1. ONDES ET PARTICULES 5
© Éditions Belin, 2012
A. Le programme
Notions et contenus Compétences exigibles
Rayonnements dans l’Univers.
Absorption de rayonnements par l’atmosphùre
terrestre.
Les ondes dans la matiĂšre.
Houle, ondes sismiques, ondes sonores.
Magnitude d’un sĂ©isme sur l’échelle de
Richter.
Niveau d’intensitĂ© sonore.
DĂ©tecteurs d’ondes (mĂ©caniques et
électromagnétiques) et de particules
(photons, particules élémentaires ou non).
Extraire et exploiter des informations
sur l’absorption de rayonnements par
l’atmosphĂšre terrestre et ses consĂ©quences
sur l’observation des sources de
rayonnements dans l’Univers.
ConnaĂźtre des sources de rayonnement radio,
infrarouge et ultraviolet.
Extraire et exploiter des informations sur les
manifestations des ondes mécaniques dans la
matiĂšre.
ConnaĂźtre et exploiter la relation liant le niveau
d’intensitĂ© sonore Ă  l’intensitĂ© sonore.
Extraire et exploiter des informations sur :
– des sources d’ondes et de particules et leurs
utilisations ;
– un dispositif de dĂ©tection.
Pratiquer une démarche expérimentale mettant
en Ɠuvre un capteur ou un dispositif de
détection.
 Commentaires
Les formules et les connaissances sont peu nombreuses, le programme se focalisant sur des
compétences de type « extraire et exploiter ».
Le choix des systĂšmes Ă©tudiĂ©s est laissĂ© Ă  la libre apprĂ©ciation de l’enseignant. Le programme
impose :
– une recherche documentaire sur une source d’onde/particules depuis l’espace et son interac-
tion avec l’atmosphĂšre (cf. activitĂ© 1 « Quelques sources astronomiques ») ;
– une recherche documentaire sur un type d’ondes mĂ©caniques (cf. activitĂ© 2 « La houle ocĂ©a-
nique » et activité 3 « Intensité et niveau sonore ») ;
– une recherche documentaire sur une source d’onde/particules et un dĂ©tecteur (cf. activitĂ© 4
« Principe d’un sismomĂštre ») ;
– une Ă©tude expĂ©rimentale d’un capteur (cf. activitĂ© 4).
Chapitre 1
ONDES ET PARTICULES
6 LIVRE DU PROFESSEUR
© Éditions Belin, 2012
B. La démarche adoptée dans le manuel
Plan
La sĂ©paration en trois points s’est faite selon le plan suivant :
– 1.1 Ondes mĂ©caniques
– 1.2 Ondes sonores
– 1.3 Rayonnements
bien que les ondes acoustiques soient un cas particulier d’ondes mĂ©caniques.
Notions
Le cƓur du chapitre tient aux contenus suivants :
– le concept d’onde (dĂ©placement limitĂ© dans l’espace de la matiĂšre versus propagation Ă 
grande distance) ;
– la diffĂ©rence entre ondes transversales et longitudinales ;
– la diffĂ©rence entre ondes mĂ©caniques (qui nĂ©cessitent de la matiĂšre pour se propager) et Ă©lec-
tromagnétiques ;
– les sources et les dĂ©tecteurs des ondes ;
– la mesure de l’importance des ondes, en particulier Ă  travers les Ă©chelles logarithmiques
(Richter et niveau sonore).
Positionnement scientiïŹque
– Aucune distinction n’est faite entre « acoustique » et « sonore ».
– Ondes et particules sont vĂ©ritablement proches, le programme laissant entendre plus loin
(chapitre 10) que ce sont en quelque sorte les deux faces d’une mĂȘme mĂ©daille.
Déroulé
– L’échelle logarithmique du niveau sonore n’étant pas trĂšs facile Ă  apprĂ©hender, l’activitĂ© 3 (de
modĂ©lisation) permet aux Ă©lĂšves de s’exercer avec ce concept difïŹcile.
– L’enseignant pourra tirer proïŹt des exercices « Extraire et exploiter » sur d’autres types
d’ondes et les utiliser s’il le dĂ©sire comme activitĂ©s documentaires.
C. Commentaires sur les activités et documents proposés
 S’interroger p.12
L’intensitĂ© sonore double si on double le nombre de haut-parleurs : cela revient Ă  augmenter de
3 dB le niveau sonore.
 ActivitĂ© 1 p.14
Cette activitĂ© centrĂ©e sur l’interview d’une chercheuse permet aux Ă©lĂšves de dĂ©couvrir la grande
diversité des sources astronomiques.
 RĂ©ponses aux questions
1. a. La plupart des Ă©toiles Ă©mettent principalement dans le visible, l’UV et le proche IR.
b. Le rayonnement émis par les astres ne nous parvient pas toujours car il est absorbé par les
poussiÚres constitutives des nébuleuses.
1. ONDES ET PARTICULES 7
© Éditions Belin, 2012
2. La source du rayonnement de l’espace est :
a. dans le proche infrarouge : les Ă©toiles ;
b. dans l’infrarouge moyen : les poussiĂšres des nĂ©buleuses proches d’une Ă©toile ;
c. dans l’infrarouge lointain : les poussiĂšres des nĂ©buleuses loin d’une Ă©toile donc plus froides
que les précédentes (poussiÚre des cocons protostellaires, des nuages moléculaires froids).
3. La vue de la nĂ©buleuse de la Rosette est en « fausses couleurs » car le rayonnement IR est

invisible ! Trois clichĂ©s ont Ă©tĂ© pris, l’un Ă  70 m converti en niveaux de rouge, l’autre Ă  160 m,
converti en niveaux de vert, le dernier Ă  250 m, converti en niveaux de bleu. La superposition
des trois images colorées donne le doc. 2.
4. Domaines de températures associées à un rayonnement :
a. dans le visible : 3,87 · 103 K < T < 7,25 · 103 K ;
b. dans le moyen infrarouge : 58 K < T < 290 K ;
c. dans le lointain infrarouge : 9,7 K < T < 58 K.
5. On ne peut voir directement l’infrarouge. Pour l’auteure, il s’agit d’images obtenues grñce
aux instruments et à leurs détecteurs, comme celle reproduite doc. 2 du manuel.
6. UV
Étoiles PoussiĂšres des nĂ©buleuses
Visible Proche IR Moyen IR IR lointain
Proches Loin
d’une Ă©toile
0,4 0,75 10 50 300 O (Pm)
 ActivitĂ© 2 p. 15
La houle permet aux Ă©lĂšves de distinguer le mouvement de l’eau, limitĂ© dans l’espace, du dĂ©pla-
cement Ă  grande distance de la vague. La vitesse des particules et la cĂ©lĂ©ritĂ© de l’onde sont
aussi trÚs différentes.
✔RĂ©ponses aux questions
1. Les particules d’eau situĂ©es en surface se dĂ©placent horizontalement sur une distance Ă©gale
au diamùtre de leur trajectoire circulaire, soit la hauteur des vagues. Elles n’emportent donc pas
un objet flottant : celui-ci se déplace dans une zone limitée.
2. La direction de propagation des vagues sur le schéma se fait dans le sens de gauche à droite
car « l’eau de la crĂȘte avance dans la direction de la vague ».
3. Les particules d’eau peuvent avoir une vitesse dirigĂ©e verticalement et mĂȘme en sens inverse
du sens de propagation des vagues au creux de celles-ci.
4. a. La hauteur des vagues est de 1,00 m, car le diamùtre d’une orbite circulaire à la surface de
la mer est Ă©gal Ă  la hauteur de la vague.
b. La vitesse des particules d’eau en surface est : --
ÂŽ
==⋅=⋅
 11
2 2 0,500 1,05 m s 3,78 km h
3,00
R
T.
5. La vitesse des particules d’eau en surface est diffĂ©rente de la vitesse de propagation des
vagues.
6. a. Il n’y a pas de dĂ©placement de matiĂšre Ă  grande Ă©chelle, seulement localement.
b. C’est le mouvement des particules d’eau qui se propage, c’est-à-dire la vague.
c. Les vitesses de la matiĂšre et de l’onde sont diffĂ©rentes.
8 LIVRE DU PROFESSEUR
© Éditions Belin, 2012
 ActivitĂ© 3 p. 16
L’activitĂ© permet, Ă  partir d’un article et d’un tableau de valeurs, de passer de l’intensitĂ© au
niveau sonore.
✔RĂ©ponses aux questions
1. P  106 ï‚Ž 0,01 ï‚Ž 0,01  1010 W.
2. a. La sensation auditive n’est pas proportionnelle Ă  l’intensitĂ© sonore.
b. De 50 Ă  70 dB, la variation de sensation auditive est la mĂȘme que de 100 Ă  120 dB : « la
recherche d’impressions fortes nous conduit donc rapidement vers les limites de rĂ©sistance des
fragiles cils cochléens ».
3.
A  10 et I0  1012 W · m2.
4. a. La variation de L est Êö Êö Êö
Ă·Ă· Ă·
çç ç
Ă·Ă· Ă·
=-=
çç ç
Ă·Ă· Ă·
çç ç
Ă·Ă· Ă·
ç
çç ÚÞ
ÚÞ ÚÞ
21 2
00 1
10log 10log 10log
III
LII I
avec =
2
1
10
I
I dans les deux
cas donc L  10 log(10).
b. Comme L  0 dB au seuil de dĂ©tection, la sensation auditive est proportionnelle au niveau
sonore L.
5. −
⎧
âŽȘ
âŽȘ
⎛⎞
âŽȘ
⎟âŽȘ
⎜⎟
=⎜⎹
⎟
⎜⎟âŽȘ
⎜
⎝⎠
âŽȘ
âŽȘ
âŽȘ
⎩
2
0
0
et en W · m
10log
en dB
II
I
LIL
avec I0  1012 W · m2. L’intensitĂ© sonore mesure la
puissance par unité de surface et la sensation auditive est proportionnelle au niveau sonore.
 ActivitĂ© 4 p. 17
Cette activité propose de réaliser un sismomÚtre vertical avec du matériel disponible dans les
collections de physique des lycĂ©es. Il est fondĂ© sur l’induction Ă©lectromagnĂ©tique, une notion
qui n’est bien Ă©videmment pas abordĂ©e en TS.
1. ONDES ET PARTICULES 9
© Éditions Belin, 2012
Matériel
2 bobines identiques de 500 spires chacune, un oscilloscope numérique, une potence rigide,
un ressort vertical accrochĂ© Ă  la potence, une petite masse munie d’un crochet, un aimant
droit accroché (magnétiquement par exemple) au crochet, une rÚgle graduée.
✔RĂ©ponses aux questions
1. Lorsqu’une onde sismique fait bouger le sol, le mouvement de l’aimant est celui du sol. Or
la bobine est fixée au bras sur lequel se trouve une masse importante. Du fait de cette masse,
le bras n’est donc pratiquement pas mis en mouvement par la force exercĂ©e par le ressort de la
suspension.
2. L’aimant solidaire du sol se dĂ©place par rapport aux bobines : la vitesse relative de l’aimant
par rapport Ă  la bobine n’est donc pas nulle. Il s’établit alors une tension Ă©lectrique non nulle
qui permet de détecter les vibrations verticales du sol.
3. Dans l’expĂ©rience, il est possible de dĂ©tecter Ă  l’oscilloscope le mouvement relatif de l’aimant
par rapport aux bobines. C’est sur ce principe que repose le fonctionnement du sismographe.
4. Le document ci-dessous reprĂ©sente Vmax en fonction de A et la modĂ©lisation linĂ©aire Vmax  k A
avec k =(12,2 + 0,7) V · m1, k en V · m1.
01020304050
A (mm)
Vmax (V)
0,6
0,4
0,2
5. == =
max 0,250 2,05 cm
12,2
V
Ak.
6. Le sismomĂštre est constituĂ© d’un aimant qui reproduit le mouvement vertical du sol et d’une
bobine. Le dispositif est conçu pour que cette bobine demeure relativement immobile. Le
mouvement de l’aimant produit un signal Ă©lectrique dans la bobine. L’enregistrement de ce
signal donne accùs à l’amplitude A verticale de la secousse sismique.
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