le-Roi Cedex Tél. : 01.39.17.80.00. Information
Médicale : Tél. : 01.39.17.84.44 - Fax : 01.39.17.84.45. DATE D’APPROBATION :
Mars 2011. Version no TYVE1R1_11. * Pour une
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