Depuis le déclenchement de la crise, la Finance Islamique est étudiée au
niveau mondial comme un modèle proposant des alternatives à un
système financier conventionnel en quête de stabilité.
Tour d’abord, la Finance Islamique vise à adosser les transactions
financières à des sous-jacents tangibles ce qui n’est pas le cas du
système financier classique où le volume des transactions financières
mondiales dépasse de très loin l’activité économique réelle. Ce principe
sous-entend que la Finance Islamique participe activement au
financement de l’économie réelle.
Deuxièmement, la Finance Islamique interdit la spéculation ainsi que
l’ambigüité dans les contrats. Les produits financiers dérivés dont les
profits dépendent du niveau de prix d’un actif à terme n’ont, en principe,
pas de place dans la Finance Islamique.
Troisièmement, la Finance Islamique interdit l’intérêt ainsi que la vente
des dettes. Le surendettement des banques (1 Dollar de capital contre 30
Dollar de dette) fut l’une des causes de la faillite de grandes banques
américaines.
Finalement, la Finance Islamique encourage les financements avec des
montages de partage de profits et de risques. Ce principe suppose que la
banque sort du modèle de collecte de ressources et d’octroi de crédits
vers celui d’une intermédiation d’investissement avec des produits tels
que Mousharaka, Moudaraba, Istisnaa et Salam.