BULLETIN ARCRE 203(01/03/17)
Même la guerre n’a pas réussi à détruire l’homme à Alep
01/03/2017
« Alep se relève« , écrit Andrea Avveduto le 31 janvier 2017, dans un
article publié le 21 février. « Les signes de la sanglante bataille qui,
il y a quelques semaines, a réussi à expulser les forces rebelles, sont
la cicatrice la plus flagrante dans cette grande ville. Mais même la
guerre n’a pas réussi à détruire l’homme« , ce qu’il partage en
rapportant quelques témoignages (1).
Il y rencontre le frère Ibrahim Alsabagh, curé dans une paroisse
d’Alep depuis octobre 2014.
« Qu’est-ce qui pousse le religieux franciscain à continuer dans
cette mission si difficile ? ‘C’est la charité qui me pousse – révèle
frère Ibrahim. La charité me donne, comme le dit le psaume 93, la “force du buffle”. En tant que
père, curé, je ne pouvais même pas imaginer me donner ainsi, et je ne pouvais
imaginer des fruits si grands et abondants. La charité m’a poussé jusqu’au bout : la
charité du chrétien envers les gens les plus pauvres, mais aussi le cœur du pasteur qui
bat à travers le don du sacerdoce‘. » (2)
Ibrahim Alsabagh est l’auteur du livre Un instant avant l’aube [à paraître ce mois en
français(3)] qui sera lu pendant les repas de la retraite du carême du pape et de la curie
romaine du 5 au 10 mars 2017 (3).
Source(s) :
•Andrea Avveduto: "Alep se relève", sur Custodia Terræ Sanctæ
•Beatrice Guarrera: "Frère Ibrahim raconte “Un instant avant l'aube" sur Custodia Terræ Sanctæ
•(3) Juste avant l'aube d' Ibrahim Alsabagh - Les Editions du cerf
Catégorie(s) : Société Tags : Conflit syrien, dialogue interreligeux, Témoignage chrétien
Abattage rituel de certains animaux: position du Conseil d’État belge
01/03/2017
« Si le Conseil d’État a estimé que les régions étaient compétentes pour
interdire l’abattage sans étourdissement, il y a vu une atteinte excessive à la
liberté religieuse« , écrit Mathias El Berhoumi (1), suite à la soumission de
proposition de deux décrets par le Parlement Wallon en janvier 2017 qui
voulaient interdire l’abattage sans étourdissement.
« [Le Conseil d’État] rappelle, dans ses avis du 29 juin 2016, que, pour être
valide, une restriction à la liberté de religion doit être prévue par la loi – ce
qui en l’occurrence ne pose aucune difficulté s’agissant de normes législatives en projet –,
poursuivre un but légitime et être « nécessaire dans une société démocratique », c’est-à-dire
proportionnée à cet objectif […] Le Conseil d’État en appelle au dialogue dans un esprit
d’ouverture de toutes les parties pour définir ces mesures alternatives » qui « permettent de réduire