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Commune de Saint Martin de Crau Plan Local d’Urbanisme Rapport de présentation - approbation CM 5 juillet 2011
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Concrètement, plusieurs axes de dé placement s’organisent au-dessus
et en périphérie de la commune de St-Martin (voir carte page 183) :
Le bord de mer
: au printemps, nombre d’oiseaux en provenance
d’Afrique franchissent le détroit de Gibraltar puis choisiss ent de
longer les côtes méditerr anéennes de l’Espagne puis de la France pour
rejoindre leurs sites de r eproduction dans le nord et l’est de l’Europe.
Ces oiseaux transitent forcément par la Camargue que ce soit au ras
des côtes comme au large, en pleine mer. Une partie de ces migrants va
continuer sa route le long du littoral pour rejoindre l’Italie, les autres
bifurquent vers le nord-est et empruntent les routes ci-dessous ;
Le Grand Rhône : la plus grande partie des effectifs arrive de l’ouest le
long du littoral, ou directement d’Afrique après la traversée de la mer,
puis s’engouffre dans la C amargue en passant par le Vaccarès ou le
Grand Rhône et remontent vers le nord en suivan t le fleuve jusqu’aux
portes de l’Europe centrale. C’est notamment le cas des laridés, des
rapaces et des passereaux qui transitent par les étangs et marais pour
se restaurer et continuer leur route vers le nord ou l’est ;
La plaine de la Crau : cet espace san s relief est une zone intensément
traversée par les oiseau x au printemp s lorsqu’ils arrivent du littoral
camarguais et qu’ils remontent vers le nord-est en empruntant la vallée
de la Durance. Inversement en automne, les oiseaux qui débouchent d e
la Durance, au sud des Alpilles, pr ivilégient une route sud- ouest pour
rejoindre le littoral en traversant la plaine de la Crau ou ses abords. A
ces deux occasions, une p artie du flux migratoire est amené à s urvoler
ou stationner directement dans l’aire portuaire.
A une échelle plus locale, la comm une est ég alement fréquentée à des
degrés souvent importa nts par de s espèces ve nues des alentours
immédiats. Ces espèces à forte mobilité (oiseaux, chiroptères) sont par
exemple cantonnées en Camargue ou dans les Alpilles et viennent
jusque sur l a com mune de St-Marti n pour acco mplir une o u plusieurs
phases de le ur cycle biolog ique. Bien souvent, il s’agit d’espèces qui ne
se reproduisent pas dan s la comm une mais qui l a fréquentent à une
période précise de l’année pour satisfaire à un besoin biologique
particulier. On pourra citer par exemple certaines espèces de chauves-
souris dont les colonies se trouvent dans les Alpilles mais qui n’hésitent
pas à venir jusque dans les prairies de fauche, le long des costières de
Crau ou sur le réseau hydrographique de la commune pour s’y alimenter
et s’abreuver.
A l’inverse le Ganga cata, espèce au niveau d’enjeu patrimonial majeur,
peut exploiter des zones humides si tuées à l’extérieur de la commune
pour se désaltérer en période estivale.
Pour les déplacements locau x, le s continu ums écologiques et les
corridors biologiques qui traversent ou enserrent la commune (rideau
arboré, canaux, con tigüité d’habitats identiques…) servent à assurer
les échanges biologiques nécess aires à l’accomplissement de
fonctionnalités cruciales pour une grande pluralité d’espèces.