
Introduction générale
Devant la crise financière et bancaire que traverse les pays de l'union économique et
monétaire Ouest africaine (UEMOA), les autorités ont choisi une politique de libéralisation
financière (au sens de Mc Kinnon 1973,et Shaw 1973)' àla fin des années 80. La notion de
répression financière fondée par Mac Kinnon et Shaw apermis de comprendre les effets
pervers du plafonnement des taux d'intérêt nominaux sur le marché du crédit.
Les conséquences induites furent
le
maintien des taux d'intérêt réel àdes valeurs négatives
pendant longtemps, notamment au Sénégal. Pour sortir de cette impasse,
il
convient selon
Mac Kinnon et Shaw de libéraliser les conditions de formation des taux d'intérêt nominaux,
de telle façon que les banques puissent offrir aux épargnants une rémunération «
juste»
des
dépôts effectués, et de facturer en contrepartie plus les prêts consentis àleur client, comme les
services qu'elles offrent.
Les programmes
de
libéralisation financière ont été mis en œuvre en Afrique depuis 1989,
et leur capacité est relativement réduite. (Mahar et Williamson, 1998
).
En outre le bien fondé de ses recommandations est contesté lorsqu'il est pris en compte la
structure des systèmes financiers dans ces pays (Van Wijnbergen, 1994 )et lou les
imperfections des marchés
du
crédit liés aux asymétries d'information (Stiglizt, 1994.)
En effet, la conduite de la politique monétaire
n'a
pas tenu compte jusque là du rôle du
secteur financier informel. Or la détention des actifs liquides en dehors des circuits officiels,
les comportements d'épargne et
de
crédit informel, limitent l'efficacité des canaux de
transmission traditionnels.
Ainsi, du fait des substitutions entre actifs d'épargne rémunérée et actifs liquides non
rémunéré, la libéralisation peut modifier la demande de monnaie et même la rendre instable.
Parrallélement, la libéralisation financière semble etre la solution de sortie des économie
financiérement réprimée comme le Sénégal. La répression financiére peut se définir comme
le blocage artificiel des taux d'interet bancaires àdes niveaux bas ,en vue de faciliter les
financements publics. Elle permettrait indirectement de lutter contre l'inflation en relevant le
taux d'intérêt. Du fait des substitutions entre actifs d'épargne rémunérés et actifs liquides
rémunérés, la libéralisation peut modifier la demande de monnaie et même la rendre instable.
De ce fait la question des canaux
de
transmission de la politique monétaire et plus
généralement de l'efficacité du contrôle monétaire se pose.
1Shaw Edward (1973) «Financial Deepening
in
Economie
Development»
;Mac kinnon Ronald (1973)>>
,,"',1'
,,Monney andcapitalj,.",Economie Development
»,
Baltimore: Johns Hopkings
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